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Avec 98 références et plus de 7 500 unités en cave, la bière est le plus gros rayon de Trinquay après le vin. On y trouve des bières artisanales brassées en France, en Irlande et aux États-Unis, de la lager blonde à 4,2 % à l'imperial stout à 12,6 %, des brassins permanents comme des cuvées éphémères. Cette page sert de porte d'entrée : elle donne les repères pour lire une étiquette, puis renvoie vers les collections qui découpent l'assortiment par robe et par brasserie.
Nos 98 bières se répartissent entre une douzaine de brasseries et trois pays, avec des profils qui vont de la pils désaltérante aux bières fortes. La sélection est bâtie sur des brasseries artisanales et des micro-brasseries, pas sur les marques de grande distribution : chaque référence arrive avec sa brasserie identifiée, sa robe, son amertume, ses houblons et son degré d'alcool renseignés.
À eux seuls, ces deux noms représentent 72 des 98 bières du catalogue. Les Intenables est une brasserie alsacienne née en 2020 et installée à Rosheim, qui alterne une gamme permanente et un flux continu de brassins éphémères : NEIPA troubles, IPA de la côte ouest, imperial stouts, gose acidulée, saison. La collection Bière Les Intenables en réunit 69. Stamm n'est pas une brasserie indépendante mais le brewpub des mêmes brasseurs, à Mutzig : trois bières y sont brassées en petit volume, une pils, une IPA et une hefeweizen, rassemblées dans la collection Bière Stamm.
Fondée en 2014 par Emma Devlin et Cathal O'Donoghue, Rascals brasse à Dublin une gamme large pour une microbrasserie : la lager blonde Jailbreak à 4,2 %, une NEIPA à 5 %, une Mosaic IPA à 6,3 %, la Yankee White IPA de froment, une scotch ale brune et le Bullseye Stout, bière noire à 6,5 %. Ces huit bières irlandaises forment la collection Bière Rascals.
Les États-Unis apportent au rayon leurs brasseries artisanales, nées à côté des grands groupes. Abita, en Louisiane, signe quatre bières dont l'Amber, lager ambrée de fermentation basse à 4,5 %, et le Turbodog, brown ale à 5,6 %. Coronado, à San Diego, brasse l'Idiot IPA, imperial IPA à 8,5 % à l'amertume intense. Belching Beaver, en Californie du Sud, en compte trois. Montauk, à Long Island, n'est représentée que par son IPA sans alcool. Chacune a sa collection de marque.
Au-delà de l'Alsace, quelques brasseurs français n'ont qu'une ou deux références en cave. Bulles de Provence y tient sa blonde, déclinée en deux contenances. La Brasserie de Sulauze y signe la Hoppy Quest, une double NEIPA dorée à l'amertume modérée. Ces bières produites en petite série n'ont pas de collection de marque : elles se trouvent dans les collections de robe.
La très grande majorité des bières artisanales du catalogue est proposée au format de 44 cl, devenu la contenance de référence des microbrasseries. Quelques bières se présentent en bouteille de 75 cl. Enfin, cinq références existent en fût de 30 litres, à brancher sur une tireuse : la Big Easy IPA et la Maison Blanc d'Abita, l'Idiot IPA de Coronado, la Hakana Matata des Intenables et la Black IPA de Black's Brewery, brasserie irlandaise.
La robe et l'amertume sont les deux entrées les plus utiles pour choisir une bière. Cinq collections découpent le rayon selon ce principe, du blond au noir. Elles rassemblent 43 des 98 références : les 55 autres se découvrent dans la liste complète.
La bière blonde est la porte d'entrée classique : robe claire, mousse blanche, amertume douce, degré modéré. Notre collection Bière blonde en réunit sept, où voisinent la lager Jailbreak de Rascals, la pils de Stamm à la fermentation basse, la blonde de Bulles de Provence, la juicy pale ale Techno Drift des Intenables à 5,4 % et leur saison dorée. On y trouve aussi la gose Blueberry Tango, bière acidulée à 4,5 % qui joue sur la fraîcheur plutôt que sur l'amertume.
Avec 27 références, la collection Bière IPA est de loin la plus fournie. L'India Pale Ale se reconnaît à sa charge de houblon et à son amertume, franche sur les West Coast IPA comme la Gangsta Legend à 7 %, plus ronde et fruitée sur les NEIPA troubles telles que Neon City ou Tropical Therapy. Les doubles IPA de la Cosmic Series montent à 8 %, chacune brassée avec un seul houblon. La White IPA au froment, la Black IPA torréfiée et une IPA sans alcool complètent cette famille.
La bière blanche se brasse avec du blé en plus de l'orge : elle en tire une robe voilée, une texture souple et des arômes fruités portés par la levure. Notre collection Bière blanche est petite, deux références seulement, mais elles sont très différentes : la Hefeweizen de Stamm, blanche allemande douce de fermentation haute, et l'Abita Maison Blanc, une curiosité américaine à 6,5 % brassée pour moitié avec du moût de sauvignon blanc, disponible en fût.
La robe cuivrée d'une bière ambrée ou rousse vient des malts caramel, séchés plus longtemps que les malts pâles. Elle amène des arômes de caramel et de pain grillé, avec une amertume qui reste en retrait. Notre collection Bière ambrée ne compte aujourd'hui qu'une référence, l'Abita Amber, lager de type munichois à 4,5 % houblonnée au Perle allemand. Un choix restreint, mais une bière de repas facile, à l'aise sur les grillades.
La collection Bière brune et stout rassemble six bières où le malt torréfié prend la parole : café, cacao, réglisse, croûte de pain. On y trouve le Turbodog d'Abita, la scotch ale et le Bullseye Stout de Rascals, le Darker Flower des Intenables, un baltic porter de fermentation basse, et deux imperial stouts de la même brasserie, le Purple Prophet à 11,5 % et le Boa à 12,6 %, la bière la plus forte du catalogue. Ces bières noires se boivent moins fraîches que les blondes.
Il faut le dire clairement : les cinq collections de robe ne couvrent pas tout le rayon. Sur 98 références, 55 n'y figurent pas encore, faute de robe ou de type renseigné. Ce sont pour l'essentiel des brassins éphémères et des séries courtes. Elles se parcourent dans la liste complète des bières, et leur fiche produit détaille au cas par cas le houblon, le degré d'alcool et le profil de dégustation.
Quatre matières premières suffisent à faire une bière : de l'eau, une céréale maltée, du houblon et de la levure. Tout le reste, la robe, l'amertume, les arômes et le degré d'alcool, tient à la façon dont le brasseur les assemble.
Tout commence par le maltage de l'orge : le grain germe, puis on le sèche, plus ou moins fort. C'est ce séchage qui décide de la couleur, du malt pâle des bières blondes aux malts torréfiés des bières noires. Concassé et infusé dans l'eau chaude, le grain libère ses sucres et donne le moût, que la levure transformera en alcool. Le blé et le froment s'ajoutent souvent à l'orge dans les bières blanches, où ils apportent le trouble et la tenue de la mousse.
Le houblon apporte l'amertume et les arômes. Nos bières en font défiler tout l'éventail : le Citra et le Mosaic américains pour les agrumes, les fruits tropicaux et la mangue, le BRU-1 sur l'ananas, le Strata sur le fruit de la passion, le Nugget, le Chinook et le Cascade sur le pin et la résine, le Krush et l'Eclipse australiens sur les fruits à noyau. Le Strisselspalt alsacien, floral et délicat, et le Perle allemand tiennent un registre plus discret.
Deux grandes familles de levures partagent le monde brassicole. La fermentation haute, celle des ales, travaille vers 18 à 24 °C et produit des esters fruités. La fermentation basse, celle des lagers et de la pils, se conduit au froid et donne des bières plus nettes, plus sèches, plus désaltérantes. Notre rayon comporte les deux, et un baltic porter qui applique la fermentation basse à une bière noire.
L'amertume se mesure en IBU, une unité qui compte les acides du houblon dans le liquide. Une blonde légère tourne autour de 15 à 20 IBU, une West Coast IPA peut dépasser 60. La mesure ne dit pourtant pas tout : une NEIPA très houblonnée reste perçue comme douce, parce que le houblonnage à cru donne des arômes sans amertume. Nous indiquons donc l'amertume ressentie, de douce à intense. Le taux d'alcool, lui, s'étend de 0 % sur notre IPA sans alcool à 12,6 %.
Une bière trop froide ne dit plus rien : le froid anesthésie les papilles et referme les arômes. On sert les blondes et les pils autour de 4 à 6 °C, les blanches et les IPA vers 6 à 8 °C, les bières brunes et les stouts entre 10 et 12 °C. Le verre compte autant : un verre tulipe concentre le nez et tient la mousse, là où une chope l'écrase. À table, une blonde accompagne l'apéritif et les fritures, une IPA tient tête aux plats épicés, un stout finit sur un dessert au chocolat.
Le paysage de la bière ne s'arrête pas à nos trois pays de production. Plusieurs traditions parmi les plus anciennes d'Europe ne sont pas représentées dans notre assortiment, et il vaut mieux le dire que le laisser croire.
La Belgique a bâti sa réputation sur des bières de fermentation haute épicées, fruitées et généreuses en alcool. Les bières trappistes sont brassées dans l'enceinte d'une abbaye, sous le contrôle des moines, tandis que les bières d'abbaye sont produites sous licence par des brasseries commerciales. Doubles, triples et quadruples y déclinent des degrés croissants. Ces bières belges ne figurent pas dans notre cave.
L'Allemagne et la Bohême ont donné à la bière sa grammaire de fermentation basse. La pils est née à Plzeň en 1842, blonde dorée et amère, et la Bavière l'a déclinée en helles, en märzen d'Oktoberfest et en bières de blé. Nous n'importons pas de bières allemandes ni tchèques, mais deux bières du rayon reprennent leur savoir-faire : la pils et la hefeweizen brassées à Mutzig.
L'Angleterre a inventé la pale ale et, par ricochet, l'IPA que nos brasseurs américains et alsaciens ont réinventée un siècle et demi plus tard. Ses bitters et ses milds se servent peu froids, tirés à la pompe dans les pubs, avec un degré d'alcool bas qui permet d'enchaîner une pinte. Nous ne proposons pas de bières anglaises : leur héritage se lit en revanche dans chaque IPA de notre collection.
La fermentation spontanée est la plus ancienne des trois voies. Dans la vallée de la Senne, le moût refroidit à l'air libre et se laisse ensemencer par les levures sauvages, avant de vieillir des mois en fûts de chêne. On obtient le lambic, acidulé et sec, la gueuze qui assemble des lambics d'âges différents, la kriek quand on y ajoute des cerises. Ces bières ne sont pas au catalogue ; la gose acidulée des Intenables est ce qui s'en rapproche le plus.
La bière de garde du Nord et de l'Artois est ambrée, maltée et longuement mûrie au froid. La Bretagne, elle, a vu naître dans les années 1980 une génération de micro-brasseries qui ont relancé l'idée d'une bière locale. Ces deux traditions ne sont pas encore présentes dans notre cave, dont l'ancrage français est alsacien et provençal.
Mieux vaut commencer par une bière peu amère et peu alcoolisée, puis monter en intensité. Une lager blonde comme la Jailbreak de Rascals, à 4,2 %, ou la pils de Stamm sont des points de départ sûrs. L'étape suivante est souvent la bière blanche, puis une NEIPA dont les arômes d'agrumes et de fruits tropicaux passent sans amertume marquée. Les West Coast IPA et les imperial stouts viennent après, quand les papilles sont faites.
La différence tient à la levure et à la température. En fermentation haute, la levure travaille au chaud et produit des esters aux arômes fruités et épicés : c'est la famille des ales, donc des IPA, des stouts, des bières blanches et des saisons. En fermentation basse, elle travaille au froid et plus lentement, et donne des bières plus nettes et plus désaltérantes, la pils et les lagers.
Tout dépend du type de bière : les IPA et les NEIPA se boivent jeunes, dans les trois à six mois : leurs arômes de houblon s'estompent vite. Les bières fortes, imperial stouts et baltic porters se gardent en revanche plusieurs années et gagnent en rondeur. Dans tous les cas, on stocke les bouteilles debout, à l'abri de la lumière, entre 8 et 12 °C.
Trinquay réunit ces 98 bières dans sa cave en ligne, avec pour chacune sa brasserie, sa robe, son amertume, ses houblons et son degré d'alcool, afin que le choix ne se fasse pas à l'aveugle. Vous pouvez y acheter à la bouteille, panacher les brasseries françaises, irlandaises et américaines, ou commander un fût de 30 litres pour une tireuse. La livraison est offerte dès 100 € en point relais, et notre équipe répond à vos questions avant l'achat.