Gin · Berry Bros & Rudd
Berry Bros & Rudd · N°3
N3 London Dry Gin
Pays-Bas
70 cl
moped_package Livré entre le et le
Le N3 London Dry Gin de Berry Bros & Rudd incarne un gin sec et droit, distillé en alambic centenaire dans la grande tradition des spiritueux au genièvre.
Ce N3 London Dry Gin appartient à la famille la plus classique des gins : le London Dry, c'est-à-dire un alcool de grain redistillé avec des botaniques, sans sucre ni arôme ajouté après distillation. À 46 degrés, ce spiritueux affiche une teneur en alcool généreuse qui porte les arômes et tient parfaitement en cocktails. Pensé par une maison de vins et spiritueux historique, ce gin vise la précision : un genièvre franc, des agrumes nets et une trame aromatique lisible, sans surcharge.
Cristallin comme il se doit pour un gin London Dry non vieilli, ce distillat se reconnaît surtout au nez. L'ouverture est fraîche et nette : des zestes de citron éclatent d'emblée, soutenus par une trame herbacée qui rappelle le genièvre et les plantes aromatiques. C'est un parfum vif, presque mentholé par instants, qui annonce un gin de caractère plutôt qu'un alcool neutre. Cette fraîcheur aromatique en fait une base idéale pour un gin tonic ou un cocktail bien glacé.
L'attaque est intense, à la hauteur des 46 degrés. La bouche se déploie sur des fruits mûrs très expressifs : la poire, la prune et le cassis donnent un cœur fruité gourmand, loin d'un gin austère. Une note de lait d'amande douce vient arrondir l'ensemble et apporter une texture presque crémeuse. Ce profil savoureux distingue ce gin des spiritueux purement secs : il garde de la matière et du relief, tout en restant droit et lisible, fidèle au cahier des charges London Dry.
La finale referme la dégustation avec élégance. Elle s'étire sur les agrumes, la menthe poivrée et la cardamome, signature épicée de ce gin. Le menthol apporte une sensation de fraîcheur persistante, tandis que la cardamome laisse une trace légèrement poivrée et exotique. Cette longueur épicée et fraîche explique pourquoi ce spiritueux fonctionne aussi bien seul sur glaçons qu'en martini : la finale reste vibrante, sans amertume excessive, et invite à reprendre une gorgée.
Comme tout grand gin, ce London Dry tire son identité de ses botaniques. La sélection est resserrée et le producteur revendique « only 6 botanicals » : baies de genièvre, graine de coriandre, racine d'angélique, cardamome, écorce de pamplemousse et écorce d'orange espagnole. Chacun de ces ingrédients est choisi pour sa qualité aromatique, puis travaillé en distillation pour libérer ses parfums. Cette épure assumée, sans dizaine de botaniques secondaires, donne un gin net où chaque famille d'arôme s'exprime clairement, du genièvre résineux jusqu'à l'épice de la cardamome.
Le genièvre reste l'âme de tout gin, et ici il est italien. Ces baies de genévrier apportent la trame herbacée et résineuse perçue au nez : c'est elle qui signe le caractère « gin » du produit et le distingue de la vodka ou d'un simple alcool de grain. Le genièvre structure l'ensemble, fixe la fraîcheur et sert de socle aux agrumes et à l'épice. Sans un genièvre franc et de qualité, un gin perd son identité ; le N3 en fait au contraire le pilier de son assemblage aromatique.
Deux agrumes complètent la sélection : l'orange espagnole et le pamplemousse. L'orange apporte un zeste rond et solaire, qui répond joliment aux zestes de citron du nez, tandis que le pamplemousse ajoute une amertume délicate et une vivacité acidulée très rafraîchissante. Ce duo d'agrumes explique pourquoi le service recommandé associe ce gin à un zeste d'orange : on prolonge alors une note déjà présente dans le distillat. Cette fraîcheur agrumée fait merveille en gin tonic, où elle dialogue avec l'eau tonique.
La cardamome apporte la touche épicée qui signe la finale. Cette épice raffinée diffuse des notes chaudes, légèrement poivrées et mentholées, qui prolongent la sensation de fraîcheur en fin de bouche. Elle distingue ce gin des recettes uniquement axées sur le genièvre et les agrumes en lui donnant une profondeur plus exotique. Associée à la trame herbacée du genièvre, la cardamome crée un équilibre entre la fraîcheur, le fruité et l'épice qui fait toute la finesse de ce spiritueux.
Ce gin doit beaucoup à son mode de fabrication. Il est distillé aux Pays-Bas dans un alambic centenaire, selon la tradition London Dry. Ce choix d'un alambic ancien, conduit par un distillateur expérimenté, vise un distillat précis et soyeux, où les botaniques sont restituées sans dureté.
Le label London Dry impose une exigence : toutes les saveurs viennent de la distillation, jamais d'un ajout d'arôme ou de sirop après coup. Concrètement, le genièvre, les agrumes et la cardamome sont distillés avec l'alcool neutre, puis le distillat n'est ni sucré ni coloré. L'alambic centenaire, chauffé avec soin, permet de séparer les fractions et de ne conserver que le cœur de chauffe le plus pur. Cette rigueur explique la netteté du gin et sa parfaite tenue en cocktails.
Avant de passer dans l'alambic, les botaniques sont mises en contact avec l'alcool. Cette phase de macération et d'infusion laisse le genièvre, les agrumes et la cardamome libérer leurs huiles essentielles et leurs parfums dans le liquide. La durée et le dosage de cette étape conditionnent l'intensité aromatique du futur gin. C'est un savoir-faire de distillateur : trouver le juste équilibre pour que chaque botanique s'exprime sans dominer, puis fixer cet équilibre par la distillation en alambic.
À 46 degrés, ce gin se situe au-dessus du minimum légal et c'est un choix aromatique. Une teneur en alcool plus élevée porte mieux les arômes des botaniques et donne cette attaque intense en bouche. Le degré agit comme un vecteur : il transporte le genièvre, les agrumes et la cardamome avec énergie, et permet au gin de tenir face à l'eau tonique, aux glaçons et aux ingrédients d'un cocktail.
Pour situer ce gin, il est utile de le replacer dans la grande famille des spiritueux et des eaux-de-vie. Le gin partage avec beaucoup d'entre eux une base d'alcool distillé, mais s'en distingue par son aromatisation au genièvre et par l'absence de sucre. Ce repère aide à comprendre sa place à l'apéritif et en cocktails, entre les alcools secs et les liqueurs sucrées, sans jamais confondre les catégories.
La vodka et l'alcool neutre sont les plus proches parents du gin par leur point de départ : un alcool très épuré, souvent de grain. La différence est décisive : là où la vodka cherche la neutralité, le gin est redistillé avec des botaniques pour révéler le genièvre et les agrumes. Le N3 illustre cette frontière : il garde la pureté d'un alcool blanc tout en offrant un profil aromatique riche, fruité et épicé. C'est ce qui en fait une base de cocktails bien plus expressive qu'un simple alcool neutre.
Le whisky, le single malt, le scotch, le bourbon ou le seigle suivent une tout autre logique : à base d'orge, de malt ou de grain, ils vieillissent en fûts de chêne, où le bois apporte couleur, vanille et notes boisées. Le gin, lui, n'est pas vieilli en barriques : il reste cristallin et joue sur la fraîcheur des botaniques, non sur le vieillissement. Le N3 est l'exemple d'un spiritueux blanc et vif, à l'opposé d'un whiskey ambré marqué par le chêne et le temps de garde.
Les eaux-de-vie et les liqueurs forment un autre univers encore. Les eaux-de-vie de fruits comme le kirsch, la mirabelle ou la poire williams, tout comme la grappa, le marc ou l'armagnac, naissent de la distillation de fruits ou de vin, sans aromatisation au genièvre. Les liqueurs telles que la chartreuse, le génépi, le triple sec, la crème de cassis, le grand marnier ou les vermouths apportent du sucre et des plantes aromatiques. Le gin se distingue de ces digestifs sucrés : sec et droit, il reste un alcool d'apéritif et de cocktails, jamais une liqueur douce.
Ce gin est conçu pour être bu très frais et travaillé en cocktails. Sa fraîcheur agrumée et sa finale épicée lui ouvrent un large répertoire, du gin tonic du quotidien aux grands classiques du bar comme le dry martini et le negroni. Servi avec quelques glaçons et un zeste, il révèle pleinement son équilibre entre genièvre, agrumes et cardamome.
Le service de référence reste le gin tonic. On verse le gin bien frais sur des glaçons, on allonge d'une eau tonique de qualité, et l'on parfume d'un zeste d'orange qui prolonge l'agrume du distillat. La fraîcheur du nez, le fruité de la bouche et la cardamome de la finale dialoguent alors avec l'amertume et la pétillance du tonic. C'est un apéritif rafraîchissant, idéal pour découvrir le gin, où le degré de 46 assure que les arômes ne s'effacent pas sous les bulles.
Pour les amateurs de cocktails plus corsés, ce gin se prête au dry martini et au negroni. En dry martini, on l'associe à une pointe de vermouth sec et l'on remue avec de la glace, dans un verre à martini, pour un cocktail tranchant où le genièvre s'exprime. En negroni, le gin rencontre le vermouth rouge et un amer italien, dans un équilibre amer et puissant servi sur glaçons. Dans les deux cas, l'intensité du N3 et sa finale épicée tiennent tête aux autres ingrédients sans se diluer.
On peut aussi déguster ce gin très frais, simplement sur glace, pour apprécier ses zestes de citron, ses fruits mûrs et sa cardamome. Côté conservation, le gin se garde longtemps : c'est un spiritueux stable, à ranger debout, à l'abri de la lumière et de la chaleur, sans crainte du vieillissement. Une fois ouverte, la bouteille se conserve sans problème, l'alcool protégeant les arômes. À consommer avec modération, ce London Dry s'apprécie aussi bien à l'apéritif qu'en base de nombreuses recettes de cocktails.
LE GIN D'UN CAVISTE
À LA DÉGUSTATION
Frais ; zestes de citron ; trame herbacée.
Attaque intense ; fruits mûrs (poire, prune, cassis) ; lait d'amande douce.
Finale sur les agrumes, la menthe poivrée et la cardamome.
LE PROFIL
LES BOTANIQUES
LES COCKTAILS
Chaque gin de la cave porte ses trois verres, avec la liste exacte de ce qu'il faut mettre dedans. Ce ne sont pas des recettes génériques : elles changent d'une bouteille à l'autre.

N°3, vermouth dry, zeste d'orange ou olive

N°3, Campari, vermouth rouge, zeste d'orange

Berry Bros & Rudd N°3, vodka, vermouth dry, zeste de citron
LE SERVICE
Un gin contemporain se sert frais, allongé ou en cocktail court. La règle qui change tout tient au garnish : un zeste exprimé relance les agrumes de la distillation, là où une rondelle noyée les dilue.
Sur glace, avec un tonic premium et un zeste d'agrume. C'est le service que la maison met en avant.
Très froid, un trait de vermouth dry et un zeste de citron. Le gin y est nu, il n'a rien pour se cacher.
Citron vert, menthe fraîche et sirop de sucre, secoué. La version longue et végétale.
Un verre à pied bien froid, jamais rempli de glace pilée qui fond trop vite.
Choisie et validée par le caviste Trinquay.
London Dry
Distillé en alambic centenaire aux Pays-Bas, tradition London Dry
Frais, en gin tonic avec un zeste d'orange
LA MAISON

LA FICHE
Degré
46% vol.
Contenance
70cl
Type
London Dry
Botaniques
6 botaniques
Service
Frais, en gin tonic avec un zeste d'orange
Distillation
Distillé en alambic centenaire aux Pays-Bas, tradition London Dry
Pays
Pays-Bas
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