· Aveyron
Maison Papillon · Terrine de Sanglier
Maison Papillon Terrine de Sanglier
France
cl
moped_package Livré entre le et le
Une terrine de chasse à 24 % de sanglier, montée en boîte de 130 g par une conserverie du Larzac.
Le sanglier est l'une des viandes les plus caractéristiques du causse, et cette conserve en donne la version la plus directe qui soit. La liste des ingrédients tient en une ligne et demie : gorge et foie de porc, viande de sanglier, œuf entier, sel et épices.
Le sanglier de cette recette est déclaré comme gibier de chasse, et non comme viande d'élevage. La distinction n'est pas administrative : un animal sauvage a couru et mangé ce qu'il a trouvé, sa chair est donc plus maigre, plus ferme et plus foncée que celle d'un porc de la même taille.
Les 24 % annoncés situent la recette du côté des terrines de gibier assumées, où la viande de chasse occupe près du quart de la boîte au lieu de servir d'accent aromatique sur une farce. C'est une proportion qui se voit à la coupe autant qu'elle se sent en bouche.
Une viande de chasse ne fait pas une terrine à elle seule. Le sanglier, presque dépourvu de gras, sécherait à la cuisson s'il n'était pas accompagné, et c'est le rôle de la gorge de porc, ce morceau gras et tendre que les charcutiers réservent depuis toujours aux farces et aux pâtés de campagne.
Le foie de porc apporte, lui, le fondant et la profondeur qui distinguent une terrine d'un simple hachis de viande. Les deux morceaux sont d'origine France, et la conserverie s'approvisionne en porc de montagne : cette part de la recette est aussi identifiable que le gibier.
Cinq mentions suffisent à décrire cette boîte, et c'est un parti pris de recette. Ni armagnac, ni pruneau, ni châtaigne ne viennent adoucir la note animale, alors que ce sont les compagnons habituels du sanglier dans un livre de cuisine.
La recette assume la viande telle quelle, avec du sel, des épices, et rien pour la recouvrir. L'œuf entier assure la liaison, sans farine ni chapelure : c'est lui qui explique l'allergène porté sur l'étiquette, que le bloc réglementaire affiché à côté de ce texte détaille.
La maison hache ses terrines à la grille plutôt qu'au cutter-mixer, ce qui laisse des morceaux entiers dans la masse au lieu d'une pâte lisse. Sur une viande de chasse, la différence saute aux yeux avant même la première bouchée.
Une terrine hachée gros ne cache rien. On distingue le grain de la viande, les parties maigres et les parties grasses, et l'on voit ce que l'on mange avant de le goûter. C'est un choix exigeant, puisqu'une matière première médiocre s'y verrait tout autant.
À la cuillère, la matière se tient. Elle se pose sur une tranche de pain sans qu'on ait besoin de l'étaler comme des rillettes, et garde sa forme dans l'assiette le temps du service.
Le sanglier donne une couleur nettement plus soutenue qu'une terrine de volaille, et une densité qui se sent sous la dent. Le gras de porc en atténue la sécheresse et allonge la bouchée, sans rien retirer au caractère de la viande.
Les épices restent volontairement en retrait. Elles habillent le gibier, tiennent le poivre au second plan, et laissent le sanglier occuper le devant de la boîte.
La terrine se déguste froide, mais pas glacée. Le producteur conseille de sortir la boîte du réfrigérateur une quinzaine de minutes avant de servir, le temps que le gras se détende et rende ses arômes. Servie trop froide, une terrine de gibier ne donne presque rien.
Le support qui lui convient est un pain de campagne grillé, à la mie serrée, capable de tenir une cuillerée dense sans se déchirer. Quelques cornichons, un peu de moutarde, et la planchette est faite.
C'est le terrain sur lequel un caviste a quelque chose à dire de plus qu'un épicier. Une terrine de gibier grasse appelle un rouge qui ait du fond, mais pas un tanin dur qui assécherait la bouche derrière elle.
Le malbec de Cahors donne un rouge dense et sombre, et c'est historiquement le vin du gibier dans tout le Sud-Ouest. Sa profondeur tient la note animale du sanglier au lieu de s'y perdre, et sa charpente répond au gras de la terrine.
Il demande de l'attention, donc plutôt une entrée à table qu'une fin d'apéritif debout. Servi autour de seize degrés, il ouvre bien la bouche pour la suite du repas.
Le grenache et la syrah des Côtes du Rhône Villages portent un poivre naturel qui répond directement à l'assaisonnement de la recette. L'accord se joue ici sur la continuité, pas sur le contraste : le vin reprend le mot que la terrine a laissé en suspens.
C'est aussi le choix le plus commode pour une table qui enchaîne charcuterie, plat mijoté puis fromage, sans changer de bouteille entre les trois.
Marcillac donne un vin à la robe sombre, presque violacée, sur un fruit noir de cassis et de mûre. C'est le plus léger des trois accords proposés ici, moins dense que le Cahors et moins charpenté que le Rhône.
C'est ce qui le désigne pour un service à l'apéritif, quand la boîte partage la planchette avec un saucisson sec et un morceau de fromage de brebis, et qu'on ne veut pas d'un vin qui monopolise la conversation.
LA SÉLECTION
Un caviste qui vend de la nourriture n'a qu'un argument que l'épicerie n'a pas : il sait quoi boire avec. Chaque produit de cette sélection a été goûté, et chacun porte les bouteilles de la cave qui l'accompagnent le mieux.
Le reste est affaire de transparence : ce qu'il y a dedans, d'où ça vient, et combien de temps ça se garde.
LA COMPOSITION
LA CONSERVATION
Conserve appertisée : à conserver à température ambiante, à l'abri de la chaleur et de l'humidité.
Après ouverture, à conserver au réfrigérateur et à consommer rapidement.
LE PRODUCTEUR
Choisie et validée par le caviste Trinquay.
Apéritif · entrée · pique-nique
Aveyron
Maison Papillon
LA FICHE
Poids net
130 g
Conditionnement
Boîte de conserve 130 g
Type
Terrine
Région
Aveyron
Pays
France
Conservation
Conserve appertisée : à conserver à température ambiante, à l'abri de la chaleur et de l'humidité.
À consommer avant
Exploitant
Conserverie Papillon-Marmus : ZAE Millau Sud, 12230 La Cavalerie (Aveyron), SIREN 414 383 554
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