Soft · Orliénas, Rhône
Alain Milliat · Infusion Framboise Menthe Pomme Bio
Alain Milliat Infusion Framboise Menthe Pomme Bio
France
33 cl
Aucun : sucres naturellement présents
moped_package Livré entre le et le
Framboise et menthe : un duo que l'on connaît en dessert et en cocktail, rarement en bouteille.
C'est par la bouche qu'il faut prendre cette infusion glacée, parce que c'est là qu'elle se distingue des boissons aux fruits rouges du commerce. L'attaque est intense et ronde, la finale nette, et l'ensemble laisse une impression de fraîcheur plutôt que de sucre. La maison ne publie aucune note visuelle : la lecture se fait au nez et en bouche.
La framboise ouvre le verre et impose sa gourmandise. Elle est franche, reconnaissable immédiatement, avec cette pointe acidulée propre aux fruits rouges qui empêche la douceur de s'installer trop tôt. La rondeur vient du jus de pomme qui la porte, et c'est cette combinaison qui donne à la boisson sa matière : ni aqueuse, ni épaisse. On est du côté du fruit pressé plutôt que du sirop dilué, et la différence se sent dès la première gorgée. La framboise garde ici ses petites notes acidulées de fin de saison, celles que la cuisson d'une confiture fait généralement disparaître.
Puis la menthe prend le relais et referme le verre. Elle n'arrive pas en note mentholée sucrée mais en note végétale et fraîche, parce qu'elle est infusée et non ajoutée sous forme d'arôme. Cette finale rafraîchissante est ce qui rend l'infusion réellement désaltérante : elle nettoie le palais au lieu de le tapisser. C'est aussi ce qui permet d'en boire un deuxième verre sans la lassitude qu'une boisson aux fruits rouges provoque souvent.
Entre les deux, l'équilibre tient. Aucun des trois composants ne prend le dessus, et les notes restent délicates plutôt que démonstratives, ce qui est un choix rare sur ce type de recette où l'on cherche d'ordinaire l'effet immédiat. Le résultat se boit lentement, et il supporte la glace sans se déliter. Servi bien frais, entre 6 et 8 °C, il donne toute sa mesure ; tiède, il perd la menthe en premier.
C'est l'angle le plus intéressant de cette bouteille, et il ne demande aucun ajout : les deux mélanges reposent sur ce qui est déjà dans la recette.
Le bramble est bâti sur le gin et la mûre, avec une acidité citronnée pour tenir l'ensemble. Cette infusion propose une variante toute faite du même principe : la framboise remplace la mûre, le jus de citron est déjà présent, et la menthe ajoute une dimension que le cocktail d'origine n'a pas. Les notes délicates de l'infusion habillent le genièvre sans le masquer, ce qui est exactement l'écueil d'un gin noyé dans un sirop de fruits rouges.
Sur un mojito, l'étape du pilage est celle qui rate le plus souvent : trop appuyée, elle libère l'amertume des feuilles. Ici, l'infusion de menthe à 8 % a déjà fait le travail, proprement et de façon constante d'une bouteille à l'autre. Un rhum blanc allongé de cette infusion donne un long drink framboisé et mentholé, et le jus de pomme y apporte la rondeur que le sucre de canne assure habituellement.
Une précision d'honnêteté s'impose : le producteur ne publie aucun cocktail alcoolisé sur cette référence, seulement des propositions sans alcool. Les deux pistes ci-dessus viennent donc de la lecture de la composition, et non d'une recommandation de la maison. Nous préférons le dire plutôt que de laisser croire à un accord signé par le producteur, d'autant que la démonstration se tient très bien sans cette caution.
La liste d'ingrédients est courte, et elle réserve une surprise à qui lit d'abord le nom du produit.
Le premier ingrédient n'est ni la framboise ni la menthe : c'est le jus de pomme, à 49 %, soit près de la moitié de la bouteille. Il n'est donc pas un diluant mais bien la base de la recette, et c'est lui qui apporte la rondeur relevée en bouche. L'eau vient ensuite à 28,5 %. Comprendre cette hiérarchie change la façon dont on aborde la boisson, et explique pourquoi elle est plus dense qu'un thé glacé.
Viennent ensuite la purée de framboise à 11,5 %, l'infusion de menthe à 8 % et le jus de citron à 3 %. Ce sont des purées, des infusions et des jus, pas des arômes : chaque note du verre correspond à un ingrédient réel, ce qui reste le meilleur critère de lecture sur une boisson de ce rayon. Le dosage de la menthe, à 8 %, est notable et explique qu'elle tienne jusqu'en finale.
Aucun sucre n'est ajouté : la douceur du verre vient des sucres naturellement présents dans la pomme et la framboise. Sur cette référence, la mention est vraie et vérifiable. Le service se fait bien frais, entre 6 et 8 °C, et la bouteille se conserve trois jours au réfrigérateur après ouverture. Les occasions suivent : apéritif sans alcool, goûter, terrasse. C'est une boisson de journée, à sortir en carafe avec quelques glaçons plutôt qu'à servir au verre, et son équilibre lui permet de tenir un après-midi entier sans lasser.
LE JUS D'UN CAVISTE
Un jus de fruit se juge comme un vin : sur la variété, sur la maturité à la récolte et sur ce qu'on n'y a pas ajouté. Un pur jus contient cent pour cent de fruit et rien d'autre ; un nectar est dilué et sucré. C'est cette distinction, invisible en rayon, qui sépare une bouteille de cave d'une brique de supermarché.
À LA DÉGUSTATION

Choisie et validée par le caviste Trinquay.
Apéritif sans alcool · goûter · terrasse
Orliénas, Rhône
LA FICHE
Alcool
Sans alcool
Contenance
33cl
Type
Limonade
Sucres ajoutés
Aucun : sucres naturellement présents
Service
Bien frais, 6-8 °C
Conservation
À conserver 3 jours au réfrigérateur après ouverture.
Origine
Orliénas, Rhône
Pays
France
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