{"title":"Rhums Cotopaxi","description":"\u003cp\u003eCotopaxi est le nom d'un volcan équatorien, et celui d'une gamme de rhums vieux venus du même pays. Derrière l'étiquette se tient une maison italienne qui achète, goûte et embouteille : la distillerie d'origine reste anonyme, quand le fût, lui, est nommé et numéroté. Cette page réunit les embouteillages de la marque et donne les repères pour les lire, du temps passé sous le bois au degré retenu à la mise en bouteille.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eRhums Cotopaxi, une marque équatorienne portée par un importateur italien\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eLa marque n'est pas née dans une distillerie mais chez un négociant, comme une bonne part des rhums d'Amérique du Sud qui arrivent en Europe. L'Équateur produit et fait vieillir ; l'importateur choisit, réunit une série d'embouteillages sous un même habillage et leur donne un nom commun.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eF\u0026amp;G, la maison qui choisit les fûts et pose l'étiquette\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eF\u0026amp;G est un importateur italien de spiritueux. C'est lui qui a créé Cotopaxi et qui figure comme embouteilleur sur les étiquettes réunies ici. Son rôle n'est pas celui d'un producteur : il ne cultive pas la canne, ne fait pas fermenter, ne distille pas. \u003cstrong\u003eIl sélectionne des fûts déjà vieillis en Équateur, décide du moment de la mise en bouteille et du degré auquel elle se fait.\u003c\/strong\u003e C'est un métier ancien du monde des spiritueux, celui du négociant-éleveur, et il explique pourquoi deux bouteilles d'une même marque peuvent avoir des profils très différents : elles ne viennent pas du même bois.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eUn volcan des Andes pour nom de gamme\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe Cotopaxi est un stratovolcan de la cordillère orientale équatorienne, l'un des plus hauts volcans actifs du monde, dont le cône enneigé se voit depuis la vallée où se trouve Quito. La maison a puisé dans le même registre pour ses autres embouteillages, qui portent eux aussi des noms de sommets andins, dont le Pichincha. Le choix dit quelque chose du positionnement : ces rhums ne se réclament pas d'une famille de planteurs ni d'une habitation, mais d'un paysage — celui d'un pays de montagne qui n'est pas la première image qu'on associe à la canne à sucre.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eUne distillerie d'origine que la marque laisse anonyme\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eL'étiquette ne nomme pas la distillerie qui a produit le distillat. Ce silence est fréquent chez les embouteilleurs indépendants, pour des raisons contractuelles : une distillerie qui vend des fûts en vrac n'autorise pas toujours l'acheteur à se servir de son nom. \u003cstrong\u003eL'information manque donc, et rien ne permet de la reconstituer sans risque de se tromper.\u003c\/strong\u003e Ce qui reste vérifiable tient à l'étiquette : le pays, la matière première, l'âge, le numéro de fût et le degré. C'est sur ces éléments-là que se compare un rhum de ce type, et pas sur une provenance devinée.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLa mélasse, l'altitude et le fût dans un rhum d'Équateur\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eTrois éléments décrivent la fabrication de ces rhums : la matière sucrière dont ils partent, le climat sous lequel ils ont dormi, et la manière dont les fûts ont été retenus un par un plutôt que réunis en assemblage.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eUne mélasse de canne travaillée en Équateur\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLes rhums Cotopaxi partent de mélasse, ce sirop épais qui subsiste après extraction du sucre cristallisable du jus de canne. C'est la voie du rhum dit traditionnel, majoritaire dans le monde et dominante sur le continent sud-américain, par opposition au rhum agricole qui fermente du jus de canne fraîchement pressé. \u003cstrong\u003eLa mention agricole ne peut donc pas s'appliquer ici\u003c\/strong\u003e, et ce n'est pas un défaut : la mélasse, plus concentrée et plus stable que le jus frais, donne des rhums d'un autre registre, souvent plus ronds et plus portés sur les notes de fruits cuits et de sucre brun après quelques années de bois.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe vieillissement mené en altitude, loin du climat des Caraïbes\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLes fûts reposent en Équateur, en altitude. Le détail compte : la température moyenne d'un chai andin est nettement inférieure à celle d'un chai de plaine caribéenne, et la maturation d'un spiritueux suit la température. Sous les tropiques au niveau de la mer, l'évaporation annuelle est forte et l'échange avec le bois rapide ; en altitude, le rythme se rapproche de celui d'un chai continental. Un rhum de treize ou quatorze ans élevé ainsi n'a pas subi la même usure qu'un rhum du même âge vieilli en bord de mer, et c'est une clé de lecture utile avant de comparer deux étiquettes qui affichent le même chiffre.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLa sélection fût par fût avant l'expédition vers l'Europe\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLes fûts sont goûtés et retenus individuellement avant de partir pour le marché européen. C'est la différence entre une sélection et un assemblage : l'assemblage cherche la constance d'un lot à l'autre, la sélection cherche l'intérêt d'un contenant précis et accepte que le suivant ne lui ressemble pas. \u003cstrong\u003eUne bouteille tirée d'un seul fût ne se rejoue pas.\u003c\/strong\u003e Quand la barrique est vide, l'embouteillage s'arrête, et le numéro inscrit sur l'étiquette devient la seule façon de dire de quoi l'on parle.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLe treize ans et le quatorze ans, deux fûts uniques\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eLe treize ans et le quatorze ans se ressemblent sur le papier — même pays, même matière, un an d'écart — et se séparent sur le point qui s'entend le plus dans le verre : le degré de mise en bouteille.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe Single Barrel treize ans, le fût numéroté 109 ramené à 40 %\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eCette bouteille porte la mention de fût unique et le numéro 109. Treize années de chêne, puis une réduction jusqu'à 40 %, le degré plancher des rhums vieux du commerce. La réduction se fait à l'eau, par paliers, pour éviter le trouble et laisser le liquide se remettre. Ce que la manœuvre change à la dégustation est simple : à 40 %, l'alcool ne domine plus, la texture s'assouplit et les arômes se livrent d'emblée. \u003cstrong\u003eC'est un format qui demande peu de préparation et se goûte tel quel.\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe quatorze ans brut de fût, embouteillé à 60 %\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eL'autre étiquette annonce quatorze ans, la mention de fût unique et celle de brut de fût, pour un degré de 60 %. Brut de fût signifie que rien n'a été ajouté après la sortie du bois : le degré est celui qu'affichait la barrique le jour de la mise en bouteille. Vingt points d'alcool séparent ce flacon du précédent, et cet écart n'est pas un simple supplément de puissance. Un haut degré porte davantage de composés aromatiques en solution, tient plus longtemps en bouche et supporte l'ajout d'eau dans le verre — ce que la version réduite, elle, ne demande pas.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLes petits fûts de chêne annoncés sur le quatorze ans\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe quatorze ans précise un élevage en petits fûts de chêne. Le volume du contenant pèse sur le résultat autant que la durée : plus une barrique est petite, plus la surface de bois rapportée au volume de liquide est grande, et plus l'extraction avance vite. À durée égale, un rhum élevé en petit fût sort donc plus marqué par le bois qu'un rhum passé dans un foudre. Cette indication n'apparaît pas sur le treize ans, dont la fiche ne décrit pas le contenant : la comparaison s'arrête donc là, faute de donnée.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eServir un rhum vieux venu d'Amérique du Sud\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eDeux degrés très éloignés appellent deux gestes différents. Rien d'ésotérique : il s'agit surtout de ne pas traiter un 60 % comme un 40 %.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe degré réduit, un vieux qui se boit sec\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eÀ 40 %, le rhum se sert sec, dans un verre tulipe plutôt que dans un verre à cocktail, à température de la pièce. Le froid ferme les arômes d'un vieux et la glace le dilue en le refroidissant, ce qui revient à effacer deux fois ce qu'on est venu chercher. Un fond de verre suffit pour commencer : les rhums de mélasse longuement vieillis évoluent beaucoup à l'air, et les dix premières minutes ne racontent pas la même chose que les suivantes.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eOuvrir un 60 % avec quelques gouttes d'eau\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eSur un brut de fût, l'usage veut qu'on goûte d'abord sec, puis qu'on ajoute l'eau goutte à goutte. \u003cstrong\u003eL'eau abaisse le degré et libère des composés aromatiques qui restaient masqués par l'alcool\u003c\/strong\u003e, mais elle ne se retire pas : mieux vaut avancer par très petites quantités et s'arrêter dès que le nez s'ouvre. Un verre à part, monté à un degré plus bas, permet de comparer les deux états côte à côte sans sacrifier le premier.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLes accords qui tiennent devant un rhum de mélasse\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eUn vieux de ce profil se tient en fin de repas. Le chocolat noir, un café serré, une tarte aux noix de pécan ou un dessert au sucre brun jouent sur le même registre que le bois et la mélasse. Le cigare est un compagnon classique du rhum vieux, à condition de choisir un module qui ne couvre pas le verre. À l'inverse, les desserts très acides et les fruits rouges frais se heurtent au boisé et écourtent la dégustation.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eQuestions fréquentes sur les rhums Cotopaxi\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eLes questions qui reviennent le plus souvent sur cette marque tiennent à son origine et aux mentions portées sur ses étiquettes.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eD'où viennent les rhums Cotopaxi ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eD'Équateur. Ils y sont produits à partir de mélasse et y vieillissent en altitude, avant d'être sélectionnés fût par fût par l'importateur italien F\u0026amp;G pour le marché européen. La marque tire son nom d'un volcan de la cordillère équatorienne.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe rhum Cotopaxi est-il un rhum agricole ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eNon. La mention agricole désigne un rhum issu de la fermentation du jus de canne frais ; les rhums Cotopaxi partent de mélasse et relèvent donc de la famille des rhums traditionnels, comme la grande majorité des rhums d'Amérique du Sud.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eQue veut dire Single Barrel sur une bouteille Cotopaxi ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eQue le contenu provient d'un seul fût, ici le numéro 109, et non d'un mélange de plusieurs barriques. Le tirage est limité par la contenance de ce fût, et le profil du liquide lui appartient : un autre numéro donnera un autre rhum.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eOù acheter un rhum Cotopaxi en ligne ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eSur Trinquay, qui réunit sur cette page les embouteillages Cotopaxi du catalogue avec leur âge, leur degré et leur numéro de fût. Les fiches détaillent chaque bouteille, et notre équipe répond aux questions sur le choix entre une version réduite et un brut de fût.\u003c\/p\u003e","products":[],"url":"https:\/\/trinquay.fr\/collections\/rhum-cotopaxi.oembed","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}