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Liqueur · Franche-Comté

Distillerie Guy · Génépi

Distillerie Guy Génépi

Liqueur
40.0% vol.
70 cl

Découvrez le Génépi de la Distillerie Guy, liqueur d'armoise alpine née à Pontarlier : herbacée et mentholée, avec cette finale poivrée qui signe les vrais génépis de montagne.

globe

France

experiment

70 cl

eco

Plante & herbe

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Une liqueur de plante d'altitude née à Pontarlier, herbacée et mentholée, dont la puissance aromatique se révÚle mieux dans la mesure que dans le volume.

Le Génépi de la Distillerie Guy, une liqueur de plante d'altitude

La Distillerie Guy est fondée en 1890 par Armand Guy à Pontarlier, dans le Haut-Doubs, et reste la derniÚre distillerie en activité de l'ancienne capitale de l'absinthe. Quatre générations de distillateurs s'y sont succédé, du Pontarlier-Anis créé en 1921 à une gamme d'une trentaine de références. Son génépi appartient à cette lignée de liqueurs de plantes que les maisons de montagne ont portées jusqu'à nous : trois lignes sur l'étiquette, le génépi, l'alcool et le sucre, et tout le reste qui se joue sur la qualité de la plante sÚche.

L'armoise alpine, cueillie entre 2 000 et 3 000 mĂštres

Le mot génépi désigne plusieurs petites armoises alpines qui poussent entre 2 000 et 3 000 mÚtres, dans les éboulis et les rochers. C'est une plante rare, minuscule, dont la cueillette impose de monter haut et de trier menu. Elle donne à la liqueur son amertume douce et sa fraßcheur mentholée, sans jamais tomber dans le registre médicinal des tisanes. Aucun autre végétal ne remplace vraiment cette armoise : c'est elle, et elle seule, qui signe le caractÚre du génépi de montagne.

Des plantes séchées en grenier et des alambics de cuivre centenaires

Chez Guy, les plantes sont sélectionnées puis séchées dans des greniers ventilés avant de rejoindre les alambics de cuivre centenaires, épaulés par de vieilles cuves en bois. Ce séchage lent est décisif : il fixe les arÎmes aromatiques de la plante et conditionne tout ce qui suivra. La maison ne communique ni le nombre de plantes de sa recette ni la teneur en sucre de sa liqueur ; l'étiquette s'en tient au génépi, à l'alcool et au sucre, à la maniÚre des distilleries artisanales qui n'ont pas de formule à protéger.

Une robe jaune pĂąle aux reflets verts, Ă  40 % vol.

La robe est jaune pĂąle, traversĂ©e de reflets verts, limpide et brillante dans le verre. Cette teinte vient de la plante elle-mĂȘme : aucun colorant ne vient l'appuyer, ce qui explique qu'elle reste discrĂšte lĂ  oĂč d'autres gĂ©nĂ©pis affichent un vert franc. Le degrĂ© d'alcool de 40 % vol. place la bouteille au niveau des spiritueux secs plutĂŽt qu'Ă  celui des liqueurs douces, et c'est lui qui porte la plante loin en bouche sans que le sucre ait Ă  forcer le trait.

La dégustation, des herbes séchées à la finale poivrée

Le gĂ©nĂ©pi se dĂ©guste par gorgĂ©es courtes, dans un verre trĂšs froid, et livre alors une progression nette : des herbes au nez, une rondeur mentholĂ©e en bouche, une finale poivrĂ©e qui reste longtemps. C'est une liqueur de caractĂšre, pas une douceur de fin de repas anonyme, et sa dĂ©gustation demande un peu d'attention pour ĂȘtre juste.

Un nez d'herbes séchées et de camomille sauvage

Le premier nez sent le grenier de montagne : herbes séchées et camomille sauvage, avec une amertume douce qui court en arriÚre-plan. Rien d'agressif, aucune odeur de sirop ni de bonbon, mais des senteurs de plantes bien réelles, celles d'un bouquet mis à sécher. Le froid resserre ce nez et le rend plus précis ; laissé quelques secondes dans la main, le verre libÚre au contraire une gamme aromatique plus large et plus florale.

Une bouche ronde et mentholĂ©e oĂč le sucre arrondit l'armoise

La bouche est ronde et mentholée, d'un caractÚre de montagne franc. Le sucre y joue un rÎle précis : il arrondit l'armoise sans jamais l'effacer, exactement ce qu'on attend d'une liqueur bien dosée. La plante reste lisible du début à la fin, la fraßcheur mentholée nettoie le palais et le degré d'alcool porte l'ensemble sans brûler. C'est cette tension entre douceur et amertume végétale qui distingue un bon génépi d'une simple infusion sucrée.

Une finale légÚrement poivrée et persistante

La finale est lĂ©gĂšrement poivrĂ©e, comme souvent avec l'armoise, et persistante. Ce poivre n'est pas un ajout : il appartient au registre naturel de la plante, et sa prĂ©sence est mĂȘme un bon marqueur de qualitĂ©. La longueur se joue sur cette note Ă©picĂ©e doublĂ©e de fraĂźcheur, sans retour sucrĂ© ni note de chĂȘne, puisque ce gĂ©nĂ©pi ne connaĂźt ni fĂ»ts ni vieillissement. Le palais reste Ă©veillĂ©, ce qui explique sa place traditionnelle en fin de repas.

Le service en digestif d'altitude et les accords gourmands

La maison est claire sur le mode de service : trÚs frais, en petit volume, dans un verre sorti du congélateur, en fin de repas. Le génépi se déguste par gorgées courtes, car sa puissance aromatique se révÚle mieux dans la mesure que dans le volume. C'est un digestif d'altitude au sens propre, celui qu'on sert aprÚs une table copieuse, en refuge comme à la maison.

Un verre sorti du congélateur, par gorgées courtes

Le froid est ici un ingrĂ©dient Ă  part entiĂšre. Un petit verre gardĂ© au congĂ©lateur, deux ou trois centilitres, et la liqueur se resserre : le sucre s'efface derriĂšre la plante, l'alcool cesse de dominer, la menthe monte. À tempĂ©rature ambiante, le mĂȘme gĂ©nĂ©pi paraĂźtra plus sucrĂ© et plus lourd. On Ă©vite les grands volumes, qui fatiguent le palais et masquent la finesse de l'armoise sous la seule sensation sucrĂ©e. Une bouteille gardĂ©e debout, au frais et Ă  l'abri de la lumiĂšre, conserve longtemps sa couleur verte et ses arĂŽmes de plante sĂšche.

Le génépi allongé à l'eau gazeuse et en modificateur de cocktail

Deux usages sortent du service pur. Le gĂ©nĂ©pi allongĂ© d'abord : 1 Ă  2 cl de liqueur et de l'eau gazeuse sur glace pilĂ©e, pour un long drink alpin trĂšs net, oĂč la plante reste lisible sans le poids de l'alcool. Le gĂ©nĂ©pi en modificateur ensuite : il remplace une liqueur de plantes plus alcoolisĂ©e dans une recette de bar. Il faut alors doser petit, car ces plantes marquent un verre trĂšs vite et prennent facilement toute la place.

Les accords avec le miel de montagne et les desserts aux fruits jaunes

À table, le gĂ©nĂ©pi s'entend avec ce qui vient du mĂȘme paysage : le miel de montagne, les tartes aux noix, les desserts aux fruits jaunes. Le sucre du dessert rĂ©pond Ă  la rondeur de la liqueur, tandis que la menthe et le poivre viennent trancher le gras d'une pĂąte ou d'une crĂšme. Servi ainsi, il tient le rĂŽle du digestif et du dessert Ă  la fois, ce que peu de spiritueux savent faire sans lasser. Les fromages de montagne fonctionnent Ă©galement, le sucre de la liqueur venant contrebalancer le sel et le gras de la pĂąte pressĂ©e.

Le génépi parmi les spiritueux, les eaux-de-vie et les liqueurs

Situer le gĂ©nĂ©pi dans le paysage des alcools Ă©claire immĂ©diatement ce qu'il est. Une liqueur repose sur une base d'alcool aromatisĂ©e puis sucrĂ©e ; une eau-de-vie naĂźt d'une fermentation suivie d'une distillation, sans sucre ajoutĂ©. Le gĂ©nĂ©pi appartient sans ambiguĂŻtĂ© Ă  la premiĂšre famille, mĂȘme si son degrĂ© d'alcool de 40 % vol. le place au niveau des spiritueux secs.

Liqueur de plantes ou eau-de-vie de fruit : deux familles distinctes

Un kirsch, une mirabelle, une poire williams ou une eau-de-vie de poire sortent de l'alambic sec, sans sucre ni arĂŽme, aprĂšs fermentation du fruit. Les marcs, la grappa et les alcools blancs suivent la mĂȘme logique de distillation. Le gĂ©nĂ©pi, lui, tire son goĂ»t d'une plante et son Ă©quilibre du sucre : deux familles distinctes, deux façons de boire. Les crĂšmes de fruits et la crĂšme de cassis relĂšvent de la mĂȘme catĂ©gorie que lui, Ă  des degrĂ©s bien infĂ©rieurs.

À cĂŽtĂ© du whisky, du rhum, de la vodka et du gin

Le whisky, du single malt au bourbon, naĂźt d'un alcool de grain (orge, malt, seigle) puis d'un long vieillissement en fĂ»ts de chĂȘne. Le rhum vient de la canne, la vodka d'un alcool neutre filtrĂ©, le gin d'une redistillation aromatisĂ©e au geniĂšvre. Ces spiritueux partagent le degrĂ© du gĂ©nĂ©pi mais aucun de ses arĂŽmes : lĂ  oĂč le fĂ»t apporte vanille et boisĂ©, l'armoise apporte la fraĂźcheur et le poivre d'une plante de haute montagne.

Parmi les amers, les absinthes et les liqueurs d'abbaye

Le gĂ©nĂ©pi voisine surtout avec les liqueurs de plantes françaises : la gentiane et les amers, les absinthes que Pontarlier a rendues cĂ©lĂšbres, les Ă©lixirs d'abbaye comme la chartreuse ou la bĂ©nĂ©dictine, les pastis anisĂ©s au fenouil et Ă  l'anis vert. À cĂŽtĂ©, les apĂ©ritifs Ă  base de vin (vermouth, pineau des charentes, ratafia) jouent une autre carte, celle du raisin. Le gĂ©nĂ©pi, lui, ne doit son goĂ»t qu'Ă  une armoise poussĂ©e dans les rochers.

En stock, expédié sous 48 h

L'ART DE LA MACÉRATION

La liqueur, le fruit d'une patience

Une liqueur ne se distille pas : elle s'infuse. Fruits, plantes, Ă©corces ou fĂšves macĂšrent dans l'alcool, qui prend leur couleur et leur parfum, avant d'ĂȘtre adouci par le sucre. C'est cette Ă©tape de patience — quelques jours pour un fruit fragile, plusieurs mois pour une racine — qui sĂ©pare une liqueur d'une eau-de-vie.

Le sucre fait ensuite la catégorie, et la loi tranche : au moins 100 grammes par litre pour une liqueur, 250 pour une crÚme, et jusqu'à 400 pour une crÚme de cassis. Des crÚmes de cassis de Bourgogne aux limoncellos de la cÎte amalfitaine, en passant par les grandes liqueurs de plantes d'abbaye, c'est toute une famille de goûts qui se déploie.

À LA DÉGUSTATION

ƒil, nez, bouche et finale

L'Ɠil

Robe jaune pĂąle aux reflets verts, limpide et brillante.

Le nez

Herbes séchées et camomille sauvage, avec une amertume douce en arriÚre-plan.

La bouche

Ronde et mentholée, d'un caractÚre de montagne franc, avec le sucre qui arrondit l'armoise sans l'effacer.

La finale

LégÚrement poivrée, comme souvent avec l'armoise, et persistante.

LA MATIÈRE

Ce qui macĂšre dans la bouteille

Fruits mûrs, plantes de montagne, écorces d'agrumes ou fÚves de cacao : la matiÚre premiÚre d'une liqueur se lit dans son parfum.

Génépi (armoise d'altitude)AlcoolSucre

LA BASE AROMATIQUE

Quatre familles de goût

Du fruit le plus direct à la douceur la plus gourmande : la matiÚre macérée décide du profil de la liqueur, et de la façon de la boire.

Fruit

Cassis, mûre, framboise, abricot : les crÚmes et liqueurs de fruits, les plus sucrées.

Agrume

Citron, orange, bergamote : limoncello, triple sec et rosolio, vifs et désaltérants.

CETTE LIQUEUR

Plante & herbe

Génépi, gentiane, verveine, menthe : les liqueurs d'abbaye et de montagne, amÚres et digestives.

CrĂšme & cacao

Cacao, café, noix, whisky-crÚme : onctueuses, pour la fin de repas et le dessert.

Le sucre fait la catégorie : au moins 100 g par litre pour une liqueur, 250 g pour une crÚme, 400 g pour une crÚme de cassis.

LE SERVICE

Glacée, allongée ou en cocktail

Une liqueur se sert fraßche et en petite dose. Selon sa famille, elle termine le repas, s'allonge à l'apéritif ou vient arroser un dessert.

Astuce : la liqueur ne vieillit plus une fois en bouteille — conservez-la debout, bien fermĂ©e, Ă  l'abri de la lumiĂšre ; elle se garde des annĂ©es sans s'altĂ©rer.

EN MIXOLOGIE

La liqueur en cocktails

Une liqueur apporte au cocktail ce qu'aucun autre ingrédient ne sait donner : de la couleur, du sucre et un parfum franc. Quelques centilitres suffisent à faire basculer un verre.

Génépi allongé

Génépi allongé

1 à 2 cl de génépi et de l'eau gazeuse sur glace pilée : un long drink alpin trÚs net.

Génépi en modificateur

Génépi en modificateur

Le génépi remplace une liqueur de plantes plus alcoolisée dans une recette de bar. Doser petit, ces plantes marquent un verre trÚs vite.

Génépi en tisane

Génépi en tisane

2 cl dans une tisane chaude, aprÚs une journée de ski.

Sélection goûtée

Choisie et validée par le caviste Trinquay.

Style & usage

Digestif d'altitude, accord avec les desserts aux fruits jaunes, le miel de montagne et les tartes aux noix.

Origine

France

Le geste

Se sert fraßche, en petite dose : nature, allongée ou en cocktail.

LA MAISON

Distillerie Guy

La Distillerie Guy est fondée en 1890 par Armand Guy à Pontarlier, dans le Haut-Doubs, et reste la derniÚre distillerie en activité de l'ancienne capitale de l'absinthe. Quatre générations de distillateurs s'y sont succédé, du Pontarlier-Anis créé en 1921 à une gamme d'une trentaine de références. Les plantes sont sélectionnées, séchées dans des greniers ventilés puis distillées dans des alambics de cuivre centenaires épaulés par de vieilles cuves en bois. Le mot génépi désigne plusieurs petites armoises alpines qui poussent entre 2 000 et 3 000 mÚtres, dans les éboulis et les rochers.

DĂ©couvrir la maison →
Distillerie Guy

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

40.0% vol.

Contenance

70 cl

Type

Liqueur

Base aromatique

Plante & herbe

Ingrédients

Service

Servir trÚs frais, en petit volume, dans un verre sorti du congélateur, en fin de repas. Se déguste par gorgées courtes : la puissance aromatique se révÚle mieux dans la mesure que dans le volume.

Région

Franche-Comté

Pays

France

Teneur en sucre