check_circle error info report
Liste de souhaits

Votre liste de souhaits est vide

Livraison rapide en 3 à 5 jours ouvrés

+ de 10 nouveaux vins chaque semaine

Vins sélectionnés en direct du domaine

-10% en s'inscrivant à notre Guide

Paiement 100% sécurisé

favorite local_mall 0
favorite local_mall 0
Panier (0)

Plus que €100,00 EUR et la livraison est offerte !

Votre panier est vide

RECETTE

Joue de porc fermier confite aux pruneaux

Joue de porc confite avec pruneaux moelleux et un trait de vin rouge. Le sucré-salé qui fait des merveilles sur cette pièce économique et fondante.

Par Matys Hoffman, cavistePublié le 27 mai 20267 min de lectureRecette testée en cuisine
Joue de porc fermier confite aux pruneaux
Préparation
30 min
Cuisson
3 min
Pour
6 personnes
Difficulté
Intermédiaire
Coût
≈ 8 € / pers.

Joue de porc fermier confite aux pruneaux

La joue de porc fermier confite aux pruneaux est l'une des plus belles recettes traditionnelles de la cuisine du Sud-Ouest et du Périgord. La joue de porc, comme la joue de bœuf, est un morceau extraordinairement riche en collagène qui se transforme en pure tendresse après une cuisson lente de 2h30 à 3h à basse température. Cette version sucrée-salée aux pruneaux d'Agen AOP est typique du Sud-Ouest, où la combinaison porc + fruits secs remonte au Moyen Âge (héritage de la cuisine médiévale aristocratique enrichie de fruits exotiques venus d'Orient par les routes commerciales du sud).

Cette recette marie le caractère moelleux et juteux de la joue de porc à la douceur acidulée des pruneaux d'Agen mi-cuits, enrichis d'un vin rouge méridional (Châteauneuf-du-Pape, Vacqueyras, Gigondas) qui apporte sa palette épicée-fruitée. Le résultat est un plat de réception dominical qui surprend par son équilibre des saveurs : la sauce sirupeuse aux fruits, la chair de porc fondante, les pruneaux entiers gorgés de jus. Servi avec une polenta crémeuse au parmesan ou un écrasé de pommes de terre à l'huile d'olive, c'est un plat d'hiver qui plaira aux gastronomes et qui s'accorde merveilleusement avec un grand rouge du Rhône Sud.

Ingrédients pour 6 personnes

Pour la joue de porc

  • 1,5 kg de joue de porc fermier en cubes de 4-5 cm
  • 4 cuillères à soupe d'huile d'olive vierge extra
  • 50 g de beurre demi-sel
  • 200 g de lardons fumés
  • 3 oignons rouges émincés
  • 4 gousses d'ail dégermées et écrasées
  • 2 carottes en rondelles
  • 750 ml de vin rouge méridional (Châteauneuf-du-Pape, Vacqueyras ou Côtes du Rhône Villages)
  • 500 ml de fond brun de veau
  • 2 cuillères à soupe de concentré de tomates
  • 2 cuillères à soupe de cassonade
  • 2 cuillères à soupe de farine
  • Sel, poivre noir du moulin

Pour le bouquet aromatique

  • 3 brins de thym frais
  • 2 brins de romarin
  • 2 feuilles de laurier
  • 1 cuillère à soupe de baies de genièvre
  • 2 clous de girofle
  • 1 zeste d'orange séché
  • 1 bâton de cannelle

Pour la finition aux pruneaux

  • 300 g de pruneaux d'Agen AOP dénoyautés
  • 200 ml de thé Earl Grey infusé chaud (pour réhydrater les pruneaux)
  • 50 g de noix concassées
  • 2 cuillères à soupe de persil plat haché
  • 1 zeste d'orange râpé
Paul Autard La Côte Ronde

Le vin de la recette

Domaine Paul Autard · La Côte Ronde · 2020

AOC Châteauneuf-du-Pape · 50% Grenache, 50% Syrah · 15,5 %

Expression magistrale du terroir de Châteauneuf-du-Pape, cette cuvée parcellaire « La Côte Ronde » est un concentré de puissance et de complexité.

48,93€
Expédié sous 24 h

Préparation

Étape 1 : Réhydrater les pruneaux (30 minutes)

Faites infuser un sachet de thé Earl Grey dans 200 ml d'eau bouillante 5 minutes. Filtrez. Versez sur les pruneaux dans un bol et laissez réhydrater 30 minutes. Le thé Earl Grey apporte une note bergamote subtile qui se mariera avec les pruneaux. Égouttez et réservez. Conservez le liquide d'infusion pour la sauce.

Étape 2 : Préparer la joue de porc (10 minutes)

Sortez la joue 30 minutes avant cuisson. Salez et poivrez les cubes. Farinez en tapotant.

Étape 3 : Saisir et préparer la base (20 minutes)

Dans une grande cocotte en fonte, faites rissoler les lardons 4 minutes. Réservez. Saisissez la joue de porc par petites quantités dans le beurre + huile pendant 3-4 minutes par face. Réservez. Faites suer les oignons rouges et carottes 8 minutes. Ajoutez l'ail 1 minute. Ajoutez la cassonade et le concentré, torréfiez 2 minutes. Déglacez au vin rouge, réduisez 5 minutes.

Étape 4 : Mijoter longuement (2h30)

Ajoutez le fond brun, le bouquet aromatique (thym, romarin, laurier, baies de genièvre, clous, zeste d'orange, cannelle). Remettez la joue et les lardons. Le liquide doit recouvrir aux 3/4. Couvrez et mijotez à feu très doux 2h30 (ou enfournez à 150°C). Retournez à mi-cuisson.

Étape 5 : Ajouter les pruneaux (30 minutes)

Quand la joue est fondante (2h cuites), ajoutez les pruneaux réhydratés et les noix concassées. Continuez la cuisson 30 minutes. Les pruneaux vont gonfler et imprégner leur jus sucré dans la sauce. Si la sauce est trop liquide, retirez la joue et faites réduire à découvert 10 minutes.

Étape 6 : Finir et servir (5 minutes)

Goûtez et rectifiez sel-poivre. La sauce doit être sirupeuse, sucrée-salée équilibrée. Servez dans des assiettes creuses chaudes avec une polenta crémeuse au parmesan ou un écrasé de pommes de terre à l'huile d'olive. Décorez de persil haché et zeste d'orange.

Les pruneaux d'Agen AOP, joyau du Sud-Ouest

Le pruneau d'Agen AOP est l'un des produits les plus emblématiques du Sud-Ouest français. Il s'agit de la prune "d'Ente" (variété spécifique introduite au XIIIe siècle par les moines de l'abbaye de Clairac depuis Damas), cultivée dans la zone AOP (Lot-et-Garonne principalement, plus parties du Lot, Tarn-et-Garonne, Gironde, Gers, Dordogne), récoltée à pleine maturité, puis séchée traditionnellement au soleil sur clayons ou en séchoir basse température. Le résultat est un pruneau à la chair charnue, juteuse, sucrée-acidulée, à la peau légèrement plissée, et au parfum unique qui le distingue des pruneaux industriels d'importation.

L'AOP Pruneau d'Agen est protégée depuis 2002 (et IGP européenne depuis 2004). Le cahier des charges impose : variété "d'Ente" exclusivement, zone AOP, séchage traditionnel, tonnage maximum par hectare, calibre minimum. Pour la cuisson en sauce, choisissez des pruneaux "mi-cuits" (encore moelleux, taux d'humidité 35%) plutôt que des pruneaux secs (taux d'humidité 21%) qui demandent une longue réhydratation. La réhydratation au thé (Earl Grey, thé noir, ou thé vert) au lieu de l'eau classique est une astuce de chef qui apporte une dimension aromatique supplémentaire. Pour les recettes salées-sucrées, le thé noir avec un trait de cognac est le compagnon idéal.

L'art du braisage sucré-salé à la française

Le mariage du porc et des fruits secs est l'une des grandes traditions de la cuisine française médiévale et bourgeoise. Au Moyen Âge, la noblesse et le clergé européens utilisaient abondamment les "fruits exotiques" rapportés par les croisés et les marchands génois (raisins de Corinthe, pruneaux de Damas, figues sèches, dattes, abricots secs) pour leurs propriétés conservatrices (le sucre des fruits préservait la viande) et aromatiques. Ces traditions médiévales sont restées vivantes dans la cuisine régionale française, notamment dans le Sud-Ouest (pruneaux d'Agen avec lapin, porc, ou volaille), en Bourgogne (raisins secs avec porc fermier), en Alsace (pruneaux avec choucroute aux trois viandes), et dans la cuisine bourgeoise française classique du XIXe siècle.

Le principe gustatif du sucré-salé repose sur trois effets complémentaires. Premier : le sucre des fruits secs équilibre la grasse de la viande de porc en apportant une note acidulée-fruitée qui allège la perception. Deuxième : la caramélisation des sucres pendant la cuisson lente crée une profondeur aromatique remarquable (sirupeuse, légèrement bronzée, presque "cidrée"). Troisième : la texture spongieuse des fruits secs gorgés de jus apporte un contraste avec la chair fondante du porc. C'est cette triple synergie qui rend les plats sucrés-salés français si emblématiques et si réconfortants, à la fois pour les gastronomes et pour les amateurs de cuisine familiale dominicale.

Accord mets et vin

La joue de porc fermier confite aux pruneaux appelle un grand rouge méridional structuré. Le Paul Autard La Côte Ronde est un compagnon d'exception : ce Châteauneuf-du-Pape en grenache dominant offre la générosité fruitée et la complexité tannique fondue qui répondent à la joue confite, ses notes de fruits noirs mûrs, garrigue, épices douces et notes de pruneaux dialoguent en miroir avec les pruneaux d'Agen, et son équilibre tient la longueur. Découvrez aussi les autres vins de Châteauneuf-du-Pape AOC de notre cave.

Conseils du chef et variations

  • La joue de porc fermier : Label Rouge. Évitez les porcs industriels.
  • Les pruneaux d'Agen AOP : mi-cuits idéaux. À défaut, secs à réhydrater plus longuement (1h).
  • Variante "aux figues sèches" : remplacez les pruneaux par 200 g de figues sèches mi-cuites.
  • Variante "à l'armagnac" : ajoutez 50 ml d'armagnac au déglaçage initial. Touche Sud-Ouest authentique.
  • Anticipation : meilleure le lendemain. Préparez la veille.
  • Erreur à éviter : ne jamais ajouter les pruneaux dès le début (ils se déliteraient totalement).

Le mot du sommelier

La joue de porc aux pruneaux appelle des rouges méridionaux structurés et fruités. Les Châteauneuf-du-Pape, Gigondas, Vacqueyras sont les compagnons d'exception par leur palette aromatique. Les rouges du Sud-Ouest (Cahors malbec, Madiran tannat, Saint-Émilion) tiennent l'accord par tradition. Les Bandol mourvèdre apportent une dimension de garrigue. Évitez les rouges trop tanniques. Servez à seize-dix-sept degrés.

Domaine Paul Autard · La Côte Ronde · 2020 48,93€

Trois bouteilles pour cette recette

Ajoutez le vin au panier avec la recette

QUESTIONS

Questions fréquentes

Faut-il un bon vin pour cuisiner ?

Un vin buvable, oui, un grand vin non : la cuisson efface la finesse et concentre le reste, donc une bouteille fatiguée se retrouve telle quelle dans l'assiette. Une bouteille de 8 à 12 € que vous boiriez volontiers fait exactement le travail.

Peut-on remplacer le vin de la recette par un autre ?

Oui, en gardant la couleur et le profil : un blanc sec se remplace par un autre blanc sec, jamais par un moelleux qui sucrerait la sauce. Le rosé passe partout où un blanc est prévu. Sans alcool, un bouillon relevé d'un trait de vinaigre approche le résultat sans le tenir tout à fait.

Que faire du reste de la bouteille ?

Rebouchée et au frais, elle tient trois jours en blanc, quatre à cinq en rouge. Au-delà, elle passe en cuisine plutôt qu'au verre. Elle se congèle aussi en bac à glaçons pour les déglaçages : c'est la seule façon de ne rien jeter.

Quel vin boire avec ce plat ?

Celui qui est en carte dans l'article : on met une bouteille en stock qui va au plat, pas une référence choisie au hasard du catalogue. Si elle ne vous convient pas, le lien de collection ouvre les autres bouteilles du même rayon.