Notre choixDomaine Rossignol-Février · Robardelle · 2021AOC Volnay Premier Cru
RECETTE
Poulet fermier découpé puis mijoté en cocotte avec carottes, navets et herbes du jardin. Cuisson lente qui parfume la viande et les légumes en même temps.
Le poulet cocotte est probablement le plat dominical le plus aimé des familles françaises, ce mijoté généreux où la volaille fermière se confit lentement dans son propre jus aux côtés des légumes de saison. Hérité de la cuisine paysanne d'autrefois, où l'on cuisait tout dans la cocotte en fonte familiale au coin du feu, ce plat incarne tout ce que la cuisine française a de plus émouvant dans sa simplicité. La cuisson lente à couvert permet à la chair de devenir extraordinairement tendre, baignée d'un jus parfumé aux aromates et aux légumes fondants qui ne demandent qu'à être saucés avec un bon pain de campagne.
Pour réussir un grand poulet cocotte, plusieurs principes simples mais essentiels. Premièrement, la qualité du poulet : privilégiez un poulet fermier label rouge ou bio, élevé en plein air pendant un minimum de quatre-vingt-un jours, dont la chair plus dense et plus goûteuse n'a rien à voir avec les poulets industriels. Deuxièmement, la saisie initiale : une coloration dorée sur toutes les faces apporte une base aromatique indispensable. Troisièmement, le mijotage lent à couvert : comptez minimum une heure et quart à feu très doux pour atteindre la tendreté parfaite. Cette recette est dédiée à la cuisine du quotidien magnifié, à servir un dimanche d'automne ou d'hiver pour réunir toute la famille.
Sortez le poulet du réfrigérateur une heure avant la cuisson. Salez et poivrez généreusement l'intérieur comme l'extérieur. Glissez dans la cavité ventrale les quartiers de citron, le thym, le romarin, le laurier et trois gousses d'ail en chemise.
Bridez le poulet avec de la ficelle de cuisine pour qu'il garde sa forme à la cuisson.
Dans une grande cocotte en fonte ovale allant au four, faites chauffer l'huile d'olive et la moitié du beurre sur feu vif. Saisissez le poulet trois minutes sur toutes ses faces, jusqu'à ce qu'il prenne une belle coloration dorée uniforme. Réservez sur une assiette.
Dans la même cocotte, ajoutez le reste du beurre. Faites suer les oignons en quartiers pendant cinq minutes. Ajoutez les carottes, le céleri, les poireaux et les pommes de terre. Faites colorer trois minutes en remuant. Incorporez les champignons et les gousses d'ail restantes.
Versez le cognac et flambez en penchant la cocotte. Une fois les flammes éteintes, versez le vin blanc et grattez les sucs avec une cuillère en bois. Ajoutez les quartiers de tomates pelées.
Replacez le poulet au centre de la cocotte, sur le lit de légumes. Versez le fond de volaille autour. Salez et poivrez. Couvrez et enfournez à cent quatre-vingts degrés pendant une heure et dix minutes. Toutes les vingt-cinq minutes, arrosez le poulet avec le jus de cuisson. Pour les dix dernières minutes, retirez le couvercle pour que la peau dore complètement.
Sortez la cocotte du four. Transférez le poulet sur une planche, retirez la ficelle. Couvrez d'aluminium sans serrer et laissez reposer quinze minutes. Pendant ce temps, gardez les légumes au chaud dans la cocotte couverte.
Récupérez deux louches de jus de cuisson dans une petite casserole. Faites réduire deux minutes à feu vif. Ajoutez la crème fraîche et la moutarde à l'ancienne, laissez frémir trois minutes. Hors du feu, montez avec le beurre froid en cubes pour obtenir une texture brillante. Incorporez les herbes fraîches ciselées.
Présentez la cocotte ouverte au centre de la table : l'effet visuel est saisissant. Découpez le poulet en huit morceaux et servez sur des assiettes chaudes avec une généreuse portion de légumes fondants et de jus. Nappez d'un peu de sauce crémée à la moutarde. Parsemez d'herbes fraîches supplémentaires.
Sur ce poulet cocotte aux légumes fondants, on cherche un vin polyvalent et frais qui apporte structure sans dominer la simplicité du plat. Notre choix se porte sur le Domaine François Mikulski · Santenots du Milieu · 2023, un Volnay premier cru d'exception. Ce Pinot Noir de la Côte de Beaune offre une expression remarquable : bouche soyeuse, notes de fruits rouges frais, de violette, d'épices douces et de sous-bois, soutenues par une trame tannique fondue caractéristique des grands Volnay.
L'accord avec le poulet cocotte est sublime : la finesse aromatique du Pinot Noir épouse la chair fermière, ses notes florales font écho aux herbes fraîches, et sa fraîcheur préservée tranche le gras de la cuisson en cocotte. Le Domaine François Mikulski, plus connu pour ses Meursault blancs, signe ici un rouge d'exception. Servez à seize degrés. Pour d'autres associations, consultez nos recettes et accords mets-vins.
Volnay est probablement l'une des appellations les plus délicates et féminines de la Côte de Beaune, célèbre pour produire des Pinots Noirs d'une élégance remarquable. Le climat Les Santenots du Milieu, classé premier cru, est une particularité : bien que situé sur la commune de Meursault, il produit principalement des rouges classés en Volnay grâce à la qualité du Pinot Noir cultivé sur ses sols argilo-calcaires. François Mikulski, vigneron talentueux installé à Meursault, est plus connu pour ses blancs prestigieux mais signe ici un rouge de très belle facture. Sur le poulet cocotte, l'accord trouve son équilibre parce que le vin offre la finesse aromatique nécessaire à un plat familial sans tomber dans la prétention. Pour les amateurs souhaitant explorer d'autres profils, des Pommard, des Beaune premier cru ou des Savigny-lès-Beaune offriront tous des accords convaincants sur ce plat dominical. À l'inverse, un beaujolais cru comme un Morgon ou un Fleurie fera également un superbe accord, dans un registre plus fruité et joyeux qui colle bien à l'esprit familial du poulet cocotte.
Trois bouteilles pour cette recette
Notre choixDomaine Rossignol-Février · Robardelle · 2021AOC Volnay Premier Cru
Domaine Rossignol-Février · Vieilles Vignes · 2020AOC Volnay
Domaine Prunier Laurent et Romain · Clos des Chênes · 2024AOC Volnay Premier Cru
QUESTIONS
Un vin buvable, oui, un grand vin non : la cuisson efface la finesse et concentre le reste, donc une bouteille fatiguée se retrouve telle quelle dans l'assiette. Une bouteille de 8 à 12 € que vous boiriez volontiers fait exactement le travail.
Oui, en gardant la couleur et le profil : un blanc sec se remplace par un autre blanc sec, jamais par un moelleux qui sucrerait la sauce. Le rosé passe partout où un blanc est prévu. Sans alcool, un bouillon relevé d'un trait de vinaigre approche le résultat sans le tenir tout à fait.
Rebouchée et au frais, elle tient trois jours en blanc, quatre à cinq en rouge. Au-delà, elle passe en cuisine plutôt qu'au verre. Elle se congèle aussi en bac à glaçons pour les déglaçages : c'est la seule façon de ne rien jeter.
Celui qui est en carte dans l'article : on met une bouteille en stock qui va au plat, pas une référence choisie au hasard du catalogue. Si elle ne vous convient pas, le lien de collection ouvre les autres bouteilles du même rayon.