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Sur cette bouteille, le nom le plus visible n'est celui ni d'une distillerie ni d'une région : c'est celui d'une cuvée, tirée d'une collection où chaque flacon porte le tableau d'un peintre écossais. Mc Warrior appartient à The Art of Whisky, la série d'un embouteilleur indépendant de Glasgow. Cette page dit d'où vient ce nom et comment lire le flacon.
Un embouteilleur indépendant achète des fûts à des distilleries, les suit, décide du moment de la mise en bouteille et signe le résultat de son propre nom. House of McCallum travaille ainsi, et Mc Warrior est l'une des entrées de sa collection principale. Le nom ne désigne donc pas un producteur : il désigne une sélection, renouvelée d'une édition à l'autre.
Il désigne une cuvée, c'est-à-dire un ensemble de fûts choisis pour une sortie et publiés sous une même étiquette. La maison la présente comme un single malt des Highlands, élevé d'abord en fût de chêne ayant contenu du bourbon, puis affiné dans un second bois. Chercher une distillerie Mc Warrior n'aurait pas de sens : le mot est né chez l'embouteilleur, pas dans une salle d'alambics.
Antony McCallum se présente comme maître de chai et assembleur, fort de vingt-quatre années passées dans l'industrie écossaise du whisky avant de lancer sa maison. Le nom qu'il lui a donné est celui de son clan, une famille de la côte ouest. La démarche est courante chez les embouteilleurs : un professionnel qui a longtemps choisi des fûts pour d'autres finit par vouloir les choisir pour lui, et signer ce qu'il retient.
La maison publie The Art of Whisky, une collection Auld Alliance Vintage et une série consacrée au rhum. Les whiskies sortent à quarante-trois virgule cinq ou quarante-six virgule cinq pour cent, des degrés que le fondateur décrit comme choisis pour l'équilibre plutôt que subis. Tout part en couleur naturelle et sans filtration à froid, et l'emballage est confié à des fournisseurs locaux, dans des matériaux recyclables.
La collection tient son nom d'un parti pris simple : chaque référence est associée à une toile, commandée ou choisie chez un artiste écossais vivant, et cette toile devient l'étiquette. L'idée n'est pas décorative seulement, elle organise la série, chaque nom de cuvée renvoyant à un personnage ou à un motif de l'histoire du pays.
La série a démarré en 2018 avec des bouteilles dont l'apparence a été confiée à des peintres écossais contemporains. Sur ce genre de flacon, l'étiquette ne renseigne pas sur le liquide, et il ne faut pas lui demander de le faire : elle dit une intention et un public. Les mentions utiles, catégorie, âge, bois et degré, restent à chercher là où elles sont toujours, en petits caractères.
La cuvée est dédiée à Charles Edward Stuart, le prince jacobite qui mena le soulèvement de 1745 pour reprendre les trônes d'Écosse et d'Angleterre. La toile qui lui répond, intitulée Charles, est signée du peintre écossais Simon Laurie. Le nom de la cuvée joue donc sur la figure du combattant, et il est bâti comme les autres noms de la série, avec le préfixe du clan collé à un mot d'attribut.
Deux voisines aident à situer celle-ci. Mc Elegance est un single malt affiné en fût ayant contenu du sauternes, un vin liquoreux bordelais qui laisse au bois du miel et du fruit confit. Mc of the Isles est un blended malt fini en fût de rhum, donc un assemblage de malts de plusieurs distilleries écossaises. Les trois sortent au même degré, et c'est le bois de finition qui les sépare.
Le principe de la cuvée tient en deux temps : un élevage principal, puis un séjour plus court dans un fût qui a contenu autre chose. Ce second bois ne fait pas le whisky, il l'oriente. Encore faut-il savoir lequel, car la maison n'a pas employé le même d'une édition à l'autre.
Le fût ayant contenu du bourbon est le contenant de base du whisky écossais : chêne américain, déjà employé une fois, il donne la vanille, la noix de coco et une trame sucrée sans imposer sa couleur. La finition intervient ensuite, sur quelques mois à quelques années, dans un bois qui a porté un vin muté ou un liquoreux. Le premier construit, le second habille.
Le nom Mc Warrior a été publié après un passage en fût de porto rouge, et aussi après un fût de xérès Pedro Ximénez. Les deux bois ne donnent pas la même bouteille : le porto pousse vers le fruit rouge confit et une amertume fine, le Pedro Ximénez vers le raisin sec, la figue et une douceur nettement plus épaisse. C'est donc l'étiquette de l'édition qui tranche, jamais le nom de la cuvée.
Quarante-trois virgule cinq pour cent n'est ni un degré brut de fût, ni le minimum légal de quarante. C'est une réduction décidée, que le fondateur explique par la recherche d'un équilibre : assez d'alcool pour porter les arômes du bois, assez d'eau pour que le fruit s'ouvre sans attendre. Un fût unique sorti sans réduction dirait autre chose, et cette maison a choisi la voie inverse.
Trois réflexes suffisent, et aucun ne consiste à chercher une distillerie sur l'étiquette. Le premier est de savoir qui signe, le deuxième d'identifier l'édition, le troisième de comprendre ce que la maison annonce sur sa manière de mettre en bouteille.
La maison n'a pas d'alambics et ne le cache pas. Elle achète des fûts à des distilleries des Highlands et les publie sans les nommer, ce qui est la règle plutôt que l'exception dans ce métier : les accords d'achat interdisent souvent de citer l'origine. L'engagement porte donc sur la sélection et sur l'élevage de finition, ce qui est un vrai travail, et non sur la distillation.
Chaque sortie repose sur des fûts choisis pour elle, et rien ne garantit qu'une édition ressemble à la précédente. La mention de millésime ou d'année d'édition, quand elle figure, est donc l'information la plus utile après la catégorie : elle permet de savoir de quelle sélection on parle. Deux flacons portant le même nom peuvent venir de bois différents et de fûts sans rapport.
Deux mentions reviennent sur toute la gamme. La couleur naturelle signifie qu'aucun caramel colorant n'a été ajouté pour harmoniser la teinte d'un lot à l'autre : la robe vient du bois seul et varie donc d'une édition à l'autre. L'absence de filtration à froid laisse dans le liquide des composés gras qui peuvent le troubler à basse température, ce qui n'est pas un défaut mais une conséquence assumée.
Non. C'est une cuvée de la collection The Art of Whisky, publiée par House of McCallum, un embouteilleur indépendant écossais. La maison achète des fûts à des distilleries des Highlands, décide de leur finition et les met en bouteille sous ses propres étiquettes. Aucun site de production ne porte ce nom.
Antony McCallum, maître de chai et assembleur, qui a passé vingt-quatre ans dans l'industrie écossaise du whisky avant de créer sa maison à Glasgow. Il publie trois ensembles, The Art of Whisky, une collection Auld Alliance Vintage et une série de rhums, tous en couleur naturelle et sans filtration à froid.
Cela dépend de l'édition. Le nom a été publié après une finition en fût de porto rouge et après une finition en fût de xérès Pedro Ximénez, deux bois qui ne donnent pas le même résultat. La bonne information se lit sur l'étiquette de la bouteille que vous avez en main, et non sur le nom de la cuvée.
Pour un profil de fruit rouge confit et une finale plus sèche, tournez-vous vers une édition finie en fût de porto. Pour le raisin sec, la figue et une matière plus onctueuse, préférez une finition en xérès Pedro Ximénez. Nos fiches précisent le bois de finition, le degré et l'embouteilleur, et notre conseil personnalisé vous aide à choisir entre les deux registres.