Gewurztraminer moelleux de Seppi Landmann, riche et aromatique : rose fanée, litchi et épices douces jusqu'au raisin confit. Un compagnon idéal d'une cuisine...
RECETTE
Des nouilles de riz sautées au wok, des crevettes nacrées, une pluie de cacahuètes et l'équilibre sucré salé de la cuisine thaïlandaise : découvrez la recette du pad thaï aux crevettes, sublimée par un gewurztraminer d'Alsace moelleux et aromatique.
Difficile de résister à un pad thaï aux crevettes bien exécuté : des nouilles de riz dorées au wok, des crevettes nacrées, une pluie de cacahuètes concassées et ce fameux équilibre sucré salé qui fait toute la signature de la cuisine thaïlandaise. Né dans les rues de Bangkok, ce plat asiatique est devenu un classique du street food, autant pour sa générosité que pour sa rapidité d'exécution.
Sa réussite tient à un jeu d'arômes subtil. La sauce, montée autour du tamarin, du nuoc-mâm et du sucre de palme, enrobe chaque nouille d'une laque ambrée, tandis que le citron vert vient trancher la richesse d'un trait d'acidité bienvenu.
Le pad thaï est apparu au milieu du XXe siècle comme un plat national thaïlandais, pensé pour valoriser le riz local sous forme de nouilles. Aujourd'hui, ce sauté se décline à l'infini, mais la version aux crevettes reste la plus appréciée, fraîche et iodée.
La crevette apporte sa chair tendre et légèrement sucrée, qui dialogue à merveille avec le croquant grillé des cacahuètes. Cette opposition de textures est l'âme du plat : du moelleux, du croustillant, et une enveloppe de sauce qui lie l'ensemble.
Tout se joue dans le dosage. Le nuoc-mâm sale, le tamarin acidule, le sucre arrondit et le piment réveille : c'est ce quadruple équilibre qui distingue un vrai pad thaï d'un simple plat de nouilles sautées.
À ces quatre piliers s'ajoutent les herbes fraîches et les germes de soja, qui apportent de la mâche et une note végétale. La coriandre, posée au dernier moment, parfume l'ensemble d'un souffle herbacé caractéristique des plats asiatiques. C'est cette superposition d'arômes, du tamarin acidulé au croquant des cacahuètes, qui fait du pad thaï un sauté aussi addictif.
Gewurztraminer moelleux de Seppi Landmann, riche et aromatique : rose fanée, litchi et épices douces jusqu'au raisin confit. Un compagnon idéal d'une cuisine...
Avant de lancer le wok, il faut tout préparer : le pad thaï se cuisine vite et fort, sans temps mort. La règle d'or de ce sauté asiatique est d'avoir l'ensemble des ingrédients à portée de main, car la cuisson ne dépasse pas quelques minutes une fois le feu poussé.
Ne surchargez jamais le wok : cuisez par portions si nécessaire, sous peine de faire bouillir les nouilles au lieu de les saisir. Pour un plat plus relevé, ajoutez le piment frais ciselé en fin de cuisson, afin de garder son mordant sans casser l'équilibre sucré salé.
Le citron vert se presse au dernier moment, directement dans l'assiette : sa fraîcheur acidulée réveille toute la palette aromatique du plat thaïlandais.
Quant aux nouilles de riz, surveillez leur trempage : trop molles, elles colleraient au wok ; trop fermes, elles resteraient cassantes. Un trempage à l'eau tiède, jamais bouillante, garantit une texture souple et élastique qui absorbe parfaitement la sauce. Les germes de soja, eux, s'ajoutent en toute fin de cuisson pour conserver leur croquant frais et désaltérant.
Le pad thaï se déguste brûlant, tout juste sorti du wok, accompagné de quelques herbes fraîches et d'un trait de citron vert. C'est un plat convivial, fait pour le partage, où chacun ajuste piment et acidité à sa convenance. Reste à trouver le vin capable de tenir tête à cette cuisine épicée et aromatique.
Face à la chaleur du piment et à la profondeur de la sauce au tamarin, un vin sec serait écrasé. Il faut au contraire un blanc aromatique doté d'une douceur résiduelle, capable d'apaiser les épices tout en répondant à la richesse iodée des crevettes. C'est précisément le terrain de jeu du gewurztraminer d'Alsace.
Sur ce pad thaï, le Seppi Landmann Gewurztraminer, en AOC Gewurztraminer, fait merveille. Sa robe or jaune soutenu et brillante annonce un vin de garde abouti, et son nez de rose fanée, de litchi, de miel et d'épices douces comme la cannelle entre en résonance immédiate avec la coriandre et le gingembre du plat.
En bouche, l'attaque moelleuse et la matière riche de ce blanc alsacien enveloppent le piment, tandis que sa douceur épicée prolonge le profil sucré salé des nouilles. La finale sur le raisin confit fait écho au croquant grillé des cacahuètes. À 11 degrés d'alcool, ce gewurztraminer reste digeste et laisse parler son côté aromatique sans alourdir le repas.
Servez ce gewurztraminer frais, autour de 8 à 9 degrés, pour préserver sa tension et son fruité éclatant. Cet accord met-vin transforme un simple sauté en véritable voyage culinaire : la douceur du vin tempère le piquant, et l'iode des crevettes répond à ses notes de litchi. Préparez ce pad thaï pour un dîner entre amis, accordez-le à ce blanc alsacien moelleux, et offrez à votre table une parenthèse gourmande entre Bangkok et le vignoble d'Alsace.
QUESTIONS
Un vin buvable, oui, un grand vin non : la cuisson efface la finesse et concentre le reste, donc une bouteille fatiguée se retrouve telle quelle dans l'assiette. Une bouteille de 8 à 12 € que vous boiriez volontiers fait exactement le travail.
Oui, en gardant la couleur et le profil : un blanc sec se remplace par un autre blanc sec, jamais par un moelleux qui sucrerait la sauce. Le rosé passe partout où un blanc est prévu. Sans alcool, un bouillon relevé d'un trait de vinaigre approche le résultat sans le tenir tout à fait.
Rebouchée et au frais, elle tient trois jours en blanc, quatre à cinq en rouge. Au-delà, elle passe en cuisine plutôt qu'au verre. Elle se congèle aussi en bac à glaçons pour les déglaçages : c'est la seule façon de ne rien jeter.
Celui qui est en carte dans l'article : on met une bouteille en stock qui va au plat, pas une référence choisie au hasard du catalogue. Si elle ne vous convient pas, le lien de collection ouvre les autres bouteilles du même rayon.