{"title":"Rhums Opthimus","description":"\u003cp\u003eOpthimus est une marque, pas une distillerie. Derrière elle, la maison Oliver \u0026amp; Oliver achète des distillats de canne dans les Caraïbes et en Amérique centrale, les assemble, puis les fait vieillir en solera dans ses chais de République dominicaine. Les bouteilles réunies ici affichent quinze et vingt et un ans, à trente-huit degrés. Ces chiffres méritent une explication : dans un solera, un âge ne se lit pas comme sur une étiquette écossaise, et c'est sans doute l'information la plus utile de cette page.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eRhums Opthimus, la marque solera d'Oliver \u0026amp; Oliver\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eOliver \u0026amp; Oliver, un assembleur de Saint-Domingue\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa maison le dit elle-même : son métier est la production et la commercialisation de rhums assemblés à partir d'une multiplicité de distillats sélectionnés. Autrement dit, elle achète, elle assemble, elle vieillit, elle embouteille — mais elle ne distille pas. \u003cstrong\u003eDe nombreux revendeurs écrivent pourtant « la distillerie Oliver \u0026amp; Oliver »\u003c\/strong\u003e, ce qui est inexact et se propage de fiche en fiche. La maison ne nomme pas davantage ses fournisseurs : l'étiquette arrière se contente d'un assemblage de rhums des Caraïbes et d'Amérique centrale, et nous n'irons pas plus loin qu'elle.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLa famille Oliver, de Cuba à la République dominicaine\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe récit de la maison remonte à Juanillo Oliver, militaire espagnol arrivé à Cuba en 1856, qui s'y installe et se lance dans le rhum en 1874. Le domaine familial est incendié en 1898, pendant la seconde guerre d'indépendance cubaine, et la production s'arrête là. C'est près d'un siècle plus tard que son descendant Pedro Ramón López Oliver retourne à Cuba, en 1993, puis fonde la maison actuelle en République dominicaine, sur des sols et sous un climat proches de ceux qu'avait connus la famille. \u003cstrong\u003eCe récit est celui de la maison\u003c\/strong\u003e : il est cohérent d'une source à l'autre, mais il ne dispose pas de vérification indépendante.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLes marques sœurs nées dans les mêmes chais\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eOpthimus n'est pas la seule étiquette d'Oliver \u0026amp; Oliver. Cubaney, Quorhum, Punta Cana Club, Unhiq et Presidente sortent des mêmes chais, avec des positionnements et des degrés différents. C'est utile à savoir pour deux raisons : une mesure indépendante publiée sur l'une de ces marques ne vaut pas pour les autres, et une bouteille dominicaine vendue sous un nom peu connu vient souvent de cette même maison.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLe soutirage en solera et les mentions d'âge\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eDes fûts vidés jusqu'aux trois quarts, deux fois par an\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe solera est un système en cascade emprunté au xérès. Des fûts d'âges différents sont organisés par niveaux : on tire du niveau le plus ancien pour embouteiller, on le recomplète avec le niveau au-dessus, et ainsi de suite jusqu'au fût le plus jeune, qu'on recharge en rhum neuf. Chez Oliver \u0026amp; Oliver, l'opération a lieu au moins deux fois par an, et le soutirage peut aller jusqu'aux trois quarts du volume. \u003cstrong\u003eAucune bouteille issue d'un solera ne contient donc un rhum d'un seul âge.\u003c\/strong\u003e\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eUn chiffre qui décrit un assemblage plutôt qu'une durée\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eC'est la conséquence directe. Le nombre imprimé sur une bouteille de solera ne dit pas combien de temps son contenu a passé en fût : il décrit l'assemblage. Selon les lectures, il renvoie à la moyenne des composants ou au plus ancien d'entre eux, et il n'a pas la valeur opposable d'un âge d'assemblage écossais, qui correspond toujours au rhum le plus jeune du lot. \u003cstrong\u003eNous écrivons donc « mention 21 ans » et non « vieilli 21 ans »\u003c\/strong\u003e. Ce n'est pas une réserve sur la qualité, c'est une précision de lecture, et elle vaut pour tous les rhums de solera.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLes fûts ayant contenu du bourbon, d'après nos fiches\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eNos fiches produit indiquent un vieillissement en fûts ayant contenu du bourbon, et pour le quinze ans des fûts plus âgés. Nous n'avons trouvé aucune publication technique de la maison qui confirme ce point : l'information circule chez les cavistes sans source primaire. Nous la reportons donc telle qu'elle figure sur notre fiche, en signalant qu'elle n'est documentée nulle part ailleurs.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLe 15 ans et le 21 ans, deux paliers de la même gamme\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe 15 ans, dit Res Laude\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa maison nomme ses paliers avec des mentions latines empruntées aux distinctions universitaires : Res Laude pour le quinze ans, puis Cum Laude, Magna Cum Laude et Summa Cum Laude à mesure que le chiffre monte. Le quinze ans ouvre cette échelle. Sa fiche annonce un vieillissement en solera dans de vieux fûts ayant contenu du bourbon, et un embouteillage à 38 %, sans autre mention. C'est la bouteille par laquelle on découvre le travail de la maison.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe 21 ans et sa bouteille numérotée à la main\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe vingt et un ans monte d'un cran dans cette échelle, sous la mention Magna Cum Laude. Il partage le degré de son cadet — 38 % — et le même principe de solera, mais sa fiche ajoute une particularité que le quinze ans ne porte pas : \u003cstrong\u003ela bouteille est numérotée à la main\u003c\/strong\u003e. C'est un marqueur de série limitée plutôt qu'une garantie de production, et il ne dit rien du contenu ; il se remarque surtout quand on offre la bouteille.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eUn degré de 38 %, en dessous du standard de 40 %\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe quinze ans comme le vingt et un ans sortent à 38 %. C'est un choix assumé de la maison sur son cœur de gamme européen, et il place ces rhums sous le degré de 40 % qui sert de repère à la plupart des marques. Deux degrés d'écart paraissent peu ; ils se sentent pourtant, en assouplissant l'attaque et en raccourcissant la finale. Les finitions de la maison, en fût de whisky de malt ou de porto, montent à 43 %, mais elles relèvent d'une autre partie de la gamme.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eServir un rhum dominicain d'école hispanique\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eUn rhum de fin de repas plutôt que de cocktail\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eL'école hispanique travaille la rondeur et la douceur plutôt que l'intensité aromatique, et le solera accentue ce trait en lissant les écarts entre fûts. À 38 %, ces rhums se diluent vite : la glace et les mixers les effacent plus qu'ils ne les allongent. Ils trouvent leur place purs, en fin de repas, dans le registre du digestif bien plus que dans celui du bar.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLa température de service et la question du sucre\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eServez à température ambiante, dans un verre resserré vers le haut : un rhum de ce profil se ferme au froid. Reste la question du sucre, que ces bouteilles posent inévitablement. \u003cstrong\u003eLa maison ne publie aucun dosage pour ces mentions\u003c\/strong\u003e, et aucune mesure indépendante ne les couvre, les relevés disponibles portant sur d'autres cuvées. Ce qu'on peut affirmer sans se tromper est réglementaire : vendu dans l'Union européenne sous la dénomination rhum, un produit reste sous le plafond de vingt grammes de sucre par litre. C'est une déduction de droit, pas une mesure.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLes desserts au chocolat et au café, accords de circonstance\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eUn rhum rond de ce type appelle des desserts qui n'ajoutent pas de sucre par-dessus : un chocolat noir à forte teneur en cacao, un café serré, une tarte aux noix plutôt qu'une pâtisserie crémeuse. Il supporte aussi très bien la fin de soirée sans accompagnement, ce qui est souvent son usage réel.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eQuestions fréquentes sur les rhums Opthimus\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eOliver \u0026amp; Oliver est-elle une distillerie ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eNon. C'est une maison d'assemblage et de vieillissement, installée en République dominicaine, qui achète des distillats de canne dans les Caraïbes et en Amérique centrale. Elle ne possède pas d'alambic en propre. La mention « distillerie Oliver \u0026amp; Oliver » que l'on trouve chez de nombreux revendeurs est inexacte.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe 21 ans d'Opthimus a-t-il vraiment vingt et un ans de fût ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003ePas au sens où on l'entend pour un whisky ou pour un rhum à âge garanti. Le chiffre décrit un assemblage en solera, où des rhums d'âges différents se mêlent en permanence : il renvoie à la moyenne des composants ou au plus ancien, selon les lectures, jamais au plus jeune. Un vingt et un ans de solera et un vingt et un ans d'assemblage classique ne disent pas la même chose.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLes rhums Opthimus contiennent-ils du sucre ajouté ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa maison ne publie pas de dosage, et aucune mesure indépendante ne porte sur ces mentions. Nous ne pouvons donc ni l'affirmer ni l'écarter. La seule certitude est réglementaire : sous la dénomination rhum dans l'Union européenne, la teneur en sucre ajouté reste plafonnée à vingt grammes par litre.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eOù acheter un rhum Opthimus en ligne ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eTrinquay réunit sur cette page les mentions de la maison présentes au catalogue, avec pour chacune son degré, son mode de vieillissement et ce que son chiffre d'âge recouvre réellement. Le conseil se fait par message si vous hésitez entre les deux paliers.\u003c\/p\u003e","products":[],"url":"https:\/\/trinquay.fr\/collections\/rhum-opthimus.oembed","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}