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Les liqueurs des Distilleries et Domaines de Provence viennent de Forcalquier, capitale historique des herboristes des Alpes de Haute-Provence. La maison a été fondée en 1898 sous le nom de Distillerie de Lure et travaille depuis les plantes aromatiques de la montagne qui lui a donné son nom. Chez Trinquay, cette collection met en avant sa liqueur la plus ancienne et la plus emblématique : la Farigoule de Forcalquier, une liqueur de thym sauvage née elle aussi en 1898. Farigoule est le nom provençal du thym, et cette bouteille est sans doute la traduction la plus exacte d'une garrigue dans un verre.
Derrière une liqueur de thym vieille de plus d'un siècle, il y a une distillerie qui a traversé le siècle en changeant plusieurs fois de nom sans jamais quitter Forcalquier.
La maison naît en 1898 à Forcalquier sous le nom de Distillerie de Lure. Elle devient Distillerie de Haute Provence en 1984, puis prend son nom actuel de Distilleries et Domaines de Provence en 1990, lorsqu'Alain Robert la rachète à Pernod-Ricard. Certaines marques emblématiques, comme la Farigoule et la Gentiane de Lure, existent depuis les origines de la distillerie, quand d'autres ont été développées au fil du temps pour suivre l'évolution des goûts. L'entreprise emploie aujourd'hui environ quarante-cinq personnes et réalise près de dix millions d'euros de chiffre d'affaires.
Henri Bardouin était carrossier de métier. Gravement blessé à une main pendant la guerre, il ne put poursuivre ce travail et entra à la distillerie comme ouvrier. Passionné de plantes, il finit par donner son nom au pastis le plus connu de la maison. Cette histoire dit quelque chose de juste sur la liquoristerie provençale : elle s'est construite avec des gens du pays, sur une connaissance empirique des herbes de garrigue, bien avant de devenir une catégorie de spiritueux. Le pastis Henri Bardouin est aujourd'hui obtenu après macération, distillation et assemblage de plus de soixante-cinq plantes et épices.
La montagne de Lure domine Forcalquier et fournit l'essentiel de la matière première de la distillerie. Sa flore est d'une richesse rare, à la charnière du climat alpin et du climat méditerranéen : thym, verveine, genévrier, romarin, sauge, sarriette, absinthe et angélique y poussent sur les mêmes pentes. La maison privilégie la cueillette à la main et respecte les rythmes de saison propres à ce microclimat. C'est cette réserve végétale qui explique la profondeur aromatique de ses pastis, de ses absinthes et de ses liqueurs, et qui fait de Forcalquier une capitale des plantes depuis des siècles.
C'est l'une des plus anciennes liqueurs des Distilleries et Domaines de Provence, et l'une des plus typiques. Elle raconte une plante, une saison et une méthode.
Farigoule signifie thym en provençal, et la liqueur porte donc littéralement le nom de sa plante. Le thym sauvage, Thymus vulgaris, est l'aromatique la plus universelle de la garrigue : on la trouve partout, on la cuisine tous les jours, et pourtant très peu de distillateurs la mettent au centre d'une bouteille. La liqueur en tire un profil épicé et floral, avec une note d'écorce d'agrume, une pointe terreuse et une amertume verte et herbacée en finale. Le thym est traditionnellement réputé pour ses propriétés digestives, ce qui explique la place de cette liqueur en fin de repas.
Le thym est récolté au mois de mai, au moment de la floraison, sur les contreforts de la montagne de Lure. La cueillette est un moment collectif : elle est réalisée par les salariés de l'entreprise eux-mêmes, ce qui est devenu rare dans le monde des spiritueux. Ce détail n'a rien de folklorique. Cueillir à la floraison, c'est capter la plante au maximum de sa charge en huiles essentielles, exactement comme un vigneron cherche la date de vendange qui donnera la meilleure maturité. La qualité d'une liqueur de thym se joue à ce moment-là, bien avant l'atelier.
La Farigoule associe deux techniques complémentaires : l'infusion et l'alcoolat de thym sauvage. Le thym frais macère avec de petites quantités de sauge, d'angélique et de verveine citronnée, qui viennent élargir le bouquet sans jamais prendre le dessus. L'ensemble est ensuite assemblé avec du sirop de sucre, du caramel et de l'alcool, puis réduit à 40 % vol. La recette d'origine se transmet de génération en génération depuis 1898. En 2024, la Farigoule de Forcalquier a été récompensée d'une médaille d'or au Concours Général Agricole.
Une liqueur de thym n'est pas un digestif comme un autre. Elle supporte le froid extrême, le mélange et même la cuisine, ce qui en fait une bouteille beaucoup plus polyvalente qu'il n'y paraît.
Le service le plus juste reste le plus simple : très frais et nature, dans un petit verre, pour laisser toute sa place à la complexité aromatique de la plante. La maison suggère de la boire entre les plats, en fin de repas ou versée dans le café, dans la lignée du trou provençal. Servie sur glace pilée, elle se transforme en granité, service estival particulièrement réussi pour une liqueur aussi herbacée. À cette température, l'amertume du thym se resserre et la finale gagne en netteté, sans jamais devenir écrasante.
La Farigoule fonctionne remarquablement en cocktail, où elle apporte une signature végétale que peu d'ingrédients savent donner. Elle s'associe naturellement au gin, dont elle prolonge le genièvre et les botaniques, à la vodka, qu'elle habille sans la masquer, et au champagne ou au crémant, pour un apéritif provençal simple et efficace. Quelques centilitres suffisent : c'est une liqueur puissante, à doser comme un amer plutôt que comme un sirop. Elle remplace avantageusement les sirops industriels dans un long drink sur eau gazeuse et zeste de citron.
En cuisine, cette liqueur de thym se comporte comme un condiment. Versée sur un sorbet au citron ou au melon, elle en révèle la fraîcheur ; utilisée en marinade, elle parfume l'agneau, le poulet rôti et les légumes grillés du Sud. Un trait dans un jus de viande court, une réduction sur des côtelettes, quelques gouttes dans une crème brûlée : les usages sont nombreux et tous jouent sur le même contraste entre le sucre et l'amertume herbacée. C'est aussi ce qui distingue une liqueur de plantes d'un simple alcool aromatisé.
La Farigoule n'est qu'une pièce d'un ensemble plus large. La maison de Forcalquier couvre presque tout le répertoire des apéritifs et des amers du Sud.
Le pastis Henri Bardouin est la référence la plus connue des Distilleries et Domaines de Provence. Il est obtenu après macération, distillation puis assemblage de plus de soixante-cinq plantes et épices, là où la plupart des pastis industriels se contentent d'une poignée d'ingrédients. Cette complexité en a fait une référence des bars à cocktails autant que des tables provençales. Sa version Grand Cru a d'ailleurs décroché une médaille d'argent au Concours Général Agricole en 2024, la même année que l'or de la Farigoule.
La maison produit aussi des absinthes, déclinées à plusieurs degrés d'alcool, qui prolongent la tradition des spiritueux à l'absinthe et à l'anis. Elles appartiennent à la même famille que les amers, les gentianes et les vermouths : des alcools de plantes conçus pour ouvrir l'appétit, longtemps considérés comme des toniques avant d'être des boissons de plaisir. Cette culture de l'amertume est le fil conducteur de la gamme, du pastis au génépi, et explique la cohérence d'un catalogue qui pourrait sembler éclectique au premier regard.
Le Rinquinquin, apéritif à base de vin et de pêche, et la Gentiane de Lure, présente depuis les origines de la distillerie, complètent le tableau, aux côtés d'un vermouth, d'un Gin XII élaboré avec douze plantes locales, d'un génépi des Alpes et d'un marc de Provence. Chacune de ces bouteilles repose sur la même montagne et sur la même cueillette. C'est ce qui donne à la maison son unité : un lieu, une flore, et des recettes qui n'ont pas changé depuis leur création.
C'est une distillerie installée à Forcalquier, dans les Alpes de Haute-Provence, fondée en 1898 sous le nom de Distillerie de Lure et devenue Distilleries et Domaines de Provence en 1990. Elle élabore pastis, absinthes, liqueurs et apéritifs à partir des plantes aromatiques de la montagne de Lure, et emploie une quarantaine de personnes.
C'est une liqueur de thym sauvage créée en 1898, l'une des plus anciennes de la maison. Farigoule signifie thym en provençal. Elle est obtenue par infusion et alcoolat de thym cueilli en mai sur la montagne de Lure, avec de la sauge, de l'angélique et de la verveine citronnée, puis assemblée avec du sirop de sucre et du caramel.
La Farigoule de Forcalquier titre 40 % vol. Elle se déguste très fraîche et nature, entre les plats ou en fin de repas, servie sur glace pilée en granité, ou en cocktail avec du gin, de la vodka, du champagne ou un crémant. Elle a obtenu une médaille d'or au Concours Général Agricole en 2024.
La Farigoule de Forcalquier est disponible sur Trinquay, votre caviste en ligne, aux côtés des autres spiritueux de la maison de Forcalquier. Commandez en quelques clics, avec la livraison offerte en point relais dès 100 € d'achat. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.