Eau-de-vie · Provence

Le Comptoir de l'Alchimiste · Arquebuse

Le Comptoir de l'Alchimiste Arquebuse

Eau-de-vie
41.0% vol.
50 cl

Découvrez l'Arquebuse du Comptoir de l'Alchimiste, un alcool de plante sec et sans sucre, bâti sur l'aurone mâle de Provence : herbacé, franc et tonique.

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50 cl

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Un alcool de plante sec, sans sucre ni colorant, construit autour d'une seule herbe de Provence.

Le Comptoir de l'Alchimiste Arquebuse, l'aurone mâle sans sucre

Né en 2019 à Mane, dans les Alpes de Haute-Provence, Le Comptoir de l'Alchimiste ne travaille que des plantes et des fruits cultivés ou ramassés en Provence. Son Arquebuse repose sur une seule plante, l'aurone mâle, issue de l'agriculture biologique et associée à de l'eau minérale naturelle et à de l'alcool. Le flacon de 50 cl titre 41 % vol. pour un profil sec, herbacé et tonique, aux antipodes des liqueurs sucrées du rayon.

L'aurone mâle de Provence en agriculture biologique

L'aurone mâle, que la tradition appelle justement arquebuse, est une plante aromatique méditerranéenne au parfum sec et camphré, longtemps travaillée par les herboristes. C'est elle, et elle seule, qui donne son caractère à la bouteille. Cultivée et ramassée en Provence en agriculture biologique, la maison est certifiée depuis 2020,, elle offre une matière franche, très éloignée des assemblages complexes où une plante en cache dix autres.

Un alambic en cuivre de 250 litres

La production tient dans un alambic en cuivre de 250 litres, format artisanal qui impose des lots courts et un suivi permanent. Fondée par un chimiste de formation et sa cofondatrice, la maison a fait de cette petite échelle une règle : pas de colorant, pas d'arôme ajouté, une seule matière première par bouteille. Ce parti pris rapproche la démarche de celle des bouilleurs de cru, où la qualité de la plante décide de tout. Le cuivre, matériau traditionnel de la distillation, joue son rôle en retenant certains composés indésirables ; à cette échelle, chaque passe se surveille de bout en bout.

Trois lignes sur l'étiquette : eau, alcool, plante

La composition se lit en trois mots : eau minérale naturelle, alcool, aurone mâle de Provence. Aucun sucre ajouté, ce qui change tout : à 41 % vol., on obtient un alcool de plante sec et non une liqueur au sens du règlement européen 2019/787, qui impose au minimum 100 grammes de sucre par litre. C'est un choix radical, assumé, qui explique la franchise du verre. Le format retenu est le flacon de 50 cl, cohérent avec un alcool que l'on sert en très petites doses plutôt qu'au verre à pied. Sans sucre pour masquer quoi que ce soit, la moindre approximation se verrait dans le verre : c'est une contrainte que peu de maisons acceptent de s'imposer.

L'arquebuse parmi les liqueurs, les spiritueux et les eaux-de-vie

Cette bouteille est plus facile à comprendre quand on la compare à ses voisines de cave. Le rayon des alcools se structure autour de trois variables : la matière première, la présence de sucre, le passage éventuel par le bois. Ce panorama est éducatif et ne décrit pas le contenu du flacon.

Pourquoi ce n'est pas une liqueur au sens réglementaire

La réglementation européenne est précise : sans un minimum de 100 grammes de sucre par litre, une bouteille ne peut pas revendiquer la catégorie liqueur. En dessous, on parle d'alcool de plante, de spiritueux aromatisé ou d'amer, selon les cas. La nuance n'est pas cosmétique : elle décide de la texture, de la longueur en bouche et de l'usage. Un alcool de plante sec se boit glacé et se travaille au bar, là où une liqueur sucrée sert souvent de liant. Les rayons mélangent pourtant les deux familles, ce qui explique la confusion fréquente entre alcool de plante, amer et liqueur au sens strict.

Dans la tradition des élixirs d'herboristerie, du génépi à la chartreuse

La France compte une longue lignée d'alcools de plantes : le génépi des Alpes, la chartreuse, les liqueurs de gentiane ou de verveine, les absinthes de Pontarlier, le pastis et ses arômes d'anis vert. Toutes ces bouteilles descendent des élixirs d'herboristerie, où la macération et la décoction de plantes séchées servaient de base. L'Arquebuse s'inscrit dans cette filiation, avec une différence notable : la plante y est seule, et le sucre absent. Ces élixirs se buvaient autrefois par très petites quantités, dans un verre minuscule, et la bouteille reprend volontiers cet usage ancien.

Face au whisky, à la vodka, au gin et aux eaux-de-vie de fruits

Les autres familles reposent sur d'autres logiques. Le whisky de malt naît de céréales fermentées puis vieillies en fûts de chêne, qui lui donnent vanille et notes boisées ; le rhum vient de la canne à sucre, l'armagnac et le marc du raisin, la vodka d'un alcool neutre filtré, le gin d'un alcool aromatisé au genièvre. Les eaux-de-vie de poire Williams, de mirabelle ou de kirsch sont, elles aussi, sèches et sans sucre, mais elles distillent un fruit, quand l'Arquebuse travaille une herbe. Une cave bien construite fait cohabiter ces registres : des alcools de structure, des eaux-de-vie de fruits et quelques alcools de plantes pour les fins de repas.

Un nez d'herboristerie, une bouche franchement sèche

La dégustation demande un peu d'attention : sans sucre pour arrondir les angles, tout se joue sur la matière végétale et sur la température de service.

Une robe cristalline sans colorant

La robe est cristalline, parfaitement incolore : ni colorant, ni artifice, ni teinte verte empruntée à d'autres alcools de plantes. Cette transparence est cohérente avec la démarche de la maison, où rien n'est ajouté après la distillation. Dans un petit verre sorti du congélateur, le liquide prend une texture légèrement épaisse, presque huileuse, qui trahit la concentration aromatique. Servi à température ambiante, il paraît au contraire plus vif et plus alcooleux : la température de service n'est pas un détail avec ce type de bouteille.

Un nez d'herbes sèches et de garrigue

Le nez est franc et médicinal, dans la tradition des arquebuses d'herboristerie : herbes sèches, garrigue, note camphrée reconnaissable. On y retrouve l'odeur d'un bouquet de plantes séchées plus que celle d'un fruit ou d'une fleur. Ce bouquet austère demande quelques secondes pour se déployer, surtout servi très froid, mais il ne laisse jamais de doute sur l'identité de la plante. On y retrouve la sécheresse d'un grenier à herbes plus que la fraîcheur d'une pousse verte, ce qui explique le caractère très particulier de cette bouteille.

Une amertume végétale et une finale tonique

La bouche est sèche, sans sucre, et l'aurone mâle s'y exprime en toute franchise, entre amertume végétale et fraîcheur camphrée. C'est un verre exigeant, direct, qui ne cherche pas à séduire par la gourmandise. La finale est longue et nette, presque tonique, et laisse le palais parfaitement propre : une qualité rare, qui explique pourquoi cette bouteille fonctionne si bien après un repas riche. C'est un profil qui divise, et c'est assumé : on aime cette franchise végétale, ou on lui préfère la rondeur d'une liqueur sucrée.

Le boire glacé, le sucrer ou l'emmener en cuisine

Trois usages cohabitent, du plus radical au plus accommodant, selon que l'on cherche l'expression brute de la plante ou un verre plus rond.

Un petit verre sorti du congélateur, sans glaçon

Le service de référence : 3 cl dans un petit verre sorti du congélateur, sans glaçon, en digestif. Le froid tend la bouche, arrondit l'alcool et met la fraîcheur végétale en avant ; le glaçon, lui, diluerait inutilement une matière déjà très concentrée. C'est le verre de fin de repas par excellence, servi rapidement pour profiter de la température.

L'arquebuse sucrée d'un trait de sirop de canne

Pour retrouver le profil d'une liqueur, la maison propose une alternative simple : 4 cl allongés d'un trait de sirop de sucre de canne et d'eau très fraîche. Le sucre adoucit l'amertume et allonge le verre, qui se rapproche alors d'un apéritif de plantes classique. C'est aussi une bonne porte d'entrée pour qui découvre les alcools végétaux secs, avant de passer au service pur.

Des poissons flambés aux sorbets et salades de fruits

La cuisine est le troisième terrain. Quelques centilitres suffisent à flamber un poisson, à parfumer un sorbet ou à relever une salade de fruits, où la note camphrée de l'aurone tranche agréablement dans la douceur. Au bar, la bouteille sert de base à des cocktails secs, en remplacement d'un amer ou d'un vermouth, avec du tonic bien froid et un zeste d'agrume. Le résultat, très sec, parlera à ceux qui trouvent les apéritifs de plantes classiques trop sucrés.

Plus que 3 bouteilles en stock

L'ESPRIT DU FRUIT

L'eau-de-vie de fruit, le fruit à l'état pur

L'eau-de-vie de fruit est le fruit à l'état pur. Cristalline et sans sucre, elle capture l'arôme du fruit frais dans toute son intensité : poire Williams, mirabelle, framboise, quetsch, kirsch de cerises… Il ne faut que du fruit mûr et de la patience : des kilos de fruits récoltés à parfaite maturité sont mis à fermenter, puis distillés à l'alambic.

De cette distillation, on ne garde que le cœur de chauffe, la fraction la plus noble et la plus aromatique. L'eau-de-vie qui en sort est blanche, sans bois ni sucre ajouté, et ne garde qu'une chose : l'âme du fruit. On la sert glacée, en digestif ou pour sublimer un dessert : un concentré de vergers à savourer en petite dose.

À LA DÉGUSTATION

Œil, nez et bouche

L'œil

Robe cristalline, incolore : ni colorant ni artifice.

Le nez

Nez d'herbes sèches et de garrigue, franc et médicinal, dans la tradition des arquebuses d'herboristerie.

La bouche

Bouche sèche, sans sucre, où l'aurone mâle s'exprime en toute franchise, entre l'amer végétal et une fraîcheur camphrée.

DE LA MATIÈRE AU VERRE

De la matière brute au verre

Toutes les eaux-de-vie ne naissent pas d’un fruit. Racine, plante, lie de vin ou bière : la matière est macérée ou fermentée, puis distillée, sans jamais rien ajouter.
d'aurone mâle (arquebuse) de ProvenceSélectionnée à parfaite maturité, distillée sans rien ajouter.
L’alambic Macération ou fermentation, puis distillation : on ne garde que le cœur de chauffe.
1 bouteille 50 cl · 41.0 % L’essence de la matière, concentrée, cristalline et sans sucre.

Fruit, racine, lie ou bière, toujours le même geste : distiller la matière pour n’en garder que l’âme.

LE SERVICE

L'eau-de-vie de fruit, bien fraîche

Un eau-de-vie se savoure chambré, dans un verre tulipe, pour laisser le rancio et les fruits confits s'exprimer. Les VS et VSOP les plus jeunes se prêtent aussi au cocktail, du Sidecar au Sazerac.

1

Glacée

Servez-la au sortir du congélateur, 4 à 8 °C : le froid resserre l'alcool et fait éclater le fruit.

2

Petite dose

Un verre à eau-de-vie, en fine dose : chaque goutte est un concentré à savourer.

3

En cuisine

Sublime une salade de fruits, un sorbet, une pâtisserie, ou pour flamber un dessert.

Astuce : l'eau-de-vie ne vieillit plus une fois en bouteille, conservez-la debout, bien fermée, à l'abri de la lumière ; elle se garde des années sans s'altérer.

LA DISTILLERIE

Le Comptoir de l'Alchimiste

Le Comptoir de l'Alchimiste est né en avril 2019 à Mane, dans les Alpes de Haute-Provence, à l'intérieur du parc naturel régional du Luberon, de la rencontre entre Hervé Mercier-Metz, chimiste de formation, et Marion Bascou. La maison ne travaille que des plantes et des fruits cultivés ou ramassés en Provence, dans un alambic en cuivre de 250 litres, sans colorant ni arôme ajouté. Elle est certifiée en agriculture biologique depuis 2020.
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Le Comptoir de l'Alchimiste

LA FICHE

Caractéristiques

Degré

41.0 % vol.

Contenance

50 cl

Type

Eau-de-vie

Région

Provence

Pays

France

Service

Servir dans un petit verre sorti du congélateur, sans glaçons ; peut aussi s'allonger d'un trait de sirop de sucre de canne pour retrouver un profil de liqueur.

Distillerie

Le Comptoir de l'Alchimiste