{"title":"Whisky Amrut","description":"\u003cp\u003eLe whisky indien s'est longtemps vendu au volume, et rarement sous forme de malt d'orge. Une maison de Bangalore a pris le chemin inverse et présenté son premier single malt à Glasgow, en plein pays du scotch. Cette page réunit ce qui porte le nom d'Amrut, et commence par l'histoire de la maison, avant le climat qui fait tout le reste du travail.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eAmrut Whisky, le premier single malt indien\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eAmrut Distilleries est une maison de Bangalore, dans le Karnataka, au sud de l'Inde. Elle produit de l'alcool depuis 1948, mais son nom a franchi les frontières pour une autre raison : elle a sorti le premier single malt indien, en 2004. L'Inde fabriquait déjà du whisky en très grande quantité, le plus souvent à partir de mélasse. La maison, elle, a pris le chemin de l'orge maltée, et il lui a fallu trois décennies pour le mener au bout.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eBangalore, 1948, la fondation d'Amrut Distilleries\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eAmrut Distilleries est fondée à Bangalore en 1948 par Radhakrishna Rao Jagdale, un an après l'indépendance de l'Inde. La maison passe ses premières décennies sur d'autres alcools que le malt, dans un marché intérieur immense. Rien, à cette date, ne laisse prévoir un single malt : l'entreprise est une distillerie de spiritueux parmi d'autres, installée dans une ville qui n'a aucune tradition de malt derrière elle et aucun voisin dont s'inspirer.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe virage vers le malt engagé par Neelakanta Rao Jagdale\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eNeelakanta Rao Jagdale, fils du fondateur, entre dans l'entreprise en 1972 et en prend la direction en 1976. C'est lui qui engage la maison sur la voie du malt d'orge, à rebours de ce que produisait alors l'essentiel de l'industrie indienne. Le pari demande du temps : il faut installer la production, constituer un stock de fûts, puis attendre. Trente ans séparent son arrivée dans l'entreprise du lancement qui a fait connaître le nom hors du pays.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe lancement du single malt à Glasgow en 2004\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eAmrut lance son premier single malt en 2004, et il le lance à Glasgow, au cœur du pays du scotch. Le choix du lieu vaut déclaration : présenter un malt indien devant un public écossais, c'est accepter d'être jugé sur le terrain le plus exigeant qui soit. La catégorie du single malt indien commence à cette date, et d'autres maisons du pays s'y sont engagées depuis, ce qui replace Amrut dans une histoire qu'elle a ouverte.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eCe que le climat de Bangalore fait à un fût de whisky\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eLe whisky d'Amrut est distillé et élevé à Bangalore. La température y est plus élevée et plus régulière qu'en Écosse, et un fût n'y travaille pas au même rythme. C'est le fait le plus déterminant de la maison, plus encore que la céréale : il commande la durée d'élevage, le volume qui disparaît chaque année, et l'âge que l'étiquette peut raisonnablement afficher. Tout le reste de la gamme se lit à travers cette donnée.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eL'orge du nord de l'Inde distillée dans le Karnataka\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eL'orge vient du nord de l'Inde, où elle est cultivée, puis descend vers le sud pour être distillée dans le Karnataka. La distillation et le vieillissement se font à Bangalore. Cette séparation entre la région de culture et la région de production n'a rien d'exotique : elle vaut aussi pour bien des distilleries écossaises, qui achètent leur orge maltée loin de leurs alambics. Ce qui se joue vraiment sur place, c'est le fût.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLa part des anges sous climat tropical\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eOn appelle part des anges le volume de liquide qui s'évapore chaque année à travers le bois du fût. Sous un climat tempéré, elle reste modeste et le tonneau donne sa matière lentement. Sous un climat chaud, elle est bien plus forte, les échanges entre le bois et le liquide s'accélèrent, et le fût rend beaucoup plus vite ce qu'il a à donner. Un whisky élevé à Bangalore reçoit donc en peu d'années une extraction considérable.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003ePourquoi un malt indien affiche rarement un grand âge\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa conséquence se lit sur les étiquettes. Un malt indien de quatre ou cinq ans a déjà pris au bois ce qu'un écossais du même âge n'a pas encore reçu, et la maison n'a aucune raison de le laisser davantage : au-delà, la part des anges emporte le fût. Comparer les âges d'un pays à l'autre n'a donc pas grand sens. L'âge annoncé reste, ici comme ailleurs, celui du composant le plus jeune de l'assemblage.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eLes embouteillages qui ont fait le nom d'Amrut\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eTrois bouteilles résument les partis pris de la maison, et chacune répond à une question différente. \u003cstrong\u003eFusion\u003c\/strong\u003e mêle deux orges d'origines opposées. Two Continents fait vieillir un même malt sous deux climats. Triparva change le nombre de passages à l'alambic. Aucune des trois n'est un exercice décoratif : ce sont trois façons de déplacer une variable de fabrication et de regarder ce qu'elle produit dans le verre.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eFusion, l'orge indienne et l'orge tourbée d'Écosse\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eFusion réunit de l'orge indienne, non tourbée, et de l'orge maltée tourbée venue d'Écosse. Les deux sont maltées séparément avant d'être réunies, ce qui donne son nom à la bouteille. La tourbe n'est donc pas indienne : elle arrive avec la céréale importée. Et comme partout, elle se mesure sur l'orge maltée après touraillage, jamais dans la bouteille, ce que notre page consacrée au whisky tourbé explique en détail.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eTwo Continents et la maturation sur deux continents\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eTwo Continents doit son nom à son parcours : le malt commence son élevage en Inde, puis le termine en Europe. Deux climats travaillent donc le même liquide, l'un rapide, l'autre lent, et la bouteille porte la trace des deux. La maison publie cet embouteillage par éditions numérotées, dont la quatrième figure à notre catalogue. Chaque édition repose sur des fûts différents, ce qui interdit de les tenir pour interchangeables.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eTriparva et la triple distillation indienne\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eTriparva signifie en trois parties, et le nom décrit le procédé : le malt passe trois fois à l'alambic au lieu de deux. Une distillation supplémentaire retire de la matière lourde et donne un distillat plus fin. La maison le présente comme le premier single malt indien distillé trois fois. L'orge employée est indienne et non tourbée, ce qui isole bien la variable : ici, c'est le nombre de passages qui change, et lui seul.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eChoisir un whisky Amrut\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eLa gamme se lit sur trois axes, le bois, la tourbe et l'origine de l'embouteillage. Les fûts ex-bourbon donnent la lecture la plus directe du distillat. Les finitions en fût de porto ou de rhum ajoutent une couche par-dessus. Les versions tourbées et non tourbées se répondent d'une bouteille à l'autre. Reste une dernière ligne de partage, celle qui sépare les mises en bouteille de la maison de celles d'un tiers.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLes fûts ex-bourbon et les finitions de la maison\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe fût ex-bourbon est le contenant de référence, celui qui laisse le distillat le plus lisible. À côté, on trouve des passages en fût de porto et des fûts ayant contenu du rhum, dont un fût venu de Caroni, à Trinité-et-Tobago. Ces finitions ne se lisent pas comme des versions améliorées du même whisky : elles déplacent le curseur dans une direction précise, et l'étiquette dit toujours laquelle.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLes embouteillages tourbés et ceux qui ne le sont pas\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eUne partie de la gamme revendique de la tourbe, une autre non, et les deux coexistent sans hiérarchie. Un embouteillage non tourbé n'est pas un tourbé raté, il répond à une autre attente. Sur une fiche, un niveau de tourbe à zéro dit seulement que le producteur ne revendique aucune tourbe : ce n'est pas le résultat d'une mesure. Quand la maison veut de la fumée, elle l'écrit sur l'étiquette, avec la mention Peated.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLes fûts d'Amrut choisis par un embouteilleur indépendant\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe malt de la maison passe aussi entre les mains d'embouteilleurs indépendants, qui achètent un fût et le mettent en bouteille sous leur propre étiquette. La bouteille porte alors deux noms : celui de la distillerie qui a fait le liquide, et celui de la maison qui a choisi le tonneau et décidé du moment de la mise en bouteille. Notre page consacrée aux embouteilleurs indépendants détaille ce que cette double signature engage.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eQuestions fréquentes sur le whisky Amrut\u003c\/h2\u003e\u003ch3\u003eOù est distillé le whisky Amrut ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eÀ Bangalore, dans l'État du Karnataka, au sud de l'Inde. L'orge vient du nord du pays, la distillation et le vieillissement se font sur place. La maison, Amrut Distilleries, a été fondée dans cette ville en 1948 et son premier single malt est sorti en 2004. Le climat de Bangalore joue un rôle direct dans le résultat, puisqu'il accélère nettement les échanges entre le bois et le liquide.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eQu'est-ce qu'Amrut Fusion ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eC'est un single malt qui réunit deux orges maltées d'origines différentes : une orge indienne non tourbée et une orge tourbée venue d'Écosse, maltées séparément puis réunies. D'où le nom de la bouteille. La fumée provient donc de la céréale importée et non d'une tourbe indienne, et elle se mesure sur cette céréale, avant même le brassage. Fusion fait partie des embouteillages permanents de la gamme.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003ePourquoi un whisky indien vieillit-il plus vite ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eParce que la chaleur accélère les échanges entre le liquide et le bois, et augmente la part des anges, ce volume qui s'évapore chaque année à travers le fût. Sous le climat de Bangalore, un tonneau rend en quelques années ce qu'un fût écossais met bien plus longtemps à donner. Un malt indien de quatre ou cinq ans n'est donc pas un whisky jeune au sens où on l'entend en Écosse.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eQuel whisky Amrut choisir chez Trinquay ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eCommencez par un embouteillage en fût ex-bourbon si vous voulez lire le distillat sans détour. Prenez Fusion si la fumée vous intéresse, Triparva si c'est le procédé qui vous attire, Two Continents si c'est l'effet du climat. Pour un fût unique, regardez le millésime, la durée d'élevage et le nom de celui qui a choisi le tonneau. Écrivez-nous si vous hésitez entre deux bouteilles de la maison.\u003c\/p\u003e","products":[],"url":"https:\/\/trinquay.fr\/collections\/whisky-amrut.oembed","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}