{"title":"Rhums Worthy Park","description":"\u003cp\u003eWorthy Park est le plus ancien producteur de rhum encore en activité en Jamaïque. Le domaine remonte à 1670, plante la canne depuis 1720, et les premières traces écrites de distillation y datent de 1741. La distillation s'y est pourtant interrompue pendant des décennies, avant de reprendre en 2005 dans une distillerie neuve bâtie autour d'un seul alambic. Tout ce qui porte ce nom en sort, classé selon une échelle d'esters propre à la maison. Les bouteilles réunies ici viennent de cette adresse unique, mais elles ne portent ni la même marque, ni le même millésime, ni le même nom d'embouteilleur. Cette page donne les clés pour les lire.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eRhums Worthy Park : le plus ancien producteur de rhum jamaïcain encore en activité\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eDe 1670 aux premières traces de distillation en 1741\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe domaine est fondé en 1670, plante la canne à partir de 1720, et les premières traces écrites de distillation y remontent à 1741. \u003cstrong\u003eCes trois dates disent une chose simple : le sucre est arrivé avant le rhum, et le rhum est né du sucre, comme partout dans les Caraïbes anglaises.\u003c\/strong\u003e Worthy Park compte ainsi parmi les plus anciens domaines sucriers encore en activité de l'île, ce qui est plus rare qu'il n'y paraît : beaucoup de grandes propriétés jamaïcaines ont fermé au cours du XXe siècle. Ici, la canne n'a jamais cessé de pousser.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLa famille Clarke à la tête du domaine depuis 1918\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa famille Clarke tient le domaine depuis 1918, et Gordon Clarke, quatrième génération, le dirige. \u003cstrong\u003eC'est lui qui a décidé de faire reconstruire une distillerie sur place, des décennies après l'arrêt de la production, et cette décision a remis Worthy Park sur la carte du rhum jamaïcain.\u003c\/strong\u003e Une continuité familiale de cette durée reste rare dans le rhum caribéen, où les domaines ont beaucoup changé de mains au fil des crises sucrières. Elle éclaire la cohérence du projet : la distillerie de 2005 n'est pas un rachat par un groupe extérieur, c'est un retour.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLluidas Vale, dans la paroisse de Saint Catherine\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe domaine se trouve à Lluidas Vale, dans la paroisse de Saint Catherine, au centre de la Jamaïque. \u003cstrong\u003eLes étiquettes citent tantôt le lieu-dit, tantôt la paroisse, ce qui peut donner l'impression de deux adresses distinctes : il n'y en a qu'une.\u003c\/strong\u003e Toute la chaîne y est réunie, de la canne cultivée sur place au vieillissement sous climat tropical, en passant par la fermentation et la distillation. C'est ce qui autorise la mention pure single rum sur ces bouteilles : un seul site de production, un seul type d'appareil de distillation.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLa distillerie rouverte en 2005 et son alambic écossais\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003ePlus de quarante ans sans distiller\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa distillation s'est arrêtée à Worthy Park dans les années 1960. \u003cstrong\u003eLe domaine a continué de produire du sucre, mais plus une goutte de rhum n'y a été distillée pendant plus de quarante ans.\u003c\/strong\u003e Cette interruption explique que la maison ait longtemps été absente des sélections d'amateurs, quand d'autres distilleries jamaïcaines n'ont jamais cessé de tourner. Elle explique aussi qu'il n'existe pas de très vieux millésimes Worthy Park issus de cette période : le compteur a redémarré à zéro en 2005, et l'âge maximal disponible progresse d'une année par an.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eUn pot still à double retorte installé en 2005\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa distillerie neuve ouvre en 2005 autour d'un alambic à repasse à double retorte. \u003cstrong\u003eLa double retorte est un montage caractéristique de la Jamaïque : deux chaudières intermédiaires que les vapeurs traversent, et qui permettent d'obtenir un distillat très concentré en une seule opération.\u003c\/strong\u003e C'est cet appareil qui donne à la maison son caractère, et tous les coulages en sortent, quelle que soit la marque inscrite sur l'étiquette. Les millésimes 2007 le mentionnent nommément dans leurs notes de distillation, avec l'année de production.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe chaudronnier dont le nom se retrouve sur les bouteilles\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eL'alambic est signé Forsyths, un chaudronnier écossais spécialisé dans la fabrication d'appareils de distillation. \u003cstrong\u003eSon nom figure sur certaines étiquettes à la place de celui de la distillerie, ce qui déroute au premier regard : Forsyths ne produit pas de rhum, il construit l'appareil qui le produit.\u003c\/strong\u003e Un rhum étiqueté Forsyths WP est donc un rhum de Worthy Park, désigné par son alambic plutôt que par son adresse. C'est une convention d'embouteilleur, et elle ne change rien à l'origine du liquide qui se trouve dans la bouteille.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLes marques d'esters qui classent chaque coulage\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eWPL, de 60 à 119 grammes d'esters par hectolitre d'alcool pur\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eWPL signifie Worthy Park Light et désigne les coulages dont la charge en esters se situe entre 60 et 119 grammes par hectolitre d'alcool pur. \u003cstrong\u003eLes esters sont les composés nés de la fermentation qui portent l'essentiel du parfum d'un rhum jamaïcain ; leur mesure sert de spécification de production, pas d'argument commercial.\u003c\/strong\u003e Une marque n'est donc pas une gamme mais une recette chiffrée : la distillerie sait à l'avance dans quelle fourchette elle veut couler, et conduit sa fermentation en conséquence. WPL est la plus légère des deux marques représentées sur cette page.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eWPM, de 120 à 239 grammes\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eWPM, pour Worthy Park Medium, couvre la tranche supérieure : de 120 à 239 grammes d'esters par hectolitre d'alcool pur. \u003cstrong\u003eL'écart avec WPL va du simple au double, et il n'a rien de théorique : à cette échelle, la charge aromatique du distillat change de nature.\u003c\/strong\u003e La maison décline ainsi ses coulages du plus léger jusqu'à WPE, sa marque la plus chargée en esters, qui monte bien au-dessus de WPH. La marque WPM figure ici sur un millésime 2006 comme sur un millésime 2007, ce qui permet de comparer deux années d'une même recette de fermentation.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe blanc WP 502, très au-dessus des deux fourchettes\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe blanc de la maison annonce 502 grammes d'esters par hectolitre d'alcool pur, un chiffre qui le place très au-dessus des fourchettes WPL et WPM. \u003cstrong\u003eIl est mis en bouteille non vieilli, à 57 %, et porte lui aussi la mention pure single rum : c'est le distillat nu, sans bois pour l'arrondir.\u003c\/strong\u003e Un rhum blanc chargé à ce niveau ne s'aborde pas comme un blanc agricole antillais. Il sert de colonne vertébrale à un cocktail, où quelques centilitres suffisent à porter tout le verre, ou se goûte par petites quantités pour ce qu'il est.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eMillésimes, fûts uniques et maisons d'embouteillage\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe millésime 2006, embouteillé par Habitation Velier\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe WPM 2006 a passé onze ans en fûts ayant contenu du bourbon avant d'être embouteillé par Habitation Velier, à 57,5 %. \u003cstrong\u003eIl porte les mentions pure single rum, brut de fût et non filtré à froid : le degré est celui du fût, et rien n'a été retiré au moment de la mise en bouteille.\u003c\/strong\u003e Habitation Velier est la ligne sous laquelle la maison génoise Velier embouteille des distillats de producteurs nommés. C'est sous ce nom, et sous celui de l'alambic, qu'une partie des amateurs européens a découvert la maison jamaïcaine.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe WPL 2007, dix ans de tropiques avant l'embouteillage\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe WPL 2007 a été distillé en 2007 sur l'alambic Forsyths, puis vieilli dix ans sous climat tropical à la distillerie elle-même, avant un embouteillage en décembre 2017 à 59 %. \u003cstrong\u003eLe tirage est connu au flacon près : 6 582 bouteilles.\u003c\/strong\u003e Dix ans sous les tropiques ne se comparent pas à dix ans dans un chai européen, la part des anges y étant bien plus élevée et l'extraction du bois plus rapide. La fiche précise aussi le fût, du chêne ayant contenu du bourbon, et l'embouteilleur, Habitation Velier. Peu de rhums documentent autant leur parcours.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe fût unique de Kill Devil, embouteillé en Écosse\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe millésime 2007 retenu par Kill Devil, la ligne rhum de l'écossais Hunter Laing, a passé quatorze ans en fût avant d'être tiré à la main en Écosse, à 59,1 %. \u003cstrong\u003eIl porte quatre mentions : single cask, brut de fût, non filtré à froid et sans colorant.\u003c\/strong\u003e La fiche ne précise pas où ces quatorze années se sont déroulées, sous les tropiques ou en Europe, et cette page ne le devinera pas. À côté de lui, un WPM 2007 en fût unique, tiré à 270 bouteilles et vieilli sous climat tropical par la distillerie elle-même, ne déclare aucun nom d'embouteilleur.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eQuestions fréquentes sur les rhums Worthy Park\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eOù se trouve la distillerie Worthy Park ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eÀ Lluidas Vale, dans la paroisse de Saint Catherine, au centre de la Jamaïque. Le domaine y est établi depuis 1670 et la distillerie actuelle, construite à neuf, y fonctionne depuis 2005. Tout est réuni sur le même site : la canne, la fermentation, la distillation et le vieillissement sous climat tropical. C'est ce qui vaut à ces rhums la mention pure single rum.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eQue signifient WPL, WPM et WPH sur un rhum jamaïcain ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eCe sont les marques d'esters de la distillerie, c'est-à-dire des spécifications de production. WPL, pour Worthy Park Light, couvre 60 à 119 grammes d'esters par hectolitre d'alcool pur ; WPM, pour Worthy Park Medium, va de 120 à 239 ; WPH couvre 240 à 360 grammes, et WPE, la marque la plus chargée de la maison, monte encore au-delà. Le sigle indique donc une recette de fermentation, et non un âge, un fût ou un niveau de qualité.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003ePourquoi certaines bouteilles portent-elles le nom Forsyths ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eParce que Forsyths est le chaudronnier écossais qui a construit l'alambic à repasse à double retorte de la distillerie. Certains embouteillages désignent le rhum par son appareil plutôt que par le nom du domaine. Une bouteille Forsyths WP est donc un rhum de Worthy Park distillé à Lluidas Vale : le nom renvoie au constructeur de l'alambic, jamais à un autre lieu de production.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eOù acheter un rhum Worthy Park en ligne ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eTrinquay réunit les rhums Worthy Park sur cette page, avec pour chacun la marque d'esters, le millésime, le degré, le parcours de fût et le nom de l'embouteilleur lorsqu'il est déclaré. Quand une donnée manque, comme le lieu de vieillissement d'un embouteillage écossais ou l'embouteilleur d'un fût unique, elle est signalée comme manquante plutôt que devinée.\u003c\/p\u003e","products":[],"url":"https:\/\/trinquay.fr\/collections\/rhum-worthy-park.oembed","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}