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Liqueur · Isère

Chartreuse · Liqueur d'Élixir

Chartreuse Liqueur d'Élixir

Liqueur
56.0% vol.
70 cl

Créée pour les quatre cents ans du manuscrit de 1605, la Chartreuse Liqueur d'Élixir pousse les 130 plantes à 56 degrés : menthe poivrée, résine et longue finale amère sur le thé.

globe

France

experiment

70 cl

eco

Plante & herbe

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La plus intense des cuvées de la maison, créée pour les quatre cents ans du manuscrit fondateur.

La Chartreuse Liqueur d'Élixir, une liqueur de plantes à 56 degrés

Un manuscrit de 1605 à l'origine de la recette

Cette cuvée existe pour célébrer un document : le manuscrit remis en 1605 aux Chartreux du couvent de Vauvert par le maréchal François Hannibal d'Estrées. C'est ce texte qui a donné naissance, des siècles durant, à l'ensemble des liqueurs de la maison. La Liqueur d'Élixir a été créée pour les quatre cents ans de ce manuscrit fondateur, et elle en revendique la filiation dans son intensité même. Ce n'est ni une Verte adoucie ni une Jaune renforcée, mais une lecture propre, plus resserrée et plus végétale, de l'héritage monastique. Cette filiation revendiquée explique le caractère entier de la cuvée, sans compromis.

Environ 130 plantes, fleurs, racines et épices

La composition repose sur environ 130 plantes, auxquelles s'ajoutent fleurs, racines et épices. Le mélange est préparé au monastère de la Grande Chartreuse, où seuls quelques moines en connaissent la teneur, puis distillé à Aiguenoire, en Isère, depuis 2018. Alcool, sucre, eau et substances végétales : la liste des ingrédients paraît brève, mais elle recouvre l'un des assemblages botaniques les plus denses du monde des spiritueux. C'est ce nombre de végétaux qui explique la complexité aromatique du verre, impossible à obtenir avec une poignée de plantes médicinales. Aucune poignée de plantes médicinales ne produirait une telle profondeur de champ.

Un vieillissement en foudres de chêne après distillation

Après la distillation, la liqueur passe par un vieillissement en foudres de chêne. Le bois n'y joue pas le rôle qu'il tient dans un whisky ou un armagnac : il ne cherche ni la vanille ni le caramel, il arrondit la matière et fond l'alcool. Or l'alcool, ici, ne manque pas : à 56 %, cette cuvée dépasse même la Verte et se situe au sommet de la gamme. Ce degré d'alcool exceptionnel pour une liqueur explique sa puissance en bouche et sa capacité à traverser n'importe quelle dilution sans s'effacer. À ce niveau de degré, la moindre erreur d'équilibre se verrait immédiatement.

La menthe poivrée, la résine et les herbes alpines au nez

Une robe vert profond, dense et soutenue

La liqueur affiche une robe vert profond, dense et soutenue, nettement plus sombre que celle de la Verte classique. Cette couleur d'origine végétale annonce sans ambiguïté le contenu du verre : on est du côté de la sève, des herbes et de la résine, pas du miel ni des fruits. La densité visuelle et les larmes lentes sur les parois trahissent à la fois la charge en sucre et le titrage élevé. C'est une robe de cuvée sérieuse, que l'on sert en petit verre et que l'on regarde avant de sentir. La couleur seule suffit à la distinguer de la Verte dans un alignement de verres.

Un nez intense d'épices chaudes et de touche florale

Le nez est intense et complexe, marqué par la menthe poivrée, les herbes alpines, la résine et les épices chaudes, le tout relevé d'une touche florale. Chaque respiration fait ressortir une couche différente : le froid mentholé d'abord, puis la sève de conifère, enfin le poivre et les fleurs. C'est un bouquet qui ne se laisse pas décrire en une phrase et qui demande du temps dans le verre. Peu de liqueurs de plantes offrent cette densité aromatique, et aucune ne la porte à un tel degré d'alcool. Il faut lui accorder du temps : le bouquet se déplie par couches successives.

Une bouche mentholée et une finale amère sur le thé

La bouche est fraîche et puissante, construite sur les notes mentholées, la sève de pin et les agrumes, portée par les 56 degrés. La sensation de froid et celle de chaleur cohabitent en permanence, ce qui donne à la dégustation son relief si particulier. Puis vient la signature de la cuvée : une finale amère, sur le thé, qui prolonge longuement la dégustation et nettoie complètement le palais. Le profil est intense, mentholé et résineux, un registre qui s'adresse aux amateurs avertis plus qu'aux débutants. Cette amertume de thé est la signature que les amateurs viennent chercher.

L'Élixir parmi les spiritueux, les eaux-de-vie et les liqueurs

Les liqueurs de plantes et les digestifs amers

La famille des liqueurs de plantes est vaste : génépi des Alpes, gentiane amère, verveine, absinthe, élixirs monastiques et digestifs de montagne reposent tous sur la macération ou l'infusion de végétaux dans l'alcool, avant assemblage et ajout de sucre. Beaucoup jouent l'amertume, héritée de l'usage médicinal d'origine. Ce qui les distingue tient au nombre de plantes retenues, à la teneur en sucre et au titrage. Sur ces trois critères, cette cuvée se place à l'extrémité haute de l'échelle, ce qui explique sa réputation auprès des connaisseurs. L'amertume n'y est pas un défaut, mais l'héritage direct de l'usage médicinal.

Les eaux-de-vie de fruits, du kirsch à la poire williams

Les eaux-de-vie fonctionnent à l'inverse d'une liqueur : ni infusion de plantes, ni sucre ajouté. Le kirsch de cerises, la mirabelle, la framboise, la prune ou la poire williams passent par la fermentation du fruit puis la distillation à l'alambic, et ressortent secs et incolores. Le marc naît des grappes, la fine du vin. Ces alcools blancs racontent un fruit et un savoir-faire de distillateur, là où une liqueur raconte une cueillette, un assemblage et un dosage. Confondre les deux familles conduit souvent à mal servir l'une comme l'autre. Servir une eau-de-vie comme une liqueur, ou l'inverse, dessert les deux.

Le whisky, le rhum et les alcools vieillis en fûts

Les spiritueux de garde forment le troisième grand ensemble d'une cave. Le whisky et son malt, le rhum et sa canne, l'armagnac et le cognac issus du vin passent des années en fûts, barriques ou foudres de chêne, qui leur donnent vanille, caramel, épices douces et tanins. La vodka joue l'alcool neutre, le gin les baies de genièvre. Cette cuvée emprunte le foudre à ces alcools de garde, mais sans jamais leur emprunter le boisé : ici, le bois se met au service de la plante, et non l'inverse. On garde donc le principe de l'élevage sans en poursuivre le résultat habituel.

Le service très frais et la dégustation sur glace pilée

Un petit verre entre 12 et 13 °C

À 56 degrés, cette cuvée se suffit à elle-même : un petit verre servi entre 12 et 13 °C, nature, pour laisser venir la menthe, la résine et l'amertume de thé en finale. Cette température est un choix précis, ni glacée ni chambrée : trop froide, la liqueur se referme et perd ses fleurs ; trop chaude, l'alcool prend le dessus sur le végétal. Un verre légèrement resserré vers le haut concentre le bouquet et prolonge la finale, déjà longue par nature. Un verre trop large disperserait le bouquet et raccourcirait la finale.

La glace pilée et la dilution progressive

Deuxième façon d'aborder la cuvée : quelques centilitres versés sur de la glace pilée, à la façon d'un swizzle. La dilution progressive ouvre les notes d'herbes alpines sans casser la puissance, et la fonte lente transforme le verre au fil de la dégustation. C'est une préparation d'été, plus longue et plus désaltérante, qui met en avant la fraîcheur mentholée et adoucit l'amertume finale. Elle demande une glace bien pilée et un verre préalablement refroidi pour éviter une dilution trop rapide et une perte de matière. C'est la lecture estivale de la cuvée, à réserver aux journées chaudes.

Un digestif de fin de repas pour amateur averti

Sa place naturelle reste le digestif de fin de repas, servi en petite quantité après le dessert ou le café. Sa longueur, son amertume et son degré d'alcool en font aussi une bouteille de dégustation de cuvée rare, que l'on ouvre entre amateurs pour la comparer à la Verte, à la Jaune ou aux autres cuvées d'anniversaire de la maison. Sa rareté en fait enfin un cadeau pour amateur averti. Une bouteille de 70 cl entamée se conserve debout, à l'abri de la lumière et de la chaleur, sans altération notable : à ce degré, l'alcool protège lui-même la matière végétale. Elle se partage volontiers, mais toujours en petites quantités et sans hâte.

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L'ART DE LA MACÉRATION

La liqueur, le fruit d'une patience

Une liqueur ne se distille pas : elle s'infuse. Fruits, plantes, écorces ou fèves macèrent dans l'alcool, qui prend leur couleur et leur parfum, avant d'être adouci par le sucre. C'est cette étape de patience — quelques jours pour un fruit fragile, plusieurs mois pour une racine — qui sépare une liqueur d'une eau-de-vie.

Le sucre fait ensuite la catégorie, et la loi tranche : au moins 100 grammes par litre pour une liqueur, 250 pour une crème, et jusqu'à 400 pour une crème de cassis. Des crèmes de cassis de Bourgogne aux limoncellos de la côte amalfitaine, en passant par les grandes liqueurs de plantes d'abbaye, c'est toute une famille de goûts qui se déploie.

À LA DÉGUSTATION

Œil, nez, bouche et finale

L'œil

Robe vert profond, dense et soutenue.

Le nez

Nez intense et complexe, marqué par la menthe poivrée, les herbes alpines, la résine et les épices chaudes, relevé d'une touche florale.

La bouche

Bouche fraîche et puissante, sur les notes mentholées, la sève de pin et les agrumes, portée par les 56 degrés.

La finale

Finale amère, sur le thé, qui prolonge longuement la dégustation.

LA MATIÈRE

Ce qui macère dans la bouteille

Fruits mûrs, plantes de montagne, écorces d'agrumes ou fèves de cacao : la matière première d'une liqueur se lit dans son parfum.

AlcoolSucreEauSubstances végétales (environ 130 plantes, fleurs, racines et épices)

LA BASE AROMATIQUE

Quatre familles de goût

Du fruit le plus direct à la douceur la plus gourmande : la matière macérée décide du profil de la liqueur, et de la façon de la boire.

Fruit

Cassis, mûre, framboise, abricot : les crèmes et liqueurs de fruits, les plus sucrées.

Agrume

Citron, orange, bergamote : limoncello, triple sec et rosolio, vifs et désaltérants.

CETTE LIQUEUR

Plante & herbe

Génépi, gentiane, verveine, menthe : les liqueurs d'abbaye et de montagne, amères et digestives.

Crème & cacao

Cacao, café, noix, whisky-crème : onctueuses, pour la fin de repas et le dessert.

Le sucre fait la catégorie : au moins 100 g par litre pour une liqueur, 250 g pour une crème, 400 g pour une crème de cassis.

LE SERVICE

Glacée, allongée ou en cocktail

Une liqueur se sert fraîche et en petite dose. Selon sa famille, elle termine le repas, s'allonge à l'apéritif ou vient arroser un dessert.

Astuce : la liqueur ne vieillit plus une fois en bouteille — conservez-la debout, bien fermée, à l'abri de la lumière ; elle se garde des années sans s'altérer.

EN MIXOLOGIE

La liqueur en cocktails

Une liqueur apporte au cocktail ce qu'aucun autre ingrédient ne sait donner : de la couleur, du sucre et un parfum franc. Quelques centilitres suffisent à faire basculer un verre.

Nature, très frais

Nature, très frais

À 56 degrés, cette cuvée se suffit à elle-même : un petit verre servi entre 12 et 13 °C, pour laisser venir la menthe, la résine et l'amertume de thé en finale.

Sur glace pilée

Sur glace pilée

Quelques centilitres versés sur de la glace pilée, à la façon d'un swizzle. La dilution progressive ouvre les notes d'herbes alpines sans casser la puissance.

Chocolat chaud à l'Élixir

Chocolat chaud à l'Élixir

Un trait dans un chocolat chaud épais : la menthe et la résine traversent le cacao.

Sélection goûtée

Choisie et validée par le caviste Trinquay.

Style & usage

Digestif de fin de repas, dégustation de cuvée rare, cadeau pour amateur averti.

Origine

France

Le geste

Se sert fraîche, en petite dose : nature, allongée ou en cocktail.

LA MAISON

Chartreuse

Les Pères Chartreux élaborent leurs liqueurs à partir d'un manuscrit remis en 1605 aux Chartreux du couvent de Vauvert par le maréchal François Hannibal d'Estrées. Le mélange d'environ 130 plantes est préparé au monastère de la Grande Chartreuse, distillé à Aiguenoire depuis 2018, puis vieilli en foudres de chêne. La Liqueur d'Élixir 1605 a été créée pour les quatre cents ans de ce manuscrit fondateur.

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Chartreuse

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

56.0% vol.

Contenance

70 cl

Type

Liqueur

Base aromatique

Plante & herbe

Ingrédients

Environ 130 plantes

Service

Servir frais, entre 12 et 13 °C, nature ou sur quelques glaçons.

Région

Isère

Pays

France

Teneur en sucre

Non communiquée