{"title":"Whisky Aberlour","description":"\u003cp\u003eUne bouteille de 1898 retrouvée derrière une plaque de cuivre en pleins travaux, un puits associé à un saint irlandais, et deux bois travaillés côte à côte depuis des décennies : le whisky Aberlour a construit sa signature sur un croisement de fûts et sur un épisode d'atelier. Cette page rassemble nos embouteillages de la distillerie.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eWhisky Aberlour, une distillerie au confluent du Lour Burn et de la Spey\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eLa distillerie occupe le bas du village d'Aberlour, dans le Speyside, à l'endroit où le Lour Burn rejoint la Spey. Le nom du village vient du gaélique et dit exactement cela, la bouche du ruisseau bavard. Elle est adossée au massif du Ben Rinnes, dont les pentes alimentent les sources du secteur, et elle appartient à la génération de distilleries qui a fait du Speyside le bassin le plus dense d'Écosse. La page consacrée au Speyside dans notre cave revient sur ce que la région protégée recouvre exactement.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eJames Fleming et la fondation de 1879\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe fondateur, \u003cstrong\u003eJames Fleming\u003c\/strong\u003e, était un homme du cru, marchand de grain puis exploitant : il avait pris à bail la distillerie de Dailuaine, à Carron, pendant une dizaine d'années avant de bâtir la sienne. Aberlour sort de terre en 1879 et produit à partir de la fin de l'année suivante. Fleming a laissé son nom au village autant qu'à la distillerie : le petit hôpital d'Aberlour et la passerelle suspendue qui franchit la Spey ont tous deux été financés par son legs, quelques années après sa mort.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe site de la source de St Drostan\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eFleming implante sa distillerie près d'un puits attaché au nom de saint Drostan, missionnaire irlandais associé à la région, dont la tradition locale dit qu'il y baptisait. Sécuriser une eau de source pérenne était le premier enjeu d'un fondateur, avant même le bâtiment. Le choix vaut aujourd'hui encore comme argument de la marque, et il rappelle qu'une distillerie du Speyside se choisit d'abord un point d'eau, ensuite un terrain. Les sources qui alimentent aujourd'hui la production ne sont pas toutes documentées de la même façon selon les publications, et la maison communique surtout sur ce puits.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eL'incendie de 1898 et la reconstruction\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eUn incendie ravage le site en \u003cstrong\u003e1898\u003c\/strong\u003e et emporte une bonne partie des bâtiments. La reconstruction qui suit donne à la distillerie une part de son allure actuelle. C'est de cette année-là que date la bouteille retrouvée près de quatre-vingts ans plus tard lors de travaux, enveloppée dans un journal qui relatait précisément l'incendie. L'anecdote aurait pu en rester là ; elle a fini par produire l'embouteillage le plus reconnaissable de la maison. Il faut attendre les années 1970 pour que quelqu'un remette la main dessus, et la fin des années 1990 pour que la maison en tire une bouteille.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eL'outil et les propriétaires successifs d'Aberlour\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eLa distillerie a changé de mains plusieurs fois sans jamais s'arrêter durablement. Chaque propriétaire a laissé une trace, sur la capacité d'abord, sur la façon de vendre le malt ensuite. Retracer cette chaîne aide à lire les bouteilles anciennes, car un embouteillage des années 1970 et un embouteillage d'aujourd'hui ne sortent ni du même outil ni de la même politique commerciale. C'est vrai de toute distillerie ancienne, mais particulièrement ici, où le changement de propriétaire a coïncidé avec un changement de marché.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eDe Robert Thorne \u0026amp; Sons à S. Campbell \u0026amp; Sons\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eFleming vend en 1892 à Robert Thorne et fils, qui exploitent la distillerie une trentaine d'années. Elle passe ensuite à une famille de brasseurs de Manchester, puis, en \u003cstrong\u003e1945\u003c\/strong\u003e, à S. Campbell et fils. C'est sous ce dernier nom que le malt commence à circuler plus largement, notamment en France, un marché qui a joué très tôt un rôle particulier pour cette maison et qui explique sa notoriété française.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003ePernod Ricard et Chivas Brothers depuis 1975\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003ePernod Ricard rachète le groupe Campbell en \u003cstrong\u003e1975\u003c\/strong\u003e, ce qui fait entrer Aberlour dans un ensemble français. La distillerie rejoint ensuite le pôle écossais du groupe, Chivas Brothers, au début des années 2000. Le propriétaire a annoncé en 2022 un programme d'agrandissement portant sur ce site et sur un autre du Speyside, destiné à augmenter la capacité et à réduire la consommation d'énergie de la production. Un tel chantier ne change pas la recette, il change l'échelle et l'empreinte de la production, deux sujets distincts qu'il vaut mieux ne pas confondre.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eQuatre alambics depuis les travaux de 1973\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa salle de distillation compte \u003cstrong\u003equatre alambics\u003c\/strong\u003e, deux de chauffe et deux de repasse, installés lors de la campagne de travaux du début des années 1970. C'est à cette occasion, en déposant une plaque, que des ouvriers sont tombés sur la bouteille de 1898. L'analyse en laboratoire de ce qui restait au fond a montré un assemblage d'âges variés, entièrement élevé en chêne européen et embouteillé sans réduction. Ce rapport de laboratoire est devenu, vingt ans plus tard, le cahier des charges d'une bouteille.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eLa double maturation, grammaire du whisky Aberlour\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eLa maison ne travaille pas un bois, elle en travaille deux en parallèle. Une partie du distillat va en fût de chêne américain ayant contenu du bourbon, une autre en fût de chêne européen ayant contenu du xérès, et les deux sont réunies avant la mise en bouteille. Cette double maturation est le fil conducteur de la gamme, et la mention figure explicitement sur plusieurs étiquettes.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe chêne américain ex-bourbon\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe chêne américain est dense, peu poreux, et riche en composés qui donnent la vanille et la noix de coco. Ayant servi au bourbon, le fût a déjà cédé ses tanins les plus durs, et il apporte au malt de la douceur, une couleur claire et un registre de céréale grillée. Employé seul, il donne un whisky lisible mais parfois un peu droit : c'est précisément ce que la seconde moitié de l'élevage vient corriger.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLes butts d'Oloroso en chêne espagnol\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe butt est la grande pièce du xérès, environ cinq cents litres, en chêne européen. Ayant contenu de l'Oloroso, un xérès élevé au contact de l'air, il apporte des fruits secs, du raisin de Corinthe, de la noix et une amertume douce en finale. Le chêne européen est plus poreux et plus tannique que l'américain, il travaille donc plus vite et plus fort, et il faut savoir l'arrêter à temps.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eCe que la mention Double Cask Matured recouvre\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eCette formule signifie que le whisky a été élevé dans les deux types de fût, puis assemblé, et non qu'il a été fini quelques mois dans un second bois. La différence est réelle : une double maturation fait porter les deux bois sur toute la durée de l'élevage, tandis qu'une finition dépose une couche tardive sur une base déjà constituée. Les deux méthodes existent, elles ne donnent pas le même équilibre. Sur une étiquette, la formule employée renseigne donc sur la méthode, à condition de la lire pour ce qu'elle dit.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eChoisir un whisky Aberlour\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eLa gamme se lit selon deux axes. D'un côté les embouteillages d'âge, où la double maturation se déploie sur douze, seize ou dix-huit ans. De l'autre les embouteillages sans mention d'âge, qui poussent le curseur vers le xérès ou vers le degré naturel. À cela s'ajoutent les fûts choisis par des embouteilleurs indépendants, qui montrent le distillat sous d'autres bois.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eA'bunadh, le brut de fût numéroté par lots\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eA'bunadh signifie l'origine en gaélique. L'embouteillage est né à la fin des années 1990 d'une volonté de retrouver le profil du flacon de 1898 : uniquement des butts d'Oloroso, aucune réduction, aucune mention d'âge. Il paraît par lots numérotés, et chaque lot titre à un degré différent, en général au-delà de 59 %. Noter ce numéro est le seul moyen de comparer deux bouteilles portant le même nom.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eCasg Annamh et les embouteillages sans mention d'âge\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eCasg Annamh veut dire fût rare en gaélique. La bouteille est élevée en plusieurs bois, dont des fûts de xérès Oloroso, et sort à 48 %, également par lots. Un whisky sans mention d'âge n'est pas un whisky jeune mal assumé : l'absence de chiffre laisse à l'assembleur la liberté de composer sur des fûts d'âges différents, et le degré comme le bois deviennent alors les repères utiles.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eAberlour chez les embouteilleurs indépendants\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe malt d'Aberlour circule aussi chez des embouteilleurs qui achètent des fûts et les mettent en bouteille sous leur propre étiquette, souvent fût par fût, sans filtration à froid ni colorant, et au degré naturel. Ces bouteilles portent l'année de distillation, l'âge et parfois le numéro de fût. Elles donnent une lecture différente du distillat, hors de la trame de double maturation voulue par la maison.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eQuestions fréquentes sur le whisky Aberlour\u003c\/h2\u003e\u003ch3\u003eOù se trouve la distillerie Aberlour ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eDans le village d'Aberlour, en Écosse, dans le Speyside, à la rencontre du Lour Burn et de la Spey, au pied du massif du Ben Rinnes. Elle a été fondée en 1879 par James Fleming et appartient aujourd'hui à Chivas Brothers, filiale de Pernod Ricard.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eQue veut dire A'bunadh ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eC'est un mot gaélique qui signifie l'origine. Il désigne un embouteillage sans mention d'âge, élevé uniquement en butts d'Oloroso et mis en bouteille au degré du fût, conçu pour retrouver le profil d'une bouteille de 1898 découverte dans les murs de la distillerie lors de travaux.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eQu'est-ce qu'une double maturation en fût ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eC'est un élevage mené en parallèle dans deux types de fût, ici le chêne américain ex-bourbon et le chêne européen ayant contenu de l'Oloroso, avant assemblage. Elle se distingue d'une finition, qui consiste à transvaser un whisky déjà élevé dans un second fût pour une durée courte.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eQuel whisky Aberlour choisir chez Trinquay ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eUn embouteillage d'âge en double maturation donne la lecture la plus fidèle de la maison. Un brut de fût entièrement élevé en Oloroso pousse le xérès au premier plan. Un fût unique d'embouteilleur montre le distillat sous un autre bois. Notre équipe vous oriente selon le registre que vous cherchez.\u003c\/p\u003e","products":[],"url":"https:\/\/trinquay.fr\/collections\/whisky-aberlour.oembed","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}