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Liqueur · Kentucky

Pama · Pomegranate

Pama Pomegranate

Liqueur
17.0% vol.
70 cl

Découvrez le Pama Pomegranate, liqueur de grenade signée Pama : une robe rouge dense, une acidité mordante et une finale acidulée qui appelle le shaker plutôt que le sirop.

globe

États-Unis

experiment

70 cl

eco

Fruit

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Rouge dense et franchement acidulée, cette liqueur de grenade américaine joue la tension du fruit là où beaucoup misent sur le sucre.

Le Pama Pomegranate, une liqueur de grenade née d'un jus pressé

Sous son nom de marque, le Pama Pomegranate est avant tout une liqueur de fruit : du jus de grenade, de l'alcool et du sucre, dans une proportion qui laisse au fruit le premier rôle. La maison Pama, installée à Bardstown dans le Kentucky, a lancé cette recette en 2006, au plus fort de l'engouement américain pour ce fruit, et ne l'a jamais déclinée en d'autres parfums : elle a préféré multiplier les formats. Le résultat tient dans un flacon de 70 cl à 17 degrés, à mi-chemin entre l'ingrédient de bar et la bouteille d'apéritif.

Du jus de grenade de Californie plutôt qu'un arôme

Trois composants seulement sont revendiqués : du jus de grenade de Californie, de la vodka et une petite proportion de tequila. C'est le premier qui donne sa signature au verre. La grenade n'est pas un fruit commode : ses grains rendent peu de jus, et ce jus perd vite sa fraîcheur. En le plaçant au centre de la recette plutôt qu'un arôme reconstitué, la maison obtient une matière acidulée, presque tendue en fin de bouche, très éloignée des sirops de grenadine auxquels on associe spontanément ce fruit.

Dix-sept degrés d'alcool, une liqueur pensée pour le shaker

À 17 % vol., le degré d'alcool reste bas pour un spiritueux et se situe dans la fourchette basse des liqueurs. Cette retenue a une conséquence directe derrière le bar : la bouteille peut être dosée généreusement sans faire basculer un cocktail. Là où un triple sec ou une crème de fruit apporte surtout du sucre, celle-ci ajoute de l'acidité en même temps que du fruit, et remplace donc aussi bien un sirop de sucre qu'un ingrédient d'assemblage. Servie seule sur glaçons, elle reste facile à boire.

Une robe rouge dense qui ne doit rien au colorant

Dans le verre, la robe est d'un rouge dense, héritée du jus de grenade pressé et non d'un colorant. Le détail compte dans les préparations : allongée d'eau gazeuse ou de tonic, la liqueur garde une teinte franche au lieu de virer au rose pâle, et elle colore un vin effervescent d'un seul trait. Servie dans un tumbler bien rempli de glace, elle s'éclaircit à mesure que la glace fond, sans jamais perdre son intensité de départ.

La dégustation : nez de fruits rouges, bouche acidulée, finale amère

La dégustation confirme l'orientation prise par la recette : on est du côté du jus de fruit tendu, pas de la confiserie. Le profil se résume en trois mots (acidulé, fruité, tendu) et il se lit du premier nez à la dernière gorgée. Servie très fraîche, la liqueur gagne encore en netteté ; laissée à température ambiante, elle laisse davantage percevoir sa part sucrée. C'est une bouteille qui se juge froide, dans un verre bien rempli.

Au nez, des fruits rouges mûrs sur le registre du jus frais

Le premier nez livre des fruits rouges mûrs, sur un registre de jus frais plutôt que de confiserie. Aucune note de bonbon ni de sucre cuit ne vient brouiller la lecture : on identifie la grenade, avec cette pointe végétale que le fruit garde toujours autour de ses membranes. Le verre s'ouvre bien à l'agitation, et l'arôme reste stable après quelques minutes, sans se refermer ni tourner vers l'alcool. C'est un nez lisible, qui annonce exactement ce que la bouche va confirmer.

En bouche, une attaque mordante que la tequila vient poivrer

L'attaque est mordante, portée par l'acidité de la grenade, avec une trame acidulée qui nettoie le palais au lieu de l'alourdir. C'est ce qui distingue cette bouteille des liqueurs de fruits rouges franchement sucrées : le sucre est là, mais il porte le fruit sans le recouvrir. La touche de tequila glisse une note végétale et poivrée sous le fruit, perceptible surtout en fin d'attaque ; elle donne au verre un relief qu'une base de vodka seule n'aurait pas apporté.

Une finale nette où pointe l'amertume de la grenade

La finale est nette et acidulée, avec une légère amertume de grenade qui prolonge le verre sans le sucrer. Cette amertume est une signature du fruit, celle que l'on trouve dans les grains pressés avec leur peau, et elle joue ici le rôle d'un contrepoids. Elle explique pourquoi la bouteille fonctionne si bien en long drink : allongée, elle ne devient jamais douceâtre, et l'on retrouve à chaque gorgée la tension du verre précédent.

La liqueur de grenade parmi les spiritueux, les eaux-de-vie et les autres liqueurs

Pour situer une liqueur de grenade dans le paysage des alcools, il faut d'abord rappeler ce qui sépare une liqueur d'un spiritueux sec. Le raisonnement est purement comparatif : cette bouteille ne contient ni whisky, ni rhum, ni armagnac, et n'a jamais approché un fût de chêne. La comparaison éclaire pourtant ce qu'on attend d'elle au moment de composer un verre, de choisir un apéritif ou de servir un digestif.

Vodka, gin, rhum blanc et tequila : les alcools blancs

Les alcools blancs forment la première famille : la vodka, issue d'un alcool neutre plusieurs fois distillé, le gin construit autour du genièvre et de ses botaniques, le rhum blanc né de la canne à sucre, la tequila et la cachaça tirées de l'agave et de la canne. Tous sont secs, non sucrés, et servent de base. Une liqueur, elle, part d'un de ces alcools et lui ajoute un fruit et du sucre : c'est exactement le chemin suivi ici, sur une base de vodka relevée d'un peu de tequila.

Whisky, bourbon et armagnac : les alcools vieillis en fûts de chêne

Vient ensuite la famille des alcools vieillis. Whisky écossais ou irlandais, single malt d'orge maltée, bourbon américain à dominante de maïs et de seigle, armagnac et eaux-de-vie de vin obtenues à l'alambic : tous passent des mois ou des années en fûts de chêne, où le bois leur donne vanille, caramel et couleur. Le Kentucky, où cette liqueur est produite, est justement le berceau du bourbon. Rien de tel dans le verre ici : aucun vieillissement, aucune barrique, la couleur vient du seul jus de fruit.

Crème de cassis, triple sec et limoncello : la famille des liqueurs

Restent les liqueurs elles-mêmes, immense famille où voisinent les crèmes de fruits comme la crème de cassis, les triple sec et curaçaos tirés d'écorces d'orange, les limoncellos d'agrumes, les liqueurs de plantes façon génépi, gentiane ou chartreuse, et les eaux-de-vie de fruits (kirsch, mirabelle, poire williams) qui sont sèches et n'appartiennent donc pas aux liqueurs. La grenade y occupe une place à part : peu de maisons l'ont travaillée, et son acidité naturelle la rapproche davantage des agrumes que des fruits rouges confits.

Servir la liqueur de grenade : température, glaçons et recettes de cocktails

Le service demande surtout du froid. On sert la bouteille autour de 6 à 8 °C : une heure au réfrigérateur suffit, sans passer par le congélateur. Le tumbler bien rempli de glace convient aux versions longues, la flûte ou le verre à vin à la version effervescente. Ses moments de prédilection sont l'apéritif d'été sur glace, la base de cocktails au shaker et le long drink au tonic.

Une liqueur servie très fraîche, entre 6 et 8 °C

Le froid resserre le sucre et met l'acidité en avant : c'est tout l'intérêt d'un service frais pour cette bouteille. Une heure au réfrigérateur l'amène à bonne température, et il n'est pas utile de la passer au congélateur comme on le fait pour un limoncello ou une vodka. On la remet volontiers au froid après ouverture, debout et à l'abri de la lumière, réflexe habituel pour une préparation qui repose sur un jus de fruits.

La margarita à la grenade et le cosmopolitan au shaker

La margarita à la grenade est la recette la plus directe : de la tequila, du jus de citron vert pressé et la liqueur de grenade à la place du triple sec. Frapper court au shaker, car le jus apporte déjà sa part de dilution. Le même principe vaut pour un cosmopolitan, où la liqueur remplace à la fois la note de cranberry et le sirop. Filtrer à la passoire dans un verre à cocktail bien froid : la couleur se passe de décoration compliquée.

Le spritz au vin effervescent et le grenade-tonic sur glace pilée

Pour le spritz, on associe un vin effervescent, la liqueur de grenade et de l'eau gazeuse à parts généreuses, sur glace : un crémant fait très bien l'affaire, inutile d'ouvrir un champagne. Le grenade-tonic se monte plus vite encore (un fond de liqueur allongé de tonic sur glace pilée, une rondelle de citron vert) et repose sur un accord d'amertumes, celle du tonic répondant à celle du fruit.

L'ART DE LA MACÉRATION

La liqueur, le fruit d'une patience

Une liqueur ne se distille pas : elle s'infuse. Fruits, plantes, écorces ou fèves macèrent dans l'alcool, qui prend leur couleur et leur parfum, avant d'être adouci par le sucre. C'est cette étape de patience — quelques jours pour un fruit fragile, plusieurs mois pour une racine — qui sépare une liqueur d'une eau-de-vie.

Le sucre fait ensuite la catégorie, et la loi tranche : au moins 100 grammes par litre pour une liqueur, 250 pour une crème, et jusqu'à 400 pour une crème de cassis. Des crèmes de cassis de Bourgogne aux limoncellos de la côte amalfitaine, en passant par les grandes liqueurs de plantes d'abbaye, c'est toute une famille de goûts qui se déploie.

À LA DÉGUSTATION

Œil, nez, bouche et finale

L'œil

Robe rouge dense, héritée du jus de grenade pressé et non d'un colorant.

Le nez

Fruits rouges mûrs, sur un registre de jus frais plutôt que de confiserie.

La bouche

Attaque mordante portée par l'acidité de la grenade, avec une trame acidulée qui nettoie le palais au lieu de l'alourdir. La touche de tequila glisse une note végétale et poivrée sous le fruit.

La finale

Nette, acidulée, avec une légère amertume de grenade qui prolonge le verre sans le sucrer.

LA MATIÈRE

Ce qui macère dans la bouteille

Fruits mûrs, plantes de montagne, écorces d'agrumes ou fèves de cacao : la matière première d'une liqueur se lit dans son parfum.

Jus de grenade de CalifornieVodkaTequila (en petite proportion)

LA BASE AROMATIQUE

Quatre familles de goût

Du fruit le plus direct à la douceur la plus gourmande : la matière macérée décide du profil de la liqueur, et de la façon de la boire.

CETTE LIQUEUR

Fruit

Cassis, mûre, framboise, abricot : les crèmes et liqueurs de fruits, les plus sucrées.

Agrume

Citron, orange, bergamote : limoncello, triple sec et rosolio, vifs et désaltérants.

Plante & herbe

Génépi, gentiane, verveine, menthe : les liqueurs d'abbaye et de montagne, amères et digestives.

Crème & cacao

Cacao, café, noix, whisky-crème : onctueuses, pour la fin de repas et le dessert.

Le sucre fait la catégorie : au moins 100 g par litre pour une liqueur, 250 g pour une crème, 400 g pour une crème de cassis.

LE SERVICE

Glacée, allongée ou en cocktail

Une liqueur se sert fraîche et en petite dose. Selon sa famille, elle termine le repas, s'allonge à l'apéritif ou vient arroser un dessert.

Astuce : la liqueur ne vieillit plus une fois en bouteille — conservez-la debout, bien fermée, à l'abri de la lumière ; elle se garde des années sans s'altérer.

EN MIXOLOGIE

La liqueur en cocktails

Une liqueur apporte au cocktail ce qu'aucun autre ingrédient ne sait donner : de la couleur, du sucre et un parfum franc. Quelques centilitres suffisent à faire basculer un verre.

Margarita à la grenade

Margarita à la grenade

Tequila, jus de citron vert pressé et liqueur de grenade à la place du triple sec. Frapper court au shaker : le jus apporte déjà sa part de dilution.

Spritz grenade

Spritz grenade

Vin effervescent, liqueur de grenade et eau gazeuse à parts généreuses, sur glace. Un crémant fait très bien l'affaire, inutile d'ouvrir un champagne.

Grenade-tonic

Grenade-tonic

Un fond de liqueur allongé de tonic sur glace pilée, rondelle de citron vert. L'amertume du tonic répond à celle de la grenade.

Sélection goûtée

Choisie et validée par le caviste Trinquay.

Style & usage

Apéritif d'été sur glace, base de cocktails au shaker (margarita, cosmopolitan), long drink au tonic.

Origine

États-Unis

Le geste

Se sert fraîche, en petite dose : nature, allongée ou en cocktail.

LA MAISON

Pama

Pama Spirits Co. est installée à Bardstown, dans le Kentucky, et a lancé sa liqueur de grenade en 2006, au plus fort de l'engouement américain pour ce fruit. La maison s'est concentrée sur une seule recette, déclinée en formats plutôt qu'en parfums. Elle est une filiale de Heaven Hill, entreprise familiale fondée en 1935 par la famille Shapira, plus grande maison de spiritueux indépendante des États-Unis et premier producteur indépendant de bourbon au monde.

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Pama

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

17.0% vol.

Contenance

70 cl

Type

Liqueur

Base aromatique

Fruit

Ingrédients

3 composants revendiqués : jus de grenade, vodka, touche de tequila

Service

Servir froide, autour de 6 à 8 °C ; une heure au réfrigérateur suffit, sans passer par le congélateur. Tumbler bien rempli de glace pour les versions longues, flûte ou verre à vin pour la version effervescente.

Région

Kentucky

Pays

États-Unis

Teneur en sucre

Non communiquée