- En vedette
- Le plus pertinent
- Meilleures ventes
- Alphabétique, de A à Z
- Alphabétique, de Z à A
- Prix: faible à élevé
- Prix: élevé à faible
- Date, de la plus ancienne à la plus récente
- Date, de la plus récente à la plus ancienne
Aucun produit trouvé
Aucun produit trouvé
Une crème claire, presque beige, qui nappe le verre et laisse derrière elle un fond de whiskey irlandais : les liqueurs Merrys appartiennent à cette famille de spiritueux onctueux que l'on sort à la fin du repas, quand le café arrive et que personne n'a envie d'un alcool sec. Née dans le comté de Tipperary, au cœur des prairies laitières irlandaises, la gamme Merrys réunit la crème fraîche du Golden Vale et un whiskey irlandais vieilli en fût de chêne. Chez Trinquay, nous avons retenu deux bouteilles de la maison : l'Irish Cream original et sa version Chocolate Peanut, plus gourmande. Deux liqueurs de whisky à servir très fraîches, sur glaçons ou en cocktail.
Derrière la marque Merrys, il y a une maison de négoce irlandaise bien plus ancienne que la liqueur elle-même. L'irish cream n'arrive que très tard dans cette histoire, à une époque où l'Irlande cherche à valoriser à la fois son whiskey et sa production laitière.
La maison Robert A. Merry & Co. est fondée en 1868, avec des dépôts à New Ross, Waterford et Dungarvan. À l'origine, il ne s'agit pas d'un distillateur mais d'un négociant en vins et spiritueux, un métier qui consistait à acheter des alcools en fût, à les faire vieillir en chai et à les embouteiller sous son propre nom. Cette culture de l'assemblage, plus que de la distillation, explique la nature même des liqueurs Merrys : la maison ne cherche pas à produire son propre whiskey, elle sélectionne des alcools déjà vieillis et compose autour d'eux.
L'aventure de la liqueur à la crème commence en 1994, avec les premiers départs vers les États-Unis, l'Angleterre et la Russie. La production est installée à Clonmel, dans le comté de Tipperary, une ville de tradition agroalimentaire au sud de l'Irlande. L'entreprise, familiale, appartient au groupe Gleeson. Trente ans plus tard, la gamme s'est étoffée — caramel salé, chocolat blanc, fraise, cacahuète — mais la recette d'origine reste la référence, et elle a rassemblé au fil des années de nombreuses récompenses dans les concours internationaux de spiritueux.
Le Golden Vale est cette large plaine fertile qui s'étend sur les comtés de Tipperary, Limerick et Cork, réputée pour être la meilleure zone d'élevage laitier d'Irlande. C'est là que Merrys s'approvisionne en crème fraîche. Ce détail n'est pas anecdotique : dans une liqueur à la crème, la matière grasse laitière représente une part importante du volume et conditionne directement la texture en bouche. Une crème riche donne un breuvage enveloppant, sans lourdeur ; une crème pauvre donne une liqueur aqueuse qui se sépare à l'ouverture. Le terroir laitier compte ici autant que le choix de l'alcool.
La famille des liqueurs est immense : elle va du limoncello au génépi, de la crème de cassis au triple sec. Les liqueurs Merrys occupent une case bien particulière, celle des crèmes de whisky, régie par des règles précises et par une confusion de vocabulaire qu'il faut lever une fois pour toutes.
La base alcoolique de la gamme est un whiskey irlandais assemblé, mariant single malt et whiskey de grain, vieilli en fûts de chêne. Ce choix n'est pas neutre. Le whiskey irlandais, traditionnellement issu d'une triple distillation, offre un profil plus rond et moins fumé qu'un scotch whisky des Highlands : peu de tourbe, beaucoup de céréale, de vanille et de fruits mûrs. C'est exactement ce qu'il faut derrière une crème, qui écraserait des notes fumées trop marquées. Un maître assembleur veille au dosage entre l'alcool, la crème et le sucre.
Voici le point qui trompe presque tout le monde. Quand on parle d'une crème de whisky ou d'un irish cream, le mot « crème » désigne bien de la crème laitière, un produit issu du lait. Quand on parle d'une crème de cassis ou d'une crème de framboise, le mot « crème » ne désigne aucun produit laitier : c'est une mention réglementaire qui renvoie uniquement à une teneur en sucre élevée. Le règlement européen 2019/787 réserve l'appellation « crème de » aux liqueurs titrant au moins 250 grammes de sucre par litre, et 400 grammes par litre pour la crème de cassis. Une crème de cassis ne contient donc pas une goutte de crème, tandis qu'une bouteille de Merrys en contient beaucoup.
Le terme Irish Cream n'est pas un simple argument marketing. Il s'agit d'une indication géographique protégée reconnue depuis 1989 : la liqueur doit être produite sur l'île d'Irlande, à partir de crème laitière irlandaise et de whiskey irlandais. Une crème de whisky fabriquée ailleurs peut être excellente, mais elle n'a pas le droit de porter cette mention. Pour la même raison, le whiskey irlandais lui-même bénéficie d'une protection européenne. Acheter une bouteille de Merrys, c'est donc acheter un produit dont l'origine est juridiquement encadrée, au même titre qu'une AOC pour un vin.
Notre cave en ligne propose deux références de la maison, l'une classique, l'autre nettement plus gourmande. Toutes deux partagent la même base : crème irlandaise, whiskey vieilli, sucre.
C'est la bouteille de référence, celle par laquelle il faut commencer. La robe est celle d'un café très allongé, la texture nappante sans être épaisse. Le nez ouvre sur la vanille, le lait concentré et le caramel, avec ce fond de céréale toastée qui trahit le whiskey. En bouche, l'attaque est douce, la rondeur domine, puis l'alcool réapparaît en finale et coupe le sucre. C'est cet équilibre entre gourmandise et amertume légère qui distingue une bonne crème de whisky d'un simple sirop alcoolisé.
La déclinaison Chocolate Peanut ajoute à la recette d'origine des arômes de cacahuète et de chocolat. On est plus proche du dessert que du digestif classique : la texture est la même, mais le profil aromatique tire vers la pâte à tartiner et le praliné. C'est la bouteille à ouvrir sur une glace vanille, à verser dans un chocolat chaud ou à shaker avec de la glace pilée pour un cocktail crémeux de fin de soirée. Elle plaît beaucoup à ceux qui trouvent les liqueurs classiques trop discrètes.
Les deux liqueurs Merrys titrent 17 % vol. Ce degré n'est pas choisi au hasard : le règlement européen impose un minimum de 15 % vol pour qu'un produit puisse porter le nom de liqueur, et l'alcool joue ici un second rôle, celui de conservateur naturel de la crème. En dessous d'un certain seuil, la matière grasse tournerait rapidement. Côté sucre, une liqueur doit contenir au moins 100 grammes par litre. On est donc loin d'un alcool fort et sec : ces bouteilles se boivent en petites quantités, avec modération, comme un dessert liquide.
Une liqueur à la crème ne se traite pas comme un whisky ou un armagnac. Le froid et la fraîcheur de la bouteille font la moitié du plaisir, et sa conservation obéit à des règles propres.
Le service le plus simple reste le meilleur : deux ou trois glaçons dans un verre bas, quatre à cinq centilitres de liqueur, rien d'autre. Le froid resserre le sucre et fait ressortir le whiskey. Autre usage classique, l'irish coffee revisité : un café serré, une cuillère de sucre de canne, un trait de Merrys en remplacement d'une partie du whiskey. À table, la liqueur accompagne les desserts au café, les crêpes, les gâteaux au chocolat et les tiramisus.
Les liqueurs Merrys travaillent très bien en cocktail. Un mud slide associe crème de whisky, vodka et liqueur de café ; un brandy alexander revisité remplace la crème fraîche par une dose d'irish cream. Il suffit d'un shaker, de glace en quantité et d'une règle simple : ne jamais mélanger une liqueur à la crème avec un jus d'agrume, dont l'acidité ferait immédiatement cailler le lait. Les partenaires naturels sont le café, le cacao, la vanille, la banane et les alcools neutres.
C'est la grande différence avec une liqueur de plantes ou un élixir de génépi, qui se gardent des années dans un placard. Une bouteille contenant de la crème laitière doit être conservée au frais après ouverture et consommée dans l'année. Avant ouverture, on la garde debout, à l'abri de la lumière et de la chaleur. Si la texture devient granuleuse ou si l'odeur tourne, la bouteille est passée : c'est le seul vrai point de vigilance de cette famille de spiritueux.
Une liqueur Merrys est un irish cream, c'est-à-dire une liqueur irlandaise à base de crème laitière fraîche, de whiskey irlandais vieilli en fût de chêne et de sucre. Elle est produite à Clonmel, dans le comté de Tipperary, par une maison de négoce fondée en 1868. La mention Irish Cream est une indication géographique protégée depuis 1989, réservée aux produits élaborés sur l'île d'Irlande.
Les liqueurs Merrys titrent 17 % vol, un degré courant pour une crème de whisky. Le règlement européen fixe à 15 % vol le minimum pour la catégorie des liqueurs, et à 100 grammes par litre le sucre minimum. À ce titre, ces bouteilles se rapprochent davantage d'un vin de liqueur que d'un alcool fort de type whisky ou rhum vieux.
Parce qu'elle contient de la crème laitière, une bouteille ouverte se garde au réfrigérateur ou dans un endroit frais et se consomme dans l'année. C'est une différence majeure avec les liqueurs de plantes, d'agrumes ou de fruits sans produit laitier, qui supportent sans dommage plusieurs années de placard une fois entamées.
Les deux références Merrys, l'Irish Cream original et la version Chocolate Peanut, sont disponibles sur Trinquay, notre cave en ligne. Nous sourçons nos spiritueux en direct et expédions vos bouteilles avec un emballage renforcé, avec la livraison offerte en point relais dès 100 euros d'achat. Vous retrouverez sur chaque fiche produit le degré d'alcool, la contenance et nos conseils de dégustation.