{"title":"Soft JM","description":"\u003cp\u003eÀ l'extrême nord de la Martinique, entre la rivière des Roches et la rivière Macouba, la rhumerie \u003cstrong\u003eJ.M\u003c\/strong\u003e distille au pied de la montagne Pelée depuis 1845. C'est l'une des maisons les plus reconnues du rhum agricole antillais, et la seule dont la canne pousse littéralement à côté de l'alambic.\u003c\/p\u003e\n\u003cp\u003eDe cette maison, Trinquay porte une boisson et une seule : le \u003cstrong\u003esirop de sucre de canne J.M\u003c\/strong\u003e, en bouteille de 70 cl. Ce n'est pas un sirop de sucre neutre — c'est un sucre de canne roux relevé de vanille et de cannelle, élaboré à la distillerie de Fonds-Préville selon une recette de famille. Cette page raconte d'où il vient et ce qu'on en fait.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLa rhumerie J.M, au pied de la montagne Pelée\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eComprendre ce sirop suppose de comprendre le lieu qui le produit, parce qu'il n'est pas fabriqué par un confiseur mais par une distillerie de rhum agricole, à partir de la même matière première que ses eaux-de-vie.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe domaine de Fonds-Préville à Macouba, depuis 1790\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eL'histoire commence avec l'habitation Macouba, devenue vers 1790 le domaine de Fonds-Préville, propriété d'Antoine Leroux-Préville. Le domaine couvre aujourd'hui trois cents hectares dans le nord-est de l'île, une zone humide et volcanique où la \u003cstrong\u003ecanne à sucre\u003c\/strong\u003e pousse dans des conditions très différentes de celles du sud de la Martinique. C'est une des plus anciennes implantations sucrières de l'île encore en activité.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eJean-Marie Martin, 1845, et les initiales apposées sur les fûts\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eEn 1845, les descendants de Leroux-Préville vendent la sucrerie à Jean-Marie Martin, qui lance la production de rhum sur le site. C'est lui qui donne son nom à la marque : il fait apposer ses initiales, J et M, sur les premiers fûts expédiés depuis le domaine. La propriété change ensuite de mains — acquise en 1895 par MM. Courmont et Audebert, puis par Alfred Dormoy en 1907 — mais les deux lettres, elles, ne bougent plus. La famille Crassous de Médeuil reprend ensuite le domaine en 1912 et l'agrandit considérablement, avant que le groupe familial martiniquais G.B.H n'acquière la distillerie en 2002. À chaque étape, la maison est restée entre les mains de familles de l'île.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLa distillerie entre la rivière des Roches et la rivière Macouba\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa distillerie de Fonds-Préville est bâtie entre deux rivières, dans un environnement de pluies abondantes et de sols volcaniques hérités de la montagne Pelée. L'eau filtrée naturellement, la biodiversité tropicale et la fraîcheur relative de cette pointe nord composent un \u003cstrong\u003eterroir\u003c\/strong\u003e reconnaissable, que la maison revendique comme le cœur de son identité. Les champs de canne bordent directement les bâtiments : entre la coupe et le broyage, il n'y a pas de transport. C'est la rivière des Roches qui alimente la distillerie en eau : filtrée par la roche volcanique, elle arrive très pure et chargée en minéraux. La maison résume son terroir en trois forces qui tirent chacune la canne dans un sens — les alizés et la pluie vers le végétal, le soleil vers le sucre et le floral.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLa canne de Macouba et l'AOC Martinique\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eLe rhum agricole se distingue de la majorité des rhums du monde par sa matière première. Cette différence explique aussi le caractère du sirop qui en découle.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe jus de canne frais, et non la mélasse\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eUn rhum de mélasse est distillé à partir d'un résidu du raffinage du sucre. Un \u003cstrong\u003erhum agricole\u003c\/strong\u003e est distillé à partir du pur jus de canne fraîchement pressé, ce qui impose de travailler vite après la coupe et donne des eaux-de-vie plus végétales, plus herbacées. C'est la voie choisie par J.M depuis l'origine, et c'est ce qui justifie la proximité immédiate des parcelles et de la distillerie. Le chiffre le dit mieux qu'un discours : plus de 75 % des cannes travaillées poussent aux abords immédiats de la distillerie et sont broyées dès leur arrivée. En amont, les plants passent huit semaines en pépinière avant quatre à cinq années de culture, et la récolte se concentre de février à juin.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLes sols volcaniques du nord de la Martinique\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eMacouba se trouve sur les contreforts de la montagne Pelée, dans une zone où les cendres volcaniques et la pluviométrie donnent à la canne un profil particulier. Ce nord de l'île n'est pas la plaine du Lamentin : la canne y mûrit autrement, et les rhums qui en sortent portent cette signature. Les sols y sont riches en andésite, la roche que la montagne Pelée a répandue sur ses pentes, et les parcelles sont bordées d'une végétation tropicale dense qui abrite des espèces endémiques. Une canne ne pousse pas de la même manière dans un tel environnement que dans une plaine sèche. Le sucre de canne travaillé pour le sirop provient du même environnement.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLa coupe, le broyage et l'appellation d'origine contrôlée\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe rhum agricole de Martinique bénéficie d'une \u003cstrong\u003eappellation d'origine contrôlée\u003c\/strong\u003e, obtenue en 1996, qui encadre les variétés de canne, les rendements, les délais entre coupe et broyage, la fermentation en cuve ouverte et la distillation en colonne créole chauffée par injection de vapeur. Reconnue par le décret du 5 novembre 1996, ce fut la première eau-de-vie blanche produite hors de métropole à obtenir une appellation. Les rhums blancs, VSOP, XO et vieux de la maison en relèvent ; le sirop, lui, n'est pas un spiritueux et ne rentre pas dans ce cadre, mais il naît dans la même distillerie et de la même canne. En pleine campagne sucrière, deux colonnes créoles en cuivre y sortent en moyenne quinze mille litres de rhum par jour, à 70 ou 73 degrés avant réduction.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLe sirop de sucre de canne J.M, la boisson de la maison\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eVoilà la référence que nous portons. Elle occupe une place particulière dans le rayon sans alcool : ce n'est pas une boisson qu'on ouvre pour la boire, c'est celle qui permet d'en fabriquer d'autres.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe sucre de canne roux, la vanille et la cannelle\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe sirop est élaboré essentiellement à partir de sucre de canne non raffiné, auquel s'ajoutent des \u003cstrong\u003earômes naturels de vanille et de cannelle\u003c\/strong\u003e. En bouche, on retrouve la rondeur et la douceur du sucre roux, prolongées par ces deux épices douces. C'est un sirop coloré, franc, dont l'empreinte se perçoit nettement dans un verre — à l'inverse d'un sirop de sucre blanc, qui n'apporte que du sucre.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eUne recette de famille, différente d'un sirop de sucre neutre\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa recette est présentée par la maison comme une recette de famille, et c'est là toute la nuance : la plupart des sirops de bar sont des sirops de sucre neutres, conçus pour sucrer sans se faire remarquer. Celui-ci assume un goût propre. Il apporte de la vanille et de la cannelle à tout ce qu'il touche, ce qui est un atout dans un ti-punch ou un rhum arrangé, et un choix à peser dans un cocktail qu'on veut très net et très citronné.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLa bouteille de 70 cl, à diluer bien frais\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe format est celui d'une bouteille de spiritueux, 70 cl, ce qui en dit long sur la place que la maison lui destine : le bar. Le sirop s'emploie à la dose, jamais en verre plein, et se sert avec des ingrédients bien frais et de la glace. Une bouteille de cette taille tient largement une saison de cocktails à la maison. J.M la présente d'ailleurs comme un sucrant à tout faire, bon pour les cocktails, la cuisine et jusqu'au café du matin, en insistant sur ce que le sirop apporte au verre au-delà du sucre.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eLe sirop de canne au bar et en cuisine\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eC'est un produit d'usage, pas de dégustation. Voici les emplois pour lesquels il a été pensé, et ceux où il rend le meilleur service.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe ti-punch : rhum agricole blanc, citron vert et sirop de canne\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe \u003cstrong\u003eti-punch\u003c\/strong\u003e est le cocktail antillais par excellence, et il tient en trois ingrédients : du rhum agricole blanc, un morceau de citron vert avec son zeste, et du sirop de canne. Pas de glace pilée, pas de shaker, pas de fioriture — on presse le citron, on ajoute le sirop, on verse le rhum, on remue. Chacun ajuste sa dose de sirop, et c'est précisément là que la vanille et la cannelle de la recette J.M se font entendre.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLe mojito et le daïquiri, relevés au sirop de canne J.M\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe mojito, avec ses feuilles de menthe, son citron vert, sa glace pilée et son eau gazeuse, réclame un sucrant liquide qui se mélange à froid : c'est exactement le rôle du sirop de canne, bien plus efficace ici que du sucre en poudre. Le daïquiri, le planteur et la caïpirinha fonctionnent sur le même principe. Dans tous ces cocktails, le sirop apporte à la fois le sucre et une texture, ce petit gras qui tient l'ensemble.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eLa limonade maison et les cocktails sans alcool sucrés au sirop\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eSans alcool, le sirop de canne donne d'excellentes boissons rafraîchissantes : eau gazeuse, jus de citron vert, quelques feuilles de menthe et une dose de sirop suffisent à faire une limonade maison ou un mojito sans alcool. Il sucre aussi un thé glacé maison, une infusion refroidie ou une citronnade. En cuisine, il s'emploie dans les desserts, les sauces et la pâtisserie, où sa vanille et sa cannelle sont un avantage plutôt qu'un accident.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch2\u003eQuestions fréquentes sur le sirop de canne J.M\u003c\/h2\u003e\n\n\u003ch3\u003eOù est produit le rhum J.M ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eÀ Macouba, dans le nord-est de la Martinique, à la distillerie de Fonds-Préville, entre la rivière des Roches et la rivière Macouba, au pied de la montagne Pelée. Le domaine remonte à 1790 et la distillation de rhum y a commencé en 1845, sous l'impulsion de Jean-Marie Martin. Les rhums de la maison relèvent de l'AOC Martinique.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eQue contient le sirop de sucre de canne J.M ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eEssentiellement du sucre de canne non raffiné, auquel la maison ajoute des arômes naturels de vanille et de cannelle, selon une recette de famille. Il est produit à la distillerie de Fonds-Préville et vendu en bouteille de 70 cl. Il ne contient pas d'alcool.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eComment doser le sirop de canne J.M dans un cocktail ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eIl n'y a pas de dose unique : le ti-punch se règle au goût de celui qui le boit, et c'est même sa règle. En repère de départ, comptez une cuillère de sirop pour une mesure de rhum et un quartier de citron vert, puis ajustez. Dans un mojito ou une limonade maison, allez plus doucement que vous ne le feriez avec un sirop neutre, la vanille et la cannelle occupant déjà de la place.\u003c\/p\u003e\n\n\u003ch3\u003eOù trouver le sirop de canne J.M en ligne ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eTrinquay référence le sirop de sucre de canne J.M dans son rayon sans alcool, aux côtés du sirop de canne guadeloupéen de Damoiseau. Sa disponibilité suit les arrivages de la rhumerie. La cave propose par ailleurs les rhums agricoles antillais avec lesquels ce sirop est fait pour être servi.\u003c\/p\u003e","products":[],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0953\/5121\/0316\/collections\/Distillerie-JM-produit.jpg?v=1785975235","url":"https:\/\/trinquay.fr\/collections\/soft-jm.oembed","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}