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Liqueur · Hautes-Alpes

Mountain Spirit · Verveine

Mountain Spirit Verveine

Liqueur
40.0% vol.
70 cl

Citronnée, fraîche et souple, la verveine de Mountain Spirit ouvre en douceur le monde des liqueurs de plantes alpines, avec une amertume mesurée qui structure sans jamais durcir.

globe

France

experiment

70 cl

eco

Plante & herbe

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La plus accessible des macérations briançonnaises : de la verveine citronnée, fraîche, à peine amère.

La liqueur Mountain Spirit Verveine, l'entrée en matière des alcools de plantes

Toutes les liqueurs de plantes ne demandent pas un palais aguerri. Celle-ci, bâtie sur la verveine, joue la fraîcheur et le citronné plutôt que l'amertume franche, ce qui en fait la porte d'entrée idéale d'une gamme alpine réputée exigeante. Élaborée dans les Hautes-Alpes, titrant 40 % vol et certifiée en agriculture biologique, elle se boit aussi bien en digestif qu'en long drink. C'est la bouteille que l'on ouvre devant des convives qui découvrent la catégorie.

Les feuilles de verveine macérées dans un alcool biologique

La recette repose sur de la verveine issue de l'agriculture biologique, macérée dans un alcool lui aussi biologique. La distillerie n'utilise pas l'alambic : elle infuse la plante puis met en bouteille, un procédé qui conserve la matière végétale et la note citronnée que la distillation aurait en partie rectifiée. Les feuilles y sont l'unique source aromatique, sans extrait ni arôme d'appoint. On retrouve le parfum caractéristique des infusions de verveine, mais concentré par l'alcool.

Une recette courte : plante, eau, sucre et 40 % vol

Quatre éléments composent la bouteille : verveine biologique, alcool biologique, eau et sucre. La teneur en sucre n'est pas publiée par la maison, et l'équilibre obtenu parle de lui-même : la douceur reste modérée, jamais sirupeuse. Les 40 % vol servent de véhicule aux arômes plutôt que de démonstration de puissance. Cette sobriété de composition est la marque des macérations artisanales, à l'opposé des liqueurs aromatisées bâties sur alcool neutre et parfum de synthèse.

Le choix du bio, de la plante jusqu'à l'alcool

La certification en agriculture biologique ne s'arrête pas à la plante : elle couvre toute la gamme de la distillerie, sous l'organisme FR-BIO-15, et concerne également l'alcool qui sert de support à la macération. C'est une cohérence que peu de liqueurs revendiquent, la plupart se contentant d'un ingrédient aromatique labellisé posé sur une base conventionnelle. Pour un produit dont la matière première est une plante récoltée, ce choix a du sens : ce que l'on met à macérer se retrouve intégralement dans le verre, sans distillation pour corriger le tir. Le caractère artisanal de la maison briançonnaise s'y lit directement.

Le registre citronné de la dégustation

La dégustation se fait sans cérémonie, ce qui n'empêche pas d'y regarder de près. Trois étapes suffisent : la teinte, le nez, puis l'équilibre en bouche entre la fraîcheur citronnée et une amertume discrète. Servie fraîche, la liqueur se montre immédiatement lisible, sans repli aromatique ni dureté. C'est d'ailleurs ce qui la rend facile à faire goûter : nul besoin d'expliquer longuement le produit avant de le servir, le nez suffit à donner envie d'y revenir.

Une teinte claire née des seules feuilles macérées

La teinte est claire, tirée des seules feuilles macérées, sans colorant. C'est un indice de sincérité : beaucoup de liqueurs de verveine affichent un vert soutenu qui ne doit rien à la plante. Ici, la robe discrète prépare à un produit d'infusion, de la même famille que ce que l'on obtient dans un bocal, en bien plus concentré. La couleur peut varier d'un lot à l'autre, au gré des récoltes.

Un nez de verveine citronnée et fraîche

Le nez est celui de la verveine citronnée, franc et frais, le plus abordable de toute la gamme de la distillerie. On y reconnaît immédiatement l'odeur des feuilles froissées, ce parfum d'agrume végétal qui rappelle les tisanes du soir sans en avoir la timidité. Aucune lourdeur, aucun excès de sucre au nez. C'est ce bouquet simple et net qui explique le succès de la verveine auprès des amateurs de liqueurs douces comme de plantes.

Une bouche fraîche et une amertume mesurée

En bouche, le citronné domine et la fraîcheur s'installe d'emblée, soutenue par une amertume légère qui structure sans jamais durcir. C'est exactement ce dosage qui en fait une entrée idéale dans les liqueurs de plantes : assez de relief pour intéresser, assez de souplesse pour ne rebuter personne. La finale reste fraîche et citronnée, d'une amertume mesurée qui appelle la gorgée suivante. À table, cette retenue lui permet de suivre un dessert sans le contredire, ce qu'une liqueur d'herbes plus amère ferait difficilement. Souple sans être fade, c'est un équilibre difficile à obtenir.

La verveine parmi les spiritueux, les eaux-de-vie et les liqueurs

Un mot de repères s'impose pour situer cette bouteille dans le paysage des alcools. Ce qui sépare les familles, ce n'est ni le degré ni la couleur, mais la matière première, le procédé d'élaboration et l'ajout ou non de sucre. Ces distinctions expliquent aussi pourquoi la verveine supporte l'allongement là où d'autres liqueurs de plantes le refusent. Elles aident enfin à composer une cave cohérente, où chaque bouteille occupe un moment précis du repas plutôt que de faire doublon avec sa voisine.

Ce qui sépare une liqueur d'une eau-de-vie

Une eau-de-vie est le produit d'une fermentation suivie d'une distillation, sans sucre ajouté : kirsch, mirabelle, poire williams, marc de raisin ou vieille prune en sont les représentants les plus connus, et leur profil est sec, parfois tranchant. Une liqueur, elle, part d'un alcool aromatisé par macération ou infusion, que l'on sucre ensuite. La verveine appartient clairement à cette seconde famille, et le sucre y joue le rôle d'un liant plus que d'un adoucissant.

Génépi, thym, hysope : les autres plantes de la maison

La distillerie décline plusieurs plantes de montagne, et les comparer aide à choisir. Le génépi impose une amertume herbacée puissante et une longueur remarquable ; l'hysope pousse le camphre et la résine jusqu'à un registre médicinal ; le thym joue la garrigue chaude et sèche. La verveine, elle, occupe le versant frais et citronné de la gamme. C'est aussi la seule qui supporte un service moins solennel, en verre long, sans perdre son identité aromatique.

Gin, vodka, rhum, whisky : le lexique des alcools voisins

Face aux spiritueux distillés, le contraste éclaire. Le gin tient son identité du genièvre et d'un bouquet de botaniques ; la vodka vise la neutralité de l'alcool de grain ; le rhum naît de la canne à sucre ; le whisky se construit sur l'orge maltée et le vieillissement en fûts de chêne. Aucun ne contient de sucre ajouté. Les liqueurs, elles, forment une catégorie transversale où l'on croise aussi bien la chartreuse et la gentiane que la crème de cassis ou le limoncello.

Le service très frais et le long drink d'été

C'est le seul alcool de la gamme qui accepte le verre long, l'eau gazeuse et une dégustation détendue. Cette souplesse ouvre plusieurs usages, du digestif d'après-dîner à l'apéritif estival, sans jamais dénaturer la plante. Deux préparations suffisent à en faire le tour. La bouteille se garde au placard, à l'abri de la lumière, et supporte sans dommage un séjour prolongé au réfrigérateur si l'on aime la servir glacée.

Servie glacée en fin de repas

Le service le plus consensuel reste le plus simple : trois centilitres servis glacés, en fin de repas. Le froid tend la verveine, resserre le sucre et met en avant l'agrume, sans exiger la solennité que réclament le génépi ou l'hysope. La bouteille supporte parfaitement un séjour au réfrigérateur ou au congélateur. C'est un digestif accessible, à proposer même à ceux qui se disent réfractaires aux liqueurs.

Le long drink à l'eau gazeuse et au zeste d'agrume

Quatre centilitres de liqueur, de l'eau gazeuse bien froide et un zeste d'agrume : c'est le seul service long que la gamme accepte sans se dénaturer. La verveine y remplace un sirop avec bien plus de relief, puisqu'elle apporte l'amertume légère et la trame végétale qu'un sucre aromatisé n'a pas. Le zeste, pressé au-dessus du verre avant d'y être déposé, prolonge le citronné de la plante et lui donne du volume. À cette dilution, les 40 % vol s'effacent presque entièrement et il reste une boisson d'été franche, à servir sur beaucoup de glace. C'est aussi la manière la plus simple de faire découvrir une liqueur de plantes à quelqu'un qui n'en boit jamais.

Une alternative aux sirops et aux infusions sucrées

Sa fraîcheur en fait aussi un ingrédient utile : quelques centilitres suffisent à parfumer une salade de fruits, un sorbet ou une crème, là où l'on aurait utilisé une infusion de verveine ou un sirop. Le citronné tient à la cuisson courte et résiste bien au froid. C'est une manière de prolonger la bouteille au-delà du digestif, sans en dénaturer le caractère.

L'ART DE LA MACÉRATION

La liqueur, le fruit d'une patience

Une liqueur ne se distille pas : elle s'infuse. Fruits, plantes, écorces ou fèves macèrent dans l'alcool, qui prend leur couleur et leur parfum, avant d'être adouci par le sucre. C'est cette étape de patience — quelques jours pour un fruit fragile, plusieurs mois pour une racine — qui sépare une liqueur d'une eau-de-vie.

Le sucre fait ensuite la catégorie, et la loi tranche : au moins 100 grammes par litre pour une liqueur, 250 pour une crème, et jusqu'à 400 pour une crème de cassis. Des crèmes de cassis de Bourgogne aux limoncellos de la côte amalfitaine, en passant par les grandes liqueurs de plantes d'abbaye, c'est toute une famille de goûts qui se déploie.

À LA DÉGUSTATION

Œil, nez, bouche et finale

L'œil

Teinte claire tirée des seules feuilles macérées.

Le nez

Verveine citronnée et fraîche, la plus abordable de la gamme.

La bouche

Citronnée et fraîche, avec une amertume légère qui structure sans durcir. C'est l'entrée idéale dans les liqueurs de plantes.

La finale

Fraîche et citronnée, d'une amertume mesurée.

LA MATIÈRE

Ce qui macère dans la bouteille

Fruits mûrs, plantes de montagne, écorces d'agrumes ou fèves de cacao : la matière première d'une liqueur se lit dans son parfum.

Verveine (agriculture biologique)Alcool biologiqueEauSucre

LA BASE AROMATIQUE

Quatre familles de goût

Du fruit le plus direct à la douceur la plus gourmande : la matière macérée décide du profil de la liqueur, et de la façon de la boire.

Fruit

Cassis, mûre, framboise, abricot : les crèmes et liqueurs de fruits, les plus sucrées.

Agrume

Citron, orange, bergamote : limoncello, triple sec et rosolio, vifs et désaltérants.

CETTE LIQUEUR

Plante & herbe

Génépi, gentiane, verveine, menthe : les liqueurs d'abbaye et de montagne, amères et digestives.

Crème & cacao

Cacao, café, noix, whisky-crème : onctueuses, pour la fin de repas et le dessert.

Le sucre fait la catégorie : au moins 100 g par litre pour une liqueur, 250 g pour une crème, 400 g pour une crème de cassis.

LE SERVICE

Glacée, allongée ou en cocktail

Une liqueur se sert fraîche et en petite dose. Selon sa famille, elle termine le repas, s'allonge à l'apéritif ou vient arroser un dessert.

Astuce : la liqueur ne vieillit plus une fois en bouteille — conservez-la debout, bien fermée, à l'abri de la lumière ; elle se garde des années sans s'altérer.

EN MIXOLOGIE

La liqueur en cocktails

Une liqueur apporte au cocktail ce qu'aucun autre ingrédient ne sait donner : de la couleur, du sucre et un parfum franc. Quelques centilitres suffisent à faire basculer un verre.

Verveine long drink

Verveine long drink

4 cl de verveine, eau gazeuse, zeste d'agrume. Elle remplace un sirop avec bien plus de relief.

Verveine très fraîche

Verveine très fraîche

3 cl servis glacés en fin de repas. Le registre le plus consensuel de la gamme.

Sur des pêches fraîches

Sur des pêches fraîches

Un trait sur des pêches coupées, une heure avant de servir.

Sélection goûtée

Choisie et validée par le caviste Trinquay.

Style & usage

Digestif accessible, long drink d'été, première approche des liqueurs alpines.

Origine

France

Le geste

Se sert fraîche, en petite dose : nature, allongée ou en cocktail.

LA MAISON

Mountain Spirit

Mountain Spirit Fabrik est une distillerie artisanale installée à Briançon, dans les Hautes-Alpes, fondée par un couple de distillateurs autour d'un savoir-faire familial transmis. La maison met en bouteille les plantes du massif par macération dans un alcool biologique plutôt que par passage à l'alambic. Toute la gamme est certifiée en agriculture biologique sous l'organisme FR-BIO-15. Elle produit également deux vodkas, un gin et un rhum.

Découvrir la maison →
Mountain Spirit

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

40.0% vol.

Contenance

70 cl

Type

Liqueur

Base aromatique

Plante & herbe

Ingrédients

1 plante (la verveine)

Service

Supporte un service très frais et une dégustation moins solennelle que le génépi ou l'hysope. Fonctionne aussi en long drink.

Région

Hautes-Alpes

Pays

France

Teneur en sucre

Non communiquée