Carré d'agneau de lait rôti en croûte d'herbes
Matys Hoffman
Matys Hoffman
Le carré d'agneau en croûte d'herbes est l'un des grands classiques de la cuisine de fête française, particulièrement apprécié pour Pâques et les repas de réception printaniers. L'agneau de lait des Pyrénées ou de Sisteron, abattu très jeune (entre quatre et six semaines), offre une chair particulièrement délicate, blanche, peu marquée, qui supporte parfaitement la cuisson rosée à l'intérieur tout en gardant un croustillant doré à l'extérieur. La croûte d'herbes (persil, estragon, thym, ail) appliquée en fin de cuisson protège la chair tout en parfumant chaque tranche. Servi avec un flan de tomates confites et des légumes printaniers, c'est un plat élégant et accessible qui demande peu de technique mais beaucoup de précision.
Le secret d'un grand carré d'agneau tient dans deux principes : le respect de la cuisson rosée (52-54°C à cœur, pas plus) et l'application précise de la croûte. Le carré, paré et manchonné par votre boucher (la base est nettoyée et les os mis à nu pour une présentation élégante), est saisi à très haute température puis enfourné. La croûte d'herbes est appliquée en fin de cuisson, juste pour qu'elle dore sans trop cuire. Le repos après cuisson est tout aussi crucial : au moins dix minutes pour que les jus se redistribuent et que chaque tranche soit aussi rosée à l'intérieur que dorée à l'extérieur.
Préchauffez le four à cent vingt degrés. Coupez les tomates cerises en deux, disposez-les sur une plaque cul vers le haut, salez, sucrez légèrement, arrosez d'huile d'olive et parsemez d'ail râpé. Confisez au four pendant une heure trente à deux heures, jusqu'à ce qu'elles soient ridées et concentrées en saveur. Réservez.
Beurrez quatre ramequins individuels. Mélangez les œufs, le jaune, la crème, le parmesan râpé, le basilic ciselé. Salez et poivrez. Disposez les tomates confites au fond des ramequins, versez l'appareil dessus. Cuisez au bain-marie au four à 160°C pendant 35 minutes : les flans doivent être pris mais encore tremblotants.
Lavez et essorez très soigneusement le persil et l'estragon. Hachez finement au couteau (le robot oxyde les herbes). Dans un grand bol, mélangez la chapelure panko, le beurre ramolli, la moutarde, les herbes hachées, l'ail râpé, les pignons torréfiés concassés, le parmesan, le zeste de citron, sel et poivre. Travaillez à la fourchette ou aux mains pour obtenir une pâte qui se tient mais qui s'effrite si on la presse. Aplatissez entre deux feuilles de papier sulfurisé en une couche d'un centimètre, placez au congélateur quinze minutes pour raffermir.
Préchauffez le four à deux cents degrés chaleur tournante. Salez et poivrez généreusement les carrés sur toutes leurs faces. Faites chauffer une grande poêle avec l'huile d'olive et le beurre, à feu moyen-vif. Saisissez les carrés côté chair d'abord pendant trois à quatre minutes pour former une croûte dorée et caramélisée, puis sur les autres faces. Le but est uniquement de colorer, pas de cuire. Disposez les carrés sur une plaque, ajoutez l'ail en chemise, le thym et le romarin.
Enfournez les carrés à 200°C chaleur tournante pendant douze minutes (pour un agneau rosé à 52°C à cœur : vérifiez avec une sonde si vous en avez une). Sortez les carrés, laissez reposer cinq minutes sous papier d'aluminium.
Sortez la pâte d'herbes du congélateur, taillez-la à la dimension du dessus des carrés. Appliquez délicatement sur chaque carré (côté gras du dessus). Repassez au four à 220°C chaleur tournante pendant cinq à six minutes, jusqu'à ce que la croûte soit dorée et croustillante. Sortez et laissez reposer cinq minutes supplémentaires.
Pendant la cuisson, faites rôtir les chutes d'agneau avec la mirepoix dans un sautoir. Mouillez au vin rouge, laissez réduire de moitié. Ajoutez le fond brun, faites frémir 30 minutes. Filtrez, réduisez à consistance nappante, montez au beurre froid.
Épluchez les asperges, blanchissez-les 4 minutes dans une eau bouillante salée. Faites de même avec les petits pois (3 minutes) et les fèves (4 minutes). Stoppez à l'eau glacée. Réchauffez juste avant le service dans une noix de beurre.
Tranchez chaque carré entre les côtelettes. Disposez 3 côtelettes par assiette chaude, démoulez le flan de tomates confites à côté, ajoutez les légumes printaniers, nappez de sauce.
Sur cet agneau de lait délicat, on cherche un grand rouge de Bordeaux avec finesse et profondeur. Le Château Palmer Alter Ego 2020 est un choix d'exception : ce second vin de Palmer offre dans son millésime 2020 un assemblage Cabernet-Merlot d'une élégance remarquable, marqué par les notes de violette, de fruits rouges et de cèdre. Servez à dix-sept degrés, après une heure de carafage. Pour explorer la maison, notre sélection de vins du Château Palmer propose les plus belles cuvées de cette propriété historique.
L'accord agneau-Bordeaux est l'un des classiques de la sommellerie française. Le Cabernet Sauvignon de la rive gauche bordelaise (Médoc, Margaux, Saint-Julien, Pauillac) est l'accord historique avec l'agneau de Pauillac et de Sisteron. Pour des accords plus modernes, partez sur un Saint-Émilion mûr (rive droite, Merlot dominant) ou un Châteauneuf-du-Pape évolué. Évitez les vins jeunes ou trop tanniques : l'agneau de lait demande de la finesse, pas de la puissance.
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Fabriqué en France
75 cl
Assemblage de Merlot (majoritaire), Cabernet Sauvignon et Petit Verdot · Avec sulfites
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