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Liqueur · Isère

Chartreuse · Liqueur du 9e Centenaire

Chartreuse Centenaire

Liqueur
47.0% vol.
70 cl

Créée pour les neuf cents ans de l'ordre, la Chartreuse Liqueur du 9e Centenaire assemble des liqueurs vieillies en foudres de chêne : un nez floral et une finale longue et chaude.

globe

France

experiment

70 cl

eco

Plante & herbe

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Une cuvée d'anniversaire construite sur l'assemblage de liqueurs vieillies en foudres de chêne.

La Chartreuse Centenaire, un assemblage de liqueurs vieillies

Une cuvée d'anniversaire créée en 1984

La Liqueur du 9e Centenaire a été créée en 1984 pour les neuf cents ans de la fondation de l'ordre par saint Bruno en 1084. Ce n'est donc ni une variation de la Verte ni une déclinaison de la Jaune, mais une cuvée pensée pour marquer une date, avec le soin que cela suppose. Elle repose sur un assemblage de liqueurs vieillies, ce qui la place d'emblée dans une catégorie à part : très peu de liqueurs de plantes revendiquent un travail d'assemblage entre cuvées d'âges différents plutôt qu'une recette unique. Une bouteille conçue pour marquer une date se juge aussi à sa tenue dans le temps.

Les 130 plantes pesées puis distillées à Aiguenoire

La matière première reste celle de la maison : un mélange d'environ 130 plantes, fleurs, écorces, racines, épices et baies, dont la composition n'est connue que de quelques moines. Le manuscrit fondateur a été remis à l'ordre en 1605 et la formule fixée en 1764. Le mélange est pesé au monastère de la Grande Chartreuse, puis distillé à Aiguenoire, en Isère. Alcool, sucre, eau et substances végétales : la liste des ingrédients tient en quatre lignes, mais la dernière recouvre l'un des secrets les mieux gardés du monde des spiritueux français. La brièveté de la liste d'ingrédients contraste avec la complexité du résultat.

Un vieillissement en foudres de chêne à 47 degrés

Après distillation, les liqueurs vieillissent en foudres de chêne avant d'être assemblées. Le bois n'intervient pas ici comme dans un whisky ou un armagnac, où il donne la vanille et le caramel : il agit en arrière-plan, arrondit la matière et fond l'alcool. Le titrage retenu, 47 %, place la cuvée entre la Jaune et la Verte, avec assez de puissance pour porter le végétal sans le brûler. Ce degré d'alcool élevé et cet élevage expliquent la longueur inhabituelle que l'on constate dès la première gorgée. Ce titrage donne au végétal assez d'énergie pour traverser toute la dégustation.

La robe dorée, le bouquet floral et la finale chaude

Des reflets verts sur une robe dorée et dense

Le verre annonce immédiatement la particularité de la cuvée : une robe dorée aux reflets verts, brillante et d'une belle densité. Ce dialogue entre l'or et le vert résume à lui seul ce que la liqueur cherche, un équilibre entre la douceur miellée et la trame végétale. La densité visuelle, avec des larmes lentes sur les parois, trahit à la fois la charge en sucre et l'effet du vieillissement. C'est une robe que l'on prend le temps de regarder, dans un petit verre légèrement resserré vers le haut. On prend le temps de la regarder avant même de l'approcher du nez.

Un nez d'herbes fraîches, de fleurs séchées et d'épices

Le nez s'ouvre sur des herbes fraîches et des fleurs séchées, ponctuées d'épices douces, avec le fond boisé laissé par le passage en foudre. Cette dimension florale est rare chez les liqueurs de plantes, souvent dominées par la menthe, la racine ou l'amertume. Ici, les fleurs prennent une place réelle et donnent au bouquet une élégance particulière. Il faut laisser le verre s'aérer quelques minutes : les couches se succèdent alors lentement, du végétal frais aux épices, puis à la note de bois qui referme l'ensemble. Cette dimension florale est ce qui la distingue le plus nettement de ses aînées.

Une bouche équilibrée et une amertume mesurée en finale

La bouche est construite sur un équilibre entre puissance végétale et délicatesse florale, arrondie par l'assemblage de liqueurs vieillies. Aucune des deux dimensions ne prend le dessus, ce qui donne cette impression de cuvée posée, très différente de l'énergie brute d'une liqueur jeune. La finale est longue et chaude : les 47 % laissent revenir le végétal, accompagné d'une amertume mesurée qui referme proprement la dégustation. Le profil est équilibré, végétal et floral, une combinaison qui justifie de la déguster lentement plutôt que de l'expédier en fin de repas. Rien n'y dépasse, ce qui est la marque des assemblages bien conduits.

La liqueur du 9e Centenaire parmi les spiritueux et les eaux-de-vie

Les liqueurs monastiques et les élixirs de plantes

Les liqueurs nées dans les monastères forment une famille ancienne, héritée des travaux d'apothicaire bien avant l'invention du bar moderne. Génépi, gentiane, verveine, absinthe, élixirs et digestifs de montagne partagent le même principe : faire macérer ou infuser des plantes médicinales dans l'alcool, puis assembler et sucrer. Ce qui les distingue tient au nombre de végétaux, à la teneur en sucre et au degré d'alcool. Les cuvées d'anniversaire, assemblées à partir de liqueurs vieillies, constituent le sommet rare de cette famille et se comptent sur les doigts d'une main. Les cuvées d'anniversaire assemblées à partir de liqueurs vieillies restent rarissimes.

Les eaux-de-vie et les alcools de terroir

Les eaux-de-vie ignorent l'infusion comme le sucre. Le kirsch de cerises, la mirabelle, la framboise ou la poire williams naissent de la fermentation d'un fruit puis de sa distillation à l'alambic. Le marc provient des grappes après les vendanges, la fine et l'armagnac du vin distillé, le rhum de la canne, le whisky du malt d'orge ou du seigle. Beaucoup passent ensuite des années en fûts et en barriques de chêne. Ces alcools racontent une matière première et un temps de bois ; une liqueur de plantes raconte une cueillette et un assemblage. Distiller un fruit et infuser des plantes ne relèvent pas du même métier.

Le whisky, le rhum et la vodka dans la cave à liqueurs

Sur une étagère de bar, la cuvée voisine avec la vodka et son alcool neutre, le gin et ses baies de genièvre, le rhum, le whisky et les eaux-de-vie de vin. Ces spiritueux jouent le rôle de base structurante dans un verre ; une liqueur de plantes, elle, oriente l'aromatique. Mais celle-ci sort du cadre du bar : à ce niveau de rareté et de longueur, elle se déguste comme un alcool de collection, au même titre qu'un vieux millésime d'armagnac ou qu'un single malt de garde. Sa longueur la place naturellement du côté des alcools que l'on garde.

Le service d'une cuvée rare et le moment de la dégustation

Servir entre 12 et 13 °C, nature et sans dilution

La façon la plus juste d'aborder cette cuvée d'anniversaire tient en une ligne : quelques centilitres servis entre 12 et 13 °C, sans dilution, pour suivre l'assemblage de liqueurs vieillies. À cette température, ni glacée ni chambrée, le nez s'ouvre complètement et la finale prend toute sa longueur. Un service trop froid fermerait les fleurs séchées et les épices douces, précisément ce qui fait la valeur du verre. Le petit verre à digestif, légèrement évasé puis resserré, reste le contenant le plus adapté. Le verre compte presque autant que la température de service retenue.

Une fin de repas et un cadeau d'exception

Sa place naturelle est la fin de repas, après le dessert ou avec le café, servie en petite quantité pour laisser la longueur s'installer. C'est aussi une bouteille de dégustation à part entière, que l'on ouvre entre amateurs pour la comparer à la Verte et à la Jaune : l'exercice met en évidence ce que l'assemblage et le foudre apportent. Sa rareté et son statut de cuvée d'anniversaire en font enfin un cadeau d'exception, pour un connaisseur de liqueurs de plantes comme pour un collectionneur de spiritueux français. Peu de bouteilles racontent aussi clairement une date et une maison.

Quelques glaçons pour prolonger la dégustation

La cuvée supporte également d'être servie sur glace, si l'on cherche un verre plus long ou si la température de la pièce est élevée. La dilution lente adoucit alors la chaleur des 47 degrés et fait ressortir la fraîcheur des herbes, au prix d'une légère perte sur les épices et le boisé. C'est une question d'usage plus que de règle : nature pour la dégustation attentive, sur glaçons pour un moment plus détendu. Une bouteille entamée se conserve debout, à l'abri de la lumière, sans altération notable. À chacun de trancher selon le moment et la température de la pièce.

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L'ART DE LA MACÉRATION

La liqueur, le fruit d'une patience

Une liqueur ne se distille pas : elle s'infuse. Fruits, plantes, écorces ou fèves macèrent dans l'alcool, qui prend leur couleur et leur parfum, avant d'être adouci par le sucre. C'est cette étape de patience — quelques jours pour un fruit fragile, plusieurs mois pour une racine — qui sépare une liqueur d'une eau-de-vie.

Le sucre fait ensuite la catégorie, et la loi tranche : au moins 100 grammes par litre pour une liqueur, 250 pour une crème, et jusqu'à 400 pour une crème de cassis. Des crèmes de cassis de Bourgogne aux limoncellos de la côte amalfitaine, en passant par les grandes liqueurs de plantes d'abbaye, c'est toute une famille de goûts qui se déploie.

À LA DÉGUSTATION

Œil, nez, bouche et finale

L'œil

Robe dorée aux reflets verts, brillante et d'une belle densité.

Le nez

Nez d'herbes fraîches et de fleurs séchées, ponctué d'épices douces, avec le fond boisé laissé par le passage en foudre.

La bouche

Bouche construite sur un équilibre entre puissance végétale et délicatesse florale, arrondie par l'assemblage de liqueurs vieillies.

La finale

Finale longue et chaude, où les 47 % laissent revenir le végétal et une amertume mesurée.

LA MATIÈRE

Ce qui macère dans la bouteille

Fruits mûrs, plantes de montagne, écorces d'agrumes ou fèves de cacao : la matière première d'une liqueur se lit dans son parfum.

AlcoolSucreEauSubstances végétales (130 plantes, fleurs, écorces, racines, épices et baies)

LA BASE AROMATIQUE

Quatre familles de goût

Du fruit le plus direct à la douceur la plus gourmande : la matière macérée décide du profil de la liqueur, et de la façon de la boire.

Fruit

Cassis, mûre, framboise, abricot : les crèmes et liqueurs de fruits, les plus sucrées.

Agrume

Citron, orange, bergamote : limoncello, triple sec et rosolio, vifs et désaltérants.

CETTE LIQUEUR

Plante & herbe

Génépi, gentiane, verveine, menthe : les liqueurs d'abbaye et de montagne, amères et digestives.

Crème & cacao

Cacao, café, noix, whisky-crème : onctueuses, pour la fin de repas et le dessert.

Le sucre fait la catégorie : au moins 100 g par litre pour une liqueur, 250 g pour une crème, 400 g pour une crème de cassis.

LE SERVICE

Glacée, allongée ou en cocktail

Une liqueur se sert fraîche et en petite dose. Selon sa famille, elle termine le repas, s'allonge à l'apéritif ou vient arroser un dessert.

Astuce : la liqueur ne vieillit plus une fois en bouteille — conservez-la debout, bien fermée, à l'abri de la lumière ; elle se garde des années sans s'altérer.

EN MIXOLOGIE

La liqueur en cocktails

Une liqueur apporte au cocktail ce qu'aucun autre ingrédient ne sait donner : de la couleur, du sucre et un parfum franc. Quelques centilitres suffisent à faire basculer un verre.

Nature, très frais

Nature, très frais

La façon la plus juste d'aborder cette cuvée d'anniversaire : quelques centilitres servis entre 12 et 13 °C, sans dilution, pour suivre l'assemblage de liqueurs vieillies.

Sur glace pilée

Sur glace pilée

Quelques centilitres versés sur de la glace pilée : la dilution lente ouvre l'assemblage sans le casser.

Café des Pères

Café des Pères

1 cl versé dans un café serré, à la façon dont on arrose un expresso en Chartreuse.

Sélection goûtée

Choisie et validée par le caviste Trinquay.

Style & usage

Fin de repas, dégustation de cuvée rare, cadeau d'exception.

Origine

France

Le geste

Se sert fraîche, en petite dose : nature, allongée ou en cocktail.

LA MAISON

Chartreuse

Les Pères Chartreux élaborent leurs liqueurs à partir d'un manuscrit remis à l'ordre en 1605, dont la formule fut fixée en 1764. Le mélange d'environ 130 plantes est pesé au monastère de la Grande Chartreuse par quelques moines seulement, puis distillé à Aiguenoire avant un vieillissement en foudres de chêne. La Liqueur du 9e Centenaire a été créée en 1984 pour les neuf cents ans de la fondation de l'ordre par saint Bruno en 1084.

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Chartreuse

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

47.0% vol.

Contenance

70 cl

Type

Liqueur

Base aromatique

Plante & herbe

Ingrédients

130 plantes

Service

Servir frais, entre 12 et 13 °C, nature ou sur glace.

Région

Isère

Pays

France

Teneur en sucre

Non communiquée