Découvrez l'Amuerte Red Edition, le gin belge à la feuille de coca où la pineberry, fraise blanche aux notes d'ananas, signe la plus accessible des cinq.
DISTILLERIE
Une feuille de coca du Pérou, cinq fruits sud-américains et un flacon tête de mort couvert d'or 24 carats : le gin belge le plus reconnaissable du rayon mérite qu'on regarde ce qu'il y a dans le verre. Origine de la maison, profil de chaque édition et bons réflexes de service, voici tout ce qu'il faut savoir sur l'Amuerte Coca Leaf Gin.
Un gin belge distillé avec de la feuille de coca du Pérou, présenté dans un flacon en forme de tête de mort recouvert de vraies feuilles d'or : Amuerte ne ressemble à aucun autre spiritueux du rayon. Derrière l'audace du contenant, il y a une famille de distillateurs et cinq éditions aux saveurs très différentes.
Amuerte est une marque belge, née à Genk sous la société Barchitect. Elle a été créée par deux cousins qui ne sont pas arrivés là par hasard : ils appartiennent à la quatrième génération d'une famille de distillateurs, les Massy, dont la maison de Houthalen-Helchteren produit du genièvre depuis 1905.
Cette filiation explique la construction du gin. La famille a passé un siècle sur le genièvre, l'ancêtre du gin, avant que la génération suivante ne s'autorise beaucoup plus de liberté sur les botaniques comme sur le flacon.
Il ne faut donc pas chercher une distillerie Amuerte sur une carte. Le nom désigne une maison et une signature, portées par un savoir-faire familial de distillation.
L'idée vient d'un voyage. En traversant la forêt amazonienne, les fondateurs partagent une cérémonie traditionnelle avec une tribu indigène et découvrent le goût de la feuille de coca. De retour en Belgique, ils cherchent à en transposer les arômes dans un spiritueux de genièvre.
La feuille arrive du Pérou, de fermes conduites durablement. Elle est infusée puis passée à l'alambic, un procédé dont la maison explique qu'il ne retient que les parfums de la plante. C'est cet ingrédient qui donne son nom au Coca Leaf Gin et sa légère amertume végétale à la dégustation.
Les botaniques classiques, elles, restent en place. Le genièvre tient la trame, les agrumes apportent la fraîcheur, et chaque édition ajoute ensuite son propre fruit.
Sur le papier, un gin à la coca pourrait n'être qu'un argument de vitrine. Au verre, l'apport est net : une amertume verte et balsamique, discrète, qui allonge la finale et empêche les fruits exotiques de tourner au sirop.
C'est ce qui sépare Amuerte des gins fruités habituels. Les saveurs tropicales sont bien là, mais un fil aromatique amer les tient et l'ensemble reste sec.
Les cinq éditions partagent ce socle, à 43 degrés et en 70 cl. Ce qui change d'une couleur à l'autre, c'est le fruit.
Découvrez l'Amuerte Red Edition, le gin belge à la feuille de coca où la pineberry, fraise blanche aux notes d'ananas, signe la plus accessible des cinq.
La White est la plus tendue des cinq. Son nez est vert et balsamique, sur le genièvre et les agrumes. En bouche, le finger lime, autrement dit le citron caviar, se mêle à la cardamome et à la coriandre pour une attaque nette et citronnée.
La finale surprend : le poivre du Sichuan y laisse cette sensation légèrement anesthésiante qui signe la cuvée. C'est l'édition à conseiller à qui aime les gins secs et les zestes d'agrumes.
Avec la Black, on bascule franchement dans le fruit. Le nez ouvre sur le tamarillo, la papaye mûre, une huile d'orange et un souffle d'herbe chaude.
La bouche est ample. Le physalis du Pérou y apporte une douceur acidulée que la trame de gin garde sèche, et le fruit du dragon complète le tableau. La finale, longue et chaleureuse, est menée par le fruit : voilà une bouteille faite pour la mixologie exotique.
La Blue joue l'équilibre. La figue bleue y donne un fruit blanc mûr à la pulpe tendre, entouré d'herbes officinales et balsamiques, d'agrumes et de genièvre.
En bouche, la douceur de la figue et l'amertume herbacée se tiennent à parts égales, sans que l'une prenne le pas sur l'autre. La finale est longue, chaude et sucrée, et elle reste bien après le verre.
La Green mise sur la curuba, cette banane des Andes au goût de fruit de la passion. Son nez mêle banane, fruit de la passion et agrumes tropicaux, sa bouche est soyeuse, et une légère amertume l'empêche de devenir sucrée.
La Red part sur la pineberry, une fraise blanche aux notes d'ananas. Le nez est fruité et vibrant, la bouche fait jouer la douceur fraisée contre la fraîcheur d'ananas, et la finale reste souple. C'est la plus accessible des cinq.
Amuerte · Red EditionGin
Amuerte · Green EditionGin
Amuerte · Blue EditionGin
Amuerte · Black EditionGin
Amuerte · White EditionGin
Amuerte · Pack des 5 ÉditionsGinPort offert dès 100 € en point relais hors Corse. Voir toute la collection Amuerte.
La règle est simple : 5 cl de gin, un verre ballon rempli de glaçons, 15 cl de tonic bien froid. Le choix du tonic fait tout le reste.
Un tonic méditerranéen premium met la White en valeur, avec une feuille de laurier ou un zeste de citron pour garnir. Un tonic neutre laisse parler la figue de la Blue ou la pineberry de la Red. Sur la Green, un tonic indien un peu plus amer répond bien au fruit.
Ces gins encaissent très bien le shaker. Un gin fizz monté au jus de citron vert et au sirop de sucre de canne convient à la Red comme à la Green.
Pour la Black, un cocktail plus épicé fonctionne mieux : un trait de sirop de gingembre, une rondelle de pamplemousse, quelques feuilles de menthe. Les barmans qui travaillent l'exotique y trouveront une base large, du dry martini revisité au punch rafraîchissant.
Une réserve tout de même : évitez les jus de fruits très sucrés, ils écrasent l'amertume de la coca qui fait tout l'intérêt de ces bouteilles.
À l'apéritif, servez frais mais jamais glacé. Un long passage au congélateur ferme les arômes et il ne reste plus que l'alcool.
La Black supporte la dégustation sèche, en verre ballon réchauffé dans la paume ou sur un seul gros glaçon avec un zeste d'orange. Les autres éditions donnent leur pleine mesure allongées. Le verre ballon reste le meilleur compromis : il concentre les parfums et laisse la place à la glace.
Le contenant fait partie du produit. Amuerte se présente dans un flacon en forme de tête de mort, habillé de véritables feuilles d'or 24 carats appliquées sur le verre.
Ce n'est pas un décor imprimé, et cela se voit à la lumière. La bouteille se garde et se pose, ce qui explique une bonne part de la présence de la marque derrière les bars.
Trinquay référence les cinq éditions, toutes en 70 cl et à 43 degrés : White, Black, Blue, Green et Red. Elles sont réunies dans notre collection Amuerte.
Le degré ne bouge pas d'une couleur à l'autre, seul le fruit change. Rien n'empêche donc de commencer par le profil qui vous parle le plus, puis de descendre la gamme au fil des dégustations.
Peu de spiritueux se prêtent aussi bien au cadeau. Le flacon impressionne avant la première gorgée, et les saveurs exotiques parlent autant à un amateur de gin qu'à quelqu'un qui découvre la catégorie.
Pour un débutant, orientez-vous vers la Red ou la Green, les plus fruitées. Pour un habitué des gins secs, la White. Pour un atelier cocktail entre amis, la Black et ses arômes tropicaux. À consommer avec modération.
QUESTIONS FRÉQUENTES
Par l'embouteillage de base, celui que la distillerie produit toute l'année. Il dit son style sans la rareté d'une série limitée, et si elle plaît, les versions au-dessus tiennent la même ligne. Le repère « à partir de » en tête de gamme donne la moins chère du moment.
Un spiritueux ne vieillit plus une fois en bouteille, mais il s'oxyde une fois ouvert. Debout, bouchon serré, à l'abri de la lumière : comptez quelques mois sans changement net, puis une perte d'arômes d'autant plus rapide que la bouteille se vide.
Oui, le calage anti-casse tient six bouteilles par colis, panachées ou non, vins et spiritueux mélangés. La livraison est offerte dès 100 € en point relais, hors Corse.