Soft · Orliénas, Rhône
Alain Milliat · Raisin Blanc Sauvignon
Alain Milliat Jus Raisin Blanc Sauvignon
France
100 cl
Aucun
moped_package Livré entre le et le
Le sauvignon donne ses fleurs blanches bien avant la fermentation. Ce jus le prouve.
Le sauvignon est un cépage reconnaissable entre tous, et l'essentiel de ce qui le rend identifiable se joue dans le raisin, pas dans la cuve. En le pressant sans le laisser fermenter, la maison conserve la totalité de ce registre aromatique, à ceci près qu'aucun alcool ne vient le porter. Le résultat est un jus de raisin qui se reconnaît immédiatement, ce qui n'est pas si courant.
La couleur est claire et transparente, sans le voile trouble des jus de raisin peu filtrés. C'est cohérent avec le style du cépage, qui donne des jus pâles, et cela annonce ce que la bouche va confirmer : on est du côté de la vivacité plutôt que de la matière. Le verre est lumineux, presque celui d'une eau fruitée.
Le nez porte des notes de fleurs blanches, marqueur du sauvignon que l'on retrouve ici sans la moindre transformation. C'est ce qui distingue radicalement ce jus d'un jus de raisin générique, lequel se contente en général d'un parfum de raisin sucré. Ici, la variété parle, et elle parle avec précision. Ces arômes floraux existent dans la peau du raisin avant toute intervention : la fermentation les révèle dans un vin, mais elle ne les crée pas, et c'est pourquoi on les retrouve intacts dans un jus bien fait.
La bouche est vive : c'est la fraîcheur du sauvignon qui domine, tenue par un équilibre net entre le sucre du raisin et son acidité naturelle. La gorgée est tendue, elle se referme proprement et n'installe aucune lourdeur. C'est ce profil qui rend le jus buvable en quantité, là où beaucoup de jus de raisin fatiguent après un demi-verre.
La composition tient en une ligne : du raisin blanc sauvignon pressé, sans eau ajoutée, sans sucre ajouté, sans arôme. Cette simplicité est exigeante, car il n'y a aucun moyen de rattraper une matière première moyenne : tout ce qui arrive dans la bouteille vient du fruit et du moment où il a été cueilli.
La vendange se décide au point d'équilibre entre le sucre et l'acidité. Trop tôt, le jus serait vert et agressif ; trop tard, le sucre écraserait les fleurs blanches et la vivacité disparaîtrait. Ce point de récolte est la seule variable de réglage du produit, puisque rien ne sera corrigé ensuite en bouteille.
La différence entre les deux familles est réglementaire autant que gustative. Un pur jus est le fruit pressé, point ; un nectar part d'une purée trop épaisse ou trop acide pour être bue telle quelle, que l'on allonge d'eau et que l'on sucre. Le raisin, riche en sucre et facile à presser, n'a besoin de rien : il tombe naturellement du côté du pur jus. À l'inverse, une fraise ou une mangue ne donnent presque pas de jus libre, ce qui explique qu'on les trouve en nectar et non en pur jus, sans que ce soit un défaut de fabrication.
Le service se fait entre 6 et 8 °C, température à laquelle les fleurs blanches s'expriment le mieux ; au-delà, elles s'estompent. La bouteille se conserve à température ambiante avant ouverture, puis trois jours au réfrigérateur une fois entamée. Elle se sert à table, au petit-déjeuner ou à l'apéritif sans alcool, dans un verre à vin de préférence.
Trois usages se dégagent, et il faut être clair sur ce qui vient de la maison et ce qui n'en vient pas. Une seule recette est publiée par le producteur, et elle est sans alcool. Le reste relève de ce que la composition du jus permet, ce qui est déjà beaucoup pour une bouteille de cette famille.
La recette maison vérifiée sur ce jus est un Horse's Neck, servi en version mocktail. Le Horse's Neck classique se monte au whisky ou au cognac ; celui de la maison n'en contient pas et joue sur le jus, le ginger et le long zeste de citron en spirale. C'est un cocktail sans alcool, pas un cocktail allégé.
La maison ne le propose pas, mais la composition l'autorise sans réserve : ce pur jus allonge un gin sans le sucrer. Les fleurs blanches du sauvignon et les botaniques du genièvre appartiennent au même registre, et l'acidité du jus remplace le citron que l'on ajoute habituellement. Servi très frais et allongé, on obtient l'équivalent d'un spritz blanc, sans sirop.
La maison propose comme accord idéal un crottin de Chavignol, et ce n'est pas un hasard géographique. Le fromage de chèvre et le sauvignon forment l'un des accords les plus solides qui soient, et il fonctionne ici pour la même raison : l'acidité coupe le gras du fromage, la note florale répond à sa fraîcheur. Le jus tient le rôle du vin sans prétendre le remplacer. L'accord vaut d'ailleurs au-delà du seul crottin, sur l'ensemble des chèvres frais et demi-secs, et il donne une vraie option de table à qui ne boit pas d'alcool ce jour-là.
LE JUS D'UN CAVISTE
Un jus de fruit se juge comme un vin : sur la variété, sur la maturité à la récolte et sur ce qu'on n'y a pas ajouté. Un pur jus contient cent pour cent de fruit et rien d'autre ; un nectar est dilué et sucré. C'est cette distinction, invisible en rayon, qui sépare une bouteille de cave d'une brique de supermarché.
À LA DÉGUSTATION
L'ÉTIQUETTE
La maison ne mélange pas : chaque jus vient d'une seule variété, récoltée à sa saison, exactement la logique d'un vin de cépage.
PUR JUS
Sauvignon
Mis en bouteille par Alain Milliat
Une variété se choisit pour son goût avant son rendement : c'est elle qui décide de ce qu'il y a dans le verre, bien plus que le lieu de pressage.

Choisie et validée par le caviste Trinquay.
100 % pur jus de raisin blanc Sauvignon
À table · petit-déjeuner · apéritif sans alcool
Orliénas, Rhône
LA FICHE
Alcool
Sans alcool
Contenance
100cl
Type
Jus
Variété
Sauvignon
Pressage
100 % pur jus de raisin blanc Sauvignon
Sucres ajoutés
Aucun
Service
Bien frais, 6-8 °C
Conservation
À température ambiante. À conserver trois jours au réfrigérateur après ouverture. Secouer avant ouverture.
Origine
Orliénas, Rhône
Pays
France
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