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RECETTE

Poulet teriyaki glacé au sésame et gingembre

Cuisses de poulet glacées dans une sauce teriyaki réduite, soja-saké-mirin-sucre. Caramélisation brillante qui colle aux baguettes et fait briller les yeux.

Par Matys Hoffman, cavistePublié le 7 juillet 20267 min de lectureRecette testée en cuisine
Poulet teriyaki glacé au sésame et gingembre

Poulet teriyaki glacé au sésame et gingembre

Le poulet teriyaki est l'un des plats les plus emblématiques de la cuisine japonaise moderne, popularisé bien au-delà des frontières du Japon grâce à sa simplicité élégante et à son équilibre parfait entre sucré et salé. Le mot « teriyaki » se compose de deux termes japonais : « teri » qui signifie l'éclat brillant et lustré de la sauce, et « yaki » qui désigne la cuisson au gril. C'est précisément cette technique qui définit le plat : une marinade ou un glaçage à base de sauce soja, mirin, saké et sucre qui caramélise au feu en formant une laque dorée caractéristique.

Pour réussir un grand poulet teriyaki à la maison, plusieurs principes essentiels. Premièrement, la qualité de la sauce : privilégiez impérativement de la sauce soja japonaise (jamais chinoise, plus salée), du mirin authentique et du saké de cuisine. Deuxièmement, la technique du glaçage : la sauce doit être réduite jusqu'à devenir sirupeuse, puis appliquée par couches successives sur le poulet pendant la cuisson pour construire le « teri » brillant. Troisièmement, la cuisson : idéalement à la poêle ou au grill pour obtenir une caramélisation dorée. Cette recette propose une version authentique adaptée aux ingrédients disponibles en France, à servir lors d'un dîner japonais raffiné.

Ingrédients

Pour le poulet (quatre personnes)

  • 4 cuisses de poulet fermier label rouge désossées avec peau, environ 250 g chacune
  • 2 cuillères à soupe d'huile végétale neutre
  • Sel fin et poivre du moulin

Pour la sauce teriyaki

  • 10 cl de sauce soja japonaise
  • 10 cl de mirin authentique
  • 5 cl de saké de cuisine
  • 3 cuillères à soupe de sucre brun
  • 2 cuillères à soupe de miel d'acacia
  • 2 cuillères à soupe de gingembre frais râpé
  • 4 gousses d'ail écrasées
  • 1 cuillère à soupe d'huile de sésame grillé
  • 1 cuillère à café de fécule de maïs diluée dans 1 cuillère à soupe d'eau froide (optionnel)

Pour la finition et le service

  • 3 oignons nouveaux émincés finement (gardez le vert pour le service)
  • 2 cuillères à soupe de graines de sésame noir et blanc torréfiées
  • 1 cuillère à soupe de coriandre fraîche ciselée (optionnel)
  • 1 piment thaï émincé (optionnel)
  • 1 citron vert en quartiers

Pour le riz japonais

  • 400 g de riz japonais Koshihikari
  • 500 ml d'eau froide filtrée
  • 1 morceau d'algue kombu de 5 cm (optionnel)
  • 1 pincée de sel

Pour les légumes glacés

  • 500 g de bok choy
  • 200 g de pois mange-tout
  • 3 cuillères à soupe d'huile de sésame
  • 3 gousses d'ail écrasées
  • 2 cuillères à soupe de sauce soja
  • 1 cuillère à café de gingembre frais râpé
Château Gaudin Réserve 2009

Le vin de la recette

Château Gaudin · Réserve · 2009

AOC Pauillac · Assemblage de Cabernet Sauvignon (majoritaire), Merlot et Petit Verdot · 13,5 %

Issu du millésime solaire et généreux de 2009, le Château Gaudin Réserve est la quintessence d'un grand Pauillac parvenu à sa parfaite maturité.

47,74€
Expédié sous 24 h

Préparation

Étape 1 - La sauce teriyaki (vingt minutes)

Dans une casserole, mélangez la sauce soja, le mirin, le saké, le sucre brun, le miel, le gingembre râpé, l'ail écrasé et l'huile de sésame. Portez à frémissement à feu moyen, puis baissez à feu doux et laissez réduire pendant quinze à vingt minutes en remuant occasionnellement, jusqu'à ce que la sauce épaississe et devienne sirupeuse (elle nappe le dos d'une cuillère). Pour une sauce encore plus brillante, ajoutez la fécule diluée en fin de cuisson et laissez bouillir une minute. Filtrez au chinois pour retirer l'ail et le gingembre : la sauce doit être parfaitement lisse et brillante. Réservez.

Étape 2 - Préparer le riz japonais (trente minutes)

Rincez le riz à l'eau froide plusieurs fois jusqu'à ce que l'eau soit claire. Égouttez. Placez le riz dans une casserole avec l'eau froide, l'algue kombu et le sel. Couvrez et laissez tremper trente minutes. Portez à frémissement à feu vif, puis baissez immédiatement à feu très doux. Cuisez douze minutes sans soulever le couvercle. Laissez reposer dix minutes hors du feu, toujours couvert. Égrainez à la spatule en bois.

Étape 3 - Préparer le poulet (cinq minutes)

Sortez les cuisses désossées du réfrigérateur trente minutes avant la cuisson. Salez et poivrez légèrement sur les deux faces. Pratiquez quelques entailles sur la peau pour favoriser la cuisson uniforme.

Étape 4 - Cuire le poulet côté peau (huit minutes)

Dans une grande poêle ou un wok, faites chauffer l'huile végétale sur feu moyen. Déposez les cuisses côté peau, en pressant légèrement avec une spatule pour bien plaquer la peau contre la poêle. Faites cuire huit minutes sans bouger, à feu moyen, jusqu'à ce que la peau soit parfaitement dorée et croustillante. Une cuisson lente côté peau permet au gras de fondre et à la peau de caraméliser progressivement.

Étape 5 - Cuire côté chair (cinq minutes)

Retournez les cuisses côté chair. Faites cuire quatre à cinq minutes supplémentaires à feu moyen. La température à cœur doit atteindre soixante-quinze degrés. Égouttez l'excès de graisse de la poêle.

Étape 6 - Glacer au teriyaki (cinq minutes)

Versez la sauce teriyaki filtrée dans la poêle avec les cuisses. Augmentez à feu moyen-vif et faites mijoter pendant trois à quatre minutes en arrosant constamment les cuisses avec la sauce à l'aide d'une cuillère. Cette technique de glaçage répété est la signature du teriyaki : chaque arrosage ajoute une couche de laque brillante sur le poulet. Retournez les cuisses pour que les deux faces soient bien laquées. La sauce doit devenir épaisse et brillante, et le poulet doit être recouvert d'une glacure caramélisée caractéristique.

Étape 7 - Les légumes sautés (huit minutes)

Coupez les bok choy en quartiers en gardant la base. Effilez les pois mange-tout. Dans un wok, faites chauffer l'huile de sésame sur feu vif. Ajoutez l'ail écrasé et le gingembre, faites revenir trente secondes. Ajoutez les bok choy et faites sauter trois minutes. Incorporez les pois mange-tout, sautez encore deux minutes. Déglacez avec la sauce soja. Les légumes doivent rester croquants et vibrants de couleur.

Étape 8 - Le dressage japonais

Sur des assiettes plates, dressez une portion de riz japonais bien blanc et collant dans un bol à côté. Tranchez chaque cuisse en biais en lamelles épaisses (pour montrer le contraste entre la peau caramélisée et la chair juteuse). Disposez les tranches sur le riz ou à côté. Nappez d'un peu de sauce restante de la poêle. Garnissez des légumes sautés, parsemez de graines de sésame noir et blanc, d'oignons nouveaux émincés (le vert) et de coriandre ciselée. Servez avec un quartier de citron vert et des baguettes japonaises.

Accord mets et vin

Sur ce poulet teriyaki aux saveurs umami profondes, on cherche un vin qui apporte fraîcheur et matière sans dominer la subtilité sucrée-salée du plat. Notre choix se porte sur le Château Gaudin · Réserve · 2009, un Pauillac à la maturité accomplie. L'assemblage à dominante Cabernet Sauvignon offre une expression remarquable : bouche soyeuse et profonde, notes de fruits noirs mûrs, de cèdre fin, de tabac blond et d'épices douces, soutenues par une trame tannique fondue après plus de quinze ans de bouteille.

L'accord avec le poulet teriyaki peut sembler audacieux mais fonctionne admirablement : les notes fumées du Cabernet font écho à la caramélisation de la sauce teriyaki, sa structure tannique fondue épouse la chair laquée sans dominer, et sa fraîcheur préservée tranche le sucré de la marinade. Le Château Gaudin est l'une des bonnes propriétés bourgeoises de Pauillac. Servez à dix-sept degrés. Pour explorer d'autres profils, parcourez les Vins de Bordeaux ou consultez nos recettes et accords mets-vins.

Conseils du chef et variations

  • La sauce soja japonaise (Kikkoman, Yamasa) est essentielle : ne la remplacez jamais par de la sauce soja chinoise qui est plus salée et moins équilibrée.
  • Le mirin authentique apporte la note sucrée caractéristique : à défaut, utilisez du vin blanc doux avec une cuillère de sucre.
  • Pour une variation, ajoutez une cuillère de pâte de miso blanc à la sauce pour une profondeur umami supplémentaire.
  • La cuisson côté peau lente est essentielle : c'est ce qui donne la peau dorée et croustillante caractéristique.
  • Servez avec des concombres japonais marinés rapidement au vinaigre de riz et sucre pour un contrepoint acidulé.
  • Les restes froids sont délicieux le lendemain en bento, accompagnés d'une omelette japonaise et de riz vinaigré.

Le mot du sommelier

L'accord vin français et cuisine japonaise demande une approche subtile, car la cuisine japonaise privilégie l'umami et la délicatesse plutôt que la puissance. Le poulet teriyaki, par sa sauce sucrée-salée caramélisée, supporte étonnamment bien certains rouges français mûrs, notamment ceux qui ont développé des notes fumées et tertiaires avec l'âge. Le Château Gaudin, propriété de Pauillac, signe des vins qui combinent l'élégance traditionnelle bordelaise avec une accessibilité de prix appréciable. Pour un accord plus traditionnel japonais, un saké junmai ou un thé vert glacé accompagneront également très bien le teriyaki. À l'inverse, évitez les vins blancs trop secs qui ne tiendraient pas face à l'intensité de la sauce, et les rouges trop jeunes ou trop tanniques qui se heurteraient à la sucrosité.

Château Gaudin · Réserve · 2009 47,74€

Trois bouteilles pour cette recette

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QUESTIONS

Questions fréquentes

Faut-il un bon vin pour cuisiner ?

Un vin buvable, oui, un grand vin non : la cuisson efface la finesse et concentre le reste, donc une bouteille fatiguée se retrouve telle quelle dans l'assiette. Une bouteille de 8 à 12 € que vous boiriez volontiers fait exactement le travail.

Peut-on remplacer le vin de la recette par un autre ?

Oui, en gardant la couleur et le profil : un blanc sec se remplace par un autre blanc sec, jamais par un moelleux qui sucrerait la sauce. Le rosé passe partout où un blanc est prévu. Sans alcool, un bouillon relevé d'un trait de vinaigre approche le résultat sans le tenir tout à fait.

Que faire du reste de la bouteille ?

Rebouchée et au frais, elle tient trois jours en blanc, quatre à cinq en rouge. Au-delà, elle passe en cuisine plutôt qu'au verre. Elle se congèle aussi en bac à glaçons pour les déglaçages : c'est la seule façon de ne rien jeter.

Quel vin boire avec ce plat ?

Celui qui est en carte dans l'article : on met une bouteille en stock qui va au plat, pas une référence choisie au hasard du catalogue. Si elle ne vous convient pas, le lien de collection ouvre les autres bouteilles du même rayon.