{"title":"Whisky Kanosuke","description":"\u003cp\u003eUne distillerie posée face à la mer de Chine orientale, trois alambics dessinés chacun autrement, et des fûts qui ont d'abord servi à faire vieillir du shochu de riz : le \u003cstrong\u003ewhisky Kanosuke\u003c\/strong\u003e vient d'une maison qui distillait bien avant de faire du whisky, et qui a transposé son outillage plutôt que de l'importer. Cette page rassemble nos bouteilles Kanosuke et raconte ce que cette filiation change dans le verre.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2\u003eKanosuke Whisky, une distillerie née du shochu au Kagoshima\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eLe Kagoshima, à la pointe sud de l'île de Kyushu, est un pays de shochu bien plus que de whisky. C'est de là que vient Kanosuke, et son histoire ne commence pas par une importation de savoir-faire écossais mais par un atelier familial d'eau-de-vie de riz et de patate douce. Le nom même de la distillerie renvoie à un homme de cette maison, pas à un lieu ni à un cours d'eau.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eKomasa Jyozo, une maison de Hioki remontant à 1883\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa maison \u003cstrong\u003eKomasa Jyozo\u003c\/strong\u003e est installée à Hioki, sur la côte occidentale du Kagoshima, et fait remonter son activité à 1883, quand la famille élaborait le saké destiné au sanctuaire Hachiman de Hiyoshi. Elle est passée ensuite au shochu, l'eau-de-vie japonaise distillée à partir de riz, d'orge ou de patate douce. La quatrième génération, avec Yoshitsugu Komasa, a porté le projet whisky, sans que l'activité de shochu ne s'arrête pour autant.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eKanosuke Komasa et le Mellowed Kozuru de 1957\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eC'est le dirigeant de la deuxième génération, \u003cstrong\u003eKanosuke Komasa\u003c\/strong\u003e, né en 1918, qui a donné son nom à la distillerie. En 1957, il présente le Mellowed Kozuru, un shochu de riz vieilli six ans en fût de chêne, que la maison décrit comme le premier shochu de riz japonais élevé aussi longtemps sous bois. Ce geste, faire dormir une eau-de-vie de riz dans du chêne, est exactement celui qui rendra plus tard la distillerie de whisky cohérente avec son passé.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eLicence obtenue en novembre 2017, premiers fûts en février 2018\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa distillerie de whisky obtient sa licence en novembre 2017 et met son premier distillat en fût en février 2018. Elle est bâtie près de la plage de Fukiagehama, que la maison présente comme l'une des trois plus vastes plages de sable du Japon. L'implantation littorale n'est pas un détail décoratif : elle place les chais dans un air marin et chaud, très éloigné des conditions d'un entrepôt de montagne, et cela se lit dans le rythme du vieillissement.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2\u003eLes trois alambics de la distillerie Kanosuke\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eUne distillerie de malt de cette taille se contente presque toujours d'une paire d'alambics, un pour la première distillation et un pour la repasse. Kanosuke en aligne trois, de contenances différentes et de géométries différentes, ce qui est peu courant. Ce choix n'est pas une coquetterie technique : il détermine directement le nombre de distillats que la maison peut produire sur un même site, et donc la matière dont dispose son assembleur.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eTrois cuivres de Miyake, un pour la première passe et deux pour la repasse\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLes trois alambics sortent des ateliers du chaudronnier japonais Miyake. Le plus grand, d'environ six mille litres, assure la \u003cstrong\u003epremière distillation\u003c\/strong\u003e. Les deux autres, d'environ trois mille et mille six cents litres, servent à la repasse. Tous fonctionnent au chauffage indirect et condensent au serpentin immergé, un dispositif ancien qui limite le contact du vapeur avec le cuivre et laisse au distillat davantage de matière et de poids que les condenseurs tubulaires modernes.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eDes cols et des bras de lyne dessinés chacun autrement\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eCe qui sépare vraiment ces trois alambics, ce n'est pas leur volume mais l'inclinaison de leur \u003cstrong\u003ebras de lyne\u003c\/strong\u003e, ce tube qui emmène les vapeurs vers la condensation. L'un est horizontal, un autre descend, le troisième remonte. Un bras qui remonte renvoie une partie des vapeurs lourdes dans la cuve et rend un distillat plus léger ; un bras qui descend laisse passer davantage de corps. Trois géométries donnent donc trois caractères issus d'une même orge.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eCe que trois alambics ouvrent à un maître assembleur\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa conséquence est simple à formuler. Là où deux alambics rendent un distillat de maison à peu près constant, ces trois cuivres permettent d'en composer plusieurs, puis de les recombiner en amont de la mise en fût. La distillerie complète cet éventail par cinq cuves de fermentation en acier et une cuve d'empâtage de six mille litres. L'ensemble reste petit à l'échelle mondiale, et cette petitesse est précisément ce qui rend la variation possible.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2\u003eLe fût de shochu, la signature d'élevage de Kanosuke\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eVoici le point qui distingue cette maison de toutes les distilleries japonaises fondées à la même période. Kanosuke ne s'est pas contenté d'acheter des fûts ayant contenu du bourbon ou du xérès : elle a puisé dans son propre stock de fûts de shochu, une ressource dont aucune distillerie écossaise ne dispose. C'est une réponse locale à la question du bois, et c'est aussi la trace la plus nette de son passé dans le verre.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eLe fût de Mellowed Kozuru recarbonisé\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLes fûts qui ont porté le \u003cstrong\u003eMellowed Kozuru\u003c\/strong\u003e, le shochu de riz vieilli de la maison, sont repassés à la flamme avant d'accueillir du whisky. Cette recarbonisation réveille une couche de bois qui a déjà donné une partie de ses arômes et écarte le risque d'un marquage trop direct par l'eau-de-vie précédente. Il s'agit de chêne américain, le même bois que celui des barriques de bourbon, employé ici après un premier usage japonais.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eLe bourbon et l'oloroso à côté des fûts de shochu\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa première campagne de distillation a rempli cent quatre-vingts fûts, dont cent anciens fûts de Mellowed Kozuru, cinquante fûts ayant contenu du bourbon et trente fûts d'oloroso. Cette répartition dit tout de la maison : le fût de shochu est majoritaire, les deux bois classiques du whisky sont là en appui. Le xérès, en particulier, se retrouve mis en avant dans certaines cuvées alors qu'il représente la plus petite part du stock initial.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eDes chais partagés avec la production de shochu\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLes fûts de whisky dorment dans des chais à claire-voie que la distillerie partage avec l'élevage de son shochu vieilli. Deux eaux-de-vie de nature différente vieillissent donc côte à côte, dans le même air chaud et humide du littoral du Kagoshima. Ce climat accélère les échanges avec le bois par rapport à un chai écossais, ce qui explique qu'un whisky de trois ans y présente une couleur et une matière que l'on associerait ailleurs à un séjour plus long.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2\u003eLire une étiquette de whisky Kanosuke\u003c\/h2\u003e\n\u003cp\u003eLes bouteilles de la maison se lisent bien, à condition de savoir quoi chercher. Trois éléments reviennent : l'année de sortie, le degré, et la nature des fûts mis en avant. La distillerie étant jeune, aucune de ses bouteilles ne peut afficher un âge élevé, et ce n'est pas ce qu'elle cherche à vendre. Elle vend un distillat, un bois inhabituel et un climat.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eLe premier single malt de juin 2021\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLe premier single malt de la distillerie paraît en juin 2021, élevé principalement en fûts ayant contenu son propre shochu, trois ans après la mise en fût du premier distillat. La maison avait fait paraître auparavant des eaux-de-vie de moins de trois ans sous l'appellation New Born, qui ne pouvaient pas encore porter le nom de whisky. La série des sorties annuelles commence à partir de ce premier embouteillage.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eLa Limited Edition 2022, brut de fût à 59 %\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa \u003cstrong\u003eLimited Edition 2022\u003c\/strong\u003e assemble des distillats des campagnes 2017 à 2019 et met les fûts d'oloroso au premier plan, aux côtés des fûts de shochu et de bourbon. Elle est embouteillée brut de fût à 59 %, à partir d'orge maltée non tourbée. Un degré de cette hauteur n'est pas un choix de puissance : c'est l'absence de réduction, donc le degré auquel le fût a rendu son contenu, et il change la lecture des arômes en bouche.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eCe que la mention Japanese Whisky engage sur cette bouteille\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eLa norme d'étiquetage japonaise entrée en vigueur en 2021, détaillée sur notre page consacrée au whisky japonais, demande que la saccharification, la fermentation, la distillation, le vieillissement et l'embouteillage se déroulent au Japon. Chez Kanosuke, toutes ces opérations se tiennent sur le même site de Hioki, ce qui place la maison à l'exact opposé des marques japonaises bâties sur des eaux-de-vie importées. La distillerie produit par ailleurs des distillats tourbés et non tourbés, sans publier de relevé de phénols.\u003c\/p\u003e\n\u003ch2\u003eQuestions fréquentes sur le whisky Kanosuke\u003c\/h2\u003e\n\u003ch3\u003eOù se trouve la distillerie Kanosuke ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eÀ Hioki, dans la préfecture de Kagoshima, au sud-ouest de l'île de Kyushu, au bord de la plage de Fukiagehama et face à la mer de Chine orientale. Elle appartient à la maison de shochu Komasa Jyozo, dont l'activité remonte à 1883. La distillerie de whisky, elle, a obtenu sa licence en novembre 2017 et rempli ses premiers fûts en février 2018.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eD'où vient le nom Kanosuke ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eDu prénom de Kanosuke Komasa, dirigeant de la deuxième génération de la maison, né en 1918. C'est lui qui a fait vieillir du shochu de riz en fût de chêne et présenté le Mellowed Kozuru en 1957. La distillerie de whisky porte son nom parce qu'elle prolonge ce geste, en logeant cette fois un distillat d'orge maltée dans les fûts qui avaient servi à cette eau-de-vie de riz.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eQu'est-ce qu'un fût de Mellowed Kozuru ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eC'est un fût de chêne américain qui a d'abord servi à faire vieillir le shochu de riz de la maison. Avant d'y loger du whisky, la distillerie le repasse à la flamme pour raviver le bois. Ce type de fût n'existe pas dans le répertoire écossais, et il constitue la signature d'élevage de Kanosuke, aux côtés des fûts ayant contenu du bourbon et du xérès oloroso.\u003c\/p\u003e\n\u003ch3\u003eQuel Kanosuke choisir chez Trinquay ?\u003c\/h3\u003e\n\u003cp\u003eCela dépend du degré auquel vous aimez goûter. Une bouteille brute de fût comme la Limited Edition 2022 se travaille à l'eau, verre en main, et laisse apparaître des couches successives. Une bouteille réduite se montre plus immédiate. Notre équipe vous oriente selon les références de cette collection, selon les fûts mis en avant sur chacune, et selon ce que vous buvez habituellement.\u003c\/p\u003e","products":[],"url":"https:\/\/trinquay.fr\/collections\/whisky-kanosuke.oembed","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}