{"title":"Whisky Kornog","description":"\u003cp\u003eUn nom breton qui désigne un point cardinal, une ancienne ferme posée sur une presqu'île des Côtes-d'Armor et des alambics chauffés à la flamme comme on le faisait avant la vapeur : Kornog est le versant tourbé d'une maison bretonne qui en produit deux. Cette page réunit ses bouteilles et explique ce que ce nom recouvre exactement, du malt fumé jusqu'aux fûts uniques signés par des maisons tierces.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eKornog Whisky, le vent d'ouest et la gamme tourbée d'une maison bretonne\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eLe mot ne désigne pas un bâtiment. Il nomme une campagne de production menée à la Celtic Whisky Distillerie, à Pleubian, et il s'oppose terme à terme à l'autre campagne du même site. Écrire la distillerie Kornog serait une fiction : la distillerie porte un autre nom, et Kornog désigne ce qu'elle fait quand elle travaille un malt fumé plutôt qu'un malt neutre.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eCe que le mot Kornog désigne sur une étiquette\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eEn breton, Kornog veut dire l'ouest, et par extension le vent qui en vient. Le choix n'a rien d'anecdotique pour une maison installée face au large, sur une côte qui reçoit ce vent toute l'année. Sur une bouteille, le mot annonce une seule chose : le malt de départ a été touraillé à la tourbe. Tout le reste, âge, fût, degré, se lit ailleurs sur l'étiquette. Le mot ne dit rien de l'intensité obtenue, seulement de la nature du malt engagé au départ.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eGlann ar Mor et Kornog, deux campagnes sous un même toit\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa maison mène deux productions distinctes avec les mêmes alambics. Glann ar Mor, qui signifie au bord de la mer, sort d'un malt non tourbé. Kornog sort d'un malt fumé. Les deux ne diffèrent ni par le lieu, ni par la forme des alambics, ni par la main qui conduit la chauffe : ils diffèrent par la matière première. Une troisième étiquette, Gwalarn, réunit des whiskies venus du monde celtique.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eNovembre 2009, la première mise en bouteille tourbée\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa première bouteille portant ce nom sort en novembre 2009, un an après le premier embouteillage non tourbé de la maison. L'écart n'est pas anodin : il indique que la campagne fumée a été lancée une fois le procédé stabilisé sur un malt neutre, et non l'inverse. Depuis, les deux se succèdent dans l'année sur le même matériel, ce qui impose un nettoyage soigneux entre deux séries pour qu'une campagne ne déteigne pas sur la suivante.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eLa presqu'île de Pleubian et l'atelier qui produit Kornog\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eLe site tient dans une ancienne ferme, sur une langue de terre du nord de la Bretagne. Il n'a rien d'une grande installation, et la plupart des gestes y restent manuels. Trois choix techniques expliquent l'essentiel du caractère de ces bouteilles, et aucun des trois n'est un effet de communication : ils coûtent du temps et de la surveillance. La maison est née en 1997, et le site produit sous sa forme actuelle depuis 2005, ce qu'elle résume en se présentant comme une pionnière du whisky français.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eUn chai à quelques mètres de la Manche\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLes fûts vieillissent à portée d'embruns, sur une côte exposée où l'air reste humide et doux toute l'année. Ce climat océanique tempéré limite les écarts de température que connaissent des chais continentaux, et la maison le présente comme un élément central de son élevage. Notre page consacrée au whisky français revient sur ce que change une maturation en bord de mer et sur les deux indications bretonne et alsacienne.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe foyer sous le cuivre, une chauffe qui ne se délègue pas\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLes alambics sont chauffés directement par une flamme, et non par un serpentin de vapeur. Le contact du liquide avec un fond porté à haute température produit des réactions que la chauffe indirecte ne donne pas, et la conduite en devient plus délicate : il faut surveiller la montée pour éviter que la matière n'attache. Peu d'ateliers ont conservé ce mode de chauffe, qui demande une présence constante devant le foyer et ne pardonne pas une minute d'inattention en fin de chauffe.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLes condenseurs à serpentin et l'absence de filtration à froid\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLes vapeurs sont refroidies dans un serpentin plongé dans une cuve d'eau, et non dans un condenseur à tubes. Le contact avec le cuivre y est plus faible, ce qui laisse passer des composés plus lourds et donne un distillat plus charpenté. À la mise en bouteille, la maison écarte le colorant et la filtration à froid : la teinte vient du bois, et le liquide garde ce qu'un refroidissement lui aurait retiré.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eLa tourbe d'un whisky Kornog\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eC'est la question que tout le monde pose, et c'est celle sur laquelle circulent le plus d'approximations. Un point mérite d'être posé une fois pour toutes : le chiffre que l'on croise partout ne décrit pas le contenu du verre, et sa valeur varie selon ce qu'on mesure et quand on le mesure. Le distinguer d'une intensité perçue au verre évite la plupart des malentendus que l'on croise sur les bouteilles fumées.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eUne spécification de maltage, pas une mesure du verre\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa teneur en phénols s'exprime en parties par million et se relève sur l'orge maltée, après le touraillage et avant le brassage. C'est une spécification de maltage, achetée comme telle par le distillateur. L'essentiel de ces phénols se perd ensuite, à la fermentation puis surtout à la seconde distillation. Écrire qu'un whisky titre tant de ppm est donc faux, quelle que soit la maison qui l'écrit.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003ePourquoi les valeurs publiées changent d'un embouteillage à l'autre\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLes sources qui circulent sur ce nom ne donnent pas le même chiffre, et l'écart entre elles est trop large pour être ignoré. Un lot de malt n'est pas l'autre, et une même maison peut acheter des spécifications différentes selon les années. La page officielle de la gamme, elle, n'affiche aucune valeur. Nous n'en publions donc aucune : un chiffre non confirmé par le producteur reste un chiffre invérifiable.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eL'iode et l'embrun dans les notes de la maison\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLes descriptions officielles insistent sur l'iode et l'embrun avant d'insister sur la fumée, puis évoquent le zeste de citron et la cire d'abeille relevés d'une pointe de vanille. La combinaison du salin et du fumé revient d'un embouteillage à l'autre, et c'est elle qui donne à ces bouteilles leur air de famille. Ces notes viennent du producteur et décrivent ce qu'il a assemblé, sans préjuger de ce que chacun y reconnaîtra.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eChoisir une bouteille de Kornog Whisky\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eTrois familles se croisent sous ce nom : l'embouteillage courant, les fûts uniques de la maison, et les fûts achetés puis publiés par des sélectionneurs extérieurs. Elles ne se comparent pas terme à terme, puisqu'elles ne sont pas construites de la même façon ni sur les mêmes volumes. Savoir laquelle on a devant soi se fait en lisant le nom de l'embouteilleur avant de lire le reste de l'étiquette.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eRoc'h Hir, l'embouteillage de référence\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eC'est la version permanente de la gamme, élevée en fûts ayant contenu du bourbon et mise en bouteille à quarante-six pour cent. Elle sert de point de comparaison à tout le reste : quand un fût unique surprend, c'est par rapport à elle. Son nom, comme ceux du reste de la gamme, est breton, et l'habillage renvoie à un repère de la côte plutôt qu'à un bâtiment de production.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eSant Ivy et Sant Erwan, les fûts uniques de mai\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eDeux séries annuelles de fûts uniques sortent au mois de mai, sous des noms bretons formés sur celui d'Yves. Un fût unique n'est corrigé par rien : ni assemblage, ni réduction systématique, ni possibilité de compenser un bois trop marqué. Chaque sortie a donc son propre degré et son propre caractère, et deux millésimes successifs peuvent différer nettement sans que rien n'ait changé à la distillation.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLes Kornog publiés par des maisons tierces\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eDes sélectionneurs indépendants achètent des fûts à la maison et les publient sous leur propre étiquette. Le nom Kornog reste sur la bouteille, puisqu'il désigne le distillat, mais le choix du bois, la durée de finition et le degré appartiennent alors à l'embouteilleur. Swell de Spirits, maison française qui numérote ses sorties, a ainsi publié un millésime 2016 passé par des fûts de pedro ximénez et de bourbon de premier remplissage, à cinquante-deux virgule sept pour cent.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eQuestions fréquentes sur le whisky Kornog\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eQuatre questions reviennent, et la première porte sur ce que le nom désigne réellement, puisque aucune distillerie ne s'appelle ainsi en Bretagne. Les réponses ci-dessous s'appuient sur ce que la maison publie elle-même, et signalent ce qu'elle ne publie pas.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eKornog est-il une distillerie ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eNon. C'est le nom d'une gamme tourbée produite à la Celtic Whisky Distillerie, à Pleubian dans les Côtes-d'Armor. La même maison produit également une gamme non tourbée, Glann ar Mor, avec les mêmes alambics. Elle appartient depuis juin 2020 au groupe charentais Maison Villevert, et sa distillation est conduite par Aël Guégan.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eQue veut dire Kornog en breton ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe mot désigne l'ouest, et par extension le vent d'ouest. Il fait écho à la position de la maison, tournée vers le large sur la côte nord de la Bretagne. Les autres étiquettes du site suivent la même logique : Glann ar Mor signifie au bord de la mer, et Gwalarn désigne le nord-ouest. Toute la nomenclature du site est construite sur la langue bretonne, jusqu'aux noms des fûts uniques.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe whisky Kornog relève-t-il du Whisky de Bretagne ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa maison revendique cette indication géographique, l'une des deux qui existent pour le whisky en France avec celle d'Alsace. Elle porte sur le lieu de production et non sur l'origine de l'orge, distinction qui vaut aussi pour le scotch et pour le whiskey irlandais. Il n'existe en revanche aucune indication Whisky de France homologuée à ce jour, contrairement à ce qu'on lit parfois.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eOù acheter un whisky Kornog en ligne ?\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eChez Trinquay. Notre rayon français réunit les distilleries de l'Hexagone et les sélections indépendantes qui en publient les fûts, et nous travaillons en direct avec les producteurs. Si vous hésitez entre l'embouteillage permanent et un fût unique publié par une maison tierce, notre conseil personnalisé vous aidera à situer les deux.\u003c\/p\u003e","products":[],"url":"https:\/\/trinquay.fr\/collections\/whisky-kornog.oembed","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}