check_circle error info report
Liste de souhaits

Votre liste de souhaits est vide

  • Livraison rapide en 3 à 5 jours ouvrés

  • + de 10 nouveaux vins chaque semaine

  • Vins sélectionnés en direct du domaine

  • -10% en s'inscrivant à notre Guide

  • Paiement 100% sécurisé

favorite local_mall 0
favorite local_mall 0
Panier (0)

Plus que €100,00 EUR et la livraison est offerte !

Votre panier est vide

Rhums Benevolence

Trier par

keyboard_arrow_down

Trier par

keyboard_arrow_down

Aucun produit trouvé

Dans le centre d'Haïti, à Saint-Michel-de-l'Attalaye, une distillerie travaille des cannes qui poussent à sa porte, coupées à la main et pressées sur place. Une marque s'y est adossée en 2017, portée par deux frères américains et par le propriétaire des lieux, avec une particularité qui la distingue de la plupart des maisons de spiritueux : l'intégralité de ses bénéfices repart vers des associations haïtiennes. Cette page rassemble ses bouteilles et donne les repères pour les lire — ce qu'est un clairin, ce que change une fermentation sur levures indigènes, et pourquoi un rhum de pur jus de canne ne porte pas toujours la mention agricole.

Rhums Benevolence, le clairin haïtien de la maison Saint Benevolence

Calvin et Chase Babcock associés au révérend Gueillant Dorcinvil

La maison réunit trois noms. Calvin et Chase Babcock d'un côté ; de l'autre le révérend Gueillant Dorcinvil, propriétaire de la distillerie qui porte son nom à Saint-Michel-de-l'Attalaye. L'outil de production n'appartient donc pas à la marque : il appartient à l'un de ses fondateurs, ce qui n'est pas la même chose qu'un assembleur achetant ses alcools sur le marché. L'attelage est rare dans le rhum, où les marques nées hors du pays producteur travaillent le plus souvent à distance, sans que le distillateur soit partie prenante du projet commercial.

Une marque née en 2017 à Saint-Michel-de-l'Attalaye

La marque naît en 2017. Saint-Michel-de-l'Attalaye n'est pas une adresse de façade : c'est là que poussent les cannes, là qu'elles sont pressées, là que le vin de canne fermente. Cette concentration géographique n'a rien d'anecdotique pour un rhum de jus frais, matière qui ne supporte pas l'attente et doit rejoindre le moulin peu après la coupe. Une distillerie de pur jus travaille donc nécessairement les cannes de son voisinage immédiat, et son adresse dit déjà quelque chose de ce qu'il y a dans la bouteille.

Les bénéfices reversés aux associations haïtiennes

La maison reverse la totalité de ses bénéfices à ses associations en Haïti. C'est un modèle inhabituel dans le monde des spiritueux, où le mécénat prend d'ordinaire la forme d'un pourcentage affiché sur l'étiquette plutôt que d'un reversement intégral. Pour l'acheteur, cela ne change rien au contenu du verre, mais tout à la destination de ce qu'il paie. Ce paramètre mérite d'être connu, car il explique une partie de la démarche : produire sur place, avec des cannes locales et une main-d'œuvre locale, fait partie du même geste.

La canne créole plantée autour de la distillerie Dorcinvil

Les variétés créoles que la distillerie cultive sur place

Les cannes travaillées ici sont des variétés créoles locales : la Cristalline, la Madame Meuze, la Farine France, la 24/14. Ces noms ne circulent pas hors d'Haïti, et l'on ne les retrouve ni dans les champs martiniquais ni dans les plantations d'Amérique centrale. Le vocabulaire des variétés compte dans un rhum de jus de canne, car c'est la plante elle-même qui donne la matière fermentescible et une part du profil final. Là où un rhum de mélasse part d'un sous-produit sucrier standardisé, un clairin de pur jus garde la trace de ce qui a été planté.

Une canne conduite sans herbicide ni pesticide

Les cannes poussent sans herbicide ni pesticide autour de la distillerie. Cette conduite n'est pas revendiquée ici comme une certification — aucune mention de ce type ne figure sur la fiche de la bouteille — mais comme une pratique de culture. Elle correspond à ce que l'on observe dans la canne paysanne haïtienne, travaillée sur de petites surfaces et sans l'appareillage chimique des grandes exploitations. Pour un rhum dont toute la matière première vient du jus frais, la façon dont la plante a été menée jusqu'à la coupe pèse directement sur ce qui entrera en cuve.

Une coupe manuelle à quelques pas des cuves

La coupe se fait à la main. Ce détail va de pair avec la géographie de la distillerie : les parcelles l'entourent, et la canne n'a donc qu'un trajet très court à parcourir entre le champ et le moulin. C'est la condition d'un rhum de jus de canne réussi, la tige commençant à se dégrader dès qu'elle est coupée. Là où une sucrerie industrielle peut se permettre de stocker sa mélasse pendant des mois, une distillerie de pur jus travaille dans l'urgence, au rythme imposé par la récolte.

La fermentation sur levures indigènes, cinq à sept jours

Le vin de canne, étape qui précède la distillation

Avant toute distillation, le jus pressé devient un vin de canne : les sucres se transforment en alcool sous l'action des levures, et l'on obtient un liquide faiblement alcoolisé qui sera ensuite distillé. Chez la maison, cette fermentation dure de cinq à sept jours. C'est long à l'échelle du rhum, où certaines fermentations industrielles se bouclent en vingt-quatre à quarante-huit heures, et cette durée laisse le temps à des composés aromatiques de se former dans la cuve avant même que l'alcool ne soit séparé.

Les levures déjà présentes sur la canne

La fermentation se fait sur levures indigènes, c'est-à-dire sur celles que la canne et le lieu apportent d'eux-mêmes, sans ensemencement par une souche sélectionnée en laboratoire. C'est l'un des marqueurs les plus constants du clairin haïtien, et l'une des raisons pour lesquelles ces rhums ne ressemblent à aucun blanc industriel. La contrepartie est connue de tous ceux qui pratiquent ce mode de travail : le résultat varie d'une cuvée à l'autre, puisque la population de levures n'est jamais rigoureusement la même.

Le repos en cuve inox après la distillation

Une fois distillé, le rhum n'entre pas en fût : il repose en cuve inox, un matériau neutre qui n'apporte rien au liquide et préserve la fraîcheur aromatique héritée de la canne et de la fermentation. C'est un choix cohérent avec l'objet même de la bouteille : un blanc n'a pas vocation à recevoir le bois, dont l'apport masquerait précisément ce que la matière première a mis dans le verre. Aucun élevage sous bois ne figure donc au parcours de ce rhum.

Le clairin haïtien à côté des rhums blancs antillais

Une mise en bouteille à cinquante degrés

La bouteille titre 50 %. C'est un degré nettement supérieur aux 40 % qui servent de standard à beaucoup de rhums blancs de grande diffusion, et il se situe dans la fourchette haute que l'on rencontre chez les blancs destinés au ti-punch comme chez les clairins. Ce chiffre a une conséquence directe : à ce titre alcoométrique, la matière première s'exprime davantage, et le rhum supporte l'eau, la glace ou le sucre de canne sans se diluer au point de disparaître.

Le pur jus de canne, matière commune aux deux familles

Un clairin et un rhum blanc agricole martiniquais partent du même point : le jus de canne fraîchement pressé, et non la mélasse issue de la fabrication du sucre. C'est ce qui les rapproche, et ce qui les sépare tous deux de la majorité des rhums du monde. Les différences se logent ailleurs — dans les variétés plantées, la durée de fermentation, les levures, l'outil de distillation et les usages locaux — mais la matière première, elle, appartient à la même famille du pur jus.

Une mention agricole que le règlement réserve ailleurs

Il ne faut pourtant pas écrire « rhum agricole » sur une bouteille haïtienne. La mention est encadrée par le règlement européen, qui la réserve aux départements français d'outre-mer et à Madère : un rhum peut être intégralement distillé à partir de jus de canne frais sans avoir le droit de la porter. Le clairin est donc un rhum de pur jus qui n'est pas un rhum agricole au sens réglementaire. La distinction paraît byzantine, mais elle évite bien des confusions au rayon.

Questions fréquentes sur les rhums Saint Benevolence

Dans quelle région d'Haïti est produit ce clairin ?

À Saint-Michel-de-l'Attalaye, où se trouve la distillerie Dorcinvil. Les cannes poussent autour du site, sont coupées à la main, et le jus est pressé sur place avant de fermenter cinq à sept jours sur levures indigènes.

Ce clairin a-t-il séjourné en fût ?

Non. Sa fiche indique un repos en cuve inox, sans aucun élevage sous bois. C'est pourquoi la bouteille ne porte ni durée de fût, ni mention de chêne, ni couleur venue du bois : ce qu'elle offre vient de la canne, de la fermentation et de la distillation.

À quoi servent les bénéfices de Saint Benevolence ?

Ils sont intégralement reversés aux associations que la maison soutient en Haïti. Le reversement porte sur la totalité du bénéfice, et non sur une fraction du prix de vente comme dans la plupart des opérations de mécénat du secteur.

Où acheter un rhum Saint Benevolence en ligne ?

Sur Trinquay. Cette page de collection réunit les étiquettes de la maison avec leur degré, leur matière première et leur mode d'élaboration. Chaque fiche produit reprend ensuite le détail de la bouteille, y compris les champs que la maison ne renseigne pas.