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Whisky The Irishman

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Aucun produit trouvé

Une maison qui bùtit une distillerie, l'exploite trois ans, puis s'en sépare pour revenir à son métier d'origine : le parcours de Walsh Whiskey est inhabituel, et il explique ce que l'on trouve dans une bouteille de The Irishman. Le savoir-faire n'est pas ici dans l'alambic, il est dans le choix des whiskeys assemblés et dans le bois qui les reçoit. Cette page réunit les embouteillages de la marque.

The Irishman Whisky, une marque de la maison Walsh

Avant d'ĂȘtre une gamme, The Irishman est le projet d'un couple qui a montĂ© son affaire au moment oĂč l'Irlande ne comptait qu'une poignĂ©e de distilleries en activitĂ©. La maison a changĂ© de propriĂ©taire depuis, sans que la gamme change de logique : peu de rĂ©fĂ©rences, une recette de dĂ©part conservĂ©e, et des variations construites autour d'elle plutĂŽt qu'une extension permanente du catalogue. La maison Walsh a sa propre page chez nous, qui raconte son parcours en dĂ©tail.

Bernard et Rosemary Walsh, une maison fondée en 1999 à Carlow

Walsh Whiskey est créée en 1999 par Bernard et Rosemary Walsh, dans le comtĂ© de Carlow, au sud-est de l'Irlande. L'activitĂ© dĂ©marre autour d'une prĂ©paration pour cafĂ© irlandais, avant de se dĂ©placer vers le whiskey lui-mĂȘme. RestĂ©e familiale pendant plus de vingt ans, elle a Ă©tĂ© rachetĂ©e par le groupe Amber Beverage avec effet au 11 novembre 2021, Bernard Walsh conservant la direction gĂ©nĂ©rale. Les deux marques de la maison sont passĂ©es au groupe avec elle.

La naissance de la marque au milieu des années 2000

La marque The Irishman apparaĂźt au milieu des annĂ©es 2000. Le site de la maison retient 2006, plusieurs sources spĂ©cialisĂ©es Ă©crivent 2007 pour le lancement du single malt, et il n'y a pas lieu de trancher entre les deux. Ce qui compte davantage est le parti pris de dĂ©part, restĂ© inchangĂ© depuis : rĂ©unir dans une mĂȘme bouteille du single malt et du single pot still, deux catĂ©gories irlandaises distinctes, sans y ajouter de whiskey de grain.

Writers' Tears, l'autre gamme de la mĂȘme maison

Walsh Whiskey publie une seconde gamme, Writers' Tears, bĂątie sur une logique voisine et destinĂ©e Ă  un public un peu diffĂ©rent. Les deux marques cohabitent sous le mĂȘme toit et puisent dans les mĂȘmes principes d'assemblage. Confondre les deux est facile, et pourtant elles ne se recouvrent pas : chacune a ses embouteillages, ses bois et sa progression. Notre catalogue les range sĂ©parĂ©ment pour cette raison, et chacune dispose de sa propre page chez nous.

Une marque d'assemblage, sans distillerie en propre

C'est le point que la lecture du seul nom ne donne pas. The Irishman ne dĂ©signe pas un lieu de production mais une marque, et la maison qui la dĂ©tient ne distille pas aujourd'hui. Elle achĂšte, assemble, Ă©lĂšve et embouteille. Cette situation est courante en Irlande comme en Écosse, elle n'a rien d'infamant, et elle appelle simplement une lecture diffĂ©rente de l'Ă©tiquette.

Ce que la marque doit Ă  un outil que la maison n'a plus

La maison a bien eu son outil : une distillerie construite à Royal Oak, dans le comté de Carlow, mise en service en 2016 dans le cadre d'une association avec un partenaire italien. L'entente n'a pas tenu. Les deux parties se sont séparées en 2019, le partenaire conservant la distillerie, la famille Walsh conservant les marques. Le site existe toujours et porte désormais le nom de Royal Oak, sans lien capitalistique avec The Irishman. Le groupe propriétaire de la marque a depuis annoncé un projet de nouvelle distillerie, qui n'a pas encore vu le jour.

Le métier d'assembleur et de sélectionneur de fûts

Depuis cette séparation, la maison se présente comme un assembleur et un spécialiste de l'élevage. Elle sélectionne des distillats auprÚs de partenaires irlandais, choisit les bois, conduit la maturation et décide des mariages. C'est un métier ancien du whiskey, celui du négociant qui construit un goût constant à partir de matiÚres qu'il n'a pas produites, et qui répond de ce goût auprÚs de ses clients année aprÚs année.

Pourquoi aucun nom de distillerie ne figure sur l'étiquette

Les distilleries qui vendent du distillat Ă  des tiers exigent presque toujours le silence sur leur nom, et les contrats le prĂ©voient explicitement. Une marque d'assemblage ne peut donc pas nommer ses fournisseurs, mĂȘme quand le milieu les connaĂźt. L'absence de nom sur une Ă©tiquette n'est pas une dissimulation : c'est la rĂšgle du commerce de distillat, et elle vaut pour la quasi-totalitĂ© des marques irlandaises sans distillerie. Ce que l'acheteur peut vĂ©rifier, en revanche, c'est la catĂ©gorie annoncĂ©e, l'Ăąge, le bois et le degrĂ©, quatre informations que le cahier des charges encadre.

Single malt et single pot still, la recette de The Irishman

La composition de cette marque est ce qui la distingue le plus nettement des autres assemblages irlandais. Deux catégories seulement entrent dans la bouteille, l'une connue partout, l'autre propre à l'Irlande. Comprendre ce qu'elles recouvrent suffit à comprendre pourquoi la texture de ces whiskeys ne ressemble pas à celle des assemblages courants du pays.

Le pot still irlandais, orge maltĂ©e et orge crue au mĂȘme moĂ»t

Le single pot still est une catégorie propre à l'Irlande, reconnue par le cahier des charges de l'indication géographique du pays. Il est distillé à partir d'un mélange d'orge maltée et d'orge non maltée, la seconde apportant une texture huileuse et un poivre caractéristiques. Cette recette est née d'une fiscalité ancienne qui taxait le malt, et les distillateurs irlandais ont conservé le procédé longtemps aprÚs la disparition de la taxe. Une contrainte fiscale est ainsi devenue une catégorie protégée, ce qui n'arrive pas si souvent.

Un assemblage qui se passe de whisky de grain

La plupart des assemblages irlandais associent un whiskey de grain, produit en colonne, à une part de malt ou de pot still. The Irishman procÚde autrement : la bouteille d'entrée de gamme réunit du single malt et du single pot still, sans grain, dans une proportion que la maison annonce à soixante-dix contre trente. Au regard du cahier des charges irlandais, un mélange de deux catégories reste un blended Irish whiskey, quelle que soit l'absence de grain.

La triple distillation, tradition irlandaise et non obligation

Les whiskeys de la maison sont distillés trois fois, selon l'usage le plus répandu en Irlande. Il faut cependant se garder d'en faire une rÚgle : le cahier des charges de l'indication géographique n'impose aucun nombre de passages en alambic, et plusieurs producteurs irlandais s'en écartent, y compris sur des whiskeys tourbés. La triple distillation est une tradition largement suivie, elle n'est pas une condition de l'appellation.

S'orienter dans la gamme The Irishman

La gamme reste courte, et elle se lit par trois entrées : ce que la bouteille contient, si elle porte un ùge, et à quel degré elle a été embouteillée. Ces trois questions suffisent à situer n'importe quelle référence de la marque, des embouteillages les plus diffusés jusqu'aux fûts uniques choisis à l'unité.

The Harvest, l'assemblage de malt et de pot still

C'est la bouteille qui porte la recette d'origine, longtemps commercialisĂ©e sous un autre nom avant d'ĂȘtre rebaptisĂ©e. Elle rĂ©unit du single malt et du single pot still triplement distillĂ©s, Ă©levĂ©s en fĂ»ts de chĂȘne amĂ©ricain ayant contenu du bourbon, Ă  partir d'orge irlandaise. Elle sert de point de comparaison pour tout le reste de la gamme, puisque les autres rĂ©fĂ©rences en dĂ©placent un paramĂštre Ă  la fois, la proportion de pot still, la durĂ©e d'Ă©levage ou le degrĂ© de sortie.

Les single malts, du sans mention d'ùge au fût unique

La marque publie aussi des single malts, catĂ©gorie qui exige un whiskey issu d'orge maltĂ©e et d'une seule distillerie. Certains portent un Ăąge, d'autres non, et quelques-uns proviennent d'un fĂ»t unique, sĂ©lectionnĂ© puis embouteillĂ© sans ĂȘtre mĂ©langĂ© Ă  d'autres. Un fĂ»t unique n'est pas une version amĂ©liorĂ©e de la gamme : c'est un exemplaire, non reproductible, dont le caractĂšre tient autant au bois qu'au distillat.

Le degré d'embouteillage, du 40 % au brut de fût

Le cahier des charges irlandais fixe un minimum de quarante degrĂ©s, et la gamme courante s'y tient. Les versions brut de fĂ»t sortent au degrĂ© du fĂ»t, sans rĂ©duction Ă  l'eau, ce qui concentre la matiĂšre et modifie la perception du bois. Ni l'une ni l'autre de ces options ne vaut mieux que la seconde, elles donnent deux lectures d'une mĂȘme construction, et le choix se fait sur ce que l'on cherche. Un degrĂ© Ă©levĂ© ne signale ni une meilleure matiĂšre ni une sĂ©lection plus soignĂ©e, seulement l'absence de rĂ©duction.

Questions fréquentes sur The Irishman Whisky

The Irishman sort-il d'une distillerie qui lui appartient ?

Non. Walsh Whiskey a exploité une distillerie à Royal Oak entre 2016 et 2019, puis s'en est séparée en conservant ses marques. La maison achÚte aujourd'hui ses distillats à des partenaires irlandais, qu'elle ne nomme pas, et se charge de l'assemblage, de l'élevage et de l'embouteillage. C'est un métier de négociant, pas de distillateur, et il a produit la plus grande partie des whiskeys irlandais et écossais vendus depuis deux siÚcles.

Pourquoi The Irishman ne contient-il pas de whisky de grain ?

Parce que la maison a choisi de n'assembler que du single malt et du single pot still, tous deux distillés en alambic de cuivre. Le whiskey de grain, produit en colonne, apporte de la légÚreté et abaisse le coût d'un assemblage. S'en passer donne une bouteille plus dense en bouche, et c'est le parti pris que la marque défend depuis sa création.

Tous les whiskeys irlandais sont-ils distillés trois fois ?

Non, et c'est une confusion courante. La triple distillation est une tradition trÚs répandue en Irlande, mais le cahier des charges de l'indication géographique n'en fait pas une obligation. Plusieurs producteurs irlandais distillent deux fois, et certains produisent des whiskeys tourbés, ce qui contredit une autre idée reçue sur le pays.

Comment s'y retrouver dans la gamme The Irishman Whisky chez Trinquay ?

Commencez par regarder la composition, assemblage de malt et de pot still ou single malt seul, puis l'ùge quand il est indiqué, puis le degré. Ces trois repÚres suffisent à situer chaque bouteille les unes par rapport aux autres. Notre équipe vous précise pour chaque référence ce qu'elle contient, comment elle a été élevée et à quel degré elle a été embouteillée, et vous dit laquelle sert le mieux de point de départ.