{"product_id":"srv5-blended-malt-8-ans-thompson-bros-48-5","title":"SRV5 · Blended Malt · 8 ans · Thompson Bros. · 48,5 %","description":"\u003cp\u003eUn assemblage de malts écossais reposé dans un foudre de chêne européen que la maison ne vide jamais complètement.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eSRV5 Blended Malt Thompson Bros, un assemblage de malts reposé en solera\u003c\/h2\u003e\u003cp\u003eCette bouteille est un \u003cstrong\u003eblended malt Scotch Whisky\u003c\/strong\u003e signé Thompson Bros., l'activité d'embouteillage indépendant installée à Dornoch. Sous ce nom de code se cache une cuvée qui ne ressemble pas aux mises habituelles de la maison : au lieu d'un fût unique choisi puis tiré, elle repose sur un assemblage que l'embouteilleur entretient dans un seul grand contenant, lot après lot.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eDes single malts réunis, et aucune céréale non maltée\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa catégorie blended malt a un sens précis. Elle réunit des single malts venus de plusieurs distilleries, et rien d'autre : aucune goutte de whisky de grain n'y entre. C'est ce qui la sépare du blended Scotch Whisky, qui associe malt et grain. Ici, la maison assemble des malts de plusieurs régions écossaises, et aucune région seule ne décrirait honnêtement la bouteille.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eHuit ans, l'âge du plus jeune malt de cet assemblage\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eL'étiquette annonce plus de huit ans. Sur un whisky écossais, un âge affiché n'est jamais une moyenne : il désigne le composant le plus jeune, et tout ce qui est plus vieux disparaît du chiffre. Le producteur écrit que tous les malts retenus avaient dépassé les huit ans. Le nombre imprimé est donc un plancher, pas une description : il garantit que rien de plus jeune n'est entré dans la bouteille.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eUne mise récurrente plutôt qu'une sortie unique\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eCette cuvée revient par lots, et chaque nouvelle mise repart de ce que la précédente a laissé dans le bois.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eLe foudre de mille deux cents litres où repose ce blended malt\u003c\/h2\u003e\u003ch3\u003eUne solera, c'est-à-dire un contenant que l'on ne vide jamais entièrement\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLes malts sélectionnés sont assemblés, puis versés dans un foudre de chêne européen de mille deux cents litres. Ce foudre n'est jamais vidé complètement. Quand un lot part en bouteille, une part du volume reste dans le bois, et le lot suivant vient s'y fondre. C'est le principe de la solera : le contenu se renouvelle sans jamais repartir de zéro, et chaque mise porte une trace de celles qui l'ont précédée.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eLe chêne européen et la lenteur d'un très grand fût\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eMille deux cents litres, c'est plus de deux fois la contenance d'un butt, le plus grand fût courant d'un chai écossais. Plus un contenant est grand, moins il offre de surface de bois par litre, et plus l'échange se fait lentement. Un foudre de cette taille agit donc en douceur : il tient l'assemblage et l'harmonise sans le marquer comme le ferait une barrique. Le chêne européen y apporte une trame plus épicée que le chêne américain.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eCe qu'une solera empêche d'imprimer sur l'étiquette\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLes repères que l'on cherche d'ordinaire sur un embouteillage indépendant n'ont pas cours ici, et c'est logique. Un millésime suppose une année de distillation unique, un numéro de fût suppose un fût unique, et une date de mise identifie un tirage clos. Une solera rééditée par lots n'a rien de tout cela. Ce que la bouteille garde en revanche, c'est un numéro de lot au dos, seul moyen de savoir quelle mise on tient.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eMelon, citronnelle et feux de plage, le verre de ce SRV5\u003c\/h2\u003e\u003ch3\u003eUn nez de melon, d'agrumes et de câpres au sel\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe nez publié par la maison est long et très précis. Il ouvre sur le melon Galia, la citronnelle, l'abricot et le concombre, puis vient une série d'agrumes, citron confit et sirop de citron vert, avec un amer de pamplemousse. Deux registres salés s'y ajoutent, le poivre vert et les câpres au sel, le poivron vert et la pomme verte. En fond, une tourbe côtière et une odeur de feux de plage.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eUne bouche huileuse de reine-claude et de cire de bougie\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa bouche prolonge le fruit et lui donne de la matière : reine-claude, melon cantaloup, un smoothie de banane, puis l'huile de citron et le jus de pamplemousse. Les câpres, la citronnelle et le thym maintiennent le registre végétal et salé, tandis qu'une huile d'olive de première pression et une cire de bougie installent la texture. Une fumée légère traverse l'ensemble.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eUne finale longue, cireuse, sur le thym et la tourbe terreuse\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa finale est longue et elle laisse un enrobage cireux en bouche, qui est la signature de cette cuvée. Elle revient sur la mélisse, le thym et le camphre, puis s'installe sur une tourbe terreuse et une fumée douce. Cette tourbe est bien présente dans le verre, mais aucun chiffre de phénols ne peut lui être attaché : la mesure se fait sur l'orge maltée d'une distillerie donnée, et cet assemblage en réunit plusieurs.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eCe que la solera de ce blended malt doit au xérès et au rhum\u003c\/h2\u003e\u003ch3\u003eUn système d'assemblage venu des bodegas andalouses\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa solera n'est pas née dans le whisky. Elle vient des bodegas andalouses, où le xérès s'élève dans des rangées de fûts que l'on ne vide qu'en partie, le niveau le plus vieux étant complété par le suivant. Le principe a essaimé, dans le rhum, dans le brandy et, plus rarement, dans le whisky. Il change la promesse d'une bouteille : elle ne raconte plus un lot isolé mais un ensemble entretenu dans la durée.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eTrois catégories du scotch, et ce qui les sépare\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe scotch compte cinq catégories, et trois d'entre elles concernent l'amateur devant ce rayon. Le single malt vient d'une seule distillerie et n'emploie que de l'orge maltée. Le blended malt réunit plusieurs distilleries, toujours sans whisky de grain. Le blended Scotch Whisky associe malt et grain, et c'est de loin le plus répandu. Aucune n'est supérieure à l'autre : un assemblage cherche un équilibre que le fût unique ne vise pas.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eUne fumée d'assemblage, à distance d'un malt tourbé d'Islay\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLa tourbe de cette bouteille vient d'une partie seulement de l'assemblage, et elle arrive en fond plutôt qu'en tête. C'est un rapport à la fumée très différent de celui d'un single malt d'Islay, où le caractère tourbé est le sujet de la bouteille et non l'un de ses éléments. Pour un amateur qui hésite, la distinction est utile : on peut aimer une fumée d'arrière-plan sans supporter un tourbé franc.\u003c\/p\u003e\u003ch2\u003eUn degré décidé, et les deux mentions qui l'accompagnent\u003c\/h2\u003e\u003ch3\u003eUne réduction menée lentement jusqu'au degré de 48,5 %\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eLe degré de cette bouteille a été décidé. La maison écrit avoir réduit son assemblage lentement, en cherchant le point où l'expression lui semblait la plus complète, et s'être arrêtée à 48,5 %. Ce n'est donc pas un degré relevé à la vidange d'un fût : la mention brut de fût ne s'applique pas, même si les mises de cet embouteilleur la portent souvent par ailleurs. Ce qu'une maison fait d'habitude ne dit rien de la bouteille que l'on tient.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eDeux mentions que porte l'étiquette de cette mise\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eDeux mentions accompagnent le degré. Le whisky n'a pas été filtré à froid, ce qui préserve les composés gras responsables de la texture huileuse relevée en bouche, au prix d'un voile possible si le verre est servi très frais. Aucun colorant n'a été ajouté non plus, ce que le règlement écossais autorise pourtant sous forme de caramel : la couleur du verre est celle que le bois a donnée.\u003c\/p\u003e\u003ch3\u003eBoire ce blended malt, et ce que l'eau y ajoute\u003c\/h3\u003e\u003cp\u003eÀ 48,5 %, ce blended malt se boit nature, à température ambiante, dans un verre tulipe. Le degré est assez haut pour porter la matière et assez mesuré pour ne pas exiger d'eau, mais quelques gouttes ouvrent le registre végétal si on le souhaite. C'est une bouteille de dégustation et de découverte : elle donne à comprendre ce qu'un assemblage bien mené peut faire, et elle se partage sans qu'on ait à ménager le flacon.\u003c\/p\u003e","brand":"Thompson Bros.","offers":[{"title":"Default Title","offer_id":59108656251212,"sku":"THOMP29","price":63.0,"currency_code":"EUR","in_stock":true}],"thumbnail_url":"\/\/cdn.shopify.com\/s\/files\/1\/0953\/5121\/0316\/files\/SRV5-Blended-Malt-Thompson-Bros.jpg?v=1792786468","url":"https:\/\/trinquay.fr\/products\/srv5-blended-malt-8-ans-thompson-bros-48-5","provider":"Trinquay","version":"1.0","type":"link"}