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Liqueur · Bourgogne

Cartron · Crème de Cassis

Crème de Cassis Cartron

Liqueur
15.0% vol.
70 cl

Élaborée à partir de la variété Noir de Bourgogne, la Crème de Cassis Cartron déploie une robe presque noire et un fruit frais acidulé, taillé pour le kir comme pour la dégustation.

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France

experiment

70 cl

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Fruit

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La crème de cassis de référence en Bourgogne, élaborée à partir de la variété Noir de Bourgogne.

La Crème de Cassis Cartron, l'expression du Noir de Bourgogne

La variété Noir de Bourgogne récoltée à pleine maturité

Tout part du cassis lui-même, et plus précisément de la variété Noir de Bourgogne, réputée pour sa puissance aromatique et sa faible productivité. Les baies sont récoltées à pleine maturité sur les coteaux voisins des grands crus, là où la vigne occupe habituellement les meilleures expositions. Ce choix de variété n'a rien d'anecdotique : là où d'autres cassis donnent un jus large et facile, le Noir de Bourgogne concentre les parfums, l'acidité et cette amertume de peau qui structure toute la liqueur. C'est ce qui distingue une vraie crème de terroir d'un sirop aromatisé au fruit noir et vendu au litre.

Une macération de plusieurs semaines avant l'assemblage

Les fruits macèrent plusieurs semaines dans l'alcool avant l'assemblage final. Cette étape lente n'a rien à voir avec une distillation : on ne cherche pas à séparer les alcools à l'alambic, mais à extraire lentement la pulpe, les pépins et les arômes de la baie. Le résultat garde la couleur, la matière et le grain du fruit, là où une eau-de-vie de cassis passée par la fermentation puis la chauffe donnerait un alcool sec et incolore. C'est cette macération, conduite sans précipitation, qui donne à la cuvée sa densité et son goût de fruit frais plutôt que de confiture. La lenteur est ici le vrai savoir-faire.

Un taux de sucre d'au moins 400 grammes par litre

La mention crème n'est pas décorative : elle impose une teneur en sucre d'au moins 400 grammes par litre, minimum légal de la catégorie. À 15 % d'alcool, le sucre joue ici un rôle de support aromatique, pas de masque. Il enrobe l'acidité mordante du cassis et lui donne la rondeur nécessaire pour tenir au fond d'un verre de vin blanc sans disparaître. Cet équilibre entre le degré d'alcool modéré, la charge en sucre et l'acidité naturelle du fruit explique pourquoi cette liqueur reste parfaitement lisible dans un kir plutôt que de le transformer en sirop sucré. Le sucre sert la baie, il ne la remplace pas.

La dégustation d'une crème de cassis fruitée et acidulée

Une robe pourpre dense, presque noire

La liqueur affiche une robe pourpre dense, presque noire, qui ne laisse passer la lumière qu'en fine tranche sur les bords du verre. Cette concentration visuelle annonce directement la matière : on est loin des crèmes claires diluées où le colorant fait le travail. Versée au fond d'une flûte, elle laisse une traînée profonde avant de se diffuser dans le vin. Ce spectacle fait partie du rituel du kir, et il constitue déjà un indice sur la qualité du fruit employé : un cassis mûr et bien extrait donne cette densité que rien ne remplace. La densité se voit avant même de sentir le verre.

Un nez de cassis frais et de bourgeon

Le nez s'ouvre sur du cassis frais et du bourgeon, sur le fruit bien plus que sur la confiture. La note de bourgeon, verte et légèrement résineuse, est la signature des grandes crèmes bourguignonnes : elle apporte la fraîcheur et la nervosité qui empêchent la liqueur de sombrer dans la gourmandise pure. On retrouve la baie entière, ses parfums de fruits noirs, une pointe de mûre et cette tension végétale que les amateurs recherchent. Rien de cuit, rien de caramélisé, rien qui rappelle une gelée : la liqueur reste franchement sur les fruits frais. On reste du côté de la baie entière, jamais du côté de la cuisson.

Une bouche ronde et une finale sur le fruit noir

L'attaque est suave, ample et ronde, avec un bel équilibre d'ensemble entre le sucre et l'acidité du fruit. La matière remplit la bouche sans jamais coller, portée par une sucrosité qui reste au service de la baie. Puis la finale revient sur le fruit noir, refermée proprement par une acidité franche qui nettoie les papilles. Ce profil fruité, rond et acidulé est exactement ce que l'on attend d'une crème de cassis de Bourgogne : de la gourmandise à l'attaque, de la fraîcheur à la sortie, et aucune lourdeur entre les deux. On revient au fruit après chaque gorgée, sans lassitude.

La crème de cassis parmi les spiritueux, les eaux-de-vie et les liqueurs

Les crèmes de fruits face aux eaux-de-vie et au marc de Bourgogne

La Bourgogne produit aussi des alcools d'un tout autre registre, et la comparaison éclaire ce qu'est une crème. Le marc de Bourgogne naît de la distillation des grappes après les vendanges, la fine de la distillation du vin lui-même, et les eaux-de-vie de fruits comme le kirsch, la mirabelle ou la poire williams passent par la fermentation puis l'alambic. Toutes sont sèches, souvent puissantes, parfois vieillies en fût. La crème, elle, ne connaît ni fermentation du fruit ni chauffe : elle repose sur la macération, garde le sucre et reste dans une gamme de degré d'alcool bien plus basse. Deux voies, deux résultats, et aucune hiérarchie entre elles.

Les alcools distillés et le vieillissement en fûts de chêne

Les spiritueux les plus connus du bar suivent une logique inverse. Le whisky, issu de l'orge et parfois du seigle, l'armagnac, le rhum ou les eaux-de-vie de vin tirent une grande part de leur complexité d'un long vieillissement en fûts et en barriques de chêne, qui apporte vanille, caramel, épices et tanins. La vodka et le gin, eux, jouent sur l'alcool neutre et sur les botaniques comme le genièvre. Aucun de ces alcools ne cherche le fruit frais : c'est précisément le terrain que les crèmes de fruits occupent seules, et sans véritable concurrence. Le fruit frais reste le terrain propre des crèmes.

Les crèmes, les liqueurs et les ratafias au fond du verre

Dans la grande famille des liqueurs françaises, la crème de cassis voisine avec la crème de framboise, les liqueurs de mûre, de myrtille, de pêche de vigne ou de sureau, mais aussi avec des univers très différents : les liqueurs de plantes comme la chartreuse, le génépi ou la gentiane, les guignolets de griottes, le triple sec d'agrumes et les ratafias élaborés à partir de moût de raisin. Toutes se dégustent en petites quantités, en apéritif ou en digestif, et toutes réclament d'être servies fraîches pour livrer leur bouquet sans lourdeur. Toutes réclament un verre froid et une main mesurée.

Le kir et les cocktails au fond du verre

Le kir, le bourgogne aligoté et le vin blanc sec

Le kir reste l'usage historique et le plus juste : 1,5 cl de crème de cassis au fond du verre, complétés de bourgogne aligoté bien frais. Le vin blanc sec, vif et minéral, apporte l'acidité qui empêche le sucre de s'installer, tandis que la liqueur donne couleur, fruit et rondeur. Le dosage compte autant que les ingrédients : trop de crème et l'aligoté disparaît, trop peu et le kir perd son caractère. Servi entre 6 et 8 °C, c'est l'apéritif bourguignon dans sa forme la plus simple et la plus efficace qui soit. Le dosage fait la différence entre un bon et un mauvais kir.

Le kir royal, le crémant et les pétillants

Le kir royal remplace le vin tranquille par un pétillant : 1,5 cl de crème de cassis allongés de crémant ou de champagne. Les bulles portent les arômes de cassis vers le haut du verre et prolongent la finale acidulée, tandis que la fine amertume du fruit noir répond bien à la vivacité d'un crémant de Bourgogne. C'est la version de fête, idéale pour un apéritif un peu habillé, à condition de servir le pétillant très frais et de verser la liqueur en premier pour que le mélange se fasse tout seul. Le crémant de Bourgogne reste l'accord le plus évident.

Le communard et le vin rouge léger

Moins connu, le communard mérite d'être redécouvert : 2 cl de crème de cassis et un verre de vin rouge léger, servis frais. Le cassis y retrouve son terrain naturel, celui des fruits rouges et noirs, et vient renforcer la matière d'un rouge souple sans le dénaturer. C'est une préparation de fin d'après-midi ou de repas d'automne, à servir légèrement rafraîchie. La même crème s'utilise par ailleurs très bien en cuisine et en pâtisserie, dans un coulis, sur un dessert aux fruits rouges ou pour parfumer une salade de fruits. Une cuillère dans un coulis suffit à relever un dessert.

L'ART DE LA MACÉRATION

La liqueur, le fruit d'une patience

Une liqueur ne se distille pas : elle s'infuse. Fruits, plantes, écorces ou fèves macèrent dans l'alcool, qui prend leur couleur et leur parfum, avant d'être adouci par le sucre. C'est cette étape de patience — quelques jours pour un fruit fragile, plusieurs mois pour une racine — qui sépare une liqueur d'une eau-de-vie.

Le sucre fait ensuite la catégorie, et la loi tranche : au moins 100 grammes par litre pour une liqueur, 250 pour une crème, et jusqu'à 400 pour une crème de cassis. Des crèmes de cassis de Bourgogne aux limoncellos de la côte amalfitaine, en passant par les grandes liqueurs de plantes d'abbaye, c'est toute une famille de goûts qui se déploie.

À LA DÉGUSTATION

Œil, nez, bouche et finale

L'œil

Robe pourpre dense, presque noire.

Le nez

Cassis frais et bourgeon, sur le fruit plus que sur la confiture.

La bouche

Attaque suave, ample et ronde, bel équilibre d'ensemble entre le sucre et l'acidité du fruit.

La finale

Sur le fruit noir, avec une acidité qui referme proprement.

LA MATIÈRE

Ce qui macère dans la bouteille

Fruits mûrs, plantes de montagne, écorces d'agrumes ou fèves de cacao : la matière première d'une liqueur se lit dans son parfum.

Cassis Noir de Bourgogne

LA BASE AROMATIQUE

Quatre familles de goût

Du fruit le plus direct à la douceur la plus gourmande : la matière macérée décide du profil de la liqueur, et de la façon de la boire.

CETTE LIQUEUR

Fruit

Cassis, mûre, framboise, abricot : les crèmes et liqueurs de fruits, les plus sucrées.

Agrume

Citron, orange, bergamote : limoncello, triple sec et rosolio, vifs et désaltérants.

Plante & herbe

Génépi, gentiane, verveine, menthe : les liqueurs d'abbaye et de montagne, amères et digestives.

Crème & cacao

Cacao, café, noix, whisky-crème : onctueuses, pour la fin de repas et le dessert.

Le sucre fait la catégorie : au moins 100 g par litre pour une liqueur, 250 g pour une crème, 400 g pour une crème de cassis.

LE SERVICE

Glacée, allongée ou en cocktail

Une liqueur se sert fraîche et en petite dose. Selon sa famille, elle termine le repas, s'allonge à l'apéritif ou vient arroser un dessert.

Astuce : la liqueur ne vieillit plus une fois en bouteille — conservez-la debout, bien fermée, à l'abri de la lumière ; elle se garde des années sans s'altérer.

EN MIXOLOGIE

La liqueur en cocktails

Une liqueur apporte au cocktail ce qu'aucun autre ingrédient ne sait donner : de la couleur, du sucre et un parfum franc. Quelques centilitres suffisent à faire basculer un verre.

Kir

Kir

1,5 cl de crème de cassis au fond du verre, complété de bourgogne aligoté bien frais.

Kir Royal

Kir Royal

1,5 cl de crème de cassis allongés de crémant ou de champagne.

Communard

Communard

2 cl de crème de cassis et un verre de vin rouge léger, servis frais.

Sélection goûtée

Choisie et validée par le caviste Trinquay.

Style & usage

Apéritif · cocktail · dessert

Origine

France

Le geste

Se sert fraîche, en petite dose : nature, allongée ou en cocktail.

LA MAISON

Cartron

Maison familiale fondée en 1882 à Nuits-Saint-Georges, Joseph Cartron distille et liquorise depuis quatre générations au cœur de la Bourgogne. Sa crème de cassis est élaborée à partir de la variété Noir de Bourgogne, récoltée à pleine maturité sur les coteaux voisins des grands crus. Les fruits macèrent plusieurs semaines avant assemblage.

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Cartron

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

15.0% vol.

Contenance

70 cl

Type

Liqueur

Base aromatique

Fruit

Ingrédients

Service

Servir à 6-8 °C, en fond de verre pour un kir ou nature bien frais.

Région

Bourgogne

Pays

France

Teneur en sucre

≥ 400 g/L (minimum légal d'une crème de cassis)