{"title":"Whisky Asta Morris","description":"\u003cp\u003eIngooigem n'est pas le nom que l'on s'attend à lire au dos d'une bouteille de single malt écossais. C'est pourtant l'adresse d'Asta Morris, maison belge qui achète ses fûts un par un et les habille de couleurs franches. Cette page rassemble nos embouteillages Asta Morris et raconte la maison, son fondateur et sa façon de trancher devant un fût.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eAsta Morris, un embouteilleur belge de whisky\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eAsta Morris n'a ni alambic, ni champ d'orge, ni chai de distillerie. La maison achète des fûts, les suit, puis les met en bouteille sous son nom. Ce métier n'exige aucune implantation en Écosse, et il s'est développé sur le continent au rythme de la culture du malt. Asta Morris en est devenue l'une des signatures les plus suivies, et son histoire tient d'abord à celle d'un dégustateur passé de l'autre côté du comptoir.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eBert Bruyneel et la fondation d'Asta Morris\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003e\u003cstrong\u003eBert Bruyneel fonde Asta Morris en 2009.\u003c\/strong\u003e Il ne vient pas de l'industrie du spiritueux : il écrivait sur le whisky et animait des dégustations avant de créer la maison, et il avait cofondé en 1999 la société de dégustation Wee Dram, en Belgique. Cette trajectoire se lit dans les choix opérés depuis, où l'on reconnaît le réflexe du dégustateur plutôt que celui du négociant. La sélection reste resserrée, et elle porte une signature identifiable d'une année sur l'autre.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eIngooigem, la Belgique et le whisky\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa maison est installée à Ingooigem, en Belgique, et c'est de là que partent ses embouteillages. Un embouteilleur indépendant n'a besoin que de fûts, d'un lieu pour les garder et d'un palais pour trancher : rien ne l'oblige à s'installer près des distilleries qu'il achète. Le pays compte de longue date des amateurs organisés en cercles de dégustation, et c'est dans ce milieu qu'Asta Morris s'est d'abord fait connaître, avant que ses bouteilles ne circulent bien au-delà de ses frontières.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLes étiquettes colorées d'Asta Morris\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa maison construit ses étiquettes sur la couleur. Chaque embouteillage reçoit sa teinte, pleine et franche, qui sert de repère d'une bouteille à l'autre bien plus que d'habillage décoratif. Le reste de l'information tient en quelques lignes sobres : la distillerie quand elle peut être nommée, l'année, l'âge, le fût, le degré. L'ensemble donne des rangées de flacons très reconnaissables, et beaucoup d'amateurs se repèrent dans la production de la maison par la couleur avant même de lire le texte.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eLa signature d'un embouteillage Asta Morris\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eTrois traits reviennent d'une bouteille à l'autre : un fût à la fois, un degré laissé le plus souvent tel quel, et une sélection qui ne cherche pas la référence évidente. Ce n'est pas une doctrine affichée, c'est une manière de faire qui se vérifie flacon après flacon. Elle a une conséquence directe pour qui achète : deux bouteilles de la même distillerie signées Asta Morris ne se ressemblent pas nécessairement, et c'est même le principe.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe fût unique et l'absence de réduction\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eAsta Morris travaille fût par fût. Un fût donne un nombre limité de bouteilles, et lorsqu'il est vide la référence disparaît sans jamais revenir à l'identique. La maison embouteille le plus souvent sans réduction, c'est-à-dire sans ajout d'eau pour ramener le whisky à un degré rond : le chiffre imprimé est alors celui du fût. Le nuance compte, il s'agit d'un usage dominant et non d'une règle absolue, et le degré porté sur l'étiquette fait foi.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eCe qu'un numéro de fût dit, et ce qu'il ne dit pas\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eQuand il figure, le numéro de fût identifie le contenant d'où sort la bouteille, rien d'autre : ni son âge, ni sa qualité, ni son rang dans le tirage. Il sert surtout à rapprocher deux flacons issus du même bois, et à comprendre pourquoi deux embouteillages voisins d'une même distillerie divergent. Le nombre de bouteilles tirées dépend du volume du fût et de ce que l'évaporation a emporté pendant l'élevage, jamais d'un calibrage décidé à l'avance.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eCe que l'embouteilleur choisit que la distillerie n'aurait pas choisi\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eUne gamme officielle doit rester fidèle à elle-même. Un fût très marqué par son bois, très sec ou franchement atypique y trouve rarement sa place, et il part le plus souvent à l'assemblage. C'est exactement le genre de fût qu'un embouteilleur indépendant peut retenir, parce qu'il ne promet à personne de recommencer. Asta Morris va chercher cette singularité plutôt que la référence attendue, ce qui explique la présence de distilleries rarement vues sous leur propre étiquette, comme Teaninich, Glenburgie ou Strathmill.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eLes distilleries embouteillées par Asta Morris\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eLes distilleries passées entre les mains de la maison dessinent une carte assez large : le Speyside y domine, les Highlands suivent, les Lowlands et le whisky de grain apparaissent, et le Japon fait une incursion. Aucune de ces maisons n'appartient à l'embouteilleur, qui reste un acheteur de fûts et rien de plus. Les connaître aide surtout à savoir où chercher quand on aime déjà un profil et qu'on souhaite l'entendre autrement.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLes malts du Speyside et des Highlands\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe Speyside fournit l'essentiel de la sélection : BenRiach, Glenburgie, Craigellachie, Dailuaine, Glen Moray, Glenrothes et Strathmill sont passés par les fûts de la maison. Les Highlands répondent avec Ardmore, Teaninich, Fettercairn et Macduff. On y croise aussi bien des malts fruités, taillés pour l'assemblage et rarement embouteillés seuls, que des profils plus charpentés. Notre cave garde par exemple un Ardmore distillé en 2008 et embouteillé au terme de dix années de fût.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLes whiskies de grain et les malts des Lowlands\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eNorth British apporte le versant grain : un whisky né d'autres céréales que la seule orge maltée, distillé en colonne, plus rond et plus doux qu'un malt, et connu pour supporter de très longs élevages. Auchentoshan représente les Lowlands, la région du sud de l'Écosse dont les malts passent pour légers et faciles d'accès. Ces deux références élargissent la sélection au-delà du malt de dégustation attendu, et offrent des points d'entrée moins intimidants pour qui découvre le fût unique.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eShizuoka et les fûts japonais\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eShizuoka fait entrer le Japon dans la sélection, et témoigne d'un mouvement plus large : les embouteilleurs européens achètent désormais des fûts hors d'Écosse. Attention toutefois à la mention Japanese Whisky, qui répond au Japon à une norme professionnelle et volontaire entrée en vigueur le 1er avril 2021. Celle-ci exige notamment un vieillissement et une mise en bouteille sur place, si bien qu'un embouteillage réalisé en Europe ne peut pas s'en réclamer, quelle que soit l'origine du distillat.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eDéguster un whisky Asta Morris\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eUn embouteillage de fût unique se goûte sans grille toute faite, puisque rien ne garantit que la bouteille suivante ressemblera à celle-ci. Quelques gestes simples suffisent pourtant à lui laisser sa chance : la forme du verre, un peu de patience avant la première gorgée, et une eau ajoutée avec prudence quand le degré le réclame. Le reste appartient au bois, qui a fait la plus grande part du travail.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe degré naturel et la goutte d'eau\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eSur une bouteille non réduite, l'alcool tient les arômes serrés et le premier nez peut piquer. Laisser le verre reposer quelques minutes change déjà beaucoup de choses. Viennent ensuite quelques gouttes d'eau à température ambiante, qui ouvrent le nez et détendent la bouche. La quantité se juge au verre et jamais à la règle : deux fûts d'une même distillerie ne réagissent pas pareil. On ajoute peu, on goûte, on recommence si besoin, car la réduction ne se rattrape pas.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe fût de xérès et le fût ex-bourbon\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eDeux familles de bois dominent l'élevage écossais et se reconnaissent au verre. Le chêne américain, réemployé après un séjour de bourbon, tire vers la pâtisserie : sucre blond, coco, épice douce. Le chêne européen qui a porté du xérès va chercher le raisin sec et le brou de noix, avec une amertume de zeste en fin de bouche. Sur un fût unique, cette empreinte n'est corrigée par aucun assemblage : elle se lit franchement, parfois jusqu'à la démesure.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eServir un whisky de fût unique\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe verre compte plus qu'on ne le croit : une cheminée qui se resserre rassemble les arômes, un fond large les disperse. On sert à température de pièce, sans glace, et en petite quantité, quitte à resservir, car un fût unique se boit lentement. Une fois ouverte, la bouteille évolue au contact de l'air, d'autant plus vite qu'il en reste peu. La terminer dans l'année qui suit reste le meilleur moyen de la retrouver telle qu'on l'avait aimée.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eQuestions fréquentes sur les whiskies Asta Morris\u003c\/h2\u003e\u003ch3\u003eQui est Asta Morris ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eAsta Morris est un embouteilleur indépendant belge, fondé en 2009 par Bert Bruyneel et installé à Ingooigem. La maison achète des fûts à des distilleries, principalement écossaises, et les met en bouteille sous sa propre étiquette, fût par fût. Bruyneel écrivait sur le whisky et animait des dégustations avant de la créer, après avoir cofondé en 1999 la société de dégustation Wee Dram. Asta Morris embouteille également d'autres spiritueux, dont du rhum sous le nom Rasta Morris.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eAsta Morris possède-t-elle une distillerie ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eNon. Asta Morris ne distille pas et ne possède aucune distillerie. C'est un embouteilleur indépendant : il achète des fûts déjà remplis, les garde le temps qu'il juge utile, puis les embouteille sous son nom. Les distilleries citées sur ses étiquettes, d'Ardmore à Glenrothes, sont des maisons tierces qui lui ont vendu du whisky. La série D.R.K.N.S.S, dont le nom s'écrit sans voyelles, est une série de la maison et non le nom d'un site de production.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eQu'est-ce qu'un whisky Asta Morris sans réduction ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eC'est une bouteille remplie au degré du fût, sans ajout d'eau pour ramener le whisky à un chiffre rond. Le degré imprimé varie donc d'un embouteillage à l'autre, selon le temps passé en chai et le comportement du bois. Asta Morris procède ainsi le plus souvent, pas systématiquement, et le degré porté sur l'étiquette reste la seule indication fiable. Un whisky non réduit ne se boit pas autrement : il demande simplement un peu d'eau si le nez pique.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eOù acheter un whisky Asta Morris en ligne ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eChez Trinquay. Nous travaillons en sourcing direct auprès des distilleries et des maisons d'embouteillage, et notre collection d'embouteilleurs indépendants replace Asta Morris parmi les autres maisons du métier. Si vous ne savez pas par quelle bouteille commencer, notre conseil reste personnalisé : dites-nous les malts que vous buvez déjà et le degré qui vous convient, nous vous orientons vers l'embouteillage qui prolonge ce goût.\u003c\/p\u003e","products":[],"url":"https:\/\/trinquay.fr\/collections\/whisky-asta-morris.oembed","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}