Pastis · Provence
Henri Bardouin
Pastis Henri Bardouin
France
70 cl
moped_package Livré entre le et le
Né à Forcalquier, au cœur des Alpes de Haute-Provence, le pastis Henri Bardouin n'a rien d'un anisé ordinaire. Là où la plupart des pastis se contentent de l'anis et de la réglisse, celui-ci repose sur un assemblage d'environ 65 plantes et épices, chacune récoltée, macérée puis distillée séparément avant d'être réunie. C'est cette architecture patiente qui fait du pastis Henri Bardouin un anisé de haute couture, élaboré par les Distilleries et Domaines de Provence, maison classée Site Remarquable du Goût depuis plus d'un siècle. Chaque bouteille raconte ainsi une géographie complète, de la garrigue provençale aux routes des épices.
Le cœur anisé est bien là : anis vert, badiane (anis étoilé) et réglisse forment la colonne vertébrale. Mais autour d'eux gravite tout un jardin. Les plantes de garrigue provençale (thym, romarin, sauge, sarriette, armoise, verveine) apportent la fraîcheur et le côté sauvage, tandis que les épices venues du monde entier ajoutent leur relief : cardamome de Ceylan, poivre, cannelle du Vietnam, sans oublier une touche de fève tonka. Chaque ingrédient étant traité à part avant l'assemblage final, le maître de chai peut doser au plus juste. Cette mosaïque explique pourquoi le pastis Henri Bardouin se déguste comme on lit un grand texte : couche après couche.
Titrant à 45 degrés, le pastis Henri Bardouin se distingue d'abord au nez, où l'anis s'efface vite au profit des herbes puis des épices exotiques. En bouche, l'attaque végétale est franche, puis l'armoise structure un corps ample qui s'achève sur une finale longue et poivrée. Sa complexité et sa finesse en font un authentique pastis de dégustation, à savourer lentement plutôt qu'à avaler d'un trait. On y revient comme à un vin de garde, en cherchant à chaque gorgée une nuance nouvelle.
Comme tout grand pastis, Henri Bardouin réclame son cérémonial. On verse une mesure dans un verre haut, puis on ajoute lentement cinq à dix volumes d'eau fraîche : l'idéal se situe autour de un pour six ou un pour dix pour laisser respirer les arômes. À l'eau, la robe or ambré se trouble et se voile en blanc laiteux : c'est le fameux louchissement, signe que les huiles essentielles des plantes libèrent tout leur parfum. Ce trouble, loin d'être un défaut, est la promesse d'un anisé vivant.
Le geste juste consiste à verser l'eau avant la glace : ajouter le glaçon en dernier évite de figer les arômes et de casser l'équilibre. Servi bien frais mais jamais noyé, le pastis Henri Bardouin déploie alors sa fraîcheur de garrigue et sa chaleur épicée, idéal à l'apéritif avec quelques olives, une tapenade ou une anchoïade. Il accompagne aussi la cuisine du Sud (un loup au fenouil, une daube, un plat de moules) et parfume, avec parcimonie, sorbets et desserts. À chacun de trouver son dosage préféré, plus ou moins allongé selon le moment.
Où situer ce pastis face aux autres bouteilles du bar ? Parmi les spiritueux, les eaux-de-vie et les liqueurs, le pastis Henri Bardouin occupe une place singulière. Ce n'est pas une eau-de-vie née d'une simple distillation de fruit ou de céréale, ni une liqueur sucrée pensée pour la gourmandise. C'est un anisé, une catégorie provençale à part entière, mais poussé ici à un degré de raffinement qui l'apparente aux grands assemblages. Là où un pastis industriel joue une ou deux notes, celui-ci en orchestre des dizaines, ce qui le rapproche, dans l'esprit, d'un gin premium ou d'un amer complexe davantage que d'un anisé de comptoir. Cette richesse aromatique lui vaut d'être régulièrement cité comme la référence de sa catégorie, une sorte de grand cru du pastis.
Si le pastis Henri Bardouin brille servi à la louche, il excelle aussi dans les grands classiques provençaux qui jouent sur la couleur et la douceur. Le Mauresque marie le pastis à un trait de sirop d'orgeat, pour une version amande douce et fondue. Le Perroquet troque l'orgeat contre du sirop de menthe, offrant une teinte vert vif et une fraîcheur mentholée parfaite en plein été. La Tomate, elle, doit son nom au sirop de grenadine qui la colore de rouge et adoucit l'anis d'une note fruitée.
Dans chacune de ces recettes, la profondeur du pastis Henri Bardouin fait la différence : ses 65 plantes tiennent tête au sirop sans se laisser dominer, là où un anisé plus simple s'effacerait. Pour aller plus loin, une louche de ce pastis relève aussi des cocktails plus créatifs, en remplacement d'un trait d'absinthe ou pour parfumer une base d'agrumes et de tonic. Grand pastis de Haute-Provence, à la louche ou en cocktail, Henri Bardouin transforme chaque service en petit rituel du Sud, entre fraîcheur de garrigue et chaleur des épices.
L'ESPRIT DU PASTIS
Emblème des apéritifs du Sud, le pastis se déguste bien frais, allongé d'eau fraîche. Cet alcool anisé né en Provence tire son âme de l'anis et de la réglisse, rehaussés d'un bouquet de plantes aromatiques.
Chaque maison compose sa recette, de l'anis franc et droit aux assemblages les plus complexes de plantes et d'épices. Le rituel, lui, ne change pas : un trait de pastis, cinq volumes d'eau fraîche, et la magie de la « louche » opère.
À LA DÉGUSTATION
L'ASSEMBLAGE
Bien plus qu'un anis : autour de l'anis et de la réglisse, le pastis rassemble tout un bouquet de plantes et d'épices.
LE PHÉNOMÈNE
Le secret du pastis : l'eau fraîche le fait « louchir ». La robe ambrée et translucide se voile peu à peu jusqu'au blanc laiteux et opalescent.
Robe ambrée et translucide
5 volumes versés en filet
Blanc laiteux, opalescent
LE RITUEL
Le pastis se sert allongé d'eau fraîche : c'est l'eau qui libère les arômes et fait « louchir » le breuvage en un blanc laiteux.
Versez une dose de pastis, 2 à 3 cl, dans un grand verre.
Allongez de 5 volumes d'eau bien fraîche : le fameux « 1 pour 5 ».
Le pastis se trouble et devient blanc opalescent : la « louche » libère les arômes.
Ajoutez la glace après l'eau, jamais avant, pour ne pas figer les arômes.
Astuce : une eau de source fraîche mais pas glacée, et jamais de glace avant l'eau.
Choisi et validé par le dénicheur Trinquay.
Apéritif entre amis, terrasse d'été, fin de repas provençal, moment de partage à la fraîche.
Provence

EN MIXOLOGIE
L'anis du pastis se prête à toute une palette de mélanges provençaux, du plus classique au plus gourmand.



LA FICHE
Degré
45.0% vol.
Contenance
70cl
Type
Pastis de Provence
Région
Provence
Plantes
Anis vert, Badiane, Réglisse, Fenouil, Cardamome, Poivre, Sauge, Thym, Romarin, Verveine, et une cinquantaine d'autres plantes que la maison ne publie pas
Distillation
Assemblage de plantes et d’épices, macération puis distillation.
Service
Servir allongé d’eau fraîche, une dose de pastis pour cinq volumes d’eau.
Pays
France
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