{"title":"Soft Henri Marie","description":"\u003cp\u003eHenri Marie n'est pas une marque créée pour surfer sur la mode du sans-alcool. C'est une distillerie de Belley, dans l'Ain, dont les recettes remontent à 1905 et au carnet d'un frère botaniste qui passa plus de trente ans dans les plantes de montagne. La maison a distillé des liqueurs pendant des décennies avant d'appliquer le même savoir-faire d'extraction à des boissons végétales sans alcool. Nos sept références en sont issues, du gingembre à la noix verte, et cette page raconte d'où elles sortent.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eHenri Marie, la maison de Belley née de l'herbier d'un frère botaniste\u003c\/h2\u003e\u003ch3\u003eLe frère Henri Marie et trente années passées dans les plantes du Bugey\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eNé Henri Berger Billon, le frère Henri Marie rejoint la communauté en 1839, à la suite d'une rencontre avec le saint curé d'Ars ; la congrégation de la Sainte Famille est fondée à Belley l'année suivante. Il y est d'abord instituteur, puis directeur d'école à Frangy. Les expulsions religieuses de 1903 le poussent à l'exil en Italie. Pendant plus de trente ans, il consacre son temps à l'étude des plantes de montagne du \u003cstrong\u003eBugey, du Dauphiné et de la Savoie\u003c\/strong\u003e, dont il apprend à reconnaître les propriétés. De ce travail d'herbier naissent des liqueurs de plantes — la Stellina, le Kario Kylon — obtenues par double distillation et vieillies en fût de chêne. À sa mort, il laisse ses formules à sa communauté, et ce sont elles qui fondent la maison.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLes recettes de 1905 et l'héritage de la Sainte Famille\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003e1905 est la date que la maison Henri Marie porte sur ses étiquettes : celle des premières préparations mises au point par les frères de la Sainte Famille. La plus emblématique est la \u003cstrong\u003eliqueur de noix verte\u003c\/strong\u003e, restée le produit signature de la distillerie. Ces recettes ont traversé le siècle sans être réécrites, et les produits qui en sont issus vieillissent toujours dans des foudres centenaires, à Belley. La distillerie le formule elle-même sans ambiguïté : elle fabrique les produits mis au point, à partir de 1905, par les frères de la Sainte Famille. La nuance a son importance, car ce ne sont pas les murs de l'entreprise qui datent de cette année-là, mais bien les recettes. C'est cet héritage — un fonds de formules et une pratique quotidienne de l'extraction végétale — qui a permis, bien plus tard, de composer une gamme de boissons Henri Marie sans une goutte d'alcool.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eDe Robert Rameaux à la reprise de la maison Henri Marie par Chartreuse\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eDans les années 1950, un entrepreneur local, Robert Rameaux, fonde la Distillerie de la Sainte Famille au cœur de Belley pour fabriquer et diffuser les préparations héritées de 1905. L'entreprise change de mains en 2007, reprise par Jean-Pierre Pellet, puis en \u003cstrong\u003e2023, lorsque Chartreuse l'acquiert\u003c\/strong\u003e. La filiation est cohérente : deux maisons de plantes, deux herbiers d'origine religieuse, deux traditions d'extraction voisines dans le même massif. Pour une boisson Henri Marie, cela signifie l'adossement à l'une des plus anciennes maisons de plantes de France, et la continuité d'un savoir-faire plutôt qu'un simple rachat de marque.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eLe savoir-faire d'une distillerie qui a appris à travailler sans alcool\u003c\/h2\u003e\u003ch3\u003eLes infusions, les décoctions et les macérations de la maison Henri Marie\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLes boissons Henri Marie sont des infusions, des décoctions et des macérations de plantes aromatiques : c'est la formulation de la maison elle-même, et elle décrit trois gestes distincts plutôt qu'un procédé unique. Les parties tendres — feuille, fleur, bourgeon — se prêtent à l'infusion. Une racine dense comme la gentiane demande au contraire la décoction, seule capable d'en tirer l'amertume. Et certaines matières ne passent par aucune des deux : le gingembre en est l'exemple le plus net, sa bouteille étant bâtie sur du jus de gingembre et sur de la racine fraîche, pas sur un extrait chauffé. Rien n'est bâti sur un arôme ajouté à une eau gazeuse : la plante est nommée sur l'étiquette, et c'est elle qui fait le goût. Les ingrédients sont choisis en bio, chez des producteurs locaux, avec une liste volontairement courte.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLa macération longue de la noix verte, le cœur des recettes Henri Marie\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa noix verte est le fil rouge de la maison depuis l'origine, et elle demande un traitement à part. Cueillie avant que la coque ne durcisse, elle ne se laisse pas infuser : il faut la faire macérer, c'est-à-dire la laisser séjourner longuement dans son liquide. La boisson qui en découle est bâtie sur la \u003cstrong\u003enoix verte de Grenoble AOP\u003c\/strong\u003e, dont le parfum épais et reconnaissable est prolongé par la douceur du miel de tilleul. C'est la référence la plus directement héritée de la liqueur historique de la maison — sans l'alcool. On la retrouve d'ailleurs bien au-delà de sa propre bouteille, puisque la noix verte macérée figure aussi dans la composition du gingembre, de la fleur de sureau et du bourgeon de pin, où elle sert de liant autant que de signature. C'est la trace la plus concrète de la liqueur fondatrice dans une gamme qui n'en porte plus une goutte d'alcool.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe sucre de canne bio et la fine effervescence des bouteilles Henri Marie\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eToutes les boissons Henri Marie sont finement pétillantes et sucrées au sucre de canne bio, en quantité mesurée. Ce dosage n'est pas anodin : sans un peu de sucre, l'amertume de la racine de gentiane serait à peine buvable, et les arômes les plus fins — la fleur de sureau, la sauge — passeraient inaperçus. L'effervescence, elle, sert de porteur : elle projette le parfum au nez et allège la bouche. \u003cstrong\u003eNi colorant, ni édulcorant de synthèse\u003c\/strong\u003e : la liste des ingrédients tient en quelques lignes.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLes boissons Henri Marie pensées avec le chef Édouard Loubet\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa gamme sans alcool n'a pas été composée par un service marketing mais avec un cuisinier : le chef étoilé Édouard Loubet, passionné de plantes de montagne, a participé à sa mise au point. Cela s'entend dans les recettes, qui raisonnent en assemblage plutôt qu'en parfum unique — du poivre noir et du curcuma derrière le gingembre, des baies de genièvre derrière la gentiane, de la coriandre fraîche et des agrumes derrière la sauge. La maison va jusqu'à désigner l'une des sept comme la recette signature du chef, la feuille de sauge, celle dont la liste d'ingrédients est de loin la plus longue et la plus inattendue. Ce sont des constructions de cuisinier, pas des déclinaisons de sirop.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eLes sept boissons Henri Marie, plante après plante\u003c\/h2\u003e\u003ch3\u003eLe gingembre et la racine de gentiane, les deux racines de la gamme\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe gingembre (Zingiber officinale) est la plus épicée des bouteilles Henri Marie : puissance aromatique du rhizome, saveurs herbacées de l'achillée millefeuille, puis poivre noir, curcuma et pointe de cayenne. C'est aussi celle que la maison met en avant pour les cocktails. La racine de gentiane (Gentiana lutea) occupe l'autre extrême : une amertume sans concession, agrémentée de baies de genièvre, tonique et faite pour la fin de repas. Ces deux racines prolongent directement l'herbier du frère Henri Marie, qui étudiait précisément les plantes des pâturages d'altitude où pousse la gentiane jaune.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe bourgeon de pin et la fleur de sureau, la forêt et la haie\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe bourgeon de pin sylvestre (Pinus sylvestris) donne la bouteille la plus résineuse de la gamme : des parfums de promenade en forêt, puis en bouche la myrtille et le cassis, la résine de pin, un fond de verveine et de thym. La fleur de sureau noir (Sambucus nigra) prend le chemin inverse, tout en finesse florale, relevée par la gourmandise et l'acidité de la framboise sur un fond de sève de bouleau. Bourgeon d'un côté, fleur de l'autre : deux matières fragiles que la maison travaille en infusion, là où une extraction trop brutale effacerait tout.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLa feuille de sauge, la menthe et la noix verte, le trio du jardin\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa feuille de sauge (Salvia officinalis) est la plus surprenante des sept : un parfum de sauge agrémenté de menthe, de coriandre fraîche, d'agrumes et de cardamome, pour une bouche que la maison décrit comme une explosion de saveurs entièrement végétale. La menthe (Mentha) est la plus lisible et la plus consensuelle, menthe douce, verveine et citron vert, rien de plus : celle que l'on tend à quelqu'un sans avoir à lui expliquer ce qu'il boit. La noix verte (Juglans regia) ferme la marche avec son miel de tilleul, et referme la boucle sur la recette fondatrice de 1905. Trois bouteilles, trois degrés de familiarité.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eBoire une boisson Henri Marie : le service et les occasions\u003c\/h2\u003e\u003ch3\u003eLa température de service d'une boisson Henri Marie\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eCes bouteilles se servent bien fraîches, \u003cstrong\u003eentre 6 et 8 °C\u003c\/strong\u003e. À cette température, l'effervescence reste fine et l'amertume des racines garde son tranchant ; plus tièdes, elles s'empâtent. Un verre à pied vaut mieux qu'un gobelet : il concentre le nez, et c'est là que se joue l'essentiel sur des recettes aussi aromatiques. Mieux vaut les sortir du réfrigérateur au dernier moment et les ouvrir juste avant de servir, pour ne pas perdre les bulles.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eL'apéritif sans alcool et le digestif amer à la gentiane\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa maison range ses boissons sur trois moments : l'apéritif sans alcool, le digestif et la table. À l'apéritif, la gentiane est la plus convaincante : son amertume tient le rôle que joue habituellement un amer alcoolisé, et permet de servir tout le monde sans creuser d'écart entre les verres. En fin de repas, la même gentiane et la menthe prennent le relais. Pour qui ne boit pas ce soir-là, ce sont les deux bouteilles de la cave qui offrent l'amertume la plus proche de celle d'un digestif.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe gingembre Henri Marie en cocktail, un usage que la maison revendique\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eParmi les sept, le gingembre est celle que la maison désigne explicitement comme idéale en cocktail. Cela se comprend : un rhizome poivré et légèrement brûlant supporte d'être allongé sans disparaître, là où une fleur de sureau se ferait couvrir. C'est le point de contact le plus net entre ce rayon et nos étagères de spiritueux, pour qui veut composer la version sans alcool d'un verre habituel, ou construire un long drink sur une base végétale plutôt que sur un soda.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eQuestions fréquentes sur les boissons Henri Marie\u003c\/h2\u003e\u003ch3\u003eQui était le frère Henri Marie ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eUn religieux de la congrégation de la Sainte Famille, à Belley, instituteur puis directeur d'école, exilé en Italie après les expulsions religieuses de 1903. Botaniste par passion, il a étudié pendant plus de trente ans les plantes du Bugey, du Dauphiné et de la Savoie, et mis au point des liqueurs de plantes dont la Stellina et le Kario Kylon. Ses formules, laissées à sa communauté, sont à l'origine de la maison qui porte son nom.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLes boissons Henri Marie contiennent-elles de l'alcool et du sucre ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eElles ne contiennent pas d'alcool. C'est la distinction à faire avec les liqueurs historiques de la maison, qui sont, elles, distillées et vieillies en fût de chêne. Les boissons végétales sont des infusions, des décoctions et des macérations sans alcool, finement pétillantes, sucrées au sucre de canne bio en petite quantité, sans colorant ni édulcorant de synthèse.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eQuelle boisson Henri Marie choisir pour un apéritif ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa racine de gentiane, pour son amertume franche relevée de baies de genièvre : c'est la plus proche d'un amer d'apéritif. Le gingembre si l'on préfère la chaleur épicée, ou si l'on compte s'en servir comme base de cocktail. Le bourgeon de pin et la fleur de sureau conviennent mieux à un verre pris seul, hors repas.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eOù acheter les boissons Henri Marie en ligne ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eSur Trinquay. Nous portons sept références de la maison — gingembre, racine de gentiane, bourgeon de pin, fleur de sureau, noix verte, feuille de sauge et menthe — rangées auprès de nos vins et de nos spiritueux, parce qu'elles répondent aux mêmes moments de la journée : l'apéritif, la table et la fin du repas.\u003c\/p\u003e","products":[],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0953\/5121\/0316\/collections\/Henri-Marie-produit.jpg?v=1785975239","url":"https:\/\/trinquay.fr\/collections\/soft-henri-marie.oembed","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}