{"title":"Whisky Alfred Giraud","description":"\u003cp\u003eUn whisky de malt qui termine son vieillissement dans des fûts ayant porté de très vieux cognacs, assemblé par des hommes venus de la maîtrise de chai charentaise plutôt que de la distillation écossaise : Alfred Giraud a construit sa signature sur un geste emprunté au cognac. Cette page réunit nos bouteilles de la maison et explique ce que son travail d'assemblage et son choix des bois changent dans le verre.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eAlfred Giraud, un whisky de malt français né dans le monde du cognac\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eLa maison ne vient pas du whisky. Elle vient d'une famille installée à Cognac, où l'on fabrique des fûts et où l'on suit des eaux-de-vie pendant des décennies avant de décider de leur assemblage. Ce point de départ commande presque tout ce qui suit : la matière première est achetée à des distilleries françaises, le bois est choisi avec un œil de tonnelier, et l'assemblage occupe la place que la distillation tient dans une maison écossaise.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eUne famille de tonneliers et de maîtres de chai à Cognac\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa Fédération du Whisky de France décrit les Giraud comme une famille de tonneliers et de maîtres de chai de Cognac, établie là depuis plusieurs générations. La maison de whisky porte le nom d'un aïeul de cette lignée et a été fondée par Philippe Giraud. Les sources publiques ne s'accordent ni sur l'année de cette création ni sur le degré exact de parenté, et nous ne tranchons pas à leur place : le métier de la famille, lui, est documenté.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eCe que la maison assemble, et ce qu'elle ne distille pas\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eÉcrire « la distillerie Alfred Giraud » serait inexact. La maison achète des distillats de malt à des distilleries françaises, les élève séparément dans des bois qu'elle choisit, puis les marie. Ce métier porte un nom dans le whisky, celui d'assembleur, et un autre en Charente, celui de maître de chai. \u003cstrong\u003eLe liquide vient d'ailleurs, la signature vient d'ici\u003c\/strong\u003e, du bois retenu et de la façon dont les lots sont réunis avant la mise en bouteille.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eSaint-Palais-de-Négrignac, l'adresse charentaise du whisky Alfred Giraud\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa maison est adossée à la distillerie de Saint-Palais, à Saint-Palais-de-Négrignac, en Charente-Maritime, entre Bordeaux et Cognac. Le site appartient à la famille Nau, qui y distille du cognac depuis 1830, et il réunit quatorze alambics charentais de vingt-cinq hectolitres ainsi qu'un atelier de brassage. La distillation du cognac et celle du malt s'y partagent l'année, chacune sur sa saison, ce qui reste peu courant dans le whisky.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eL'assemblage, le métier central du whisky Alfred Giraud\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eUn assemblage de malts ne se juge pas comme un single malt : il ne prétend pas dire un lieu, il cherche une forme que ses composants n'ont pas seuls. La maison revendique ce parti pris et explique qu'assembler lui permet d'obtenir un whisky plus complexe que la somme de ses parties. Trois gestes le composent, le choix des distillats, leur élevage séparé dans des bois distincts, puis le mariage final.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003ePlusieurs distillats de malt français réunis dans une même bouteille\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLes créations de la maison portent la mention de triple malt : elles réunissent trois distillats de malt français, chacun élevé dans un bois différent avant l'assemblage. Aucun n'est présenté comme un composant majoritaire figé et aucune recette chiffrée n'est publiée. La maison sort par ailleurs ses bouteilles en séries annuelles limitées, ce qui rend chaque édition tributaire des lots dont elle dispose cette année-là.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eL'orge et le maltage, ce que la maison publie sur sa matière\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eL'orge est française et le maltage est confié à la malterie de Rozelieures, en Lorraine, deux points sur lesquels les sources spécialisées convergent. Le site de Saint-Palais dispose en outre de son propre atelier de brassage, ce qui permet de suivre la fabrication du moût sur place plutôt que de la sous-traiter. Sur le reste de la chaîne, la maison reste discrète, et nous n'écrivons pas ce qu'elle ne publie pas.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe marrying, une étape de vieillissement empruntée au cognac\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe marrying désigne le temps que des lots déjà réunis passent ensemble, dans un même contenant, avant la mise en bouteille. En Charente, ce temps de mariage fait partie du métier depuis longtemps. Alfred Giraud l'applique au whisky en rassemblant ses malts dans des fûts ayant contenu de très vieux cognacs : \u003cstrong\u003el'étape n'ajoute rien au liquide\u003c\/strong\u003e, elle laisse ses composants se fondre et le bois céder ce qu'il avait gardé.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eLes bois qui signent un whisky de malt Alfred Giraud\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eTrois familles de fûts reviennent dans les créations de la maison, et chacune tient un rôle distinct. Le chêne français neuf apporte la charpente, le chêne américain la rondeur, le fût de cognac la longueur et la part sucrée de la finale. La mention de triple bois, portée sur les étiquettes à côté de celle de triple malt, dit exactement cela : trois élevages menés en parallèle avant d'être réunis.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe chêne français neuf de la forêt du Limousin\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe chêne du Limousin est un bois à grain large, retenu de longue date en Charente pour le vieillissement des eaux-de-vie. Neuf, il cède vite ses tanins et ses notes de bois vert, d'épice et de vanille sèche. Employé sur un distillat de malt, il donne une structure qu'un fût ayant déjà servi ne donne pas. La maison le tire d'une exploitation forestière familiale, ce qui lui laisse la main sur le choix des merrains.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe chêne américain et son rôle dans l'assemblage\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe chêne blanc américain a un grain plus serré et une lactone plus marquée, ce qui se traduit par la noix de coco, la vanille et une texture ronde. La maison l'emploie neuf, et non sous la forme de barils ayant déjà porté du bourbon : le bois n'a donc pas été lessivé par un premier remplissage et il parle plus fort. C'est le contrepoint souple du chêne français, sur le même assemblage.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eL'affinage final en fûts de très vieux cognac\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eC'est la signature de la maison, et la raison pour laquelle ses whiskies sont souvent décrits en termes de viennoiserie et d'épices douces. Les fûts retenus ont porté des cognacs très âgés, parfois pendant des décennies, et arrivent chargés d'une matière que le malt vient chercher. L'accès à ces contenants passe par les relations de la famille dans la région, un avantage qu'aucune technique ne remplace.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eS'orienter dans la gamme de whisky Alfred Giraud\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eLa gamme se lit sur deux axes : la présence ou non de tourbe, et le degré d'exploration du bois. Les deux créations les plus diffusées ouvrent la voie, les suivantes déplacent un paramètre à la fois. Toutes paraissent en séries limitées annuelles, ce qui explique que l'année de mise en bouteille change d'une sortie à l'autre sans que le nom de la création bouge.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eHéritage, le triple malt non tourbé de la maison\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eHéritage réunit trois distillats de malt français que la maison présente comme non tourbés, élevés dans les trois bois décrits plus haut avant un mariage final en fût de très vieux cognac. Il titre 45,9 %, sans filtration à froid et sans coloration ajoutée. La maison en décrit le nez par la viennoiserie et la brioche beurrée, la bouche par une note herbacée qui succède au malt grillé, puis la vanille et la muscade.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eHarmonie et la part de tourbe dans l'assemblage\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eHarmonie reprend le principe du triple malt en y introduisant une part tourbée légère. Le mot compte : il ne s'agit pas d'un whisky fumé au sens des malts d'Islay, mais d'un assemblage dont une fraction du distillat provient d'orge maltée à la tourbe. Notre page consacrée au whisky tourbé détaille ce que le chiffre de phénols mesure, et surtout à quel stade de la fabrication il se relève.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eVoyage, Horizon et les autres créations de la gamme\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa maison publie aussi Voyage, Horizon, Intrigue, Une Odyssée et Éclat. Chacune déplace un paramètre, le plus souvent le bois de finition ou la proportion des distillats retenus. Ces créations paraissent en volumes réduits et ne se reconduisent pas toutes d'une année sur l'autre : lire l'étiquette avant le nom de gamme reste le réflexe utile, c'est elle qui porte le degré et l'année de mise en bouteille.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eQuestions fréquentes sur le whisky Alfred Giraud\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eQuatre questions reviennent sur cette maison charentaise : ce qu'elle est exactement, son rattachement au whisky français, le sens de la double mention portée sur ses étiquettes, et le choix d'une première bouteille pour la découvrir. Les réponses tiennent à ce que la maison publie elle-même et à ce que les textes français reconnaissent aujourd'hui en matière d'indication géographique pour le whisky.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eAlfred Giraud est-il une distillerie ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eNon. C'est une maison de whisky de malt : elle achète des distillats à des distilleries françaises, les élève et les assemble. Elle est adossée à la distillerie de Saint-Palais, à Saint-Palais-de-Négrignac en Charente-Maritime, exploitée par la famille Nau, mais ce site n'est pas la maison. Il produit, elle assemble et elle élève. La formule « la distillerie Alfred Giraud » est donc à éviter.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe whisky Alfred Giraud est-il un whisky français ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eOui, au sens de l'origine : ses malts sont distillés en France et son élevage se fait en Charente-Maritime. En revanche, aucune indication géographique « whisky de France » n'existe à ce jour. Deux indications géographiques whisky seulement sont reconnues dans le pays, celle de Bretagne et celle d'Alsace. « Whisky français » désigne donc une origine, pas une appellation protégée.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eQue veut dire « triple malt, triple wood » chez Alfred Giraud ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eQue la bouteille réunit trois distillats de malt distincts, élevés chacun dans un type de fût différent, avant d'être assemblés puis mariés dans un contenant commun. Le premier terme parle du liquide, le second du bois. Ni l'un ni l'autre n'est une catégorie légale : ce sont des mentions commerciales, employées par la maison pour décrire sa méthode de fabrication.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eQuel whisky Alfred Giraud choisir chez Trinquay ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003ePour découvrir la signature de la maison, Héritage montre le triple malt non tourbé et le passage final en fût de très vieux cognac. Pour lire une tourbe discrète, Harmonie déplace ce seul paramètre. Trinquay est une cave en ligne au sourcing direct auprès des domaines et des distilleries : chaque bouteille porte sa fiche, son degré et ses notes de dégustation, et notre conseil personnalisé répond avant l'achat.\u003c\/p\u003e","products":[],"url":"https:\/\/trinquay.fr\/collections\/whisky-alfred-giraud.oembed","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}