check_circle error info report
Liste de souhaits

Votre liste de souhaits est vide

  • Livraison rapide en 3 à 5 jours ouvrés

  • + de 10 nouveaux vins chaque semaine

  • Vins sélectionnés en direct du domaine

  • -10% en s'inscrivant à notre Guide

  • Paiement 100% sécurisé

favorite local_mall 0
favorite local_mall 0
Panier (0)

Plus que €100,00 EUR et la livraison est offerte !

Votre panier est vide

Rhums Canerock

Trier par

keyboard_arrow_down

Trier par

keyboard_arrow_down

Aucun produit trouvé

La plupart des rhums épicés du marché reposent sur le même schéma : un alcool de canne peu marqué, choisi pour sa neutralité, sur lequel on vient poser des arômes. Celui-ci prend le problème à l'envers. Sa base est un assemblage de rhums jamaïcains déjà vieillis, venus de deux distilleries identifiées, sur lequel viennent ensuite s'ajouter trois aromates. Le résultat n'est donc pas un support anonyme parfumé, mais un rhum qui garde son origine sous l'infusion. Cette page réunit les bouteilles de la marque et détaille la construction de la recette, du choix des rhums de base jusqu'au repos final dans le bois.

Rhums Canerock, un épicé monté sur des rhums jamaïcains

Une marque éditée par la Maison Ferrand

Le nom sort des chais d'une maison charentaise, celle d'Alexandre Gabriel, qui édite également les rhums Planteray. Il ne s'agit donc pas d'une distillerie jamaïcaine signant sous son propre nom, mais d'une marque conçue en France à partir de rhums achetés en Jamaïque. La fiche de la bouteille porte d'ailleurs la Maison Ferrand comme embouteilleur, et non comme producteur du distillat. Cette organisation est celle de beaucoup de marques de rhum contemporaines, où la conception d'une recette et la propriété d'une colonne à distiller sont deux métiers séparés.

L'alcool neutre écarté de la recette

Le choix qui définit cette bouteille tient en une phrase : la base n'est pas un alcool neutre. Là où un rhum épicé courant recherche un support discret, pour que les arômes ajoutés occupent tout l'espace, la recette part au contraire de rhums de caractère, déjà passés par le fût. C'est une décision coûteuse — un rhum vieilli vaut plus cher qu'un alcool jeune — et elle se voit dans le résultat, puisque la matière de départ ne disparaît pas sous l'infusion. La marque en fait explicitement son argument.

Un parti pris rare dans la famille des épicés

Dans le rayon des rhums épicés, l'origine du distillat est rarement mise en avant : beaucoup d'étiquettes ne nomment ni le pays de production, ni la distillerie, ni la durée de vieillissement de la base. Ici, les deux distilleries sont citées et les âges de leurs apports sont annoncés. Pour l'amateur, cela change la nature de l'objet : on peut le lire comme un rhum jamaïcain aromatisé plutôt que comme une préparation dont le rhum ne serait qu'un ingrédient parmi d'autres.

L'assemblage jamaïcain qui sert de base

Les rhums de Clarendon, vieillis jusqu'à trois ans

Le premier apport vient de Clarendon, et il réunit deux types de distillat : des rhums de colonne et des rhums d'alambic à repasse, vieillis jusqu'à trois ans. Cette combinaison est un choix d'assembleur : la colonne donne un alcool plus droit et plus léger, l'alambic à repasse un distillat plus riche en composés aromatiques. Les faire cohabiter dans une même base permet d'obtenir du corps sans que l'ensemble ne devienne trop lourd pour recevoir ensuite une infusion.

Les rhums d'alambic de Long Pond, de cinq à dix ans

Le second apport vient de Long Pond, et il est différent à deux titres. D'abord par l'outil : ce sont uniquement des rhums d'alambic, sans colonne. Ensuite par le temps passé sous bois, de cinq à dix ans, soit sensiblement plus que la part venue de Clarendon. Cette fraction est celle qui apporte à l'assemblage la profondeur d'un rhum vieux. C'est aussi elle qui explique que la bouteille ne se comporte pas comme un épicé d'entrée de gamme, où rien n'aurait passé plus de quelques mois en fût.

L'écart d'âge entre les deux apports

Faire cohabiter des rhums de moins de trois ans avec des rhums de cinq à dix ans n'est pas un accident, c'est une architecture. Les plus jeunes gardent la vivacité et le caractère brut du distillat jamaïcain ; les plus vieux apportent la rondeur et les notes que seul le bois installe. L'assembleur joue sur cet écart comme un cuisinier sur des textures : la fraction jeune tient la structure, la fraction vieille adoucit les angles. Un assemblage entièrement jeune ou entièrement vieux donnerait deux bouteilles très différentes de celle-ci.

Les aromates infusés dans le Canerock

La gousse de vanille venue de Madagascar

Premier aromate de la recette, la gousse de vanille de Madagascar. La précision de l'origine mérite d'être relevée : la vanille est un produit dont le prix et le profil varient énormément selon la provenance, et Madagascar reste la référence du secteur. Le mot compte aussi parce qu'il s'agit d'une gousse, donc de la matière première elle-même, et non d'un arôme reconstitué. Sur un rhum déjà passé en fût, elle rencontre les notes vanillées que le chêne apporte de lui-même, et vient les prolonger plutôt que les remplacer.

Le gingembre cultivé en Jamaïque

Deuxième aromate, le gingembre, et il est jamaïcain. Le choix a une cohérence géographique évidente avec la base du rhum, mais il a surtout un effet gustatif : le gingembre est un contrepoint, il apporte du mordant et de la longueur là où la vanille apporte de la douceur. C'est l'ingrédient qui empêche une recette de ce type de basculer du côté de la liqueur, et l'une des raisons pour lesquelles les rhums épicés se marient si bien avec les sodas au gingembre.

Le coprah des Caraïbes, une amande de coco séchée

Troisième aromate, le coprah des Caraïbes. Le mot est moins courant que les deux précédents : le coprah désigne l'amande de la noix de coco, séchée. Il n'apporte donc pas la note lactée d'une eau de coco fraîche, mais quelque chose de plus sec et de plus gras, plus proche de la coco râpée grillée. C'est l'ingrédient le plus inhabituel de la recette, et celui qui l'écarte du triptyque vanille-cannelle-agrumes que l'on rencontre le plus souvent dans cette famille.

Le passage en bois qui suit l'infusion

Une part passée en fût de pedro ximénez

Une fraction de l'assemblage a séjourné en fûts ayant contenu du pedro ximénez, ce xérès andalou issu de raisins séchés au soleil, le plus sucré de sa catégorie. Un fût qui l'a porté reste imprégné de cette matière et la restitue au liquide qui l'occupe ensuite. Il faut noter le mot juste : c'est une part de l'assemblage, pas la totalité. Attribuer ce fût à l'ensemble de la bouteille serait une erreur de lecture fréquente sur ce type de fiche.

Quelques mois de repos en chêne

Une fois les aromates infusés, l'assemblage repose quelques mois en chêne avant l'embouteillage. Ce séjour final n'est pas un vieillissement au sens où on l'entend pour un rhum vieux : il intervient après l'infusion, sur un liquide déjà composé, et sa fonction est de faire tenir ensemble des éléments arrivés séparément. La durée exacte n'est pas publiée, la fiche s'en tenant à « quelques mois », et nous ne la remplacerons pas par un chiffre.

Le degré de 40 % sur une base vieillie

La bouteille titre 40 %. Le chiffre est banal dans l'absolu, mais il prend un autre sens ici : beaucoup de rhums épicés descendent sous cette barre, parfois jusqu'à 35 % ou moins, ce qui les éloigne encore de la catégorie du rhum. En restant à quarante degrés sur une base de rhums vieillis, la recette se maintient dans le registre d'un spiritueux à part entière plutôt que d'une boisson douce. C'est cohérent avec le reste des choix d'élaboration.

Questions fréquentes sur les rhums Canerock

D'où viennent les rhums de base du Canerock ?

De Jamaïque, et plus précisément de deux distilleries : Clarendon, dont les rhums de colonne et d'alambic à repasse ont vieilli jusqu'à trois ans, et Long Pond, dont les rhums d'alambic ont passé de cinq à dix ans en fût. L'assemblage est ensuite réalisé par la Maison Ferrand.

Quelles épices entrent dans le Canerock ?

Trois aromates sont infusés dans le rhum : la gousse de vanille de Madagascar, le gingembre jamaïcain et le coprah des Caraïbes, c'est-à-dire l'amande de coco séchée. Les proportions et la durée d'infusion ne sont pas publiées par la maison.

Le Canerock contient-il de l'alcool neutre ?

Non, et c'est précisément le parti pris de la marque. Là où beaucoup de rhums épicés partent d'un alcool choisi pour sa neutralité, la base est ici constituée de rhums jamaïcains déjà vieillis en fût, dont les distilleries d'origine sont nommées.

Où acheter un rhum Canerock en ligne ?

Sur Trinquay. Cette page de collection réunit les étiquettes de la marque, avec le détail de leur base jamaïcaine, de leurs aromates et de leur passage en bois. Chaque fiche produit reprend ensuite les données de la bouteille, et laisse vides les champs que la maison ne communique pas.