DISTILLERIE
Direction Deventer, aux Pays-Bas, et la distillerie Wagging Finger fondée par Erik Molenaar : un gin artisanal riche et épicé, du London Dry à 44° au puissant Navy Strength Admiral de Ruyter. Histoire, savoir-faire botanique et dégustation d'une maison de caractère.
Wagging Finger est une distillerie néerlandaise de Deventer qui a fait du gin artisanal une affaire de précision et de caractère. Trinquay vous emmène à la rencontre de cette maison singulière, où chaque botanique est choisie avec soin pour donner naissance à des gins riches, structurés et terriblement aromatiques.
L'histoire de la distillerie Wagging Finger commence avec Erik Molenaar, son fondateur. Ancien chef de projet pour la municipalité, il décide un jour de suivre sa passion et de se consacrer pleinement à l'art de distiller. La distillerie voit le jour en 2015, dans la ville de Deventer, et le premier gin devient une réalité au printemps 2016. De cette reconversion naît une maison à taille humaine, animée par une obsession du détail et un refus des recettes toutes faites. Chaque bouteille porte la marque de ce parcours hors normes.
La distillerie est installée à Deventer, dans la province de l'Overijssel, au cœur des Pays-Bas. Ce pays n'est pas un hasard pour un distillateur de gin : c'est ici, dans les Pays-Bas historiques, qu'est né le genièvre, ancêtre direct du gin tel qu'on le connaît aujourd'hui. Wagging Finger s'inscrit dans cette grande tradition tout en revendiquant une approche résolument contemporaine. La maison y élabore un gin artisanal, distillé en petits volumes, loin des productions de masse. Le lieu devient ainsi le point d'ancrage d'un savoir-faire patient, où l'on prend le temps de bien faire.
Dès ses débuts, Erik Molenaar imagine un gin qui se déguste comme un grand spiritueux, et pas seulement comme une base à cocktail. Le nom même de la maison, Wagging Finger, évoque un doigt levé, à la fois espiègle et exigeant, comme pour rappeler que la qualité ne se négocie pas. Le premier gin, à 44°, pose les fondations d'un style maison riche et épicé. Très vite, la distillerie élargit sa palette pour explorer d'autres degrés et d'autres profils. De ce souci de l'excellence naît une gamme cohérente, où chaque expression prolonge la vision du fondateur.
Au cœur de la gamme proposée par Trinquay figure le Wagging Finger Gin, première création de la maison, embouteillé à 44°. De style London Dry, ce gin met le genièvre au centre, soutenu par des agrumes frais, de l'anis étoilé et une pointe de clou de girofle. L'ensemble compose un profil aromatique à la fois vif, épicé et parfaitement équilibré. C'est un gin polyvalent, aussi à l'aise en dégustation que dans un gin tonic ou un cocktail. Il incarne la signature de la distillerie : un alcool blanc structuré, sans concession sur la finesse.
Deuxième pilier de la gamme Trinquay, le Wagging Finger Admiral de Ruyter pousse l'intensité plus loin encore. Ce gin Navy Strength est embouteillé à 57,5°, un degré élevé qui rend hommage à la tradition maritime et à un illustre marin néerlandais. Sa recette s'appuie sur le genièvre, la coriandre, l'angélique, la cardamome, le citron vert, le zeste d'orange et l'anis. Malgré sa puissance, ce gin reste rond et harmonieux grâce à un long repos avant la mise en bouteille. C'est un spiritueux pour les amateurs de sensations franches, qui tient bon dans un cocktail corsé sans jamais perdre en élégance.
Au-delà de ces deux gins, la distillerie Wagging Finger cultive l'esprit d'exploration. La maison a notamment proposé une version reposée en fûts de chêne américain, qui dévoile une robe dorée et des notes plus douces et boisées, preuve que le travail du bois n'est pas réservé au whisky. Chaque expression partage le même socle de qualité, mais décline un caractère propre, du London Dry classique au Navy Strength musclé. Cette diversité fait de Wagging Finger une distillerie complète, capable de séduire le néophyte comme le connaisseur. Chez Trinquay, on retrouve cette logique de gamme pensée pour tous les usages.
La force de Wagging Finger tient à sa distillation artisanale, conduite en petits lots. Loin des cadences industrielles, la maison privilégie une production maîtrisée, où le distillateur garde la main sur chaque étape. Cette approche permet de surveiller de près l'équilibre du distillat et de ne retenir que le meilleur cœur de chauffe. À l'alambic, le temps et l'attention priment sur le volume. C'est cette patience qui donne aux gins leur profondeur aromatique et leur grande netteté en bouche.
La signature de la distillerie repose sur une sélection rigoureuse de botaniques. On y retrouve le genièvre, baie de référence qui structure tout gin, mais aussi la coriandre, la cardamome, la cannelle, l'angélique, le citron vert, le zeste d'orange amère, l'anis et le clou de girofle. La maison va même chercher du poivre de Kampot, au Cambodge, pour apporter une touche épicée distinctive. Cet assemblage de plantes, d'agrumes et d'épices compose un profil riche, frais et résolument aromatique. Chaque botanique est dosée pour servir l'ensemble, jamais pour dominer.
Avant la distillation, les botaniques livrent leurs huiles essentielles lors d'une phase de macération dans la base d'alcool. La chauffe transforme ensuite cette infusion en un distillat limpide et parfumé, où le genièvre dialogue avec les agrumes et les épices. Pour l'Admiral de Ruyter, un long repos précède la mise en bouteille afin d'arrondir la puissance du Navy Strength. De la macération au flacon, ce travail minutieux fait de chaque gin Wagging Finger un spiritueux abouti, fidèle à la vision de son fondateur. C'est cette rigueur qui distingue une véritable distillerie artisanale.
Le gin et la vodka partent souvent d'une base d'alcool neutre comparable, mais s'opposent par le projet. La vodka, qu'elle soit une vodka française ou aromatisée, recherche la pureté : un alcool blanc lisse, obtenu par distillation pour effacer les saveurs. Wagging Finger prend le chemin inverse. Sur sa base d'alcool, la macération puis la distillation des botaniques impriment le genièvre, les agrumes et les épices. Là où la vodka vise la neutralité, ces gins affirment une identité foisonnante. Comparer ces deux spiritueux, c'est mesurer l'écart entre l'alcool neutre épuré et un distillat richement aromatisé.
Le gin se distingue aussi nettement du whisky, même si tous deux passent par l'alambic. Le whisky, ou whiskey selon les pays, naît d'un moût de céréales fermenté, souvent à base d'orge maltée, parfois de seigle pour le bourbon ou le whisky canadien, puis distillé et longuement vieilli en fûts de chêne. De cette maturation naissent les notes de malt, de vanille, de caramel et de bois du scotch whisky, du single malt écossais, du whisky irlandais ou du whisky japonais. Les grands noms des Highlands, de l'île de Skye ou un blended à la Johnnie Walker en sont les figures les plus connues. Le gin, lui, ne connaît ni fermentation de céréales ni vieillissement obligatoire en barrique : son caractère vient des botaniques infusées. Même lorsque Wagging Finger a fait reposer un gin en fût de chêne américain, l'esprit reste celui du genièvre, là où le whisky single malt bâtit tout son profil sur le grain, la tourbe et le fût.
Au-delà du whisky et de la vodka, le gin dialogue avec tout l'univers des spiritueux et des liqueurs. Le rhum et la cachaça naissent de la canne à sucre, l'armagnac et le marc du raisin et de la vigne, la grappa du marc, tandis que les eaux-de-vie de fruits déclinent la mirabelle, la poire williams, le kirsch ou la vieille prune, souvent l'œuvre d'un bouilleur de cru. À côté, les liqueurs jouent le sucre et le parfum : génépi, chartreuse et bénédictine sur les plantes, sans oublier l'absinthe, le pastis ou le vermouth, riches de gentiane et d'anis. Le gin, lui, appartient à la famille des alcools blancs aromatiques : un spiritueux sec, le plus souvent non vieilli, dont le genièvre signe l'appartenance. Connaître ces grandes familles d'alcools et de spiritueux aide à situer un gin néerlandais comme Wagging Finger et à apprécier, à sa juste valeur, la richesse de son assemblage botanique.
Le gin tonic reste la façon la plus simple de révéler les gins Wagging Finger à l'apéritif. Sur de larges glaçons, le distillat se marie au tonic, dont l'amertume et les bulles soutiennent le genièvre, les agrumes et les épices. Un zeste d'orange, une rondelle de citron vert ou une graine d'anis prolongent le profil aromatique du gin. Servi bien frais, ce gin tonic devient un apéritif profond et parfumé, loin des versions fades. Avec l'Admiral de Ruyter à 57,5°, l'intensité grimpe d'un cran : un trait de gin suffit à donner du relief au verre.
Au shaker comme au verre à mélange, les gins de la distillerie déploient tout leur potentiel en cocktails. La densité aromatique du Wagging Finger Gin en fait une base idéale pour un dry martini ciselé, où un trait de vermouth laisse parler le genièvre, ou pour un negroni équilibré entre amertume et rondeur. La puissance du Navy Strength, elle, tient bon dans les cocktails les plus corsés sans se diluer. Quelques baies, une lichette d'agrume ou un sirop léger suffisent à composer des cocktails fins. Pour la mixologie, ces gins épicés sont une palette de parfums d'une rare richesse.
Pour apprécier les gins Wagging Finger, le service compte autant que le verre. Servis très frais, sur de beaux glaçons, ils révèlent leurs agrumes et leur vivacité épicée ; tempérés, ils dévoilent davantage leurs notes d'anis et de poivre. Les amateurs goûtent volontiers ces gins en petite quantité pour saisir la finesse de l'assemblage, à la manière d'un connaisseur face à un grand spiritueux. Chez Trinquay, vous pouvez acheter le Wagging Finger Gin et l'Admiral de Ruyter en ligne et les faire livrer à domicile. Que vous les réserviez à vos gin tonics, à vos cocktails ou à la dégustation, ces gins néerlandais vous font découvrir tout le savoir-faire artisanal de la distillerie de Deventer.
QUESTIONS FRÉQUENTES
Par l'embouteillage de base, celui que la distillerie produit toute l'année. Il dit son style sans la rareté d'une série limitée, et si elle plaît, les versions au-dessus tiennent la même ligne. Le repère « à partir de » en tête de gamme donne la moins chère du moment.
Un spiritueux ne vieillit plus une fois en bouteille, mais il s'oxyde une fois ouvert. Debout, bouchon serré, à l'abri de la lumière : comptez quelques mois sans changement net, puis une perte d'arômes d'autant plus rapide que la bouteille se vide.
Oui, le calage anti-casse tient six bouteilles par colis, panachées ou non, vins et spiritueux mélangés. La livraison est offerte dès 100 € en point relais, hors Corse.