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Bière · Rosheim, Alsace

Les Intenables · Road to New Horizon

Intenables Road to New Horizon

Bière
8.0% vol.
44 cl

Voilée et onctueuse, la Road to New Horizon des Intenables est une double IPA houblonnée à cru deux fois, où les agrumes et les fruits à noyau l'emportent sur l'amertume.

globe

France

experiment

44 cl

Nombre de bières :

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Une double IPA voilée, houblonnée à cru deux fois, qui joue l'onctuosité plutôt que la puissance amère.

Les Intenables Road to New Horizon, une double IPA au double dry hopping

Derrière l'étiquette se cache une DDH DIPA : une double India Pale Ale ayant reçu deux passages de houblonnage à cru. Brassée en fermentation haute, elle titre 8 % et se présente en 44 cl. Ce format de bière artisanale s'inscrit dans la lignée des IPA troubles de la côte est américaine, où l'objectif du brasseur n'est plus de saturer le palais d'amertume mais d'y déposer un maximum d'arômes de houblon frais. Le nom de la cuvée, comme souvent chez cette brasserie alsacienne, ne désigne qu'un brassin précis.

Ce que le double houblonnage à cru apporte à cette IPA

Le dry hopping consiste à ajouter le houblon après l'ébullition, pendant ou après la fermentation, à basse température. Les huiles essentielles passent alors dans la bière sans que la chaleur ne libère les acides amers. Le doubler revient à faire l'opération en deux temps, sur deux populations d'huiles différentes, ce qui élargit le bouquet au lieu de simplement l'intensifier. C'est cette technique de brassage, et non un ajout de fruits, qui explique le nez d'agrumes et de baies de cette double IPA.

Une bière blonde voilée de fermentation haute

La robe est blonde, voilée, légèrement trouble : le verre laisse passer la lumière mais rien n'y est parfaitement net. Ce voile est la conséquence directe de la fermentation haute et du houblonnage massif, qui maintiennent en suspension levures, protéines et particules de houblon. On ne filtre pas ce type de bière, sous peine de lui retirer une partie de son nez et de sa texture. La brillance parfaite d'une pils n'est tout simplement pas le sujet ici.

Le HBC 1183 et le Citra, deux houblons pour un nez d'agrumes et de baies

Deux variétés seulement composent le profil aromatique, ce qui est peu pour une double IPA moderne et donne un bouquet très lisible. Le nez ouvre sur des agrumes et des baies, avec des notes florales et des fruits doux : pêche et goyave en tête. L'ensemble est plus rond que tranchant, plus proche de la corbeille de fruits que du zeste. Les deux houblons employés viennent des États-Unis, terre d'origine de la quasi-totalité des variétés qui ont fait les IPA modernes.

Le HBC 1183, entre pêche, goyave et notes florales

Le HBC 1183 est encore identifié par son numéro d'expérimentation, signe d'une variété récente que les brasseurs testent avant qu'elle ne reçoive un nom commercial. Il apporte de la pêche, de la goyave, des baies et un net registre floral, soit exactement les descripteurs que l'on retrouve au nez de cette cuvée. Ce houblon travaille dans les fruits doux plutôt que dans les agrumes acides, ce qui explique la douceur d'ensemble de cette bière blonde voilée.

Le Citra et ses agrumes juteux

Le Citra, lui, n'a plus rien d'expérimental : c'est le houblon signature des pale ale et des IPA depuis une quinzaine d'années, recherché pour ses agrumes juteux et ses fruits tropicaux. Il vient ici poser la trame acidulée sur laquelle le HBC 1183 dépose ses fruits à noyau. La combinaison est classique dans son principe mais efficace : un houblon qui structure, un houblon qui parfume, sans qu'aucun des deux n'écrase l'autre à la dégustation.

Une amertume modérée et tendue

L'amertume reste très modérée, mais elle est tendue : elle ne disparaît pas sous les arômes, elle tient la bière et l'empêche de virer au sirop. C'est la difficulté du style, et le point sur lequel se jugent les doubles IPA troubles. Trop peu d'amer et le corps devient lourd ; trop d'amer et la texture soyeuse s'écroule. Ici, l'équilibre penche franchement du côté fruité tout en gardant une ligne de tension du début à la fin.

Une double IPA onctueuse à déguster bien fraîche

À 8 %, cette bière se déguste plus qu'elle ne se descend, et elle mérite qu'on lui accorde un peu d'attention au moment du service. Comme toutes les IPA fortement houblonnées, elle donne le meilleur d'elle-même jeune, tant que les arômes de houblon n'ont pas commencé à s'estomper.

Un corps soyeux aux fruits à noyau

La bouche est onctueuse, dotée d'un corps que la texture soyeuse rend presque velouté. Les fruits à noyau perçus au nez reviennent au palais, portés par une matière dense qui tapisse la langue. À aucun moment l'alcool ne vient chauffer : il est absorbé par le volume de la bière, ce qui est à la fois la qualité et le piège de ce type de brassin, particulièrement facile à boire pour son degré.

Une finale veloutée et persistante

La finale prolonge cette impression : veloutée, persistante, sans sécheresse ni astringence. Les arômes de houblon restent en bouche longtemps après la gorgée, ce qui est précisément ce que l'on attend d'un double houblonnage à cru réussi. C'est une bière de dégustation lente, dont le verre évolue à mesure qu'il se réchauffe légèrement et que le bouquet floral prend un peu plus de place.

Le verre tulipe, de l'apéritif à la table

Servez-la entre 6 et 8 °C dans un verre tulipe, dont la forme resserrée dirige les arômes vers le nez tout en préservant la mousse. Plus froide, elle se fermerait ; plus chaude, elle perdrait sa tenue. Son profil fruité en fait une bière d'apéritif entre amis, et son corps lui permet aussi d'accompagner un repas. Une bouteille à partager plutôt qu'à garder pour soi, tant elle se prête à la découverte à plusieurs.

Plus que 1 bouteille en stock

LE MÉTIER DU BRASSEUR

La bière, quatre ingrédients et mille combinaisons

Quatre ingrédients suffisent : de l'eau, du malt, du houblon et une levure. Tout le reste est affaire de dosage et de température. Le malt donne la couleur et le corps, le houblon l'amertume et les arômes, la levure décide du style — haute pour les ales et les IPA, basse pour les pils et les lagers. C'est une matière vivante qui ne se garde pas indéfiniment : une bière se boit jeune, sauf les fortes et les vieillies en fût.

À LA DÉGUSTATION

Œil, nez, bouche et finale

L'œil

Robe blonde voilée, légèrement trouble.

Le nez

Nez d'agrumes et de baies, avec des notes florales et de fruits doux (pêche, goyave).

La bouche

Bouche au corps onctueux, texture soyeuse de fruits à noyau, amertume très modérée et tendue.

La finale

Finale veloutée et persistante.

LA MATRICE

Où se situe cette bière

Deux repères suffisent à savoir ce qu'on va boire : la couleur dans le verre et l'amertume en bouche. Les styles connus sont placés autour pour comparer.

Noire Claire
Blanche Pils Saison Triple Ambrée IPA DIPA Brune Stout Black IPA Road to New Horizon
Amertume douce Amertume franche

La position vient de la robe et de l'amertume renseignées sur la fiche. L'IBU s'affiche à côté du nom quand la brasserie le publie.

LES HOUBLONS

Ce qui donne les arômes

Le houblon fait l'amertume, mais surtout le parfum. Chaque variété a une signature — c'est elle qu'on reconnaît d'une bière à l'autre.

HBC 1183

États-Unis

Pêchegoyavebaiesfloral

Citra

États-Unis

Agrumes juteuxfruits tropicaux

LA BRASSERIE

Les Intenables

Brasserie alsacienne fondée par trois associés : Jérôme Lauth, brasseur passé par le Québec et le Mexique, Alice Roche, ingénieure, et Julien Brand, patron du bar L'Intenable. Partie de Mundolsheim, en périphérie de Strasbourg, elle brasse aujourd'hui à Rosheim, au pied du Mont Sainte-Odile, dans un outil pensé pour l'ergonomie du travail, qui abrite un foudre de chêne cinquantenaire. Environ 2 000 hectolitres par an, une gamme permanente classique (blonde, ambrée, triple, blanche) doublée d'un flux continu de brassins éphémères qui ne repassent presque jamais à l'identique : NEIPA, doubles IPA, sours et stouts impériaux. La maison assume de préférer la qualité gustative et les producteurs indépendants à un label bio, et tient son propre brewpub, le Stamm, à Mutzig.

Les Intenables

Sélection goûtée

Choisie et validée par le caviste Trinquay.

Style & usage

Apéritif · entre amis · à table

Origine

Rosheim, Alsace

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

8.0% vol.

Contenance

44cl

Style

DDH DIPA

Fermentation

Haute

Robe

Dorée

Amertume

Modérée

Service

6-8 °C, verre tulipe

Région

Rosheim, Alsace

Pays

France