{"title":"Rhums Karukera","description":"\u003cp\u003eUne marque de rhum ne se définit pas toujours par son alambic. Karukera travaille les rhums blancs sortis de l'Espérance, la distillerie du domaine, et les met au bois : c'est là toute son idée de départ. Le chai est installé au Marquisat de Sainte-Marie, à Capesterre-Belle-Eau, sur la Basse-Terre, et le fût de cognac y tient une place à part. Cette page rassemble les bouteilles de la marque et donne les repères pour les comparer, du degré porté sur l'étiquette au numéro inscrit sur le fût.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eRhums Karukera, une maison née en 2005 à Capesterre-Belle-Eau\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eBeaucoup de marques guadeloupéennes portent le nom d'une habitation ou d'une famille. Celle-ci a choisi le nom de l'île elle-même, et s'est construite autour d'une question de bois plutôt que d'une question d'outil.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eL'association de Grégoire Hayot et de François Longueteau, en 2005\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eKarukera naît en 2005 de l'association de Grégoire Hayot et de François Longueteau. L'objectif tient en une phrase : montrer ce que le vieillissement fait d'un rhum agricole de Guadeloupe, dans une île où le pur jus se boit largement blanc et jeune. La marque ne se définit donc ni par une colonne ni par une parcelle, mais par un parti pris d'élevage. \u003cstrong\u003eC'est le bois qui fait la marque\u003c\/strong\u003e ; la canne et la distillation, elles, viennent du domaine sur lequel elle est posée.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eKarukera, l'île aux belles eaux des Amérindiens\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eKarukera est le nom que les Amérindiens donnaient à la Guadeloupe : « l'île aux belles eaux ». Le choix dit assez ce que la marque revendique, une origine plutôt qu'un patronyme. Il la distingue des maisons guadeloupéennes qui portent le nom de leur habitation ou de leurs propriétaires, et il place d'emblée la bouteille du côté de l'île entière plutôt que d'un lieu-dit.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe Marquisat de Sainte-Marie et la distillerie Espérance\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa marque est installée au domaine du Marquisat de Sainte-Marie, à Capesterre-Belle-Eau, sur des terres que la famille Longueteau tient depuis 1890. La distillerie Espérance a été fondée sur ce même domaine en 1895 : c'est d'elle que sortent les rhums blancs que Karukera fait ensuite vieillir. \u003cstrong\u003eDistillation et élevage se déroulent donc au même endroit\u003c\/strong\u003e, ce qui n'a rien d'automatique dans le rhum, où beaucoup de distillats voyagent avant de rencontrer leur fût.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLe fût de cognac et le chêne français, les bois de la marque\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eLe bois est le sujet de cette maison. Deux familles de fûts reviennent dans ses bouteilles, et elles ne racontent pas la même chose : l'une est la pratique courante, l'autre appartient à des embouteillages particuliers.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLes fûts de 350 litres du vieux trois ans\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe vieux trois ans passe plus de trois années en fûts de 350 litres ayant contenu du cognac. Le volume compte autant que le premier occupant : à 350 litres, la surface de bois rapportée au liquide est plus faible que dans une barrique de 200 ou 225 litres, si bien que l'extraction est plus lente et le boisé moins appuyé à durée égale. Le fût de cognac apporte par ailleurs du chêne français, au grain plus serré que le chêne américain d'un fût de bourbon.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe chêne français des fûts uniques de 2008\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLes embouteillages millésimés 2008 ont vieilli neuf ans en fût de chêne français, au domaine du Marquisat de Sainte-Marie, avant d'être mis en bouteille brut de fût en 2017 par Velier. Ce que ces fûts avaient contenu auparavant n'est pas documenté, et nous ne le supposons pas. \u003cstrong\u003eCe qui est établi, c'est que chaque bouteille vient d'une barrique unique\u003c\/strong\u003e, identifiée par son numéro sur l'étiquette.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eUn élevage conduit sur place, sous climat tropical\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eKarukera élève ses rhums en Guadeloupe, et non en Europe comme le pratiquent certains embouteilleurs. Sous les tropiques, l'évaporation annuelle — la part des anges — est bien plus forte qu'en climat continental, et les échanges entre le bois et l'alcool s'accélèrent : trois ans de fût antillais ne se comparent pas à trois ans de fût européen. C'est ce qui rend un vieux de trois ans déjà lisible ici, là où la même durée resterait discrète ailleurs.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLe vieux trois ans et les fûts uniques millésimés 2008\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eLa collection tient sur deux registres très écartés : un vieux d'entrée ramené à 42 %, et des bruts de fût qui dépassent 53 %. Une liqueur complète l'ensemble, sur un tout autre terrain.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe vieux agricole trois ans à 42 %\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe Rhum Vieux Agricole trois ans est un pur jus de canne fraîche, élevé plus de trois ans sous chêne de cognac et ramené à 42 %. Il porte la mention agricole, réservée aux départements français d'outre-mer et à Madère, et relève de l'indication géographique protégée guadeloupéenne. Trois ans est aussi le seuil à partir duquel un rhum peut se dire vieux en Europe : cette bouteille se tient donc juste au-dessus de la barre, avec le bois que le climat lui a donné en ce laps de temps.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLes fûts #26 et #66 embouteillés par Velier en 2017\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eDeux barriques distillées en 2008 ont été sorties séparément par Velier, la maison génoise, en 2017, sous le nom de son 70e anniversaire : le fût #26 et le fût #66. L'une et l'autre ont passé neuf ans en chêne français au domaine, l'une et l'autre sont embouteillées brut de fût, non filtrées à froid, sur une canne bleue. Le #26 titre 53,4 %, le #66 monte à 58,4 % : deux barriques voisines n'évaporent jamais tout à fait de la même façon, et le brut de fût le laisse voir.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLa crème au rhum vieux, une liqueur à 18 %\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa Crème au Rhum Vieux n'est pas un rhum mais une liqueur : elle associe du rhum vieux, de la crème et des épices, et titre 18 %. Sa dénomination de vente est celle d'une liqueur à base de rhum, catégorie distincte du rhum lui-même et soumise à son propre cadre. Sa présence dans la collection tient au nom de la maison, non à une parenté de style avec les bouteilles précédentes, et son degré suffit à l'annoncer.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLe degré et le numéro de fût, deux repères pour choisir\u003c\/h2\u003e\n\n\u003cp\u003eD'une étiquette à l'autre, l'écart ne tient pas au goût de la maison mais à ce qui a été décidé, ou non, juste avant la mise en bouteille.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe degré, de 42 % réduit à 58,4 % brut de fût\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eUn rhum sort du fût à un degré que personne n'a choisi : c'est l'évaporation qui l'a fixé. La maison peut ensuite le ramener à un titrage de vente en ajoutant de l'eau, comme sur le vieux trois ans à 42 %, ou l'embouteiller tel quel, ce que font les sorties de 2008 à 53,4 et 58,4 %. Un brut de fût demande souvent quelques gouttes d'eau dans le verre pour s'ouvrir ; un rhum déjà réduit se boit tel qu'il est versé.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe single cask face à un vieux élevé en plusieurs fûts\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe vieux trois ans est élevé en fûts, au pluriel : plusieurs barriques sont réunies, ce qui lisse les écarts et permet de retrouver la même bouteille d'une année sur l'autre. Un single cask fait l'inverse : une seule barrique part en bouteille, sans rien pour corriger son caractère, et le lot s'arrête quand elle est vide. \u003cstrong\u003eLe numéro porté sur l'étiquette est la trace de ce choix\u003c\/strong\u003e et n'aurait aucun sens sur un assemblage.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLa canne bleue et les mentions portées par l'étiquette\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLes sorties de 2008 annoncent une canne bleue, c'est-à-dire une variété unique plutôt qu'un mélange de cannes de la récolte. Elles portent aussi les mentions single cask, brut de fût et non filtré à froid. Cette dernière signifie que le rhum a échappé au refroidissement qui précipite certains composés gras avant filtration : la bouteille peut se troubler légèrement au froid, et c'est le comportement attendu.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eQuestions fréquentes sur les rhums Karukera\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eQue signifie le nom Karukera ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eC'est le nom que les Amérindiens donnaient à la Guadeloupe : « l'île aux belles eaux ». La marque l'a repris à sa création, en 2005, plutôt que de choisir un patronyme ou un nom d'habitation.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eDans quelle distillerie naissent les rhums Karukera ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eÀ la distillerie Espérance, fondée en 1895 sur le domaine du Marquisat de Sainte-Marie, à Capesterre-Belle-Eau. Karukera y prend les rhums blancs et les élève sur place, le plus souvent en fûts ayant contenu du cognac.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eQuelle est la différence entre les fûts #26 et #66 ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eCe sont deux barriques d'un même millésime 2008, vieillies neuf ans en chêne français au domaine et embouteillées brut de fût en 2017 par Velier. Elles se séparent par leur degré : 53,4 % pour le #26, 58,4 % pour le #66. Chaque numéro renvoie à une barrique unique, et le lot correspondant s'arrête avec elle.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eOù acheter un rhum Karukera en ligne ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eSur Trinquay, notre cave en ligne. Cette collection réunit les bouteilles de la marque avec, pour chacune, son degré, la durée et le bois de son élevage, ainsi que le numéro de fût lorsqu'il y en a un.\u003c\/p\u003e","products":[],"url":"https:\/\/trinquay.fr\/collections\/rhum-karukera.oembed","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}