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Rhums Plantation

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Ce rayon rassemble des bouteilles qui portent un nom que la marque n'utilise plus : Plantation est devenu Planteray en 2024. Ce sont donc des embouteillages antérieurs à cette date, et ils ont un point commun utile à l'achat — ce sont tous des millésimes, tous documentés fût par fût. Sur chacun, on connaît l'année de distillation, le temps passé sous les tropiques, le temps passé en Charente et le nombre de fûts assemblés. C'est rare, et c'est ce qui rend ce rayon lisible.

Rhums Plantation : les bouteilles embouteillées avant le changement de nom

Un nom qui date la bouteille

Le changement de nom est intervenu en 2024. Toute bouteille portant Plantation a donc été mise en marché avant, ce qui en fait un repère de datation immédiat sur une étagère ou dans une vente. Ce n'est pas une gamme distincte, c'est un état antérieur de la même marque : ni ancienne recette abandonnée, ni série parallèle. Chercher les deux noms séparément revient à couper en deux le catalogue d'une même maison.

Des cuvées millésimées, datées une par une

Le rayon ne contient pas les expressions courantes que la marque diffuse largement, mais des cuvées millésimées : une année de distillation identifiée, un nombre de fûts fini, un embouteillage unique. Ces bouteilles ne se reproduisent pas d'une année sur l'autre. C'est le registre de la dégustation et de la collection plutôt que celui du cocktail, et cela se lit dans les degrés, entre 48,7 % et 64,3 %, tous très au-dessus des 40 % d'une expression de gamme.

La Maison Ferrand derrière l'étiquette

Derrière la marque, une maison de cognac charentaise, dont les fûts servent au second vieillissement de ces rhums. C'est un détail d'organisation lourd de conséquences : les fûts employés ont réellement élevé le cognac de la maison, ce qui n'est pas le cas de tous les « finish cognac » du marché, où le fût peut n'avoir été que rincé. Sur l'une des cuvées, la fiche va jusqu'à nommer le cognac concerné.

Un temps de fût qu'on peut recalculer

Huit ans au Venezuela, quatre ans en Charente

Sur le millésime 2010 du Venezuela, le partage est net : huit ans en fûts de bourbon de 200 litres sous climat tropical, puis quatre ans de vieillissement continental au château de Bonbonnet, pour douze ans au total et 52 % en bouteille. Les deux tiers du temps se sont donc écoulés sous les tropiques, là où l'évaporation est rapide et l'extraction intense. La proportion compte autant que la durée : c'est elle qui dit lequel des deux climats a construit le rhum.

Deux ans à la Barbade, quatorze ans à Javrezac

Le millésime 2007 de la Barbade inverse complètement ce rapport : deux ans seulement sur l'île, puis quatorze ans en fûts de cognac à Javrezac, en Charente. Seize ans au total, 48,7 %, vingt fûts assemblés. Le distillat vient de la West Indies Rum Distillery, propriété du groupe depuis 2017 — l'étiquette la nomme, ce qui n'est pas systématique dans ce type d'embouteillage. C'est la cuvée du rayon où le chai charentais pèse le plus lourd dans le résultat.

Dix-sept ans à Trinidad, puis deux ans de finition

Le millésime 2001 de Trinidad tient le troisième cas de figure : dix-sept ans sous climat tropical, puis un séjour en France dont deux ans de finition dans un fût ayant contenu un cognac « 10 Générations », pour vingt et un ans au total. Il est embouteillé brut de fût à 64,3 % et sa fiche annonce 325 grammes d'esters par hectolitre d'alcool pur, une valeur qui situe précisément son intensité aromatique avant même de l'ouvrir.

Le nombre de fûts, une information rare sur une étiquette

Vingt-deux fûts, vingt fûts, ou un seul

Chaque cuvée du rayon annonce combien de fûts la composent : vingt-deux ici, vingt là, un seul ailleurs. La plupart des maisons ne communiquent pas cette donnée, qui n'est pourtant pas anodine. Elle indique la taille du lot, donc sa rareté, et surtout la nature de la promesse faite à l'acheteur — car un assemblage et un fût unique ne visent pas le même résultat.

L'assemblage large et la régularité d'un lot

Assembler vingt fûts consiste à faire une moyenne : les écarts entre contenants se compensent, les défauts d'un fût se diluent, et le résultat est régulier d'une bouteille à l'autre. C'est la technique du maître de chai de cognac, appliquée au rhum, et c'est cohérent avec l'origine de la maison. On achète alors une constance, celle d'un profil construit et maîtrisé plutôt qu'un accident heureux.

Un seul fût, et le degré qu'il donnait

Le fût unique fait le pari inverse : rien ne compense, tout est exposé. Il n'y a pas de moyenne, pas de correction, et le degré est celui du fût, ici 64,3 %. Ce type d'embouteillage est aussi celui que retiennent les sélectionneurs extérieurs, qui cherchent précisément le contenant singulier. Il se déguste par petites quantités, et quelques gouttes d'eau suffisent à ouvrir le nez sans écraser la matière.

Le sucre déclaré, cuvée par cuvée

Deux grammes par litre sur une bouteille du rayon

Le sucre ajouté après distillation est le sujet le plus discuté du rhum, et l'un des rares que l'on peut mesurer par densité. Une cuvée de ce rayon porte une valeur chiffrée : deux grammes par litre. C'est une teneur basse, sans commune mesure avec les dosages relevés sur de nombreux rhums de grande diffusion, où l'on dépasse couramment la dizaine de grammes. La donnée est indiquée, ce qui vaut mieux qu'un silence.

Les fiches qui n'affichent aucune valeur

Les autres cuvées ne portent pas de valeur déclarée sur nos fiches. Nous le disons plutôt que d'étendre à l'ensemble du rayon un chiffre qui n'appartient qu'à une bouteille : une absence de donnée n'est ni une preuve d'absence de sucre, ni le contraire. C'est une information manquante, et elle se signale comme telle. Quand la valeur nous est communiquée, elle figure sur la fiche produit correspondante.

Pourquoi ce chiffre-là est vérifiable

Contrairement à la plupart des arguments portés sur une bouteille de spiritueux, la teneur en sucre se mesure : la différence entre le degré affiché et la densité réelle du liquide permet de la calculer, et des laboratoires indépendants publient régulièrement ces relevés pour le rhum. C'est ce qui donne du poids à un chiffre déclaré — il expose la maison à une contradiction publique si elle se trompe.

Questions fréquentes sur les rhums Plantation

Une bouteille Plantation est-elle plus ancienne qu'une Planteray ?

Son embouteillage l'est, oui : le nom a changé en 2024, donc toute bouteille portant Plantation a été mise en marché avant cette date. Cela ne dit rien de l'âge du rhum lui-même, qui dépend de son millésime et de sa durée de fût. Une Planteray récente peut parfaitement contenir un rhum plus vieux qu'une Plantation.

Que veut dire « assemblage de vingt-deux fûts » ?

Que la bouteille provient du mélange de vingt-deux fûts distincts, réunis avant l'embouteillage. Plus le nombre est élevé, plus le résultat est régulier d'un lot à l'autre, car les écarts entre contenants se compensent. À l'inverse, un fût unique n'est corrigé par rien : il expose tout ce que ce contenant particulier a produit, en bien comme en moins bien.

Qui distille les rhums vendus sous le nom Plantation ?

Pas la marque elle-même sur la majorité des cuvées : ce sont des rhums achetés dans leur pays d'origine, puis élevés et assemblés par la maison. Une exception dans ce rayon, le millésime de la Barbade, vient de la West Indies Rum Distillery, propriété du groupe depuis 2017. L'origine est indiquée cuvée par cuvée.

Où acheter un rhum Plantation en ligne ?

Chez Trinquay, dans ce rayon. Nous y réunissons les cuvées que nous parvenons à sourcer sous ce nom, avec pour chacune l'origine, le millésime, la durée passée sous chaque climat, le nombre de fûts assemblés et le degré. Nos cavistes répondent à vos questions sur le choix d'une bouteille de dégustation comme sur les différences entre origines caribéennes.