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Liqueur · Isère

Chartreuse · Jaune

Chartreuse Jaune

Liqueur
40.0% vol.
70 cl

Découvrez la Chartreuse Jaune, la version douce de la liqueur aux 130 plantes des Pères Chartreux : une robe jaune d'or, un nez miellé et des épices douces en finale.

globe

France

experiment

70 cl

eco

Plante & herbe

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La version douce et miellée de la liqueur aux 130 plantes, apparue près d'un siècle après la Verte.

La Chartreuse Jaune, la liqueur de plantes la plus douce de la maison

Une recette de 130 plantes déclinée en version adoucie

Apparue en 1838, la Jaune est née comme la déclinaison plus douce et moins alcoolisée de la recette aux 130 plantes élaborée par les Pères Chartreux d'après un manuscrit de 1605. Elle ne change pas de famille botanique, elle change de dosage et d'intention : là où la Verte cherche la puissance et le choc végétal, la Jaune cherche l'équilibre et la buvabilité. Cette naissance tardive en fait une cuvée pensée pour un public plus large, celui qui trouve la liqueur verte trop mordante mais veut retrouver la même signature de plantes. C'est souvent par elle que l'on entre dans l'univers des liqueurs de plantes.

Un degré d'alcool de 40 % qui adoucit le végétal

Le titrage à 40 % d'alcool constitue la différence la plus lisible avec la Verte et ses 55 degrés. Quinze points d'écart, sur une liqueur, ne se contentent pas d'alléger la sensation de chaleur : ils modifient la façon dont les arômes se libèrent. L'alcool porte moins loin les notes volatiles, les plantes s'expriment plus près du palais, et le sucre prend davantage de place dans l'équilibre général. Le résultat est une liqueur nettement plus abordable, que l'on peut servir en fin de repas sans redouter la puissance alcoolique. Quinze degrés de moins changent la façon dont le sucre et les plantes se répartissent.

La mélisse, la menthe poivrée et la réglisse dans l'infusion

Parmi les plantes identifiées de l'assemblage figurent la mélisse, l'hysope, l'angélique, la menthe poivrée, la gentiane et la réglisse. Sur la Jaune, ce sont la réglisse et les plantes douces qui prennent l'ascendant, tandis que l'amertume de la gentiane et le froid de la menthe passent au second plan. La mélisse conserve son rôle de fraîcheur citronnée, l'angélique celui de profondeur de racine. L'ensemble reste indiscutablement chartreux, mais la hiérarchie aromatique est inversée par rapport à la version verte. La distillation a lieu à Aiguenoire, en Isère, depuis 2018. La signature de la maison reste intacte, seule la hiérarchie des plantes bouge.

Les arômes miellés et les épices douces à la dégustation

Une robe jaune d'or limpide et brillante

La liqueur se présente sous une robe jaune d'or, limpide et brillante, très différente du vert végétal de son aînée. Cette couleur chaude annonce déjà le registre aromatique : on est du côté du miel, des épices douces et des fleurs séchées plutôt que de la menthe et de la racine. Dans un petit verre, la matière laisse des larmes lentes qui trahissent la charge en sucre. C'est une robe qui fonctionne très bien en cocktail, où elle donne aux préparations une teinte dorée immédiatement reconnaissable. Cette couleur chaude en fait aussi une liqueur agréable à voir dans un verre à mélange.

Un nez de miel et d'épices sur fond herbacé

Le nez s'ouvre sur des notes miellées et des épices douces, la trame herbacée restant présente mais assagie. On la devine derrière le miel, comme un fond de tableau : les plantes fraîches, la racine, une pointe de réglisse. Ce nez ne réclame pas d'effort, il se livre rapidement et sans agressivité, ce qui explique le succès de la cuvée auprès de ceux qui découvrent les liqueurs de plantes. Les parfums restent fins, sans aucune lourdeur de sirop, et évoluent en s'aérant quelques minutes dans le verre. C'est un nez accueillant, qui ne demande aucune habitude préalable de dégustation.

Une bouche souple et une finale sur le miel

L'attaque est douce et sucrée, la texture nettement plus souple que celle de la Verte. Les plantes s'expriment, mais sans la même puissance alcoolique pour les propulser : elles s'installent, se déploient lentement, puis laissent la place au miel. La finale est moyennement longue, portée par le miel et les épices douces, sans amertume marquée ni retour brûlant. Ce profil miellé, doux et épicé fait de la Jaune une liqueur de fin de repas facile à partager, y compris avec des convives peu habitués aux digestifs puissants. La douceur y est un choix d'équilibre, pas un défaut de construction.

La Chartreuse Jaune parmi les spiritueux, les eaux-de-vie et les liqueurs

Les liqueurs de plantes et les élixirs de montagne

La Jaune appartient à la grande famille des liqueurs de plantes, aux côtés du génépi, de la gentiane, de la verveine, de l'absinthe et des élixirs monastiques. Toutes reposent sur la macération ou l'infusion de végétaux dans l'alcool, suivie d'un assemblage et d'un ajout de sucre. Ce qui les distingue tient au nombre de plantes retenues, à la teneur en sucre et au degré d'alcool. Avec 130 plantes et un titrage de 40 %, la Jaune occupe une position singulière : une complexité rare pour une liqueur aussi accessible. Peu de liqueurs accessibles offrent une telle profondeur de champ aromatique.

Les eaux-de-vie de fruits et les alcools blancs

Les eaux-de-vie racontent une tout autre histoire. Le kirsch, la mirabelle, la framboise ou la poire williams naissent de la fermentation d'un fruit puis de sa distillation à l'alambic : le résultat est sec, incolore, sans sucre ajouté. Le marc provient des grappes après les vendanges, la fine du vin. La vodka repose sur un alcool neutre, le gin sur les baies de genièvre. Aucun de ces spiritueux ne connaît l'infusion de plantes médicinales, ni la charge en sucre qui définit une liqueur : ce sont deux logiques d'élaboration opposées. La confusion entre les deux familles conduit souvent à mal les servir.

Le whisky, le rhum et l'armagnac vieillis en fûts de chêne

Les spiritueux de garde forment un troisième univers. Le whisky et son malt d'orge, le rhum et sa canne, l'armagnac et le cognac issus du vin tirent leur complexité d'un vieillissement en fûts, en barriques ou en foudres de chêne, qui apporte vanille, caramel, épices et tanins. Le miel que l'on trouve dans la Jaune ne vient pas de là : il vient des plantes et du sucre, pas du bois. La comparaison est utile pour situer la cuvée sur une carte de digestifs sans jamais confondre les familles. Le miel de la Jaune vient des plantes et du sucre, jamais du bois.

Le service en fin de repas et les cocktails

Déguster la liqueur bien fraîche ou sur glaçons

Le service se fait bien frais, entre 6 et 8 °C, ou sur glace, dans un petit verre. La fraîcheur resserre le sucre et remet la trame végétale au premier plan, alors qu'à température ambiante la liqueur paraîtrait plus sirupeuse. C'est le format classique du digestif de fin de repas, après le dessert ou avec le café. Une bouteille entamée se conserve sans difficulté, debout et à l'abri de la lumière, le degré d'alcool et le sucre assurant une bonne stabilité dans le temps. Un petit verre suffit, et la bouteille tient sans problème plusieurs mois.

L'Alaska, un classique au gin

L'Alaska est le cocktail de référence de la Jaune : 5 cl de gin et 2 cl de Chartreuse Jaune, remués sur glace puis servis en verre à cocktail. Le gin et ses botaniques fournissent l'ossature sèche, la liqueur apporte le miel, les épices et la rondeur. Le ratio compte beaucoup : au-delà de deux centilitres, le sucre prend le dessus et le cocktail perd sa tension. Remué et non frappé, servi sans glaçon dans le verre, il révèle parfaitement la façon dont les 130 plantes dialoguent avec le genièvre. Bien réalisé, il ressemble davantage à un cocktail de dégustation qu'à un digestif.

La Chartreuse Jaune tonic et son zeste de citron

Pour une version longue et rafraîchissante, la Chartreuse Jaune tonic assemble 4 cl de liqueur allongés de tonic sur glace, avec un zeste de citron. L'amertume du tonic et son eau gazeuse ouvrent le végétal, allègent le sucre et transforment le digestif en apéritif tout à fait crédible. C'est aussi la meilleure façon de faire découvrir la cuvée à quelqu'un qui n'a jamais goûté de liqueur de plantes. Un zeste d'agrume pressé au-dessus du verre suffit à relancer les parfums à chaque gorgée. C'est aussi la préparation qui plaît le plus largement autour d'une table.

En stock, expédié sous 48 h

L'ART DE LA MACÉRATION

La liqueur, le fruit d'une patience

Une liqueur ne se distille pas : elle s'infuse. Fruits, plantes, écorces ou fèves macèrent dans l'alcool, qui prend leur couleur et leur parfum, avant d'être adouci par le sucre. C'est cette étape de patience — quelques jours pour un fruit fragile, plusieurs mois pour une racine — qui sépare une liqueur d'une eau-de-vie.

Le sucre fait ensuite la catégorie, et la loi tranche : au moins 100 grammes par litre pour une liqueur, 250 pour une crème, et jusqu'à 400 pour une crème de cassis. Des crèmes de cassis de Bourgogne aux limoncellos de la côte amalfitaine, en passant par les grandes liqueurs de plantes d'abbaye, c'est toute une famille de goûts qui se déploie.

À LA DÉGUSTATION

Œil, nez, bouche et finale

L'œil

Robe jaune d'or, limpide et brillante.

Le nez

Notes miellées et épices douces, la trame herbacée reste présente mais assagie.

La bouche

Attaque douce et sucrée, texture plus souple que la Verte, les plantes s'expriment sans la même puissance alcoolique.

La finale

Moyennement longue, sur le miel et les épices douces.

LA MATIÈRE

Ce qui macère dans la bouteille

Fruits mûrs, plantes de montagne, écorces d'agrumes ou fèves de cacao : la matière première d'une liqueur se lit dans son parfum.

MélisseHysopeAngéliqueMenthe poivréeGentianeRéglisse

LA BASE AROMATIQUE

Quatre familles de goût

Du fruit le plus direct à la douceur la plus gourmande : la matière macérée décide du profil de la liqueur, et de la façon de la boire.

Fruit

Cassis, mûre, framboise, abricot : les crèmes et liqueurs de fruits, les plus sucrées.

Agrume

Citron, orange, bergamote : limoncello, triple sec et rosolio, vifs et désaltérants.

CETTE LIQUEUR

Plante & herbe

Génépi, gentiane, verveine, menthe : les liqueurs d'abbaye et de montagne, amères et digestives.

Crème & cacao

Cacao, café, noix, whisky-crème : onctueuses, pour la fin de repas et le dessert.

Le sucre fait la catégorie : au moins 100 g par litre pour une liqueur, 250 g pour une crème, 400 g pour une crème de cassis.

LE SERVICE

Glacée, allongée ou en cocktail

Une liqueur se sert fraîche et en petite dose. Selon sa famille, elle termine le repas, s'allonge à l'apéritif ou vient arroser un dessert.

Astuce : la liqueur ne vieillit plus une fois en bouteille — conservez-la debout, bien fermée, à l'abri de la lumière ; elle se garde des années sans s'altérer.

EN MIXOLOGIE

La liqueur en cocktails

Une liqueur apporte au cocktail ce qu'aucun autre ingrédient ne sait donner : de la couleur, du sucre et un parfum franc. Quelques centilitres suffisent à faire basculer un verre.

Alaska

Alaska

5 cl de gin et 2 cl de Chartreuse Jaune, remués sur glace puis servis en verre à cocktail.

Chartreuse Jaune tonic

Chartreuse Jaune tonic

4 cl de Chartreuse Jaune allongés de tonic sur glace, zeste de citron.

Yellow Parrot

Yellow Parrot

2 cl de Chartreuse Jaune, 2 cl d'absinthe et 2 cl de liqueur d'abricot, remués longuement puis servis en verre bas, tranche d'orange.

Sélection goûtée

Choisie et validée par le caviste Trinquay.

Style & usage

Digestif · cocktail · fin de repas

Origine

France

Le geste

Se sert fraîche, en petite dose : nature, allongée ou en cocktail.

LA MAISON

Chartreuse

La Chartreuse est élaborée par les moines chartreux d'après un manuscrit de 1605 remis à l'ordre. La Chartreuse Jaune, apparue en 1838, est la version plus douce et moins alcoolisée de la recette aux 130 plantes. La distillation a lieu aujourd'hui à Aiguenoire, en Isère, où la production a été transférée en 2018.

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Chartreuse

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

40.0% vol.

Contenance

70 cl

Type

Liqueur

Base aromatique

Plante & herbe

Ingrédients

130 plantes

Service

Servir bien frais (6-8 °C) ou sur glace, en petit verre.

Région

Isère

Pays

France

Teneur en sucre

Non communiquée