{"product_id":"le-comptoir-de-lalchimiste-menthe-poivree","title":"Le Comptoir de l'Alchimiste · Menthe Poivrée","description":"\u003cp\u003eUne menthe poivrée franche et glaçante, à mille lieues des sirops verts de l'enfance.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eLe Comptoir de l'Alchimiste Menthe Poivrée, la plante de Provence dans le verre\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eLa menthe est l'une des plantes aromatiques les plus familières : on la connaît en infusion, en tisane, en sirop, en feuilles fraîches jetées dans un thé ou un cocktail. On la connaît beaucoup moins sous cette forme, celle d'un alcool de plante net et sans fard. C'est le terrain de cette distillerie artisanale née en avril 2019 à Mane, dans les Alpes-de-Haute-Provence, au cœur du parc naturel régional du Luberon, où Hervé Mercier-Metz, chimiste de formation, et Marion Bascou ne travaillent que des plantes et des fruits de Provence.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLa menthe poivrée cultivée en agriculture biologique\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa bouteille repose sur une seule plante : la menthe poivrée de Provence, issue de l'agriculture biologique. La famille des menthes est vaste, entre menthe verte, menthe aquatique et menthe pouliot, toutes des lamiacées vivaces au feuillage denté ; la menthe poivrée s'en distingue par sa puissance mentholée, bien plus marquée que celle de ses cousines. C'est elle qui donne au verre son caractère glaçant, et c'est cette variété-là que la maison a retenue, à l'exclusion des autres.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eUne composition limitée à la plante, l'alcool et l'eau\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eMenthe poivrée de Provence, alcool, eau : la liste des ingrédients s'arrête là. La maison s'interdit colorants et arômes ajoutés, principe qu'elle applique à toutes ses plantes, et travaille dans un alambic en cuivre de 250 litres. Elle est certifiée en agriculture biologique depuis 2020. La dégustation ne laisse aucune place à la sucrerie : la plante s'exprime seule, sans écran aromatique pour l'adoucir ou la déformer.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eUne robe limpide, sans le vert artificiel des sirops\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe verre est limpide, sans colorant : rien du vert artificiel des menthes de supermarché. L'observation a son importance, car la couleur est précisément ce qui trompe le consommateur dans ce registre. Un sirop de menthe éclatant doit son vert à un colorant, jamais à la feuille. Ici, l'apparence ne promet rien et c'est le nez qui annonce la plante. Pour qui découvre la bouteille, le décalage entre l'aspect neutre et la puissance aromatique constitue une bonne partie du plaisir.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eLa fraîcheur mentholée, du premier nez à la finale\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eTrois mots suffisent à décrire le caractère de cet alcool de plante : mentholé, vert, glaçant. Le profil est linéaire au meilleur sens du terme, sans détour ni complexité inutile : ce qu'annonce le nez, la bouche le confirme, et la finale le prolonge. Une lecture directe, qui va droit à l'essentiel de la plante. Rien n'est masqué, rien n'est corrigé, ce qui rend la dégustation facile à commenter même pour qui n'a aucune habitude des alcools de plantes.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eUn nez végétal et franc, sans sucrerie\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eAu nez, la menthe poivrée se présente franche, végétale et mentholée, sans sucrerie. On retrouve l'odeur des feuilles froissées entre les doigts plutôt que celle d'un bonbon ou d'un chewing-gum, registre dans lequel les produits aromatisés tombent presque toujours. Cette précision aromatique tient au parti pris de la maison : une plante, de l'eau, de l'alcool, et rien d'autre pour corriger la copie. Le nez suffit à identifier la variété sans hésitation.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eUne bouche glaçante à 42 % vol\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eEn bouche, la fraîcheur est glaçante et le registre résolument vert, avec une netteté remarquable. Les 42 % vol portent la plante sans l'écraser et créent cette sensation de froid caractéristique, qui est la signature même de la menthe poivrée. Le palais reste propre, sans dépôt sucré ni traîne aromatique parasite. C'est une bouche qui se boit en très petite quantité, très fraîche, et qui remet immédiatement les papilles à zéro après un plat de caractère.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eUne finale longue et mentholée\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa finale s'étire, longue et mentholée, avec ce froid caractéristique de la menthe poivrée qui persiste bien après la gorgée. C'est précisément cette persistance qui fait d'une plante fraîche un digestif crédible : la sensation de froid occupe la bouche et remplace avantageusement la douceur d'un élixir sucré. Rien ne s'alourdit, rien ne colle, et le verre suivant se présente aussi net que le premier. Une qualité rare dans la catégorie.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eCette menthe poivrée parmi les spiritueux, les liqueurs et les eaux-de-vie\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eReplacer la bouteille dans l'univers des alcools et des spiritueux permet de comprendre à quelle famille elle appartient réellement, et pourquoi elle ne se comporte pas comme la crème de menthe que beaucoup ont en tête. Les modes de fabrication, ici, font toute la différence de goût.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eCe qui la sépare des liqueurs de menthe et des sirops\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eUne liqueur de menthe comporte du sucre, souvent en quantité, et fréquemment un colorant : c'est un produit gourmand, conçu pour le dessert ou le cocktail sucré. Un sirop, lui, ne contient pas d'alcool du tout. Une eau-de-vie relève encore d'un autre univers : fermentation d'un moût de fruit, puis distillation à l'alambic, comme pour un kirsch, une mirabelle ou une poire williams. Cette bouteille se range du côté des alcools de plantes, où c'est la plante, et non le sucre, qui structure le verre.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eFace au whisky, au rhum et à la vodka\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLes grands spiritueux poursuivent d'autres objectifs. Le whisky, du single malt écossais au bourbon, part de céréales comme l'orge maltée ou le seigle et construit ses arômes par le vieillissement en fûts de chêne, avec les notes boisées et vanillées qu'apportent les barriques. Le rhum, blanc ou vieux, naît de la canne à sucre ou de la mélasse. La vodka recherche la neutralité, le gin la complexité des botaniques autour du genièvre. Aucun de ces registres n'entre en jeu ici : ni bois, ni vieillissement, ni assemblage, une plante et rien de plus.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eParmi les digestifs de plantes et les amers\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa famille naturelle de cette bouteille rassemble le génépi, la chartreuse, la gentiane amère, l'absinthe, les anisés du Sud comme le pastis, et les alcools de verveine, de thym ou de mélisse. Tous reposent sur une plante identifiable, revendiquée sur l'étiquette. La menthe poivrée y occupe la place du plus rafraîchissant, quand la gentiane joue l'amertume et l'anis la douceur. Pour une cave déjà pourvue en spiritueux bruns, c'est un contrepoint utile en fin de repas.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eLe service en digestif et les cocktails rafraîchissants\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eUn alcool de plante aussi net demande peu de mise en scène, mais un service précis. La consigne du producteur tient en deux mots, très frais, et deux usages se détachent, la fin de repas et le long drink sec, loin des mélanges sucrés habituels. Dans les deux cas, la température du service fait davantage pour le verre que n'importe quel accessoire de bar, et la glace se révèle plus souvent nuisible qu'utile.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eTrès frais, en petit verre après un repas copieux\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe producteur recommande de servir très frais, en petit verre. Sa fraîcheur en fait un digestif de fin de repas évident, particulièrement après un repas copieux, où la sensation mentholée agit comme une remise à zéro du palais. Deux ou trois centilitres suffisent : le froid tient l'alcool en place et laisse la plante occuper toute la bouche. C'est aussi une bouteille de curiosité, à faire goûter à qui n'imagine pas la menthe autrement qu'en sirop.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLa menthe glacée sur un carré de chocolat noir\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003ePremier accord proposé par la maison : trois centilitres servis très frais sur un carré de chocolat noir. L'amertume du cacao répond au froid de la menthe, association classique en pâtisserie et redoutablement efficace au verre. Le chocolat apporte le gras et l'amertume, la menthe la fraîcheur et la longueur ; l'ensemble compose un dessert liquide sans une once de sucre ajouté au verre. À réserver aux chocolats à forte teneur en cacao, plus intéressants ici que les tablettes lactées.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe long drink à l'eau gazeuse, sans glaçons\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003ePour un verre plus long, la maison suggère trois centilitres de menthe poivrée et de l'eau gazeuse bien froide, sans glaçons. Le résultat est un long drink sec, très éloigné des sirops verts, où les bulles portent le menthol sans le diluer. L'absence de glace est volontaire : les glaçons fondent, l'eau prend le dessus et la plante s'efface. Une base de cocktail rafraîchissant idéale l'été, à laquelle un zeste d'agrume peut ajouter du relief.\u003c\/p\u003e","brand":"Le Comptoir de l'Alchimiste","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":58228217610572,"sku":"LECOM05","price":41.61,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0953\/5121\/0316\/files\/Le-Comptoir-de-l-Alchimiste-Menthe-Poivree.jpg?v=1790280533","url":"https:\/\/trinquay.fr\/products\/le-comptoir-de-lalchimiste-menthe-poivree","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}