{"title":"Rhums Beach House","description":"\u003cp\u003eAu nord de l'île Maurice, dans le district de Pamplemousses, une maison achète des rhums produits sur place, les infuse d'épices et de fruits, puis les laisse reposer plusieurs semaines avant de les embouteiller. Elle ne possède pas d'outil de distillation : son métier commence là où celui du distillateur s'arrête. Cette page rassemble les bouteilles signées de la marque et donne les repères qui permettent de les lire — ce que change une base de mélasse, ce que recouvre la mention « épicé » sur une étiquette, et pourquoi un tel rhum n'affiche ni durée de fût ni année de distillation.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eRhums Beach House, une marque mauricienne née à Pamplemousses\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eQuatre associés réunis en 2010 dans le nord de l'île\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa marque voit le jour en 2010 à Pamplemousses, dans le nord de Maurice, à l'initiative de Thibault de La Fournière et de trois associés. Fonder une marque de rhum n'oblige pas à bâtir une distillerie : c'est même l'inverse du chemin suivi par les habitations antillaises, où l'outil de production existe d'abord et où la marque vient ensuite. \u003cstrong\u003eLe point de départ est ici une recette et un carnet d'adresses insulaire\u003c\/strong\u003e, c'est-à-dire des rhums mauriciens déjà distillés, que l'on choisit avant de les travailler. L'adresse de départ n'a pas changé depuis : c'est toujours au nord de l'île que la maison assemble, infuse et embouteille ses cuvées.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eThibault de La Fournière, aussi derrière les rhums Island Signature\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe fondateur de la maison n'a pas arrêté son parcours à cette seule marque : Thibault de La Fournière a cofondé Odevie, la maison française d'où sont nés les rhums Island Signature, marque passée en avril 2023 chez La Martiniquaise-Bardinet. Ce double parcours dit quelque chose du métier d'assembleur. Contrairement au distillateur, attaché à une colonne, à une sucrerie voisine et à un calendrier de récolte, celui qui assemble travaille sur des alcools déjà faits : rien ne l'empêche de porter plusieurs marques en parallèle, chacune avec son style et sa gamme. Pour qui découvre le rayon, ce nom est donc un repère utile — il relie deux étiquettes que le seul examen des bouteilles ne rapprocherait pas.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eAssembler du rhum mauricien plutôt que le distiller\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa maison ne distille pas pour elle-même. Elle achète des rhums produits à Maurice, les assemble, les infuse d'épices et de fruits, puis les stabilise plusieurs semaines avant une mise en bouteille à 40 %. Le métier tient donc en trois gestes : la sélection des alcools de base, la composition aromatique, et le temps de repos accordé au mélange. C'est une manière de faire répandue chez les marques de rhum épicé, où la recette compte davantage que la propriété de l'outil industriel. \u003cstrong\u003eSur l'étiquette, cela se traduit par une marque qui répond du produit fini sans revendiquer la distillation.\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLa mélasse et la colonne en amont d'un rhum épicé\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eLa mélasse, matière première du Gold Spiced\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe Gold Spiced part de mélasse. Ce sirop épais est ce que la fabrication du sucre de canne laisse une fois les cristaux extraits : il reste chargé de sucres fermentescibles, et sert de matière première à une grande partie des rhums du monde. Un rhum qui en part appartient à la famille des rhums traditionnels, par opposition aux rhums agricoles, distillés à partir de jus de canne frais pressé peu après la coupe. La distinction n'est pas un détail de vocabulaire : elle sépare deux façons d'obtenir de l'alcool de canne, et deux registres aromatiques que l'amateur apprend vite à reconnaître au nez.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe rhum de colonne, base d'assemblage de la maison\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa fiche du Gold Spiced indique une base de rhum de colonne. La colonne à distiller travaille en continu : l'alcool s'y sépare de l'eau et des composés lourds au fil d'une série de plateaux, et l'on en tire un distillat plus net qu'avec un alambic à repasse chargé en esters. Pour une maison qui va ensuite poser des épices et des fruits sur cette base, la propreté du distillat n'est pas neutre : plus l'alcool de départ est droit, plus l'infusion s'entend, et moins la recette entre en concurrence avec le caractère de la distillerie d'origine.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLa réduction jusqu'à quarante degrés\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eAucun rhum ne sort de la colonne au degré auquel il sera vendu : il en descend nettement plus fort, et c'est l'ajout d'eau qui l'amène au titre inscrit sur l'étiquette. Le Gold Spiced est embouteillé à 40 %, un degré que la maison applique à sa mise en bouteille. Ce chiffre a une conséquence pratique pour l'acheteur : il situe la bouteille dans le registre des rhums que l'on allonge volontiers, à distance des bruts de fût qui sortent parfois au-dessus de 60 %. Le degré reste l'une des rares données chiffrées et vérifiables sur ce type d'étiquette.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLe Gold Spiced, une infusion montée hors du fût\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eUne aromatisation aux épices et aux fruits\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eCe qui fait le caractère de la bouteille intervient après la distillation : la maison infuse ses rhums d'épices et de fruits. C'est la définition même du rhum épicé, qui se distingue par là du rhum vieux, dont les arômes viennent du bois, et du rhum blanc, qui ne reçoit rien après sa sortie de colonne. \u003cstrong\u003eLe détail de la recette n'est pas publié\u003c\/strong\u003e : ni la liste des épices, ni leur proportion, ni la durée d'infusion ne figurent sur la fiche de la bouteille. Nous ne les inventons pas ici, et l'amateur curieux du dosage exact restera sur sa faim, comme sur la plupart des étiquettes de cette famille.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLes semaines de repos qui précèdent l'embouteillage\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eUne fois aromatisé, le rhum est stabilisé plusieurs semaines avant la mise en bouteille. Ce repos ne doit pas se confondre avec un vieillissement : il se déroule hors du bois, et n'a donc rien à voir avec les mois ou les années que passe un rhum vieux en fût de chêne. Il s'agit d'un temps de fusion accordé au mélange, un usage courant chez les préparateurs d'arrangés et d'épicés, où l'on n'embouteille pas le jour de l'infusion. Aucune durée précise n'est communiquée : la fiche s'en tient à « plusieurs semaines ».\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eAucun passage en fût pour ce rhum épicé\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa fiche est explicite sur ce point : sans élevage sous bois. Il n'y a donc ni fût de bourbon, ni chêne américain, ni part des anges dans l'histoire de cette bouteille, et rien de ce qu'elle offre au nez ne peut être attribué au bois. Tout ce qu'on y trouve de vanille, d'épice ou de rondeur vient de l'infusion et de la composition, jamais de la barrique. C'est une différence de nature avec un rhum ambré ou un rhum vieux, dont le profil se construit précisément dans le contact prolongé entre l'alcool et le chêne.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eChoisir un rhum épicé quand l'étiquette n'affiche pas d'âge\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eUn sucrage annoncé sans être quantifié\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa fiche du Gold Spiced déclare un sucre ajouté, mais n'en donne pas la quantité. La situation est courante dans le rhum, où peu de maisons publient un dosage en grammes par litre, et elle appelle deux précautions symétriques. On ne peut pas présenter cette bouteille comme un rhum sec ou sans sucre ajouté, puisque l'ajout est déclaré. \u003cstrong\u003eOn ne peut pas davantage avancer un chiffre, puisque aucun n'est communiqué.\u003c\/strong\u003e Ce que l'on sait tient en une ligne : le sucrage existe, sa mesure n'est pas rendue publique.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eUne bouteille sans mention d'âge ni de millésime\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLes deux champs sont vides sur cette étiquette, et il faut se rappeler qu'ils ne disent pas la même chose. L'âge mesure un temps passé en fût ; le millésime désigne l'année où le rhum a été distillé. Sur une bouteille qui n'a jamais vu le bois, la première donnée n'a tout simplement pas d'objet. Quant à la seconde, elle relève d'un choix d'assembleur : composer un lot régulier d'une année sur l'autre suppose justement de ne pas s'enfermer dans une récolte, ce qui rend l'affichage d'un millésime inutile.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eL'épice plutôt que le bois, comme critère de choix\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eFace à une telle bouteille, les réflexes que l'on applique aux rhums vieux ne servent à rien : il n'y a ni durée de chêne à comparer, ni nature de fût à peser, ni finition à discuter. Les repères utiles deviennent la matière première, le degré, et surtout le parti pris aromatique de la maison. Les rhums de cette famille se retrouvent le plus souvent dans des verres allongés plutôt que dans un verre de dégustation, et c'est bien la recette d'épices, plus que le temps, qui fait la différence d'une marque à l'autre.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eQuestions fréquentes sur les rhums Beach House\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eOù sont produits les rhums Beach House ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eÀ Maurice, dans l'océan Indien. La maison est installée à Pamplemousses, dans le nord de l'île, et travaille des rhums mauriciens. Elle n'exploite pas de distillerie en propre : les alcools de base viennent de producteurs de l'île, et c'est chez elle que se font l'assemblage, l'infusion et la mise en bouteille.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eBeach House distille-t-elle ses propres rhums ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eNon. C'est une maison d'assemblage et d'infusion, fondée en 2010, qui achète des rhums déjà distillés à Maurice. Son travail commence après la distillation : sélection des bases, composition aromatique aux épices et aux fruits, repos de plusieurs semaines, puis embouteillage à 40 %.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe Gold Spiced est-il un rhum de mélasse ou de jus de canne ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eDe mélasse. Il relève donc du rhum traditionnel et non du rhum agricole, une mention réservée aux rhums distillés à partir de jus de canne frais. Sa base est un rhum de colonne, réduit puis aromatisé, sans passage en fût de chêne.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eOù acheter un rhum Beach House en ligne ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eSur Trinquay. Cette page de collection rassemble les étiquettes de la maison avec leur degré, leur matière première et leur mode d'élaboration. Chaque fiche produit donne ensuite le détail complet de la bouteille, y compris ce que la maison ne communique pas.\u003c\/p\u003e","products":[],"url":"https:\/\/trinquay.fr\/collections\/rhum-beach-house.oembed","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}