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Saké · Hyōgo (ville d'Akashi, bord de la baie d'Osaka)

Akashi-Tai · Junmai Daiginjo Genshu

Akashi Tai Junmai Daiginjo Genshu

Saké
16.0% vol.
72 cl

Un junmai daiginjo non dilué, riz poli à 38 % : la cuvée haute de la maison Akashi-Tai.

globe

Japon

experiment

72 cl

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Junmai Daiginjo Genshu (純米大吟醸原酒) : saké nihonshu pur riz, sans alcool ajouté et non dilué après pressage

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Brassé au cœur de l'hiver à Akashi, ce saké de riz Yamada Nishiki est mis en bouteille sans la moindre dilution.

Le saké Akashi Tai Junmai Daiginjo Genshu, un nihonshu non dilué

Genshu : un saké embouteillé sans ajout d'eau

Après la fermentation et le pressurage, l'immense majorité des sakés est coupée à l'eau de source pour ramener le degré à un niveau standard. Ce n'est pas le cas ici. La mention genshu signifie que la cuvée passe du pressoir à la bouteille telle quelle. Le résultat se sent immédiatement : texture plus dense, saveurs concentrées, palette aromatique qui ne s'est pas diluée en chemin. À 16 % vol, l'ensemble reste pourtant parfaitement buvable.

Junmai : du riz, de l'eau, du kōji et rien d'autre

La mention junmai (純米, « riz pur ») garantit qu'aucun alcool distillé n'a été ajouté au moût pendant l'élaboration. Le nihonshu naît de quatre éléments seulement : le riz, l'eau des sources locales, le kōji et les levures. Tout ce que l'on perçoit à la dégustation (arômes, rondeur, acidité, minéralité) provient donc du grain et de la fermentation, jamais d'un correctif : la lecture la plus fidèle d'un terroir de riz.

Le Yamada Nishiki, la variété reine des riz à saké

Cette cuvée, sommet de la gamme Akashi-Tai, est brassée exclusivement à partir de Yamada Nishiki cultivé dans la préfecture de Hyōgo, la variété que les brasseurs japonais considèrent comme la référence absolue parmi les riz à saké. Son grain, plus gros que celui d'un riz de table, concentre l'amidon en son cœur et supporte les polissages extrêmes sans se briser : on lui doit la finesse aromatique des grands daiginjo. La brasserie familiale Yonezawa s'approvisionne au plus près de ses cuves.

Un polissage à 38 % et un brassage d'environ deux mois

Bien au-delà du seuil daiginjo

Pour porter la mention daiginjo, un saké doit être brassé avec un riz poli à 50 % au maximum. Ici, il descend à 38 % : 62 % de chaque grain sont abrasés pour ne conserver que le cœur amylacé et écarter les parties externes, plus riches en protéines et en matières grasses, qui apportent lourdeur et amertume. Ce sacrifice explique la netteté aromatique des daiginjo.

La fermentation lente et la surveillance du kōji

La cuvée réclame environ deux mois de brassage, un temps très long pour un saké. Le kōji, ce champignon qui transforme l'amidon en sucres fermentescibles, fait l'objet d'une surveillance continue, et la fermentation se déroule lentement, à basse température. Cette lenteur préserve les composés volatils et donne des parfums délicats plutôt qu'une puissance brute.

Un saké plusieurs fois médaillé à l'international

Le travail est reconnu au-delà du Japon : médaille d'or et Best in Show by Country à la London Wine Competition 2024, Platine au Kura Master 2018, argent à l'International Wine Challenge et à l'IWSC en 2020, Or au Fine Sake Award 2019. Un palmarès qui en fait aussi un cadeau gastronomique solide.

La dégustation, de la robe à la finale

Une robe limpide aux reflets dorés très pâles

Il présente une robe limpide et brillante, traversée de reflets dorés très pâles. Le liquide accroche légèrement la paroi du verre : premier indice visuel de la concentration propre aux genshu.

Un nez expressif de melon et d'agrumes

Le bouquet est expressif et franchement fruité. Le melon ouvre la marche, suivi d'agrumes découpés (citron, orange amère) puis de nuances de sauge et de senteurs herbacées qui apportent de la fraîcheur. Une aération de quelques minutes suffit à déployer ce bouquet, dont la finesse doit beaucoup au polissage poussé.

Une bouche ample, une finale minérale et persistante

L'attaque en bouche est riche et enveloppante, portée par la texture pleine du genshu. Le citron et l'orange amère se répondent dans un bel équilibre, avec une minéralité saline qui donne du relief. La finale est longue et persistante, à la fois florale et minérale, sans jamais saturer le palais : belle longueur en bouche, mais toujours dans la retenue.

Le saké d'Akashi parmi les vins, les bières et les spiritueux

Un alcool de fermentation, ni vin de raisin ni bière de malt

Le saké est souvent traduit par « vin de riz », ce qui prête à confusion. Un vin blanc sec naît de la vinification du raisin, où le sucre des baies d'un cépage est transformé par les levures ; une bière naît du malt d'orge et du houblon. Le saké procède d'une fermentation multiple et parallèle : le kōji convertit l'amidon du riz en sucres pendant que les levures transforment ces sucres en alcool. Ni raisin, ni malt, ni houblon : un troisième chemin.

Ce qui le sépare des eaux-de-vie et des spiritueux distillés

Contrairement au whisky, au rhum ou aux eaux-de-vie de fruits, le saké n'est jamais distillé : son degré vient de la seule fermentation. Il ne connaît pas non plus le vieillissement en fûts de chêne ou en barriques qui donne au single malt ses notes grillées. C'est un alcool de fraîcheur, à boire jeune, plus proche par l'usage d'un grand blanc que d'un spiritueux, et qui trouve sa place dans les cocktails contemporains.

Le service et les accords mets et saké

Servir frais, entre 7 et 15 °C

Ce daiginjo se déguste frais, entre 7 et 15 °C, de préférence dans un verre à vin plutôt que dans une coupelle traditionnelle : le calice concentre les arômes. Le service tiède est à proscrire, il écraserait la finesse. Conservez la bouteille debout, à l'abri de la lumière, buvez-la dans l'année et terminez-la sous quelques jours après ouverture, au réfrigérateur.

Produits de la mer, poissons crus et cuisine fusion

Sa minéralité saline en fait un compagnon des produits de la mer : carpaccio de daurade au yuzu, tartare de thon au piment, salade de calamars gingembre-sésame, huîtres, poisson blanc grillé ou homard rôti. Excellent à l'apéritif, il accompagne aussi bien la cuisine japonaise que les tables fusion. Une belle porte d'entrée dans le saké haut de gamme, sélectionnée par Trinquay.

En stock, expédié sous 48 h

L'ESPRIT DU SAKÉ

Le saké, l'art du riz fermenté

Né du riz, de l'eau et d'un champignon nommé kōji, le saké n'est ni un alcool distillé ni un vin : c'est une fermentation à part, propre au Japon, où le grain est d'abord poli puis converti en sucre avant de fermenter.

Tout se joue sur le polissage. Plus on retire les couches externes du grain, plus le saké gagne en finesse et en arômes floraux. C'est ce chiffre, le seimaibuai, qui classe les sakés entre eux.

À LA DÉGUSTATION

Œil, nez et bouche

L'œil

Robe limpide et brillante, aux reflets dorés très pâles.

Le nez

Nez expressif et fruité mêlant melon, citron, orange amère, sauge et de subtiles notes herbacées.

La bouche

Bouche riche et ample, équilibrée entre citron et orange amère, avec une minéralité saline caractéristique.

LA MATIÈRE

Les ingrédients du saké

Quatre ingrédients, pas un de plus : du riz, de l'eau, le kōji qui transforme l'amidon en sucre, et la levure qui fermente.

Riz Yamada NishikiRiz de koji (Aspergillus oryzae)Eau de source localeLevures

LA CLASSIFICATION

Le polissage

Le seimaibuai indique la part du grain conservée après polissage. Plus le chiffre est bas, plus le saké est raffiné : 70 % pour un Honjozo, 60 % pour un Ginjo, 50 % ou moins pour un Daiginjo.

Honjozo · 70 %

Le grain garde ses couches externes : style franc et droit.

Ginjo · 60 %

Un tiers du grain retiré : les arômes floraux apparaissent.

Daiginjo · 50 %

La moitié du grain disparaît : la finesse domine.

Junmai Daiginjo · 45 %

Poli au-delà du Daiginjo : il ne reste que le cœur du grain.

Le riz poli est un travail de patience : plusieurs dizaines d'heures de meulage pour un grand Daiginjo.

LE RITUEL

L'art de servir le saké

Un saké fin se sert frais, jamais chaud : la chaleur détruirait les arômes floraux et fruités qui font tout son prix.

1

Le dosage

Versez une dose de saké, 2 à 3 cl, dans un grand verre.

2

Cinq volumes d'eau

Allongez de 5 volumes d'eau bien fraîche : le fameux « 1 pour 5 ».

3

Jamais chaud

Le service chaud est réservé aux sakés simples : il détruirait ce parfum.

4

Les glaçons en dernier

Ajoutez la glace après l'eau, jamais avant, pour ne pas figer les arômes.

Astuce : servez-le en verre à vin plutôt qu'en coupelle, les arômes s'ouvrent bien mieux.

Sélection goûtée

Choisi et validé par le caviste Trinquay.

Style & usage

Saké de table, à servir frais ou légèrement tempéré selon le style.

Origine

Hyōgo (ville d'Akashi, bord de la baie d'Osaka)

LA BRASSERIE

Akashi Sake Brewery (Akashi-Tai), famille Yonezawa

Akashi Sake Brewery est installée à Akashi, ville portuaire de la préfecture de Hyōgo, sur la rive de la baie d'Osaka. L'histoire brassicole de la famille Yonezawa remonte à 1856, la société Akashi Sake Brewery Co., Ltd. ayant été formellement constituée en 1917. La maison est aujourd'hui dirigée par Kimio Yonezawa, à la fois propriétaire et tōji (maître brasseur), quatrième génération de la famille. Elle travaille en petits lots, avec l'eau de sources locales et les riz de Hyōgo (Yamada Nishiki, Gohyakumangoku), et produit aussi le whisky Hatozaki et le gin 135° East via la Kaikyō Distillery.

Découvrir la brasserie →
Akashi Sake Brewery (Akashi-Tai), famille Yonezawa

À TABLE

Les accords du saké

Sans acidité mordante ni tanin, le saké accompagne les produits de la mer là où le vin blanc peut les heurter.

Carpaccio de daurade au yuzu

Carpaccio de daurade au yuzu

L'agrume japonais et la minéralité du saké se répondent, pendant que sa concentration tient tête à l'huile de ciboule.

Tartare de thon au piment

Tartare de thon au piment

Non dilué, il a l'ampleur nécessaire pour encaisser le piment sans se faire effacer, ce qu'un saké coupé à l'eau ne ferait pas.

Homard rôti

Homard rôti

Sa richesse et sa longueur accompagnent une chair noble. L'accord de fête de la gamme Akashi-Tai.

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

16.0% vol.

Contenance

72cl

Catégorie

Junmai Daiginjo Genshu (純米大吟醸原酒) : saké nihonshu pur riz, sans alcool ajouté et non dilué après pressage

Préfecture

Hyōgo (ville d'Akashi, bord de la baie d'Osaka)

Riz

Yamada Nishiki (Yamadanishiki) de la préfecture de Hyōgo, considéré comme le « grand cru » des riz à saké

Polissage

38 %

Service

Servir frais, entre 7 et 15 °C, de préférence dans un verre à vin pour libérer les arômes (le service tiède n'est pas recommandé sur ce daiginjo).

Pays

Japon