Domaine de l’Anticaille · Mazurka · Magnum · 2025
Rosé
AOC Côtes de Provence
13.0 %
150 cl
Grenache, Cinsault, Syrah ·
moped_package Livré entre le et le
La Provence en magnum : un rosé pâle et tendu, pensé pour la table de l'été.
Le Mazurka est la cuvée de référence du domaine, déclinée dans les trois couleurs. En rosé, elle donne un vin d'appellation Côtes de Provence taillé pour la fraîcheur, et le magnum lui offre le format qui correspond à son usage : une bouteille de partage, qu'on ouvre à plusieurs. L'AOC, née sur les coteaux calcaires du sud-est provençal, est le berceau historique du rosé français : c'est là que le style pâle et sec s'est imposé, puis exporté partout ailleurs.
La robe est rose pâle, brillante, d'une limpidité parfaite. Les reflets tirent vers le litchi, cette nuance à peine rosée qui signe les rosés de pressurage direct, où le jus ne reste que quelques heures au contact des peaux. C'est la couleur qui a fait la réputation du vignoble provençal, et elle se juge autant à sa pâleur qu'à son éclat. Un rosé terne, même pâle, trahit une oxydation ou un manque de soin : ici la brillance est nette, signe d'un jus protégé du premier pressurage jusqu'à la mise en bouteille.
Le nez s'ouvre sur des petits fruits rouges frais (fraise, groseille) sans lourdeur ni impression de confiture. Suivent des arômes d'agrumes, pamplemousse rose en tête, qui apportent le mordant et la tension. L'ensemble est franc et immédiat : il reflète une vinification menée à basse température, seule manière de préserver la finesse aromatique d'un raisin récolté sous le soleil du Sud.
L'attaque est fraîche et vive, sans rondeur superflue. La bouche est ciselée, tendue, portée par une acidité qui donne au vin sa longueur plutôt que son volume. La finale est saline et minérale, marquée par le terroir calcaire sur lequel poussent les vignes. Cette salinité est précisément ce qui distingue un rosé de gastronomie d'un rosé de simple rafraîchissement. La sensation persiste après la déglutition, sans amertume, et donne au vin cette longueur inattendue sur une robe aussi claire.
Trois cépages composent la cuvée, chacun apportant une dimension que les autres n'ont pas. C'est l'assemblage classique de l'appellation, et sa réussite tient entièrement à l'équilibre entre les trois.
Le grenache noir est le cépage de base du rosé provençal. Il apporte le volume en bouche, la générosité fruitée et cette sensation de chair qui empêche le vin d'être maigre. Sur les coteaux ensoleillés du domaine, il atteint une maturité qui donne au vin son fruit mûr sans jamais lui coûter sa fraîcheur, à condition de le récolter tôt.
Le cinsault est le cépage de la délicatesse. Il donne peu de couleur, c'est en grande partie à lui que le vin doit sa robe pâle, et beaucoup de finesse aromatique. Ses arômes floraux et sa légèreté sont ce qui empêche un rosé d'être la version diluée d'un rouge. Il est aussi le garant de cette buvabilité qui fait qu'un verre en appelle un autre.
La syrah, minoritaire dans l'assemblage, apporte ce qui manquerait sans elle : une trame, de la tenue, et une pointe épicée en fin de bouche. Elle donne au vin la capacité de tenir face à un plat plutôt que de s'effacer derrière lui. C'est elle qui fait passer la cuvée du rosé d'apéritif au rosé de table, et qui lui permet de supporter une cuisine relevée. Trop présente, elle alourdirait la robe et le fruit ; dosée avec retenue, elle ne se remarque que par ce qu'elle apporte de tenue.
Choisir un magnum n'est pas seulement une question de quantité. Le format a un effet réel, et mesurable, sur le vin qu'il contient.
Dans un magnum, le rapport entre le volume de vin et la quantité d'air emprisonnée sous le bouchon est deux fois plus favorable que dans une bouteille classique. L'oxydation y est donc plus lente et le vin conserve sa fraîcheur aromatique plus longtemps. Sur un rosé, où tout se joue sur la vivacité du fruit, ce n'est pas un détail de collectionneur : c'est le meilleur allié d'un vin qu'on souhaite garder une année ou deux sans le voir s'éteindre.
Servez-le frais, entre 8 et 10 °C, assez froid pour la tension, pas au point d'anesthésier les arômes. Un verre tulipe, ou un verre à rosé plus large qu'une flûte, laisse le nez s'exprimer. Le carafage est déconseillé : il ferait perdre au vin la fraîcheur qui fait tout son intérêt. Sortez simplement le magnum du réfrigérateur un quart d'heure avant de servir et laissez-le se réchauffer dans le verre.
C'est le format de l'apéritif prolongé et du repas d'été. Il accompagne les grillades, les poissons au barbecue et la cuisine méditerranéenne (tapenade, légumes farcis, salades composées) et tient sans peine face à une cuisine légèrement épicée. Sa salinité en fait aussi un compagnon naturel des fruits de mer. À boire dans sa première année pour l'éclat du fruit, jusqu'à deux ans pour ceux qui préfèrent les rosés un peu assagis.
LE STYLE
Le mot du caviste
À LA DÉGUSTATION
Œil, nez et bouche
L'œil
Le nez
La bouche
L'ASSEMBLAGE
L'assemblage de la cuvée
LA FRAÎCHEUR
Un rosé, ça ne se garde pas
Il n'y a pas de garde à espérer d'un rosé : ce qui fait son intérêt, le fruit et la tension, s'en va avec le temps. On le boit dans l'année de sa récolte, un an de plus tout au plus.
L'année de la récolte
MaintenantC'est maintenant
Le fruit est éclatant et la finale saline vive. C'est l'état dans lequel le domaine l'a mis en bouteille, et c'est là qu'il faut le boire.
Un an de plus
La limite
Le fruit s'éteint, la robe fonce et la vivacité s'en va. Au-delà, un rosé ne devient pas meilleur : il devient vieux.
La règle du rosé Dans l'année de la récolte, un an de plus au maximum
LE SERVICE
Frais, et surtout pas en carafe
Un rosé se joue sur ses arômes primaires. Tout ce qui l'oxyde ou le glace lui retire précisément ce pour quoi on l'a choisi.
La température
10 °C, pas moins. Servi glacé, un rosé perd son fruit et ne laisse que l'acidité.
Le carafage
Non recommandé, pour préserver la fraîcheur et les arômes
Le verre
Un verre à vin blanc, resserré au col. Il concentre les agrumes et garde la bouteille à sa température.
Astuce : un seau d'eau et de glaçons refroidit une bouteille en quinze minutes, bien plus vite et plus régulièrement que le congélateur.
LES ACCORDS
Ce qu'on met dans l'assiette
Un vin de cette structure demande de la matière en face. Voici les accords que nous avons goûtés pour cette cuvée, et la recette que nous lui associons.
Grillades et barbecue
brochettes, poissons grillés et légumes du soleil.
Cuisine méditerranéenne
tapenade, légumes farcis, salades composées et pissaladière.
Fruits de mer
sa finale saline répond aux huîtres, crevettes et poissons crus.
Apéritif d'été
le format magnum en fait la bouteille des tablées nombreuses.
LA RECETTE ASSOCIÉE
Brochettes de bœuf mariné aux herbes de Provence
LE DOMAINE
Domaine de l’Anticaille
Sélection goûtée
Choisie et validée par le caviste Trinquay.
Style & usage
Vif & Fruité, pour apéritif, repas d'été.
Origine
AOC Côtes de Provence, Provence.
Fiabilité
En stock, expédiée dans nos cartons renforcés.
LA FICHE
Caractéristiques
Appellation
AOC Côtes de Provence
Cépages
Grenache, Cinsault, Syrah
Degré
13 % vol.
Contenance
150 cl
Région
Provence
Température de service
10 °C
À boire
Dans l'année, un an de plus au maximum
Sulfites
Avec sulfites
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