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Distillerie Manguin

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Manguin · Oli'Gin

77,84€
(111,20€/L)

Le gin Manguin porte un nom qui vient d'Avignon, plus précisément de l'île de la Barthelasse, où une maison d'eaux-de-vie de fruits distille depuis 1957. Cette maison s'est d'abord fait connaître par la poire Williams, avant de tourner ses alambics vers un fruit que personne n'attendait dans un spiritueux aromatisé au genièvre : l'olive. Le résultat s'appelle l'Oli'Gin, L'Olive Gin, un gin à 41 % vol présenté en bouteille de 70 cl. Cette page rassemble ce que la maison publie sur son histoire, sur la composition et sur la production de ce gin, ainsi que le cadre réglementaire qui définit la catégorie, afin de comprendre ce que contient la bouteille avant de l'ouvrir.

La maison Manguin sur l'île de la Barthelasse

Des vergers d'Avignon aux premiers alambics de Manguin

L'histoire commence avec Claude Manguin, agronome, fils du peintre Henri Manguin, co-fondateur du fauvisme aux côtés de Matisse, Marquet, Camoin et Braque. Dans les années 1940, il plante plusieurs dizaines d'hectares de poiriers et de pêchers sur l'île de la Barthelasse et vend ses fruits à des épiceries fines, dont Fauchon. La distillation n'arrive qu'ensuite : les alambics charentais commencent à traiter ces fruits en 1957. La maison naît donc d'un verger, pas d'un négoce, et cette origine agricole explique pourquoi son catalogue reste dominé par les eaux-de-vie de fruits plutôt que par les assemblages.

Les alambics charentais de la distillerie Manguin

La distillerie se trouve au 784 chemin des Poiriers, sur l'île de la Barthelasse, entre le Palais des Papes et la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon. La maison décrit son île comme « la plus vaste île fluviale d'Europe », un terroir de sable et de limons balayé par le mistral. Son produit historique reste l'eau-de-vie de poire Williams, obtenue à partir de poires Bon-Chrétien Williams cueillies dans les vergers de l'île et distillée en double passe. Chaque année, la maison accroche aussi plusieurs milliers de carafes dans les arbres pour ses poires prisonnières, qui grandissent à l'intérieur du verre.

La maison Manguin aujourd'hui, entre poire et olive

Béatrice et Emmanuel Hanquiez ont repris la maison en 2011, Béatrice s'investissant dans la fabrication et la création. Le catalogue s'est élargi sans quitter l'esprit d'origine : eaux-de-vie de prune, de mirabelle, d'abricot du Ventoux et de reine-claude, liqueurs, pastis, et un assemblage de poire et de rhum baptisé Caraxès. L'olive y occupe une place à part, puisqu'elle se décline en distillat sous le nom d'Oli'Still, en Oli'Vodka et en apéritif Oli'Tchin. Côté gin, trois références coexistent : l'Oli'Gin, l'Oli'Gin Citrus né à l'automne 2024 autour de la clémentine et du citron bergamote en série de mille bouteilles, et l'Oragin.

Ces trois gins ne racontent pas la même chose. L'Oli'Gin tient la ligne de l'olive seule, l'Oli'Gin Citrus l'ouvre vers les agrumes du Sud, et l'Oragin est né d'une collaboration avec un barman : il associe bergamote, citron, olive, cardamome, sel et poivre de Sichuan rouge, une composition pensée pour le comptoir plus que pour la dégustation pure. Cette manière de travailler avec les professionnels du bar dit assez la place que la maison accorde à la mixologie dans le destin de ses spiritueux blancs.

L'Oli'Gin, le gin à l'olive de la maison Manguin

Les olives de Haute-Provence au cœur du gin Manguin

La maison résume son intention d'une phrase : « Manguin capture la quintessence de l'olive et crée ce gin. » La matière première est constituée de trois variétés d'olives du terroir de Haute-Provence, dont la maison ne détaille pas les noms dans sa présentation de cette bouteille. Ce qui distingue l'Oli'Gin d'autres gins recourant à l'olive parmi leurs botaniques, comme le Gin Mare que nous proposons également, tient à la place du fruit : chez Manguin, l'olive est le sujet du produit et la maison la décline dans plusieurs spiritueux, du distillat à la vodka en passant par l'apéritif.

Le genièvre et les tonalités salines de l'Oli'Gin

Le profil aromatique publié par la maison tient en quelques lignes : une dominante de genièvre et d'olive, des tonalités salines et iodées, des touches de violette et de truffe. La liste complète des botaniques n'est pas diffusée, et seuls le genièvre et l'olive sont nommés. Cette salinité ne provient d'aucun ajout de saumure annoncé, la maison ne décrivant que la macération des olives puis la distillation. Les baies de genièvre restent la signature obligatoire de la catégorie, et l'olive vient s'appuyer dessus plutôt que la remplacer, ce qui donne un profil végétal et minéral plutôt qu'agrumé.

Un gin Manguin à 41 % en bouteille de 70 cl

L'Oli'Gin est embouteillé à 41 % vol en format 70 cl, proposé à 77,84 € chez Trinquay. Ce degré d'alcool se situe au-dessus du minimum réglementaire de 37,5 % fixé pour les gins, sans atteindre les titrages élevés de certaines séries dites navy. Il s'obtient par réductions progressives après la distillation, la maison indiquant que le liquide mûrit ensuite dans l'atelier, soumis à des températures contrastées. Comme tout alcool blanc, ce gin ne connaît ni fût ni vieillissement sous bois : sa couleur et sa texture ne doivent rien au chêne, seulement au distillat et à la réduction.

La distillation du gin Manguin à l'alambic charentais

La macération lente des olives avant la distillation

Une version antérieure de la fiche du producteur détaille l'amont du procédé : une macération lente de trois variétés d'olives du terroir de Haute-Provence précède le passage à l'alambic. La macération est ici décrite pour les olives seulement, et la maison n'étend pas cette description aux baies de genièvre. Ce temps de contact entre le fruit et l'alcool sert à extraire des composés aromatiques que la seule vapeur ne prélèverait pas de la même manière. C'est une étape courante dans la fabrication des gins, où les botaniques sont soit infusées en amont, soit exposées aux vapeurs pendant la chauffe.

Le cuivre de l'alambic charentais et les réductions progressives

La distillation se fait en alambic charentais en cuivre, l'outil que la maison utilise depuis 1957 pour ses eaux-de-vie. Cet alambic à repasse, chauffé à feu direct sous une chaudière surmontée d'un chapiteau et d'un col de cygne, est la référence des eaux-de-vie de vin, et le cuivre y joue un rôle actif : il fixe une partie des composés soufrés et oriente le profil du distillat. Viennent ensuite les réductions progressives, c'est-à-dire l'abaissement du degré par étapes jusqu'au titrage de mise en bouteille, puis un repos dans l'atelier aux températures contrastées.

Ce que la réglementation européenne appelle un gin

Le règlement UE 2019/787, annexe I, encadre la catégorie. Sa catégorie 20 définit le gin comme une boisson spiritueuse aromatisée aux baies de genévrier, obtenue par aromatisation d'un alcool éthylique d'origine agricole, le goût de genévrier devant rester prépondérant, pour un titre minimal de 37,5 %. Sa catégorie 21 réserve la mention « gin distillé » aux produits obtenus exclusivement par distillation d'un alcool éthylique titrant au moins 96 % au départ, en présence de baies de genévrier et d'autres produits végétaux naturels ; un gin obtenu en ajoutant simplement des essences ou des arômes n'entre pas dans cette catégorie. Ce cadre décrit les catégories, il ne préjuge pas de la dénomination légale portée par une étiquette donnée.

Le gin Manguin parmi les spiritueux

Le gin face à la vodka, deux alcools blancs

Gin et vodka partagent le même point de départ, un alcool éthylique d'origine agricole, et la même absence de passage en fût. Tout les sépare ensuite. La vodka vise la neutralité : sa fabrication cherche à effacer les marqueurs de la matière première pour ne laisser qu'une texture. Le gin fait l'inverse, puisque la réglementation exige que le goût de genévrier y soit prépondérant. Un gin se juge donc sur son bouquet aromatique, une vodka sur sa pureté. La maison Manguin produit d'ailleurs les deux à partir de l'olive, avec l'Oli'Gin d'un côté et l'Oli'Vodka de l'autre, chacun suivant sa logique propre.

Le gin et le whisky, le genièvre face au malt et au fût

Le whisky part de céréales, d'orge maltée notamment pour un single malt, et tire une large part de son identité du vieillissement en fûts de chêne, qui lui apporte couleur, tanins et notes boisées. Le gin ne connaît rien de tout cela dans sa forme classique : aucun passage obligatoire sous bois, aucune durée de garde réglementée, et un profil dessiné par les botaniques au moment de la distillation. Là où un amateur de whisky compare des maltages, des chauffes de fût et des années de vieillissement, un amateur de gin compare des sélections de plantes, des méthodes d'extraction et des degrés de réduction.

La place du gin parmi les eaux-de-vie de fruits

Une eau-de-vie de fruit naît de la fermentation puis de la distillation du fruit lui-même : la poire Williams de la maison vient de poires, rien d'autre. Un gin, lui, part d'un alcool déjà produit, qu'il aromatise. La différence est structurelle, et elle explique pourquoi une maison d'eaux-de-vie peut aborder le gin sans changer d'outil : l'alambic charentais qui traite la poire, la prune ou la mirabelle sait aussi distiller des botaniques. L'Oli'Gin se situe à cette charnière, dans une gamme qui compte par ailleurs un distillat d'olive, l'Oli'Still, lequel relève d'une logique de distillat de fruit et non de gin.

Déguster et mixer le gin Manguin

Le gin tonic à l'olive, l'accord de référence

Le gin tonic reste le service le plus simple pour lire un gin. Dans un verre bien rempli de glaçons, comptez environ 5 cl de gin pour 10 à 15 cl de tonic, versé le long d'une cuillère pour préserver le gaz. Avec un gin marqué par l'olive et par des tonalités salines et iodées, un tonic peu sucré et faiblement dosé en quinine laisse davantage de place aux botaniques qu'un tonic aromatisé. Le zeste de citron se travaille en pressant l'écorce au-dessus du verre pour en libérer les huiles, et une olive peut remplacer l'agrume si l'on veut prolonger le registre salin plutôt que l'amertume.

Les cocktails au gin Manguin à préparer chez soi

Un gin à profil salin trouve sa place dans les grands classiques de la mixologie. Le dry martini, mélange de gin et de vermouth sec remué sur glace puis filtré, est le terrain le plus évident pour une olive, traditionnellement utilisée comme garniture. Le gimlet, qui associe gin et jus de citron vert sucré, oppose une acidité franche aux notes végétales. Le negroni, à parts égales de gin, de vermouth rouge et de bitter, mise sur l'amertume. La maison a d'ailleurs créé un concours de bar autour de l'Oli'Gin, le Mediterranean Challenge, dont la première édition date de 2019.

Les accords à table avec un gin à l'olive

Servi en apéritif, très frais, ce gin se rapproche par son registre des produits de la Méditerranée. Les notes salines et iodées le rapprochent des préparations marines, tapenades, anchoïades, coquillages et poissons crus, tandis que les touches de truffe et de violette signalées par la maison ouvrent vers des champignons, des œufs brouillés ou un fromage à pâte pressée. En cocktail allongé, il accompagne des amuse-bouches provençaux sans les écraser. Le service se fait à basse température, dans un verre suffisamment large pour que les arômes se libèrent, et sans glaçon si l'on veut juger le distillat lui-même.

La logique d'accord est ici la même que pour une eau-de-vie : on cherche l'écho d'un arôme présent dans le verre, pas un contraste spectaculaire. Le registre salin et iodé décrit par la maison oriente naturellement vers la Méditerranée, tandis que le genièvre, dont l'amertume résineuse structure le spiritueux, supporte des préparations relevées. Servi en long drink avec un tonic, ce gin devient plus souple et accepte des bouchées plus grasses, une charcuterie sèche ou une tapenade montée à l'huile.

Questions fréquentes sur le gin Manguin

Qui produit le gin Manguin ?

Le gin Manguin est produit par la maison Manguin, installée au 784 chemin des Poiriers, sur l'île de la Barthelasse, à Avignon, entre le Palais des Papes et la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon. Née des vergers de poiriers et de pêchers plantés dans les années 1940 par Claude Manguin, agronome et fils du peintre Henri Manguin, la maison distille ses fruits en alambics charentais depuis 1957. Elle a été reprise en 2011 par Béatrice et Emmanuel Hanquiez, et produit aujourd'hui des eaux-de-vie, des liqueurs, des pastis et trois gins.

Quelles olives entrent dans l'Oli'Gin ?

La maison indique que l'Oli'Gin repose sur une macération lente de trois variétés d'olives issues du terroir de Haute-Provence. Elle ne publie pas le nom de ces trois variétés pour cette bouteille, et nous ne les indiquons donc pas. La liste complète des botaniques n'est pas davantage diffusée : seuls le genièvre et l'olive sont nommés par le producteur. Le profil aromatique annoncé associe une dominante de genièvre et d'olive, des tonalités salines et iodées, ainsi que des touches de violette et de truffe.

Quel est le degré d'alcool de l'Oli'Gin ?

L'Oli'Gin titre 41 % vol et se présente en bouteille de 70 cl. Ce degré dépasse le minimum de 37,5 % fixé par le règlement UE 2019/787 pour la catégorie gin. Il est atteint par réductions progressives conduites après la distillation en alambic charentais, le liquide reposant ensuite dans l'atelier de la maison, aux températures contrastées. S'agissant d'un alcool blanc, ce gin ne subit aucun vieillissement en fût de chêne : son profil dépend uniquement du distillat, des botaniques et de la réduction.

Où acheter le gin Manguin en ligne ?

Le gin Manguin est disponible sur Trinquay, notre cave en ligne, dans cette collection consacrée à la distillerie. L'Oli'Gin y figure en bouteille de 70 cl à 41 % vol, au prix de 77,84 €, avec sa fiche détaillée, ses caractéristiques et ses conditions d'expédition. La commande se passe directement depuis la page produit, et la livraison s'effectue en point relais ou à domicile selon le mode retenu lors du paiement. Notre catalogue de spiritueux permet par ailleurs de comparer ce gin avec d'autres références, françaises comme étrangères.