check_circle error info report

Liste de souhaits

Votre liste de souhaits est vide

  • Livraison soignée en 2-5 jours

  • + de 10 nouveaux vins chaque semaine

  • Vins sélectionnés en direct du domaine

  • -10% en s'inscrivant à notre Guide

  • Paiement 100% sécurisé

favorite local_mall 0

Panier (0)

Plus que €100,00 EUR et la livraison est offerte !

Votre panier est vide

  • Magret de canard du Sud-Ouest croisé sur sa peau Recette Magret de canard Mobile
  • Magret de canard du Sud-Ouest croisé sur sa peau

    Matys Hoffman


    Magret de canard du Sud-Ouest croisé sur sa peau

    Il y a des plats qui semblent simples sur le papier et qui demandent en réalité une attention totale, presque méditative. Le magret de canard saisi sur sa peau en fait partie. Tout se joue à la cuisson : une peau croustillante, presque craquante, mais qui n'a pas brûlé son gras, et une chair rosée à cœur, encore légèrement saignante, qui exprime toute la profondeur du canard fermier du Sud-Ouest. Réussir un magret, ce n'est pas accumuler des techniques sophistiquées : c'est respecter la viande, gérer le feu avec précision, et savoir laisser reposer ce qu'on a cuisiné.

    Cette recette se concentre sur la cuisson parfaite du magret, accompagnée d'une sauce au vin rouge délicatement réduite et de quelques accompagnements automnaux qui valorisent la viande sans la concurrencer. Le canard utilisé doit absolument être de qualité : un magret fermier label rouge, issu de canards engraissés au maïs entier dans le Périgord, le Gers ou les Landes, fera toute la différence. Évitez les magrets sous vide industriels, dont la peau est trop fine et la chair sans goût. La différence à la dégustation est tout simplement abyssale.

    Ingrédients

    Pour les magrets (quatre personnes)

    • 2 magrets de canard fermier du Sud-Ouest d'environ 400 g chacun
    • 1 cuillère à café de gros sel
    • 1 cuillère à café de poivre noir concassé
    • 4 brins de thym frais
    • 2 gousses d'ail écrasées

    Pour la sauce

    • 2 échalotes finement ciselées
    • 25 cl de vin rouge corsé
    • 20 cl de fond de canard ou de veau
    • 1 cuillère à soupe de miel d'acacia
    • 1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique
    • 1 brin de thym, 1 feuille de laurier
    • 40 g de beurre froid en cubes
    • Sel, poivre du moulin

    Pour l'accompagnement

    • 500 g de pommes de terre grenaille
    • 3 cuillères à soupe de graisse de canard
    • 200 g de cèpes frais ou séchés réhydratés
    • 2 cuillères à soupe de persil plat ciselé
    • 1 gousse d'ail, fleur de sel

    Préparation

    Étape 1 - Préparer les magrets (dix minutes)

    Sortez les magrets du réfrigérateur quarante-cinq minutes avant la cuisson. Une viande à température ambiante cuit beaucoup mieux qu'une viande froide : cela évite le choc thermique qui rétracte les fibres. Quadrillez la peau au couteau bien aiguisé, en faisant des entailles en croisillon assez profondes pour atteindre le gras mais sans entamer la chair. Cette opération va permettre au gras de fondre et à la peau de croustiller uniformément. Frottez la peau de gros sel et de poivre concassé. Ne salez pas la chair côté viande, on le fera juste avant cuisson.

    Étape 2 - La cuisson côté peau (dix minutes)

    Posez les magrets côté peau dans une grande poêle en fonte ou en inox, à froid. Démarrez la cuisson sur feu moyen. C'est essentiel : une poêle déjà chaude saisirait la peau trop vite sans permettre au gras de fondre. Au bout d'une à deux minutes, vous entendrez la peau chanter doucement. Laissez le gras s'évacuer pendant huit à dix minutes sans toucher. À mi-cuisson, retirez délicatement l'excès de graisse à la cuillère et réservez-le pour la cuisson des pommes de terre. La peau doit devenir d'un brun noisette uniforme, presque caramélisée.

    Étape 3 - La cuisson côté chair (cinq minutes)

    Retournez les magrets côté chair, montez le feu sur fort pendant trente secondes pour saisir, puis baissez à feu moyen. Salez la chair, ajoutez les brins de thym et l'ail écrasé dans la poêle. Arrosez régulièrement les magrets avec leur propre graisse à l'aide d'une cuillère, pendant quatre minutes pour une cuisson rosée à cœur, soixante-deux degrés au thermomètre. Sortez les magrets, déposez-les sur une planche, recouvrez de papier aluminium sans serrer, et laissez reposer dix minutes minimum. Ce repos est absolument fondamental.

    Étape 4 - La sauce (douze minutes)

    Pendant que la viande repose, videz la graisse de la poêle en gardant les sucs collés au fond. Ajoutez les échalotes ciselées et faites-les suer trois minutes sur feu moyen. Déglacez avec le vin rouge en grattant les sucs avec une cuillère en bois. Ajoutez le miel, le vinaigre balsamique, le thym, le laurier, et laissez réduire de moitié sur feu vif, environ quatre minutes. Versez le fond de canard et poursuivez la réduction jusqu'à obtenir une sauce sirupeuse qui nappe le dos d'une cuillère. Filtrez au chinois, remettez sur feu très doux, et montez avec le beurre froid en remuant pour obtenir une sauce brillante. Rectifiez l'assaisonnement.

    Étape 5 - L'accompagnement (vingt minutes)

    Faites précuire les pommes de terre grenaille à l'eau salée pendant huit minutes, puis égouttez-les. Faites-les ensuite revenir dans la graisse de canard récupérée, sur feu moyen, pendant douze minutes, en les retournant régulièrement : elles doivent être dorées et croustillantes. À part, poêlez les cèpes coupés en deux ou en quartiers dans un peu de graisse de canard sur feu vif, deux minutes par face, ajoutez l'ail haché et le persil en fin de cuisson. Salez à la fleur de sel.

    Étape 6 - Le dressage (cinq minutes)

    Tranchez les magrets en biais, en lamelles d'un centimètre d'épaisseur. Disposez sur les assiettes chaudes : tranches de magret en éventail, sauce nappée généreusement, pommes de terre grenaille et cèpes en quenelle. Une fleur de sel, un tour de moulin, et servez immédiatement.

    Accord mets et vin

    Sur un magret de canard saisi rosé, accompagné de cèpes et d'une sauce au vin rouge délicatement sucrée, on cherche un rouge structuré, frais, élégant, qui apporte de la profondeur sans dominer. Notre choix se porte sur les Vins du Château Margaux, et particulièrement sur le Pavillon Rouge, second vin du célèbre premier cru classé. Ce Margaux 2018 offre tout ce qu'on attend d'un grand Médoc : une trame tannique soyeuse, des notes de violette, de cassis mûr, de cèdre et de graphite, et cette signature aristocratique propre à l'appellation.

    Pour un accord d'exception, nous proposons le Château Margaux · Pavillon Rouge · 2018, second vin du grand cru classé margalais dont la finesse tannique et l'élégance aromatique dialoguent admirablement avec la chair grasse du magret croisé sur sa peau.

    L'élégance du Pavillon Rouge épouse la finesse du magret rosé et la rondeur de la sauce au vin rouge. Les tannins fondus du 2018 ne viennent jamais agresser la chair : ils la mettent en valeur. Servez le vin à dix-sept degrés, dans un verre Bordeaux ample, après une heure de carafe.

    Conseils du chef et variations

    • Achetez vos magrets chez un éleveur ou sur un marché : la traçabilité et la qualité sont sans commune mesure avec la grande distribution.
    • Pour une variante hivernale, remplacez les cèpes par des coings rôtis caramélisés au sucre roux et beurre.
    • Le magret peut être fumé maison : après l'étape de saumurage, fumez-le au bois de hêtre pendant deux heures, puis cuisez-le rosé à la poêle.
    • La sauce peut être enrichie d'une cuillère de baies roses ou de poivre de Sichuan pour une note plus exotique.
    • Si vous n'avez pas de fond de canard, faites une réduction de bouillon de volaille additionné d'une cuillère de concentré de tomate.
    • Servez avec une salade d'herbes fraîches au vinaigre de framboise en début de repas pour ouvrir l'appétit.

    Le mot du sommelier

    L'accord canard-Bordeaux est devenu un classique parce qu'il fonctionne presque toujours. Ce qui le rend particulièrement réussi avec le Pavillon Rouge, c'est l'équilibre entre les tannins du Cabernet Sauvignon et la gourmandise du Merlot dans le second vin de Margaux. Les magrets gras supportent bien la jeunesse relative du 2018, qui a encore quelques années de garde devant lui : l'idéal serait d'attendre 2028 pour boire ce millésime à son apogée. Si vous avez plus de moyens, optez pour le grand vin du château, le Château Margaux lui-même, sur un millésime mûr type 2009 ou 2010. À l'inverse, pour un budget plus contenu, un Listrac ou un Moulis bien structuré fera un travail tout à fait honorable. L'essentiel, sur ce plat, est de chercher un rouge qui combine élégance et structure, jamais un vin trop concentré ou trop boisé.

    Un vin pour accompagner votre recette ?