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Il existe des gins que l'on repère à l'aveugle, dès la première gorgée. Le Drumshanbo Gunpowder Irish Gin fait partie de ceux-là. Né dans un minuscule village de l'ouest de l'Irlande, ce gin doit sa personnalité à une idée aussi simple que radicale : marier le genièvre irlandais au thé vert « gunpowder » chinois. Le résultat est un spiritueux immédiatement reconnaissable, à la fois floral, épicé et vibrant d'agrumes orientaux. Chez Trinquay, nous l'avons retenu parce qu'il incarne exactement ce que nous aimons défendre : un producteur artisanal, une signature aromatique franche, et une bouteille qui raconte une histoire. Cette page rassemble tout ce qu'il faut savoir sur le Gunpowder, son style, sa dégustation et sa place dans notre cave.
Le Drumshanbo Gunpowder est produit par The Shed Distillery, installée dans le village de Drumshanbo, au cœur du comté de Leitrim, dans la province du Connacht, à l'ouest de l'Irlande. La distillerie a été fondée par PJ Rigney, un homme du monde des spiritueux qui a choisi ce coin de campagne préservé pour donner corps à une vision très personnelle du gin. Quand elle a ouvert, The Shed Distillery est devenue la première distillerie à voir le jour dans l'ouest irlandais depuis plus d'un siècle : à elle seule, cette donnée dit l'ambition du projet.
Loin des grandes villes, Drumshanbo offre à The Shed Distillery un cadre naturel qui a directement inspiré la recette. La reine-des-prés (meadowsweet), l'une des botaniques signatures du gin, est une plante que l'on retrouve dans les prés humides de la région. Cette proximité entre le paysage et la bouteille n'est pas un argument marketing : elle explique pourquoi le Gunpowder sent l'Irlande autant qu'il évoque l'Orient. La distillation se fait dans des alambics de cuivre, lentement, botanique par botanique, un choix de méthode qui privilégie la finesse à la productivité.
Ce parti pris a un coût, celui du temps et du rendement, mais il se ressent dans le verre. En distillant chaque famille de botaniques avec attention plutôt qu'en mélangeant tout dans une même charge, la distillerie obtient une définition aromatique rare. Chaque note trouve sa place sans écraser les autres, et le gin conserve cette lisibilité qui fait sa réputation. C'est aussi ce qui explique que le Gunpowder tienne aussi bien la comparaison face à des maisons bien plus anciennes et bien plus grandes.
Le nom du gin vient du thé vert chinois « gunpowder », dont les feuilles sont roulées en petites billes serrées qui rappellent des grains de poudre. PJ Rigney a été marqué par la manière dont ce thé était pesé avec soin sur des balances de laiton, un geste minutieux qui fait écho à l'assemblage d'un gin. De cette fascination est née l'idée de faire dialoguer les botaniques orientales et les plantes irlandaises. C'est cette rencontre entre deux mondes qui donne au Gunpowder son identité : ni un gin londonien classique, ni une simple curiosité exotique, mais quelque chose de vraiment à part.
Ce qui distingue le Drumshanbo Gunpowder, c'est son assemblage de douze botaniques, réparti en deux gestes de distillation. Huit d'entre elles sont lentement distillées dans les alambics de cuivre, tandis que quatre autres sont infusées par la vapeur pendant la distillation, une technique qui préserve leurs arômes les plus volatils. Cette architecture aromatique en deux temps explique la complexité du gin et la façon dont ses parfums se déploient par vagues successives.
Autour du genièvre, colonne vertébrale de tout gin qui se respecte, gravitent le fameux thé vert gunpowder, la reine-des-prés cueillie à Drumshanbo, et un trio d'agrumes orientaux qui donne au spiritueux son éclat : combava (kaffir lime), pamplemousse et citron. La cardamome apporte une note épicée et parfumée qui prolonge la finale. Cet équilibre entre thé, agrumes, épices et genièvre est la véritable marque de fabrique du Gunpowder, et la raison pour laquelle il déroute agréablement les amateurs de gins plus classiques.
L'autre particularité de cet assemblage tient à sa géographie. Les douze botaniques ne viennent pas d'un seul jardin mais sont réunies au fil des voyages du fondateur, sourcées à travers plusieurs pays. Cette dimension cosmopolite n'est pas un caprice : elle traduit l'idée fondatrice du gin, celle d'un pont entre l'Irlande et l'Orient. Chaque ingrédient a été choisi pour ce qu'il apporte à l'ensemble, et non pour cocher une case exotique. C'est cette cohérence qui empêche le Gunpowder de sombrer dans la surenchère de botaniques que l'on rencontre parfois ailleurs, où l'accumulation finit par brouiller le message.
Au nez, le Gunpowder s'ouvre sur une fraîcheur d'agrumes et une pointe poivrée, avant de laisser monter le caractère végétal du thé vert. En bouche, l'attaque est nette : le thé s'affirme rapidement, soutenu par le genièvre et enveloppé par la douceur florale de la reine-des-prés. La finale, épicée par la cardamome, est longue et légèrement astringente, comme une tasse de thé vert infusée juste ce qu'il faut. Titrant autour de 43 %, ce gin possède une matière et une tenue qui lui permettent d'exister aussi bien pur qu'en cocktail.
Un gin de cette trempe se prête à mille usages, mais quelques pistes permettent d'en tirer le meilleur. Le Gunpowder n'est pas un gin timide : il aime les préparations qui laissent parler ses botaniques plutôt que celles qui les masquent.
Servi en gin tonic, le Gunpowder trouve son terrain de jeu naturel. Nous conseillons un tonic sec et peu sucré, beaucoup de glace, et un twist de pamplemousse ou une fine rondelle de citron vert pour prolonger la ligne d'agrumes. Le thé vert ressort alors magnifiquement, apportant une amertume élégante qui dialogue avec les bulles. C'est sans doute la manière la plus simple et la plus parlante de découvrir ce gin lors d'un apéritif.
Au-delà du tonic, le Gunpowder brille dans les grands classiques : un Martini bien frais met en avant sa colonne de genièvre et sa finale épicée, tandis qu'un Negroni gagne en profondeur grâce à ses agrumes orientaux. Pour un apéritif estival, un simple gin fizz au citron laisse la reine-des-prés et le thé s'exprimer en fraîcheur. Dégusté pur, très légèrement rafraîchi, il se révèle aussi comme un spiritueux de méditation, à siroter lentement pour en explorer chaque couche aromatique.
Côté accords, ce gin s'entend particulièrement bien avec la cuisine qui joue sur les mêmes registres : bouchées au saumon fumé, sushis et sashimis, fromages frais aux herbes, ou encore desserts aux agrumes. Son amertume de thé vert et sa fraîcheur d'agrumes en font un compagnon d'apéritif idéal, capable de préparer le palais sans le fatiguer. Pour une soirée dégustation, nous aimons le proposer en trois services : d'abord pur, puis en tonic, enfin en cocktail court, une manière de montrer combien un même gin peut changer de visage selon la préparation.
Comme tout gin de qualité, le Gunpowder n'a pas besoin d'être conservé au réfrigérateur : une place au sec, à l'abri de la lumière et des variations de température, suffit à préserver ses arômes sur le long terme. Pour la dégustation, mieux vaut un verre large qui laisse respirer les botaniques, une glace de bonne qualité qui fond lentement, et une eau tonique fraîche ajoutée délicatement pour ne pas casser les bulles. Ces petits gestes, sans rien compliquer, font toute la différence entre un gin bien servi et un gin dont on n'a exploité que la moitié du potentiel.
Face aux London Dry classiques, centrés sur le genièvre et les agrumes secs, le Gunpowder prend le contre-pied par sa dimension végétale et thé-ée : là où un gin londonien joue la rigueur, l'Irlandais joue la texture et le parfum. Comparé aux gins contemporains très floraux, souvent portés sur la rose ou la lavande, il conserve une colonne épicée et une amertume de thé qui l'empêchent de basculer dans la douceur. Et face aux gins méditerranéens gorgés d'agrumes et d'herbes, il oppose une signature orientale unique, celle du thé gunpowder chinois, que peu de distilleries osent placer au centre de leur recette.
Autrement dit, le Gunpowder occupe une case bien à lui dans une collection de gins : ni le plus consensuel, ni le plus démonstratif, mais l'un des plus mémorables. C'est un gin de conviction, qui plaît autant aux amateurs aguerris cherchant une expérience nouvelle qu'aux curieux désireux de comprendre ce que « botaniques » veut vraiment dire. Dans notre sélection de spiritueux, il joue le rôle de pièce de caractère, celle que l'on ressort pour surprendre et pour éduquer le palais.
Chez Trinquay, nous choisissons nos spiritueux comme nos vins : sur la sincérité du producteur et la clarté de la signature aromatique. Le Drumshanbo Gunpowder coche toutes les cases. C'est un gin artisanal, distillé lentement dans une petite distillerie irlandaise, dont la réputation internationale ne doit rien au hasard mais tout à un profil de dégustation immédiatement identifiable. Il a d'ailleurs été sacré meilleur gin du monde par Flaviar en 2019, désigné Spirit Brand of the Year par le magazine Wine Enthusiast en 2022, et il s'est imposé comme le gin irlandais numéro un aux États-Unis.
Nous le recommandons aussi bien pour l'amateur qui veut enrichir son bar d'un gin à forte personnalité que pour l'idée cadeau : sa bouteille soignée et son histoire en font un très beau présent pour un passionné de spiritueux. Que vous cherchiez à composer un apéritif original, à réussir un gin tonic mémorable ou simplement à explorer une distillation hors des sentiers battus, cette page vous donne toutes les clés pour choisir en connaissance de cause. Et si vous hésitez avec un autre gin de notre cave, l'équipe Trinquay reste à votre disposition pour vous orienter selon vos goûts.
Le nom fait référence au thé vert chinois « gunpowder », dont les feuilles roulées en petites billes évoquent des grains de poudre. Ce thé est la botanique signature du gin : PJ Rigney, fondateur de The Shed Distillery, a eu l'idée de l'intégrer après avoir observé la minutie avec laquelle il était pesé dans les boutiques de thé. Le gin ne contient évidemment aucune poudre à canon, seulement ce thé au caractère végétal marqué.
Il en compte douze. Huit sont lentement distillées dans les alambics de cuivre de la distillerie, et quatre sont infusées par la vapeur pendant la distillation. Autour du genièvre, on retrouve notamment le thé vert gunpowder, la reine-des-prés cueillie près de Drumshanbo, des agrumes orientaux comme le combava, le pamplemousse et le citron, ainsi que la cardamome. C'est cet assemblage qui donne au gin son profil unique de thé, d'agrumes et d'épices.
Le plus simple reste le gin tonic, avec un tonic sec et peu sucré, beaucoup de glace et un twist de pamplemousse ou de citron vert pour souligner les agrumes et faire ressortir le thé vert. Il fonctionne aussi très bien en Martini ou en Negroni, et se déguste volontiers pur, légèrement rafraîchi, pour en explorer chaque couche aromatique. Titrant autour de 43 %, il garde toujours de la tenue, en cocktail comme en dégustation.