check_circle error info report

Liste de souhaits

Votre liste de souhaits est vide

  • Livraison soignée en 2-5 jours

  • + de 10 nouveaux vins chaque semaine

  • Vins sélectionnés en direct du domaine

  • -10% en s'inscrivant à notre Guide

  • Paiement 100% sécurisé

favorite local_mall 0

Panier (0)

Plus que €100,00 EUR et la livraison est offerte !

Votre panier est vide

  • Clafoutis aux cerises noires et amandes Recette Clafoutis Mobile
  • Clafoutis aux cerises noires et amandes

    Matys Hoffman


    Clafoutis aux cerises noires et amandes

    Le clafoutis est l'un des desserts français les plus modestes en apparence et les plus délicats à exécuter en réalité. Né dans le Limousin au dix-neuvième siècle, il consiste en une simple pâte à flan parfumée versée sur des cerises noires en saison, puis cuite jusqu'à ce que le mélange prenne en une crème prise tendre, à mi-chemin entre le flan et le pudding. Les anciens du Limousin garderont les cerises non dénoyautées – le noyau libère pendant la cuisson une amertume délicate proche de l'amande qui parfume toute la pâte. Notre version, soucieuse du confort à table, propose une voie médiane : cerises dénoyautées d'un côté pour la facilité, mais poudre d'amandes et quelques amandes amères dans la pâte pour récupérer ce parfum signature.

    Le clafoutis se distingue par sa texture si particulière : ni trop crème, ni trop gâteau, il doit trembler légèrement au sortir du four et se tenir juste assez pour être servi à la cuillère. Cette frontière fragile dépend de trois paramètres : la proportion d'œufs (qui donne la prise), la quantité de farine (qui donne la tenue) et la température de cuisson (qui décide si le mélange prend tendrement ou caoutchouteusement). Un clafoutis raté est trop sec, trop gonflé, trop coloré : c'est qu'il a cuit trop chaud, trop longtemps, ou qu'il manque de matière grasse. Notre recette, calée sur des années de tests, équilibre ces trois leviers pour un résultat soyeux à coup sûr. Pour explorer les saveurs et les techniques, jetez un œil à nos recettes et accords mets-vins : le sucré n'y est pas en reste.

    Ingrédients pour 6 personnes (moule de 24 cm)

    Les cerises

    • 600 g de cerises noires bien mûres (burlat, summit, ou griottes pour l'acidité)
    • 2 cuillères à soupe de sucre roux
    • 1 cuillère à soupe de kirsch (facultatif mais recommandé)

    La pâte à clafoutis

    • 4 œufs entiers de bonne provenance
    • 2 jaunes d'œuf supplémentaires
    • 120 g de sucre semoule
    • 1 sachet de sucre vanillé ou les graines d'une demi-gousse de vanille
    • 1 pincée de sel fin
    • 80 g de farine T55
    • 40 g de poudre d'amandes
    • 30 cl de lait entier
    • 15 cl de crème liquide entière
    • 50 g de beurre fondu tiédi
    • 1 cuillère à café d'extrait d'amande amère (ou 3 amandes amères pilées)
    • 1 cuillère à soupe de kirsch

    Le moule et la finition

    • 20 g de beurre pour le moule
    • 2 cuillères à soupe de sucre semoule pour chemiser
    • 30 g d'amandes effilées
    • Sucre glace pour la finition

    Préparation

    Préparer les cerises

    Lavez les cerises en les passant brièvement sous l'eau froide, équeutez-les et dénoyautez-les au-dessus d'un saladier pour récupérer le jus. Si vous gardez les noyaux (façon limousine traditionnelle), pilez-en une petite poignée au mortier avec leurs coques cassées et infusez-les vingt minutes dans le lait tiédi : c'est la fameuse note d'amande naturelle.

    Saupoudrez les cerises de sucre roux et arrosez du kirsch si vous l'utilisez. Mélangez délicatement et laissez macérer trente minutes à température ambiante. Cette macération attendrit légèrement les fruits et concentre leurs sucs.

    Préchauffer et préparer le moule

    Préchauffez le four à cent quatre-vingts degrés en chaleur tournante. Beurrez généreusement votre moule à clafoutis (en porcelaine de préférence, qui restitue mieux la chaleur), saupoudrez-le de sucre semoule et tapotez pour répartir uniformément. Cette pellicule sucrée caramélisera légèrement à la cuisson et facilitera le démoulage. Placez le moule au frais en attendant.

    Confectionner la pâte

    Dans un grand cul-de-poule, fouettez les œufs entiers et les jaunes avec le sucre semoule, le sucre vanillé et le sel. Travaillez deux minutes au fouet jusqu'à ce que le mélange blanchisse légèrement et devienne mousseux. Ne montez pas trop : vous ne voulez pas incorporer d'air, juste dissoudre le sucre.

    Ajoutez la farine et la poudre d'amandes tamisées ensemble. Mélangez doucement au fouet sans excès, jusqu'à obtenir une pâte lisse et homogène. Versez ensuite le lait tiédi (filtré si vous avez infusé les noyaux), la crème liquide, le beurre fondu, l'extrait d'amande amère et le kirsch. Mélangez à nouveau pour obtenir une pâte fluide, à peine plus épaisse qu'une pâte à crêpes.

    Filtrer et reposer

    Passez la pâte au chinois fin pour retenir les éventuels grumeaux et obtenir une texture parfaitement lisse. Couvrez et laissez reposer la pâte vingt minutes au minimum à température ambiante : le gluten détend, la pâte gagne en homogénéité.

    Cuire le clafoutis

    Disposez les cerises macérées dans le moule beurré-sucré, répartissez-les uniformément. Versez délicatement la pâte par-dessus jusqu'à ras bord (les cerises affleureront en surface). Parsemez d'amandes effilées sur le dessus. Enfournez immédiatement.

    Cuisez trente-cinq à quarante minutes en surveillant à partir de la trentième minute. Le clafoutis est prêt quand les bords sont dorés, le centre tremble très légèrement au coup donné sur le plat, et qu'une lame de couteau plantée au centre ressort à peine humide. La cuisson continuera hors du four par inertie, alors mieux vaut sortir un peu sous-cuit que trop cuit.

    Laisser tiédir et servir

    Sortez du four et laissez tiédir au moins trente minutes sur une grille avant de servir. Le clafoutis se déguste idéalement tiède, jamais brûlant : ses arômes s'expriment à pleine puissance autour de quarante degrés de température à cœur. Saupoudrez de sucre glace au moment du service. Servez à la cuillère, accompagné d'une boule de glace à la pistache, d'une crème fouettée à peine sucrée, ou tout simplement seul.

    Accord mets et vin

    Le clafoutis aux cerises est un terrain d'élection pour les vins blancs liquoreux, dont la sucrosité accompagne celle du dessert sans qu'aucun ne prenne le pas sur l'autre. Notre choix se porte sans hésitation sur la Cuvée 1896 du Domaine Patrick Baudouin, magnifique chenin liquoreux des coteaux schisteux d'Anjou. Cette cuvée 2022 livre une palette aromatique précise : coing rôti, mirabelle, abricot sec, miel d'acacia, soutenue par une acidité saline qui empêche toute lourdeur. Sur les cerises noires et l'amande, l'accord touche la grâce. Le Domaine Patrick Baudouin appartient à cette poignée de vignerons du Layon qui ont su redonner ses lettres de noblesse au liquoreux ligérien ; sa philosophie biodynamique et la précision de ses tris successifs en font une référence absolue. Pour explorer le reste de la région, parcourez notre sélection vins de Loire.

    Conseils du chef et variations

    • Cerises non dénoyautées : respect de la tradition limousine, parfum d'amande naturel garanti. Prévenez vos convives.
    • Hors saison : cerises griottes au sirop bien égouttées, ou amarena italiennes pour une version plus dessert.
    • Variante aux abricots : même technique, abricots coupés en quartiers, ajoutez une cuillère de miel à la pâte.
    • Variante quetsche : prunes violettes coupées en deux, dénoyautées, peau côté pâte. Magnifique en septembre.
    • Sans gluten : remplacez la farine T55 par 40 g de fécule de maïs et 40 g de poudre d'amandes supplémentaire.
    • À l'avance : le clafoutis se prépare le matin pour le soir, conservé à température ambiante sous une cloche.

    Le mot du sommelier

    Sur les desserts aux cerises, trois familles de vins fonctionnent à merveille. Les liquoreux ligériens en tête (Coteaux du Layon, Bonnezeaux, Quarts-de-Chaume) qui apportent fraîcheur et notes d'amande grâce au chenin ; les vins doux naturels rouges du Roussillon (Maury, Banyuls) qui jouent l'accord par résonance sur les fruits rouges ; et les champagnes demi-secs qui apportent bulles et aération. Évitez les sauternes trop botrytisés qui écrasent le dessert sous leur volume, et les muscats trop floraux qui brouillent l'amande. La règle d'or reste celle du sucre : le vin doit être au moins aussi sucré que le dessert, sinon il paraîtra sec et acide. Servez votre liquoreux à dix degrés, jamais glacé, dans un verre tulipe pour concentrer les arômes.

    Un vin pour accompagner votre recette ?